'^m^m mtv.i'fiT, ■^•' ^^- 1.^ i^- - *■■■'> ..■■- r ':^-a .^>!^yr fH'fl < ANNALES DE LA TOME XXV BRUXELLES ALFRED CASTAIGNE, ÉDITEUR 28, rue de Berlaimont, 28 1899 ANNALES DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSGOPIE ANNALES DE LA TOME XXV ..NÎCAL GAKDEN. BRUXELLES ALFRED CASTAIGNE, ÉDITEUH 28, rue de Berlaimout, 28 1899 ÉTUDE MONOGRAPHIQUE SUH LE <;itOUI'K IIES mmm: mmmtm (Suite.) I' A R RENÉ SAND Candidat en sciences naturelles et en médecine. Mémoire couronné au concours universitaire de 18'JS. PARTIE GENERALE. (Suite). CLASSIFICATION. Les divisions établies par BûtschJi (87-89) dans le iijroupe des Tentaculifères nous semblent en général très justifiées. Nous n'y proposons qu'une seule modi- tication ; la famille des Podoplirijina contient un pi'e- mier groupe : Podoplii^ija, Spliwroplinja et Endospliœra , formes très voisines l'une de l'autre ; et un second gi'oupe, Ephelota et Podeajathus, deux genres fort semblables aussi, mais qui n'ont rien de commun avec le premier groupe. Dans celui-ci, la reproduction a lieu par scissiparité et dans le second par bourgeon- nement externe. Dans le premier, les tentacules ne sont pas différenciés, dans le second, ils se spécialisent en tentacules suceurs et tentacules préhenseurs ; les uns ont à peine un pédicule, les autres possèdent un pédoncule souvent énorme ; les premiers sont petits et sphériques, les seconds grands et pyramidaux ou irréguliers. xNous croyons donc pouvoir scinder la famille des l\)dophnjina en deux familles : les Podo- phryiua vrais et les Ephclotiua. xNous proposons donc la classitication suivante : Ilijpocomina, Urimlina, Mcta- XXV. 1 SOCIETli BELGE DE MICROSCOPIE. (inetina, Podophnfiuu, Kplielotina, Acinetinn, Dendro- sotniiKi, Dcndvocomet'ina . Parmi ces familles, (|uel(}ues-iiiies sont réunies par des rapports étroits : ainsi llijpocomimi et Urnulinu présentent ee caractère de se diviser par scissiparité et de posséder des tentacules spécialisés, très réduits en nombi-e. Les Eplielotina se rappro- chent plus ou moins des Acineîina par les carac- tères de leurs pédoncules : ainsi Tokophrija Lipighjji a exactement le pédicule d'une Epliclota ; certaines Acineta se mulliplient par boui'geonnement externe. Kntin les Oplinjodendron sont très voisines des Tri- chophnja : une Ophrijodendron est une Triclirophrija qui n'a qu'un seul faisceau de tentacules. Ce fais- ceau est situé à l'extrémité d'un prolongement du corj)s, phénomène qui se présente aussi chez les Triclioplirija, mais d'une façon moins accentuée. La résolution de l'énigme des Lagéniformes et de celle des coi'ps naviculaires rapproche à ce point les Ophriiodcndron des Trichophrija que c'est tout au plus si la famille des Oplinjodendrina doit être maintenue, iXous pouvons donc classer comme suit les Tenta- fères. l" GUOIIPE. L" (il mi lie . Ikndrocomvthm 1 Dendrocotnctes 2 Stylocotnetes II* GROUPE. 2* famille : Dcndrasomiim 5 Trirliop/n'jfd i DendroHoiua 3*^ famille : Ophnjodcndrinu o Ophryodcndron MÉMOIRES. 9 IIP GROUPE. 4* famille : Ifypocnnnna 6 Hypocoma 5" famille : Urnulina 7 Bhyncheta 8 Uriiula 9 Acinetopsis W" GROUPE. 0'' famille : Podopliryina 10 Podophrya 11 Sphœroplirya 12 Endospliœra 15 Amwhophrya V" GROUPE. 7' famille : Metncinetina 14 Metacineta VP GROUPE 8' famille : Acineta 15 Hallezia 16 Tnkoplirya 17 Acineta 18 Solenophrya 9' famille : Eplielotina 19 Eplielota 20 Podocyatlius PHYLOGÉNÈSE. Partant d'un Héliozoaii-e vrai, comme. 4 caMf/iorî/s(is, nous rencontrons d'abord Acantliocystis pectinata Penard qui s'entoure de spicules de chitine (Penard, 89). Nous trouvons ensuite les Heliocometes, entourés d'une pellicule continue de chitine, prolongée en tubes par où passent les pseudopodes. Le noyau. iO SOCIETE HELGI-: DE MICKOSCOI'IE. peu (litlerent du reste de eelui des Hcliozoaires, a pris les earaetères de eelui des Tentaeulifères. Le eytoplasma est devenu seinidable à eelui des Suceui'S. La reproduetion a lieu ])ar eni])ryons eiliés. Les pseudopodes sont eonstituës, eoinnie ehez tous les lléliozaires, d'un fil axial revêtu d'eeto- plasma. Le fil axial ne s'insère plus sur leeenti'osonie, puis((ue celui-ei est, comme le noyau, excentrique. Presque sans changei' de formes extérieures, nous passons (V Heliocometcs cligitatus (pi. Il, fii;. 4) à Dendrocometcs paradoxus, et, en même temps dUclio- couictes conspicmis (pi. H, fig. 1) à Stijlocometcs diyi- iatns (pi. XXI, fig. 5 et 10). Que s'est-il i)assé? Dans les deux cas, le pseudopode, au lieu de i)roéminer hors du tube, n'a pas dépassé la longueur de celui-ei. Son eytoplasma s'esl légèrement invaginé ou écarté au sommet, et le fil axial a été mis à mi. Là se sont bornés les changements. (^es quel({ues modifications ont suffi, au point de vue morphologi([ue, poui' taire d'un Ueliocometcs un Tentaculifère. Au point de vue physiologique, les tubes de chitine sont devenus réti-actiles (bien (pu* cette rétraction ne se produise (ju'avec une exti'ème lenteur) et le fil axial est devenu projectible à l'extérii'ur. (>)mnu^ il n'y a, chez Styloconictes, de tentacules (jue sur I • moitié du corps, les fils axiaux des tentacules de l'autre moitié ont fbui'ni des baguettes qui servent de s(|uelette au cor[)s. Ces formes ont donné naissance à ini lypc (|iii constitue le centre des Tentaciiiil'ères, à Trichophnm (pi. X, fig. I, -2, 5, 4 ; pi. XYIII, lig. 8 et 15); MliMOlKES. 11 ^ rd '^i O *T3 OJ.. O ^\ 04 W : i-2 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. le tentacule conique de Stylocnmetes en devenant cylindi'iciue et en s'évasant à son sommet s'est trans- formé en un tentacule de Truhophrija. Les tentacules se sont groupés en faisceaux, portés quelquefois sur des prolongements des corps. De Trirlwphrija , six types ont divergé : I. Notre deuxième famille : Demlrosomu qui est une Triclioplu'ija très ramifiée, à prolongements tentaculifères très longs ; H. Notre troisième famille : Ophnjodcndron qui est une Tr'uhophrifa ])ossédant un seul (rarement trois) faisceau de tentacules sur un [U'olongement tentacu- lifère (pi. XXI, fig. 15) ; I[I. Le troisième groupe de notre classilication, dans lequel le nombre des tentacules se réduit dans des proportions considérables, par suite de la spécia- lisation ou du perfectionnement du tentacule. a) Chez Hypoconui, qui suce les Zootlunnuium, un seul tentacule suffît : la proie est toute trouvée, elle est toujours à portée : il n'y a plus de capture, de pré- hension : il n'y a plus que la succion, et pour cela un seul tentacule suffît. Mais lorsqu'une coloniede Zoo///r///j//iMm esté])uisée, il faut i{u/[ijpoconia puisse se transporter sur une autre colonie : aussi cet Acinétinien garde-t-il ses cils à l'état adulte (pi. XVIII. tig. 9). b) Chez les iîmilina, le tentacule se pei'feclionne : de rigide, il devient flexible et mobile ; gi-àce à ses mouvements en tous sens, il piésente à lui seul la même surface de captuic (pi'un grand nombre de tentacules immobiles : il parcourt en effet constam- ment tous les points d'une demi sphère qui a pour MÉMOIRES. 43 centre son insertion au corps et pour rayon sa lon- gueur ; or, cette zone est plus considérable que la surface de capture de la plui)art des Tentaculifères, grâce aux dimensions plus fortes du tentacule unique des Urnidina. De Hhijnchetd , forme nue, (pi. XXII, fig. 6) on passe, soit par simple sécrétion, soit par mue pelliculaire partielle, à Urnula qui présente une loge et à Acinetopsis qui possède une loge et un pédoncule : évolution parallèle à celle que nous verrons se produire dans le VI*' groupe, pour passer de Triclwphrija à Solcnop/irija et à Acineta ; IV. De Tricliophrija nous passons facilement au quatrième groupe de notre classification, car Podo- plirija gelatinosa présente encore cette évolution sous nos yeux : d'un stade Triclwplirya (pi. XVIII, fig. 8 et 15), ce Suceur passe en effet à un stade Podophrya (pi. XVIII, fig. II) par la sécrétion d'un tube mince de pellicule, à l'endroit par où il est fixé ; puis, l'animal peut devenir Sphœroplirya en résorbant son pédicule (pi. X, fig. 15). L'évolution, parallèle dans la phylogénèse et chez Podophrija gelatmosa est donc : Triclwplirya, Podo- plirya, Sphœroplirya. Endosphœra et Amœboplirya sont des Spliœrophrya qui ne présentent de particulier que leur endoparasi- tisme ; V. De Triclwplirya on passe à Metacineta par la sécrétion d'une loge qui sert en même temps de pédicule : le procédé de division prédominant est, comme dans le quatrième groupe, la scissiparité ; VI. Enfin Triclinpiirya a donné naissance à notre 6^ groupe : U SOCIÉTÉ HELGE DE MICHOSCOPIE. a) Une Trkiwpimju devient une Solenophrijd par la sécrétion d'une loge (pi. XVlll, fig. 1 et 5) ; b) Une Trichoplinfa fixée par un hourgeon de cyto- plasnia est une Ildllczia i])\. XXI, fig. 9) : cette trans- formation a encore lieu sous nos yeux, chez lluUezia (wiformis (pi. V, fig. i, 2, 5, 4). Si ce bourgeon se vide, il ne reste plus que la pellicule et un })édoncule très court est formé : nous obtenons une Tokop/rnja du second sous-genre de Biitschli (pi. VIII, fig. 8) ; l°Que ce pédicule s'allonge et nous formons les Tokophrya du troisième sous-a:enre (pi. WIV, %-"2)- 2" S'il s'élargit à son sommet ou dans sa totalité, les Tokophrija du premier sous-genre (pi. VI, fig. o) prennent naissance. De celles-ci j)roviennent a) par sécrétion ou décollement partiel de la pellicule, Xe'è Acineta. La filiation est : ToliophrijH limlmtd (pi. VIII, fig. 5, 5, 6) et mucrostyla (pi. XX, fig. 8), Acineta Vorti- celloïdes (pi. VIII, fig. I), Acineta Jorisi (pi. XXII, fîg. 10, 14 et 4), Acineta divisa (pi. XIV, fîg. 1), Acineta patula (pi. XV, fig. 8 et 1), Acineta inuUitentaculata. Des Acineta du premier sous-genre s'est détaché le second sous-genre des Acineta (pi. VII, fig. 11). j3) par différenciation des tentacules, Ephelota (pi. VI, fig. 7) ; le point de déj)art est Tokitphrifa Lichtcnstcinii, Tok. Steinii, Tok. Lipu/hifi {\A. VI, fig. 5). Une Ephelota poiii'vue d'une loge est une Podocyatlms (pi. III, fig. (3). MÉMOIKES. 48 IMusieiii's raisons militent en faveur de cette classi- fication : I" Elle respecte les groupes que nous avons créés plus haut et les familles de Biitschli (^) ; 2° Elle fait de la famille des Dendrocometiua le type originel des Tentaculifères. Or, Dendrocometes, (jui a conservé un grand nomjtre de caractères pri- mitifs, notamment la lenteur des mouvements et l'aspect semblable à celui dlleliocoinetes digitatus, est de plus très aberrant, ce qui indique en général un type primitif dont toutes les transitions avec sa descendance actuelle ont disparu. 5- Tous les stades de l'évolution que nous avons esquissée sont reliés par des transitions insensibles. Pour deux de ces groupes, la transformation indiquée a encore lieu actuellement dans des espèces vivantes. D'après cette classification, le mode de reproduc- tion fondamental serait la formation d'embryons. La gemmation et la scissiparité n'apparaissent qu'à l'extrémité des branches terminales de l'arbre généa- logique. CONTRACTIONS DU CORPS. Aux divers mouvements cités par Bûtschli (87-89), il faut ajouter les mouvements amœboïdes ; observés déjà par les auteurs chez Ophrijodendron variabUe et chez Amœbophrija, ils existent, d'après nos obser- (1) Cette affirmation est prouvée par le tableau généalogique ci-joint, dans lesquels les groupes sont séparés par des traits pleins et les familles d'un même groupe par des traits pointillés ; les traits gras mai"quent la phylogénie. ^6 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. valions, chez Trichophnid udontopliora (pi. X, tig. o) et Tridwphnja Amœboides : cette dernière espèce allonge un tentacule, le fixe, se haie sur lui par des mouvements amœboides, puis en allonge un autre, et ainsi de suite (pi. X, fig. I, 2, 5, 4). VARIABILITÉ DES SUCEURS. Chez certaines espèces de Tentaculifères, tous les individus semblent coulés dans le même moule. D'autres, au contraire, sont susceptibles de variations considérables qui étonnent les naturalistes habitués à la fixité infiniment plus grande des espèces chez les Inf'usoires et chez les Métazoaires. Il est certain que le mode de nutrition, d'une part, et le système de reproduction, d'autre i)art, sont pour beaucoup dans ces variations. L'exemple le plus caractéristique de l'influence du mode de nutrition est fourni par nos figures 10 et 12 de la planche XXIIÏ, qui reproduisent deux clichés microphotographiques pris par nous à Roscofï', à vingt minutes d'intervalle ; elles représentent toutes deux le même individu, au même grossissement ; le premier cliché, reproduit fig. 12, est la photogra- phie d'une Acineta tuherosa vivante ; la jdiotographie étant terminée, nous avons fait passer un courant de glycérine acétique dans la prépîiration ; ce réactif a déterminé une osmose dont le résultat a été le gon- flement au maxinnim du corps de l'Acinète, gonfle- ment analogue à celui cju'on observe lors((ue celle-ci absorbe une quantité considérable de nouriture. MEMOIRES. ^ 7 L'Acinète de la fig. 12 est miiigrc, aiii»uleuse ; elle a la forme d'une pyramide ; le corps allongé présente un étranglement à la base des faisceaux tentaculi- fères; le bord antérieur est brisé, concave; la pellicule, trop grande pour le corps, est plissée de toutes ])arts. L'Acinète de la tig 10 est bourrée ; toutes ses dimensions ont augmenté, et de concave dans tous les sens, elle est devenue convexe, arrondie ; son volume a doublé ; il n'y a plus d'étranglement ni de plis dans la pellicule distendue ; le bord antérieur est rectiligne, l'animal a acquis son maximum de volume. Que va-t-il arriver, si cette Acinète suce encore une proie ? Elle est incapable d'absorber encore quoi que ce soit ; mais elle va sécréter de la chitine, allonger sa loge et sa pellicule intérieure et c'est ainsi que se produisent ces Acineta tuherosa démesuré- ment longues dont la largeur (juelquefois ne repré- sente que le quart de la longueur (pi. XVJ, fig. 15). Puis elle va produire un ou plusieurs embryons. Après leur expulsion, il y aura un vide relatif dans la pellicule et dans la loge : celles-ci vont se plisser, des étranglements vont se former, les parois devien- dront concaves ; le corps se détachera de plus en plus de la loge ; la forme maigre sera ainsi réapparue. C'est donc à ces deux causes que nous rapporterons les variations si grandes des Tentaculifères : mode de nutrition qui introduit quelquefois dans le corps une masse protoplasmique double du volumedu corps lui-même (voir pi. \V, fig. 2 : une Acineta nieuporten- sis su(^'ant un Infusoire considérablement plus gros qu'elle et planche VI, fig. 10, un groupe de Slylomj- XXV. 2 ^8 SOCIÉTÉ UKLGE DE MICKOSCOPIE. cliia sucés par quelques Pndophnja (/eldtinosd) —mode de reproduction [Ophrijodcndvon (dnetinum, d'après (^laparède et Laclmiann, émet quelquefois plus de vingt embryons). A ces causes spéciales aux Tentaculifères, il faut évidemment joindre les facteurs qui agissent chez les autres êtres ; obstacles à la croissance, inégalités de croissance, etc., etc. ANOMALIES. Nous avons eu l'heureuse fortune de rencontrer chez les Suceurs plus (jue des variations : nous avons observé une véritable anomalie. Acineta tuberosa noi'male (') est une pyramide à quatre pans dont la base forme un rectangle très allongé, à chaque extrémité du({uel se trouve un faisceau de tentacules (pi. Vil, fig. M). En projection sur le papier, Acineta tuberosa est donc un triangle isocèle. Si, du sommet de ce triangle, on abaisse une perpendiculaire sur la base, celle-ci sera partagée en deux parties égales et le triangle isocèle divisé en deux triangles rectangles égaux. C'est-à-dire que, dans l'espace, la [)yramide (juadrangulaii'e (voir schéma pi. XXll, tig. 1) sera divisée en deux demi-pyranjides égales cpii diffèrent de la j)yramide primitive par un seul caractère : la longueui' de base est chez chacune d'elles [)lus [)etite de moitié (juedansla pyiamide originelle (voir schéma pi. Wil, fig. 5). (1) Nous décrivons la variét(> CC Acineta tuberosa qui se rapproche le plus de l'individu anomalique. MEMOIRES. ^9 Or, nous avons vu dans un t^roupe iVAcineta tnherosa parfaitement norniales, un individu présen- ter trois faisceaux de tentacules (pi. \l, tig. 7) : le corps résultait de la juxtaposition ï'adinire de trois demi-pyramides analogues aux deux demi-pyramides (}ui, par leur juxtaposition linéaire, forment l'Acinète normale : ces trois demi-pyramides se coupaient à aniçles de 120". Nous pensions d'abord avoir sous les yeux un individu d'une espèce nouvelle ('). Mais à part cette variation, il était si exactement semblable en tout aux Aeineta tuberosa qui l'entouraient, que nous avons cru devoir admettre l'existence d'une anoma- lie. Celle-ci, il est curieux de le constater, modifie complètement la symétrie ({ui, de bilatérale, devient l'adiaire et cependant, comme nous l'avons montré, la constitution du spécimen anomalique se rattache facilement à celle des individus normaux puisqu'il est constitué, en somme, de trois moitiés A' Aeineta tuberosa normales. C'est là un cas tout différent des anomalies déjà signalées chez les Protozoaires, notamment de celles ({ue Balbiani (91) a observées chez les Stentors ; ces anomalies consistaient en une dualité de certains organes, c'est-à-dire en somme en une bipartition inachevée. Il s'agit au contiaire chez Aeineta tuberosa d'une transformation complète de la symétrie de l'animal. (1) Il n'existe qu'une seule Acincia à 3 faisceaux de tentacules, c'est Aeineta Jolyi, avec laquelle la confusion n'était pas possible. 20 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. DÉGÉNÉRESCENCE DES SUCEllHS. Eors(]iie lo inilieii dans lequel se trouve le Tenta- culifère devient défavorable, notamment lorsijue l'eau est désoxviiénée et sureliai'iïée d'anhvdride car- ])oni(|ue, le eyto])lasme se vaeuolise ; ces vacuoles non jjulsatiles sont, dit Fraipont, « disposées irréiiu- » lièrcnient dans la substance protoplasmi(|iu' ; leurs » dimensions et leur forme sont fort variables ; ce » sont des cavités qui se creusent dans le parencbyme, » qui se remplissent d'un liquide byalin, et (|ui peu- » vent, chez cei'tains individus, envahir la plus » grande partie du corps, » (pi. III, fig. 5 ; pi. XI, fig. :2). Des chanuements surviennent également dans la vacuole pulsatile et ici peut s'a})pli({uer très exacte- ment la description que donne l^enard (89) à ]»ropos de la Nacuole des Héliozoaires : « sur l'animal en » bonne santé, l'intervalle ({ui s'écoule entre deux M systoles est assez régulier, mais varie d'individu à » individu ; généralement il est de iO à KM) secon- » des ; mais sur des individus fatigués ou manquant » d'eau fraîche, toute régularité est perdue. J'en ai vu )) (jui après avoir battu plusieurs fois à intervalles » l'éguliers et normaux, restaient cinq minutes et » plus à l'état de diastole avant de se décider à se » l'émettre à l)attre. « De plus, chez les animaux en bonne santé, l'ex- » pansion de la vésicule contractile est toujours lente » et progressive, puis, arrivée à l'état de dilatation )) maximum, cette vésicule garde un instant de repos, » pendant le(|uel on ne voit pas de changement et MÉMOIRES. il M enfin elle se contracte tout d'un coup et vivement. « Tout autre est le processus sur les exemplaires )) maïupianl d'oxygène ; la dilatation de la vésicule » est ti'ès lente et l'ai'rèt à l'état d'expansion très » long ; puis la vésicule ne bat qu'à moitié, se fer- » mant sans grande vivacité et s'arrètant en chemin ; » enlin elle finit par ne ])lus pouvoir se contracter du » tout et garde l'état d'expansion maximum jus(ju'à » la mort de l'individu. » Si l'on ajoute de l'eau fraîche, tout redevient normal. Lachmann (9i) a vu les mêmes phénomènes chez l'Hétérotriche Cœno- morplui Hcnrici. Les tentacules aussi subissent une désorganisation progressive signalée par nous en 1890 : « L'Acinétien )) pousse de nouveaux tentacules, très fins et très )) longs (jusque 5 fois le diamèti'c (hi corps). Les » tentacides se déforment, rentrent et sortent douce- » ment en se plissant » (les fig. ï et 8 de la planche YI, représentent ces tentacules défoi'més ; voir aussi pi. V, fig. 6 et pi. IX, fig. o). La pellicule aussi se plisse et se ratatine. Enfin se produisent des crénelures considérables dans le corps du Tentaculifère (pi. XII, fig. i). H nous semble pos- sible, écrivions-nous en 189(3, cpie « Acineta contorta » et Acineta J^arroccli ne soient que des formes patho- » logiques de ce genre. Elles sont en effet plissées, )) ratatinées. (]e qui ajoute à la vraisemidance de cette » hy})()thèse, c'est le fait que ces Acinétiens ont été » découverts dans le Vieux-Port de Marseille, à l'en- M droit où les égoùts y débouchent, donc dans un .) milieu très impur et dans une eau défraîchie. « Enfin se produit le phénomène que Dujardiii a 22 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOI'IE. observé chez les Infusoires : « Du protoplasme en » voie de décomposition sortent des exi)ansions pâles. •>■> qui dessinent sur ses bords des festons saillants, » les(|uels se pédiculisent, puis tombent dans le •>•> Ii(}uide ambiant sous forme de boules (boules sar- » codiques) qui bientôt ])àlissent et disparaissent. » (Duval). Ces boules sarcodiques, nous les avons sou- vent vues ogivales, alors (ju'elles restaient en contact avec le corps. Nous avons laissé queb{ues.4r?«crff Hnmnri, humec- tées seulement d'un peu d'eau de mer, dans un petit vase, et au bout de deux jours, nous avons constaté que le cytoplasma contenait une, deux ou trois gran- des vacuoles, dont le contenu se colorait en bleu pâle par le vert d'éthyle ; les contours de ces vacuoles étaient irréa;ulièrement curviliiines ; ils formaient des angles sortants et des angles renti'ants. Quehpie- fois de minces lamelles rendaient ces vacuoles plu- riloculaires. Dans certains cas, elles occupaient tout le centre de la cellule, le cytoplasma ne faisant plus que tapisser la pellicule comme dans les cellules végétales. D'auti'cs fois, la vacuole, placée à l'union de la partie intérieure à la loge et de la partie exté- rieure, partageait le cytoplasma en deux demi-sphères (pi. I, fig. 7>). Le noyau se fragmentait, le centro- some subsistait (piebpiefois : la loge se ])lissait ainsi que les tentacules et la portion du corjjs extérieure à la loge. MftMOlRKS, 23 DISTRIBUTION DES SI CKUKS ('). A) Al l'oiM i)i: vii: i)i:s mimi;i;x. Les Teiitaculitei'cs sont l'ëpandus dans tous les milieux a({uati([ues : nous en avons trouvé dans les ruisseaux, les tleuves, les étanij^s, les mares, les prai- ries inondées, dans les mares saumàtres à faible salure; dans la mci' depuis le rivaiio jus(|u'à plusieurs lieues au lartie, et de la surface jus({u'à 50 et 60 mètres de fond (-). Entz (76 et 79) en a récolté dans l'étang salé de Szamosfalva (Houiiriej, Parona (8:2, 2 et 85, 2) dans les salines de Cagliari (Sardaigne), Stokes (94) dans un marais salant de l'Amérique du Nord, Gourret et Rœser (86) à l'embouchure des égoùts dans le Vieux- Port de Marseille, B) Ai; poiM lu: vie (;i:o(;uAPinyLE. Les Suceurs ont été signalés sur toutes les côtes et dans tous les pays européens, dans l'Inde (Carter 65, Simmons), au Japon (Ishikawa), en Afrique (Maupas), (1) Nous croyons tlevoir nous étendre sur ce point intéi'essjinl qui n'a été traité en détail i)ar au(;un auteur. (2) Les indications de Maupas (81) concordent tivec les ohifTres que nous donnons ici 11 a dragué les supports iVEphelota gernmipa^Yi par 20 à .30 mi^ives,, (V F.phclota TJioulcti (^ gemmipara)\\nv ih i\ 30 mètres, de Tohophrya limhala par 30 à 40 mètres, (VAcinetn pusilla par 2.5 à 30 nnètrcs, (VAcincta Jolyi\)î\v 25 à 30 mètres, û! Ephclota riiicruso7}}a {-^ f/curûiipard) pai- :!0 à 40 nièli'os.. -2\ SOCIETE BELGE DE MICKOSCOPIE. dans les nioi's lilacialcs (Meresclikowsky 79), aux États-Unis (Leidy, Kollicott, Nutling, Stokes), dans la R<''|)ul)li(|uo Argentine (Frenzel), à la xXouvelle- Zélande (Kiik, Maskell). C) Al POIM DK VUi: DES SLPPOUTS. Entîn, les Tentaculifères sont répandus sur les dél)i'is et les objets inanimés, les Algues, les herbes el les branchages flottants ou immergés, les plantes a((uatiques et marines de toute espèce, les Proto- zoaires (Tokophrifa qiiadripmtiui , iJrmila Epistijlidis, Triclwpinfia Epislijlidis sur Epistiflia ; lfijpi)conia sur Zootiuunn'mm) les Éponges (Podocijathus diadcnia et Acincta )nultitentaculata sur Leucosolenia) les Polypes (une Tokoplnifci a été vue sur Pcropliora annectens par Ritter), les Hydroïdes, les Crustacés, les Insectes acjua- tiques, les coquilles et les byssus des Mollusques [Àcinctd liradianu observée pai' nous à Nieuport). On les trouve encore sur les Bryozoaires ; à la surface iAcineta tuberosa, Entz 8i) et dans la cavité branchiale ( Trichopknfa SalpnritnuEniz^ï; Tokophinja Lifngbifi, Xobis^ des Ascidies et des Salpes, sur les branchies des Poissons Hnchophrifa l*isciuni, Lieberkiihn) ; enfin ils sont parasites dans le cytoplasme d'antres Protozoaires \Àmœbophrifu, Endosphaera). D). Cosmopolitisme des espèces marl^es. Quoi(|u'en ait ditMeieschkowsky, lecosmoj)olitisme de la faune marine des Protozoaires semble incon- testable. MÉMOIKËS. 2S En ofïet, on a trouvé Ephelola gemmipara à Helgo- land (HertAvig 70), dans ri^^scaut (Rees), à Ostende (Frai[)ont), à Nieuporl (Nob.), au r^)i'tel (Nob. DO), à Jei'seîy, dans le Devonsbire, k's Cornoiuiilles, les Galles du Nord (Kent 80-8^), en Irlande (Perceval Wrigbt), à Koseofï' (Hertwig;, 7(), Nob.), à Conear- neau (Robin, Nob.), à Banyuls (Nob.), à Gènes (Gruber 8i), à Naples (Entz 8i), à Messine (Kocb), à Venise (Lieberkûbn 5G), en Sardaiiinc (Parona 85, !2), à Aloer (Maupas 81). Acincta tuberosa a été observée dans la Mer Blanebe et la Mer Noire (Merescbkowsky 79, 80, 81), en Norvège (Claparède et Laebniann), à Wisniar et à Copenhaiiue (Ehrenberg), à lleli-oland (Hertwig 70), à Kiel (Mœbius 88, i), dans l'Escaut (Rees), à Ostende (Fraipont), à Nieuport (Nob.), au Portel (Nob.), à Jersey, sur les côtes du Devonsbire et des Galles du Nord (Kent 80-82), à Roscotï' (Maupas 81, Nob.), à Concarneau (Nob,), à Banyuls (Nob.), à Marseille (Gourret et Rœser80), à Gènes (Gruber 84), à Naples (Entz 84) en Sardaigne (Parona 82, 85, 84), à Alger (Maupas 81), dans l'étîing salé de Szamosfalva en Hongrie (Entz 79), dans un marais salant de l'état de New-York (Stokes 94). Acineta livadiana, découverte dans la Mer Noire, et que Merescbkowsky pensait appartenir exclusive- ment aux mers du sud de l'Europe a été retrouvée dans le Devonsbire, les Cornouailles, les Galles du Nord, par Kent (80-82) ; à Nieuport, au Portel et à Roscoff, par nous ; à Concarneau, par Robin et par nous ; à Banyuls, par nous ; à Gènes i)ar Gruber (84), à Naples par Daday, en Corse par Gourret et Rœser [B^ 26 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIR. Nous pouvons (loiJf ;i|>[)uyer «"t coiilii'iiior pour los ïentaculifères les projiosilions d'Entz (Si;, relatives aux Infusoii-es : i" La faune inarine des Intusoires est iiotal)lenH'nt différente de celle de l'eau douce ; peu d'espèces leur sont communes (.S/?Arrro^//?'?/r/ pusilla, Mctac'meta nnjs- tacina et Aciiicla ptipHli/cra). 2' Beaucou}) d'inl'usoires marins, apjiartenant tous à la faune littoi'ale, se retrouvent dans les eaux intérieures salées {Acineta tiihcrosa, Ariurfa pnpilli- fera). 5" Les faunes marines ne ditï'èi-enl pas heaucoup plus entre elles que les faunes d'eau douce, pour ce qui concerne les Protozoaires, En effet, si nous avons ti'ouvi' dans les cin([ stations marines où nous avons travail^', Kplirlotd (jcnimiparu , Acineta livculiana, Acineta tuhcrosa, Toliophnja lim- bata, c'est que ces espèces sont partout les plus abondantes. Les autres formes observées pai' nous dans une, deux ou trois seulement des stations mari- times où nous avons séjourné, n'étaient représentc'cs que par de rares individus, d'où il suit ({u'elles ne sont sans doute pas moins cosmopolites, mais moins fréquentes que les (juatre espèces signalées plus liant. E) CoSMOrOI.ITFSME DKS ESPÈCBS d'eaU DOICK. Il n'a jamais été contesté. F) AboM)AiNCK KELATIVE des SlCEUUS SELON LES MILIEIX ET LES SIPPOUTS. Au point de vue de leur aliondance dans les diver- MÉMOIRES. 17 ses conditions énumérées plus iiaut, nous avons fait les remar([ues suivantes. Dans l'eau douce, ils sont surtout n()nil)reux dans les mares. Mais un moyen très simple de s'en procu- rer est d'immeriiei' dans une cuvette ou un cristalli- soir rempli d'eau douce une plante partiellement ou temporairement immergée, un peu de cresson, par exemple : les Tentaculifèrcs enkystés y abondent toujours et sortent de leui'S kystes au bout de quelques jours. Nous attirons l'attention sur la facilité de ce procédé, (pii pourra être utile aux professeurs et aux préparateurs désireux de montrer à leurs élèves des Tentaculifèrcs vivants. Les Suceurs sont moins nombreux dans les cours d'eau (]ue dans les eaux stagnantes. (]ette préférence s'expli(|ue aisément : les Infusoires sont plusabondants dans les mares, parce que le repos de l'eau favorise leur développement ; les Suceurs y trouveront en conséijuencc des conditions plus favorables. Les Tentaculifèrcs sont fréquents sur les Crustacés et les coquilles, aussi bien dans les eaux stagnantes que dans les eaux courantes. Dans la mer, les Hydroïdes et les Bryozoaires que l'on trouve à peu de distance de la côte, pai' 20 à 40 mètres {^) de fond, sont leur habitat préféré. Ils y pullulent quelquefois à ce point (ju'une petite pierre rapportée par la drague peut fournir au cher- cheur la matière de plusieurs journées de travail, pour peu qu'elle supporte (fuelques Hydraires ou quelques Bryozoaires. 28 SOCIETL UELGR DE MICROSCOPIE. Lorsijue, \)nv la tempête, les Algues, les llydraires, les Bryozoaires sont ari'aeliés des roehers sous-marins où ils sont fixés, ils airivenl souvent à la eôle entor- tillés et roulés par les vagues, et éehouent à marée descendante. Ce phénomène n'est évidemment per- ce])tible (jue sur les grèves de sable : sur les cotes rocailleuses, ces paquets d'herbes nuirines, se conton- dant avec les Algues attachées aux débris rocheux qui couvrent la plage, })assent inaperçus. Dans ces pa(iuets roulés, on reti'ouve naturellement la même abondance de Tentaculit'ères que dans les fonds d'où ils proviennent, mais souvent les individus sont endommagés, les pédicules brisés, les corps proto- ])lasniiques ai'rachés de leur loge. Quoiqu'il en soit, cette ressource est précieuse pour le naturaliste : c'est en quelque sorte un dragage que la nature lui offre tout fait. L'on peut même, par la direction du vent et celle des courants, déterminer le lieu de provenance des animaux que l'on récolte ainsi. Sur les supports qui découvrent à marée basse (Algues, Varechs), on ne trouve aucun Tentaculifèro : il n'arrive jamais qu'un de ces animaux senkyste régulièrement à chaque marée basse poui* sortir de son kyste à mer haute, connue peuvent le faire d autres organismes ; mais il doit arriver évidem- ment que des Tentaculifères mis à sec pai' une mer très basse s'enkvstent, et (lue leurs kvstes soient emportés [)ar le vent. Le même fait se |»rodnit dans l'eau douce ; il assure la dispersion des Suceurs, conjointement avec la repi'oduction pai* embryons ciliés et avec l'état mobile que ces êtres p'euvent MÉMOIRES. 29 acquorir pondant la période adulte. L'enkysteiTient permet la dispersion à de gi'andes distances ; les deux autres modes n'assurent qu'une aire de colonisation restreinte, limitée en tout cas aux eaux qui communi(iuent entre elles. L'endoparasitisme temporaire (') des Amwhuplrrijd est aussi un moyen de disj)ersion. Sur les supports immeriiés à marée basse, mais accessibles au naturaliste allant « taire la marée », c'est-à-dire sur les Hydroïdes, les Bryozoaires, les Algues, les Éponges, les Crustacés de la plage, les Tentaculiteres existent, mais ils sont moins nombreux ([ue par des [jrofondeurs plus considérables et un éloignement plus grand des côtes. Dans les viviers et les bassins clos, les Suceurs peuvent se multiplier au point que si l'on y prend au hasard une Algue quelconque, on peut, sans riscjuer de se tromper, non seulement atfirmer que l'on y trouvera plusieurs Tentaculifères, mais encore préciser quelles espèces on y rencontrera. C'est ainsi que le vivier du laboratoire de Roscoff, par exemple, est peuplé d'Ac'meta tuberosa, et, en beaucoup moins grande abondance, d'Acineta patiila ; il contient enfm un petit nombre d'Acineta soletio- pliryaformis. Quelquefois ces conditions sont réalisées sur une plage par des roches qui forment, grâce à leur réunion, un vivier naturel. Les Crustacés fournissent un moyen jiresque infaillible de trouver une espèce : il était très rare, (1) II est limité à la période de jeunesse du Suceui". 30 SOCIÉTÉ BELGE T)E MICROSCOPIE. à Concarneaii, de ne point rencontrer, dans la cavité brancliiale deVAscidin jnenluln. plusieurs exemplaires du Co})épode ^sotodclplnjs. Allituoii Tliorell couverts dÀcineta tuhcrosn. En somme, pour se procurer, à coup sûr, un grand nombre de Tentaculil'ères, il suffit de faire une infu- sion de cresson, et, si l'on désire des Acinétiniens marins, de rechercher les Crustacés des Ascidies. Cette indication a son importance : on n'obtient de cette manière que très peu d'espèces, deux ou trois tout au plus ; mais le nond)re des individus est considérable, condition nécessaire à l'étude des phénomènes de la reproduction. Malheureusement, les séjours dans les laboratoires maritimes ne peuvent être, en général, sutïisamment prolongés, et l'on doit <|uittei' la station au moment même où l'expérience acquise commence à rendre la récolte abondante et le travail facile. Gj DlSTHIBl TIO.N DKS SuCEUKS DANS UN RSPACK KESTUI.INT : GIlOl PKS, SOLS-GUOLPi:S, FAMILLES, INDIVIDUS. Ce qu'il tant noter surtout, au point de vue de la distribution des Suceurs, c'est que ces animalcules vivent par groupes. Ainsi, dans telle flaque, sur tel rocher, on rencontrera un millier d'individus, tous de la même espèce. Autour de ce rocher s'étendra une zone, parfois très vaste, complètement privée de Tentaculifères. Plus loin, on trouvera de nouveau un amas d'Acinétiniens, (jui pourra être une colonie du premier groupe ou un groupe d'une autre espèce. MEMOIRES. 34 (vhiHjUc groupe est divisé en sous-groupes, séparés aussi par des iiifervailes vides de Tentaeulifères ; ainsi, sur le rocher pris connne exemple, l'extrémité d'un Hydroïde formera un sons-groupe, une touffe d'Algues insérée sur un Brvo/oaire en sera un second, et ainsi de suite. Chacpie sous-groupe est enfin divisé en familles, comprenant de deux à sept individus, issus en général d'un seul parent, entouré d'une progéniture qui augmente avec son âge. Cette disposition par familles, sous-groupes et groupes résulte du fait ({ue, le plus souvent, les embryons et les uemnies des Tentaeulifères s'arrêtent dans le voisinage de l'organisme-mère. Cependant des courants ou d'autres circonstances peuvent les pous- ser assez loin et déterminer ainsi, selon la distance, la formation d'une famille, d'un sous-groupe ou d'un groupe nouveau. Dans quelques cas, ce résultat peut aussi être atteint par la mobilité que l'animal adulte est susceptible d'acquérir [Podoplirijci, Dendrocometes, Styloannetes). Des faits exposés plus haut, il résulte que les Tentaeulifères sont groupés par localités et non par supports. C'est ce que constatait Fraipont, et nous après lui. Toute espèce quelque peu abondante en un endroit s'y retrouve sur les Bryozoaires et les Hydraires les plus diiférents. Aussi les auteurs voient- ils les mêmes espèces sur les supports les plus divers. Eplidota ijcmmipara , (|u'Hertwig (76) avait ti'ouvée un grand nombre d'Hydroïdes et de Bryozoaires, Fraipont sur Campanularia dicliotoma et Koch sur Plumularia selacea, a été observée par nous sur Mcmbranipora pilosa, Sdlacia ahietina, Hydralmannia 32 SOCiftTft BELGE DK MICROSCOPIE. f'alcata, Ualecium lieanii, Ceramhun rubrum, sur des Algues vertes. Acineta tuhcrosa ;i été découverte sur Cci^ainiiim, Sciftosiplum, Fucus, Filu)n, lAujuncula, Bou'cHianlda,C(inip(inulari(i,ScrtuUnia, sur des Algues, sur Hahnlaclijlc.s, sur des byssus de Moules, sur des Éponges, sur des Iloiuards, sur le Copépode Noto- delpfujs Allnumi, sur Gammnrus inarinus, sur Spltœ- roma serrata, sur des débris de toutes sortes. H) Localisations favouites dks diverses espèces de Suceurs. D'après Claparède et Lachmann, Toliophrija Cijclo- pum recheiclie les endroits où elle est le plus à l'abri des traumatisnies et des injures extérieures : elle se place le plus volontiers entre les pattes, à la base des antennes, entre les deux brandies de la queue. Cette observation peut être étendue à'tous les Tentaculifères parasites des Crustacés et des Insectes: mais, à mesure que les Suceurs deviennent plus nojn- breux sur leur support, ils envahissent son corps entier, et peuvent lui constituer un revêtement pres- ((ue complet : ainsi un iSotodcIpItys AHmmii observé par nous portait une centaine (ï Acineta tuhcrosa. Mais le princi})e du lieu de piédilection est néan- moins respecté. Ainsi nous n'avons jamais vu aucune Acinète fixée sui' l'extrémité lii)re des pattes ou des antennes. Les Tentaculifères se placent de préférence dans les touffes de poils ou de soies, où ils sont plus abrités contre les courants et les chocs ; ils peuvent s'y multiplier dans des proportions énormes : les MÉMOIRES. 33 poils du telson d'un Homard que nous avons observé à Roscoff contenaient plus de trois (;ents Acineta Ho mari. D'après Schewialvoft'(95, 1), Tiuliophrifa cordiformis se fixe entre les branches de la t'urca des Cifclops : elle se nourrirait des matières fécales de celui-ci en intro- duisant ses tentacules dans l'anus. N'est-il pas plus vraisemblable de supposer que cette Trichophrija se nourrit des Infusoires du rectum des Cyclops que des matières fécales ? Ou, plus vraisemblablement encore, que les matières fécales expulsées par le Cyclops attirent des Infusoires dont Trichoplirija fait sa proie? Entz (84) a observé que les Trichopkrija Salparum, parasites dans la cavité branchiale des Salpes, se plaçaient toutes à égale distance l'une de l'autre, délimitant ainsi des districts de chasse parfaitement égaux. Dendrocometes paradoxiis se fixe toujours sur les phupies branchiales du Gammarus pulex et du Gam- marus putancus. Nous en avons vu cependant un exemplaire vivant attaché parmi les poils des pattes ; mais le fait est évidemment très rare, puisqu'il n'avait point encore été signalé. Stylocomeies est localisé, d'après Plate (88), sur la partie externe et postérieure des plaques basâtes iVAsclla, parce qu'à cet endroit, le courant respiratoire est dirigé de l'extérieur vers l'intérieur : les Styloco- metea sont donc placés à l'entrée du circuit parcouru par le courant d'eau, et reçoivent dès la porte, si nous osons nous exprimer ainsi, les Protozoaires entraînés. Lors(|ue ces places sont complètement garnies, alors seulement les Styloconietes envahissent les autres par- XXV. 3 34 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOl'IE. tii's de la pla(|ue basale. Par (|uel iiiécaiiisine a lieu cette localisation ? C'est ce qu'on iii;noi'e complètement. Sur les Bryozoaires, les Suceurs se placent aux environs des couronnes de tentacules ; ceux-ci, grâce aux tourbillons qu'ils produisent, leur fournissenl des proies en grande abondance. Il en est de même pour les Hydroïdes : les Tentaculifères se fixent de préférence sur les hydrothèques, à cause du mouve- ment de l'eau déterminé par les tentacules. Quant aux Tentaculifères parasites des Poissons, on les a trouvés abondants sur les branchies, qui leur offrent les avan taises d'une û:rande sécurité et d'un renouvellement continu de l'eau, amenant de nom- breux Protozoaires. En général, les Tentaculifères aiment les fouillis, les mélanges : par exemple, un amas d'Algues, de Bryozoaires et d'Hvdraires mêlés ou insérés les uns sur les autres. Plus il y aura de vie dans le support, plus les Protozoaires seront nombreux aux environs, donc plus favoral)les seront les conditions de vie pour les Suceurs. C'est ainsi que Claparède et Lachmann ont trouvé Oplinjodcndron abietinum sur des Campa- nularia fixées elles-mên)es sur des Zostera. I) BUEVIPES ET LOXilPES. CllOIX DE l.A PROIE. Les Tentaculifères j)lacés dans un courant ou sur un support mobile (Insectes, Crustacés), n'ont évidem- jnent besoin que d'un pédicule court : la longueur de l'organe de sustentation serait une cause de fragilité, et rien de plus. 11 en est tout autrement des Suceurs épi parasites des Algues : là, deux ordres de proie MEMOIRES. sont à capturer: certains Protozoaires longent l'Algue, souvent en y adhérant intimement, la suivant dans tous ses détours, évitant ou contournant les obstacles, les Diatomées, les petites Algues parasites sur la première, etc ; d'autres Protistes, prenant un chemin plus direct, passent à une certaine distance de l'Algue, pour éviter tous ces obstacles. Là encore, il y a eu une adaptation merveilleuse : certaines espèces de Tentaculifères ont un pédicule très long, pour capter les Protozoaires de la seconde catégorie, d'autres possèdent un pédoncule fort court, d'autres enfin, fait des plus significatifs, comprennent une variété hrevipes et une variété longipes, qui coexistent souvent sur le même support. 11 n'y a guère de pédoncules de longueur movenne. Grâce à cette disposition, la même espèce (ou la même variété) de Suceurs capte toujours à peu près la même espèce d'infusoires, et c'est par elle que l'on peut expliquer les observations d'Engelmann (7tj), de Dangeard, les nôtres et celles de Maupas (76) qui a vu Podophrija Maupasi dédaigner Paramœcium Aurélia et Coleps liirtiis,el se nourrir de Stylonijcliia liistrio (^). Mais pour expliquer des faits, tels que l'indiffé- rence absolue d'une Podophrija pxa bousculée par Litonotus fasciota (Dangeard), il ne reste que l'hypo- thèse émise par nous en 1895 : (i) Stein (59-78) a nié ce choix. Il est évident que s'il provient du pliônomène indiqué par nous, il n'est pas absolu, ce qui explique la contradiction des auteurs. Pour nous, nous avons toujours vu un choix si absolu qu'on eût pu le crou'e délibéré s'il ne s'était agi d'êtres aussi inférieurs. 3C SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ce l^'Acinétieii l'cconnaîtrail les Iiifusoires à leurs » mouvements : telle espèce tourbillonne, telle autre » se dirige en droite ligne, les cils d'une troisième M ont des mouvements ondulatoires spéciaux, etc. » En somme, l'explication de ce phénomène, observé chez des êtres qui semblent dépourvus de tous les sens hormis le toucher, est aussi difficile que celle de la fixation des embryons à des })laces bien déterminées, sur le bord des plaques branchiales d'un (iiuiDnarits, par exemple. J) PllÉSENCE SIMILTANÉE DES AciNÉTfEiNS, DES VOUTICELLIENS ET DES DiATOMÉES. On rencontre très souvent des Péritriches (Vorti- celliens dans le sens le plus large du mot) à côté des Suceurs, et sur les mêmes supports : l'on i)eut dire que la présence des seconds implique presque néces- sairement l'existence des premiers. Le phénomène s'expli(|ue par le genre de vie de ces deux groupes (rètres, assez semblable à certains points de vue. Mais, les Péritriches étant beaucoup plus répandus que les Suceurs, on trouve souvent les premiers sans les seconds. l^ar contre, les Diatomées fixées par un ]»édicule aux Algues et aux Hydroïdes semblent très nuisibles aux Acinétiniens, car elles les font complètement dis- paraître et envahissent bientôt le support tout entier, se multipliant au point d'être littéralement pressées les unes contre les autres. Ce phénomène se produit surtout dans les bassins et les viviers. Jamais on ne MEMOIKES. 37 voit un Suceur sur les supports ainsi infestés. Est-ce en accaparant toute la place que les Diatomées chas- sent les Tentaculifères, ou bien en éloignant les Infusoires, qui ne visitent plus guère les supports peuplés (le Diatomées ? Nous ne saurions trancher la question. INFUSIONS DE SUCEURS. Si l'on met infuser du cresson dans un cristallisoir remi>li d'eau douce, on constate, pendant les pre- miers jours, une absence de vie presque totale dans le milieu aquatique ainsi constitué. Petit à petit, cependant, apparaissent des Schizophytes, des Fla- gellés, des Diatomées, des Algues, parfois de petits Rhizopodes et des Héliozoaires. A])rès un laps de temps variable avec la saison et avec la température, on voit se répandre des Ciliés herbivores : Coipoda, Colpidium, Parcnnœcium, Vordcella. Quelques jours après, se montrent les Ciliés carnassiers {Colcps) et enfin viennent les Acinétiniens. Maupas (87) a déjà signalé une partie de ce déve- loppement : (c Dans les petits aquariums à infusions, » écrit cet auteur, les espèces de Ciliés apparaissent 1) successivement en se remplaçant et en se supplan- » tant dans un ordre à peu près constant. L'adapta- » tion alimentaire particulière des espèces expli<{ue » sans peine ce phénomène. Au début, les espèces )) herbivores, trouvant une abondante nourriture de » Schizomvcètes, itullulent en nettoyant l'eau de ces )) microphyles. Puis viennent les carnassiers, qui. 38 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. » pourchassent les herbivores pour s'en nourrir et )) tinissent par les taire disparaître, en se nuiltipliant » à leur tour. La fatalité inexorable de la lutte pour » l'existence ne se manifeste nulle part avec une » évidence plus intense que dans ce petit monde. » J'ai vu nomlu'e de fois des cultures fort riches » d'herbivores ravagées et détruites en (juelques » jours par des Coleps liirtm. Ce petit carnassier, » avec sa puissante armature buccale, peut attaquer » victorieusement tous les Ciliés, seraient-ils dix et » vingt fois plus volumineux que lui. » Ces idées doivent être étendues dans le sens que nous avons indiqué : toute culture passe par cinq phases successives : 1) Absence de vie ; 2) Prédominance des Schizophytes, des Flagellés, des Diatomées, des Algues, quelquefois des Ulii/o- podes et des Héliozoaires ; 5) Prédominance des Ciliés herbivores ; 4) Multiplication des Ciliés carnassiers ; 5) Multiplication des Acinétiniens. La succession de ces phases se compi'end du reste aisément, pour les raisons indiquées par Maupas. Lorsqu'on laisse se développer une telle cultui'e (il n'est pas nécessaire d'aérer ni de renouveler l'eau), un moment arrive où les Protozoaires y deviennent extrêmement nond)reux : une goutte d'eau de la solution renferme, j)ar exemple, cin- quante Paramécies et vingt Poilophrifu (jclulinosu, pour ne parler que de ces deux espèces. MÉMOIRES. 39 ClUlRi:s PI TRES DE SI CEIUS. On sait qiio Ball)iani est })ai'venii à faire des ciilturos ])ares (rintUsoires : il fait bouillir de la mâche (s;dade de blé), et dans la décoction il intro- duit un ou ])lusieui's (Ciliés de la même espèce : ceux-ci s'y nmltiplient et peuplent la culture. JNous avons essayé d'imiter ce j)roeé(lé et de faii'e une culluie pure d'un ïentaculifère et d'un Cilié (pii lui servii'ait de proie : nous avons donc ensemencé notre décoction de mâche avec (juehfues Paramécies et (pichpu^s Podoplinja gclatinosa. Ball)iaui se sert, pour l'ensemencement, d'une pipette, les Infusoires dont il prépare des cultures étant Yisi])les à Van\ nu. Ce }trocédé étant inappli- cable à notre cas, nous employons le moyen suivant : dans une culture de cresson où abondent les Para- mécies et les Podoplinja gclatinosa, nous prélevons une petite goutte d'eau etites sphères très colorahles par les tein- tures nucléaires. Le noyau de VÀcinrta tiihcrosa reste très distinct, très lingihle. Puis il [)àlit, se décolore : la chromatine s'amasse en gros grains à sa]>ériphérie; le noyau se déconipose en plusieurs fragments irrégu- liei's, parfois sphéricjues. Lentement et progressive- ment, lecytoplasma se désagrège du sommet à la base de la loge en même temps ({ue du centre à la surface. Les sphères de réserve se décomposent en granula- tions irrégulières, le cor])s se vacuolise et devient plus clair, Quehpiefois, le (]ham])ignon en dévore la partie médiane, de telle sorte que le Suceur est divisé en deux poi'tions (pi. IX, fig. l). Dans d'autres cas, le Tentaculifère, avant d'être tué par la Saprolégniée, recule dans sa loge, c'est-à-dire cpi'ahandonnint à l'ennemi la partie antérieure du corps, le noyau se retire dans le fond de la loge, entouré de cyloplasma très dense. A ce moment le noyau possède encore sa coloration nojmale et, par les teintures, le cytoplasma vivant du Tentaculifère se distingue très aisément du cytoplasma mort. Mais bientôt ce culot accumulé dans le fond de la lo^e est envahi à son tour, malgré la densité du cytoplasnia (|ui le compose, et la désa- grégation totale a lieu. A mesure que celle-ci s'accom- })lit, le cytoplasma s'éclaircit, les granulations s'y faisant de plus en plus rares et la colorabilité dimi- nuant toujours. Souvent le corps et le pédicule s'en- tourent de micriobes, de dél)ns de toutes sortes. MÉMOIKES. 43 Les Saprolégniacét's, qui |)eii(laiit tout ce processus ont été reconnaissahles facilement à leur coloration par les teintures, forment maintenant des sphères isolées dans la loi^e vide (pi. Vil, tig- 8 ; pi. XII, fig. 7 et il : dans celle-ci, il reste encore du cytoplasma du Tentaculifère). Leurs dimensions augmentent jusqu'à ce qu'elles atteignent celles du noyau d'iicineta tube- rosd. A ce moment, elles se transforment en tubes rappelant les boyaux polliniques, qui se contournent, s'entrecroisent, s'anastomosent, percent la cuticule et la loge et se répandent au dehors (/) (pi. XII, fig. 5,5, 8). Ces tubes, arrondis et fermés à leur extré- mité, se composent d'une membrane assez épaisse et de granulations formant un reticulum plus serré vers l'extérieur que vers l'axe du tube. Tin de ces tubes se terminait par une grosse sphère, un s})orange, contenant un grand nombre de petites sphères, les spores (pi. XII, fig. I). Une Acineta tuberosa d'où sortent en tous sens ces boyaux contournés, souvent assez longs, a un aspect chevelu très caractéristique. i" Il se peut que les diverticules générateurs à'Àcineta divisa (Fraipont), rYAcineta tuberosa (Kep- pen, I) et d'Acineta papilUfci^a (Keppen, 1) soient des parasites ou des commensaux, de même que le bour- geon que Claparède et Lachmann ont vu une fois à la l)ase d'une Toliophrija (fuadripartita : telle est du moins l'opinion de Biitschli (87-89) et de Keppen. Nous avons souvent observé ces espèces (à l'excep- tion d' Acineta papillifera), et jamais nous n'avons (1) Ce stade a été figuré par Fraipont qui a pris ce boyau con- tourné pour le noyau (voir sa pi. III, Ilg. 21 et 22). 44 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. aperçu rien (faiialogiu'! à ces divcrticules, ce (jui ten- drait à taire admettre l'hypothèse du i)arasitisnie. .")" Entin, les i)etits einhryons de Tolioplinja (juadri- pariita sont, à n'en pas douter, (h^s Enduapliœra para- sites, puis(]ue Keppen a vu l'un de ces enihryons ciliés sorti d'une Tokophi'va s'enfoncer dans le corps d'une autre Tolwplirija (juadvipartita et y j)erdre ses cils. CONCLUSIONS PERSONNELLES. Au moment où paraissait la monographie de Bûtsehli, le groupe des Suceurs était loin encore d'être homogène : on croyait à l'existence d'Acinéti- niens nus : la structure des tentacules paraissait varier heaucoup selon les genres et même selon les espèces : le processus de nutrition d'Ophrijodcndron et de Dcn- drncometes n'avait pas été ohservé ; les relations des Proboscidiens et des Lagéniformes à'Ophv\iodendron étaient un mystère ; on ignorait les phénomènes essentiels de la conjugaison et de la division nu- cléaire ; la structure et le mode de formation du pédicule et de la loge étaient très contestés. D après nos observations, faites sur* ii espèces d'Acinétiens marins, saumàties et d'eau douce, tout Tentaculifère est entouré d'ime pellicule chitineuse perlée qui recouvre aussi les tentacules et produit, par sécrétion, le pédicule — pai' (lécollement (et sou- vent sécrétion subséquente) la loge et le plancher de la loge. MÉMOIRES. 46 Sous cette pellicule ou rencontre l'ectoplasma, puis le plasma cortical, enfin Fendoplasma : la proie, en pénétrant dans le corps, se tragmente en sphères de tinctine qui, par dii^estion, se transforment en sphères protoplasmiques et enfin en sphères huileuses (transformation de l'alhumine en graisse). ï^e pédicule a une structure constante : gaine pelli- culaire, contenu gélatineux disposé en filaments ; les filaments extérieurs peuvent être différenciés. Les tentacules ont aussi une constitution uniforme: gaine })elliculaire, manchon de plasma cortical, l)aguette d'endoplasma se prolongeant dans le corps juscju'aux environs du noyau et représentant un rayon de la sphère attractive détaché du centrosome, un fil axial d'Héliozoaire. La succion, comme l'indiquait Maupas, est ana- logue à celle des Héliozoaires : courant centrifuge suivi d'un courant centripète. La caryocinèse, avec centrosomes juxtanucléaires, chromosomes et fuseau, est le mode essentiel de division nucléaire. Il n'y a pas de macronucléus et de micronudéus. La conjugaison est une plastogamie. Tous les caractères précédemment énoncés rappro- chent les Tentaculifères des Héliozoaires et les éloignent des Ciliés. Les caractères des cils et rinapplical)ilité de la loi hiogénétique fondamentale aux Protozoaires anéantissent le dernier argument en faveur du rapprochement des Ciliés et des Suceurs. Des Héliozoaires aux Suceurs, la transition est l)arfaite par Acantliocyslis pectinata, Hcliocometes vonspicuus et Heliocometes digitatus Nob. 48 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Nous pi'0})Osons un arbre généalogique concordant avec la classitication de Biitscldi. Nos ol)sei'vations étal)lissent i[ue\esf)))hnj(Hl('mlr(m, qui paraissaient si étranges à tant de points de vue, sont des Âcinétiniens très normaux : leurs corpus- cules naviculaires sont sucés avec leurs proies ; leurs Proboscidiens et leurs Lagénifornies ne sont que des vari;itions temporaires. Dcndrocometes se nourrit d'IntVisoires comme les autres espèces. Nous avons spécialement étudié des points laissés dans l'ombre par tous les auteurs précédents : que devient la loge lorsque le corps augmente subitement de volume par l'absorption d'une proie ? Comment se compense le vide causé par la systole de la vésicule contractile ? Comment sont distribués les Suceurs ? Quels sont les moyens les plus pratiques de s'en procurer ? Comment peut-on en faire des cultures pures ? Quels sont les pbénomènes de variabilité et de dégénérescence des Suceurs ? Présentent-ils des anomalies ? etc. Enfin, nous avons découvert 16 espèces nouvelles parmi lesquelles : llallezia ovifhrmis, dont les différentes variétés illustrent toutes les transitions de Tricliophvija à Tnkophrya ; Achieta multitentaculata , pourvue de 1:20 tenta- cules ; Acineta Jorisi, qui fait toutes les transitions d'Àcineta Vorticelloïdes à Acineta divisn ; Acineta ornata, dont la loge est ornée de replis qui" forment soufflet d'accordéon. MÉMOIRES. 47 Kplu'lota neglecta, dont les deux tentacules suceurs sont presque coaslainnient rétractés ; Tricliop/njjd Ania'buides (|ui présente des mouve- ments amil)oïdes. En synthèse dernière, nos o])sei'vations converiient toutes vers deux résultats : Elles rendent homogène le groupe des Suceurs ; Elles le rapprochent des Héliozoaires. PARTIE SYSTÉMATIQUE O. ACINÉTIEXS, ÂCINÉTIMENS, TEiMACUIJFÊRES OU SUCEURS. Dimensions petites, moyennes ou grandes (jusque Loge (coque, tliè(|ue ou cuirasse) et pédicule d'une seule venue, transparents, hyalins, rigides, formés d'une pellicule chitineuse perlée (donc striée longi- tudinalement et transversalement), contenant une substance gélatineuse dont la partie externe peut se différencier dans le pédoncule en une membrane sous-pelliculaire, la partie axiale formant un faisceau de lilaments pénétrant en pinceau dans la loge où ils disparaissent ; la base du pédicule est évasée en cupule. Loge et pédicule ne forment qu'un seul organe, n'ont qu'une seule cavité ; ou bien la loge seulement ou le pédicule seulement existent, ou il n'y a ni loge ni pédicule, (le corps étant tixé ])ar un petit bourgeon de cytoplasme ou pai' une partie non différenciée de sa surface) ou l'animalcule n'est pas fixé. (1) Cette seconde partie de notre travail contient la description monographique de tous les gi'oupos, penres, espèces et variétés de Suceui's ; nous y avons joint des tableaux dicliotoniiques pour l'identitication de ces formes. MEMOIRES. 49 Corps de forme variable (sphéri(jue ou ovalaire en principe) qu'entoure de toutes parts une pellicule chitineuse perlée (donc striée longitudinalement et transversalement) ; dans la loi^e, cette pellicule est doublée par une formation analogue appelée plan- cher de la loge. Sous la pellicule se trouve l'ecto- plasma, couche mince et hyaline, jjuis le plasma cortical qui se continue sans limite nette avec l'endo- plasma ; celui-ci est constitué par un cytoplasma finement granuleux, ou bourre de si)hères huileuses, de sphères de tinctine ou de sphères protoplasmi- ques ; il peut contenir aussi des granules d'excrétion ou des corpuscules naviculaires. 1 à 1:25 tentacules ou suçoirs préhenseurs cylin- driques, ordinairement rectilignes, rigides, capités, rétractiles et extensiles, sont insérés perpendiculai- rement sur la surface du corps ; ils sont parfois de deux espèces : les uns, apicaux, courts et capités, appelés suçoirs ou tentacules suceurs ou capités (Saugr()hren) — les autres, rangés en un ou plusieurs cercles autour des premiers, sont longs et pointus ; appelés tentacules préhenseurs ou ravisseurs ou styliformes ou filaments préhenseurs (Fangiaden), ils servent à capturer la proie et à l'amener au contact des suçoirs ; les tentacules sont constitués par une baguette centrale rigide d'endoplasma se prolongeant dans le corps jusqu'aux environs du noyau ; dans le tentacule, cette baguette est entourée d'un tube d'ectoplasma engaîné lui-même par la pellicule, dont les perles peuvent être placées en spirale. Cette pellicule se continue avec la pellicule du corps, et l'ectoplasma avec l'ectoplasma du corps. Lorsque le XXV. 4 SO SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. milieu est défavorable, les tentacules se défonnent et deviennent méconnaissables. L'extrémité distale des tentacules, qui semble glulineuse, arrête au passage les proies mobiles qui sont aussitôt paralysées (un choix semble quelquefois être fait parmi les proies) ; des courants se produisent dans la victime, le tenta- cule se raccourcit et s'épaissit ; après un temps variable, un courant de granules s'établit par le tenta- cule de la proie à l'Acinétien. Celui-ci abandonne sa victime lorsqu'elle est presque complètement vidée. Cytoplasma granuleux, incolore ou coloré. Noyau granuleux de forme variable, entouré d'une mem- brane ; dans une petite fosse de cette membrane est logé un petit centrosome sphérique. 1 à 10 vacuoles contractiles (vésicules pulsatiles) sphériques, pourvues souvent d'un canal excréteur terminé par un pore excréteur, sont réparties dans le corps. Reproduction par embryons, par bourgeons ou gem- mes, par diverticules générateurs (') ou par scissi- parité transversale, oblique ou longitudinale, égale ou inégale, simple ou multiple. Chacun des [)roduits de division contient un noyau provenant du noyau maternel et est entouré d'une pellicule perlée ; l'être mobile peut être cilié, ou tentacule, ou cilié et tenta- cule ou tentacule et pédoncule ou cilié, tentacule et pédoncule ; ou bien il est dépourvu de cils, de pédon- cule et de tentacules. Après avoir erré (juelques heures, l'être mobile se fixe et devient semblable à l'adulte. (1) Boui'goons antérieurs en foimc de corne d'abondance, fixés au corps |)ar leur petite extrémité ; dans ces bourgeons se forme un embryon cilié péritriche, qui n'est peut-êti*e qu'un parasite. MEMOIRES. «1 Conjugaison entre un individu riche en réserves nutritives et un individu amaigri ; il y a échange de cytoplama, puis séparation des individus. Le noyau de chacun, s'étant fragmenté, se reconstitue. Enkystement dans un kyste chitineux pédoncule ou non pédoncule. () groupes, 0. familles, :20 genres, 25 sous-genres, 119 espèces (^).. Europe, Algérie, Inde, Japon, Nouvelle-Zélande, Amérique du Nord et Hépuhlique Argentine. Les caractères ci-dessus exposés ne seront pas répétés dans les diagnoses. Ainsi, il ne sera pas dit, loi's de la description de chaque pédicule, que celui-ci est terminé à sa base par une cupule. Les exceptions aux l'ègles qui vieniient d'être énoncées seront signalées. Les dimensions sont toujours maximales : largeui' du corps chez un Acinétien conique signifie évidemment la plus grande lai'gein-, prise à l'endroit du corps le plus large. (1) Eau douce (58 espèces, parmi lesquelles 3 sont endoparasites et une, qui a été trouvée sur l'humidité qui recouvrait des Mousses, appartient à la faune du sol : Birmenlandfauna de Greeff). Mer (.51 espèces, dont 2 sont endoparasites). Eau saumàtrc (3 espèces : Acineia ornata, Acineta nieuportensis et Acineta ("rufttdccoriim). Eau douce et eau de luei' (:î espèces : Podophrya fixa, Rphœro- phrya pusilla, Metacinetcc). Eau de mer et eau saumàti-e (Acineta tuberosa). Eau saumàtre et eau douce {Acineta linguifera) Podophrya Maupasi). Eau douce, eau de mer et eau saumàtre {Acineta papillifera). TABLE DES AMMAUX D'EAU DOUCE SUR LESQUELS LES TENTACULIFÈRES SO^Ï PARASITES. Protozoaires. Tiges d'EPiSTYLis : THchophrya EpistylMis, Urnida Epistyli- dis, Tohophrya flexiUs, Tokophrya Carckesii, Tokophrya quadripartita. Tiges de Carchesium : Metacineta mystacina, Tohophrya Car- chesii. Tiges d'OPHRYDiuM versatile : Stylocometes digitatus. Crustacés. Sur un Crustacé indéterminé, Tokophrya crassipes. Cladocères. Bythotrephes LONGiMANUs : Acùieta elegans. COPÉPODES. Cyclops coronata : Rhyncheia Cyclopum. Cyclops gigas : Tokophrya Cyclopion. Cyclops phaleratus : Tridiophrya cordifonnis, Tokophrya Cyclopum. Cyclops quadricornis : Tokophrya Cyclopum. DiAPTOMUs : Tokophrya Diaptomi. Amphipodes (crevette d'eau douce). Gammarus pulex : Dendrocometespuradoxus, Stylocometes digi- tatus, Tridiophrya Ëpistylidis, Rhyncheia Gammari, Toko- phrya Cyclopum. MEMOIRES. 53 Gammarus putaneus : Dendrocometes paradoxus, Tokophrya Cyclopum. ISOPODES. AsELLUS AQUATicus : Stylocometes digitatus. DÉCAPODES (écrevisse). ASTACUS FLUviATiLis : THchophrya Epistylidis, Tokophrya Astaci. Insectes. Trichoptères. Larves de Phrygane : Tokophrya Cyclopum. Hémiptères. Notonecta glauca : Solenophrya Notonectae. Coléoptères. Sur un coléoptère non déterminé : Acineta linguifera. Sur un Hydrophilus piceus : Tokophrya ferrum-equinum. Dytiscus marginalis : Tokophrya Steinii. Mollusques. Paludina vivipara : Tokophrya elongata, Tokophrya quadri- parlita. Poissons. Esox Lucius (brochet) : Trichophrya Piscium. Perça fluviatilis (perche) : Trichophrya Piscium. Acerina cornua (greniille) : Trichophrya Piscium. Gasterosteus (épinoche) : Podophrya (pu^ Tokophrya .?) Gaste- rostei. 84 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. TABLE DES ANIMAUX MARINS SUR LESQUELS LES TENTACULIIËRES SONT PARASITES ('). Protozoaires. Sur les VoRTicELLiENS : Hypocomci parasitica, Hypocoma Zoo- thamni. Spongiaires. Leucosolenia (grantia) : Acineta multitentaculata. Crustacés. Sur un Ci'ustacé indéterminé, Acineta Cruslaceorum. • COPÉPODES. Sur les Copépodes parasites dans la cavité branchiale des Ascidies : Tokophrya Lyngbyi. Acineta tuberosa (2). Cyclops : Ophryodendt^on trinacrium.. TiSBE FURCATA : Ophryodendron trinacrium. Caligus rapax : Ephelota coronata. Amphipodes. Lœmodipodes filiformis : Ephelota Crustaceorum. Gammarus marinus : Acineta tuberosa. ISOPODES. Sur un Isopode non déterminé : Ophryodendron midticapitatum. Sphœroma sehrata : Acineta tuberosa. (1) Les Hydraires, les Bryozoaii-es et les Byssus des Mollusques ne sont pas compris dans cette table, la faune qui les recouvre étant dos plus variables. (2) Four cette dernière esi)èce, le Copépode est Notodelphys Allmani et l'Ascidie Ascidia tnentula. MKMOIRES. So DÉCAPODES. HoMARUs vuLGARis (Homai'd) : Acineta Homari. Acineta Vorlicel- loicles, Acineta tuberosa, Ephelota gemmipara. PoRCELLANA PLATYCHELES (Crabe) : Ophrt/odenclron porcellanum. Salpes. Trichophrya Salparuni, Acineta tuberosa. Ascidies. Trichophrya Salparum. Sur les Copépodes habitant la cavité branchiale des Ascidies : Toko' plirya Lyngbyi, Acineta tuberosa. TABLEAU ANALYTIQUE PERMETTANT DE TROUVER LE NOM DU GENRE AUQUEL APPARTIENT UN TENTACULIFÈRE : 1. Parasite dans le cytoplasma d'un Protozoaire 2 Non parasite dans le cytoplasma d'un Protozoaire 3 2. Parasite dans Sticholonche Amœbophrya Sticholonche. Parasite dans une Acanthométride Amœbophrya Acanthometrœ . Parasite dans un Suceur, un Péritriche (Vorticelliens), Bursa- /■îa, Binidium, Dictyocysta ou Tintinnopsis Endosphœra Parasite dans Stentor Sphœrophrya Stentorea. Parasite dans un autre Cilié Sphœrophrya pusilla. 3 Pas de tentacules ; marin ; forme allongée Ophryodendron. Un seul tentacule. 4 Un ou deux tentacules rectilignes minces, très longs ; eau douce; corps petit, sul)hémisphérique. flxé par sa base aplatie Trichophrya simplex. Deux tentacules flexueux, très mobiles ; une loge et un pédicule ; marin Acineta. dibdalteria. Tentacules d'une seule sorte 6 86 SOCIÉTÉ BFLCE DE MICROSCOPIE. TentacuJes de deux sortes, les uns longs, pointus et périphé- l'iques, les autres courts, c;ipités et centi-aux 11 4. Une logo et un pédicule : un long tentacule flexueux et très mobile Acinetopsis rara. Une loge ; pas de pédicule ; un long tentacule flexueux et très mobile Urnula Epistylidis Pas de loge ni de pédicule 5 5. Des cils : un tentacule cylindrique, capité, rigide ; marin ; sur Zoothamninrn Hypocoma. Pas de cils ; un tentacule flexueux, non capité : eau douce ; sur Cyclops ou Gammarus Rhyncheta. 6. 1 à 6 bras bifurques ou trifui-qués plusieurs fois 7 Tentacules non bifurques ni trifurqués 8 7. Chacune des dernières branches de bifurcation porte 3 à 4 petits tentacules en forme de tronc de cône ; eau douce ; sur Gammarus Dendrocometcs paradoxus. Chacune des 3 branches de bifurcation porte un bouquet de tentacules cylindriques, rigides, gi'èles, capités ; marin; sur Tisbe et Cyclops Ophryodendron trinacrium. 8. Tentacules localisés sur une petite portion circulaii'e de la sur- face du corps ou sui' un long prolongement cylindrique ou conique du coi-ps ; exemplaires non tentacules Ophryodendron. Tentacules ne l'épondant pas à cette description 9 9. Tentacules pointus et acérés, rigides ou flexueux 10 Tentacules cylindriques, souvent capités 12 10. Un pédicule ; marin 11 Pas de pédicule ; eau douce ; sur Asellus et les tiges d'Ophry- diurn Stylocometes diyitatus. 11. T' ne loge Podocyathus diadema. Pas de loge Epheto/a. 12. 1 à 5 tentacules flexueux. très mobiles ; une loge ; eau douce ; sui- les tiges d'E2)isiylis Urnula Epistylidis. Tentacules rigides 13 13. Une loge 14 Pas de loge 16 14. Un pédicule lô Pas de pédicule Solenophryn . 15. Loge munie de fentes latéi-ales, d'une venue avec le pédicule qu'elle continue directement Metacineta mystaciiui. Loge non munie de fentes latérales Acineta. 16. Un pédicule 17 Un bourgeon cytoplasmique adhésif Hallezia. Pas de pédicule 18 MfiMOIRES. S7 17. Tentacules radiaires, régulièrement répartis sur tout le corps sphérique ; pédicule mince, cylindrique, guère plus long que le corps ; reproduction par scissiparité Poclophrya. Animal ne présentant pas tous ces caractères à la l'ois Tohophrya. 18. Corps sphérique ; animal libre 19 Corps lobé, pyriforme, ovalaire, quadrangulaire, cordiforme ou trapézoïdal ; animal fixé ou libre Trichophrya. Corps ramitlé ; bouquets de tentacules très nombreux ; animal fixé Benclrosoyna radians. 19. Stade transitoire ; souvent des cils Podophrya. Etat permanent : pas de cils Sphœrophrya. I. GROUPE. Caractérisé par des tentacules coniques très petits invaginahles et dévaginables, placés à l'extrémité de proloncjements du corps. Une famille, deux genres, deux espèces. Eau douce. — Europe, Amérique du Nord. 1'^ FAMILLE : DENDROCOMETINA Stein 1867. Dimensions moyennes (grand diamètre jusque 110 [i-.) Pas de loge ni de pédicule. Fixé par une plaque chitineuse s'étendant sur toute la surface basale ou seulement sur une petite portion centrale de celle-ci. Le corps a la forme d'une demi-sphère ou d'une lentille. Tentacules nombreux, très petits, courts, en forme d'un tronc de cône, invaginahles et dévaginahles, portés sur des hras cylindriques ou coniques, simples ou ramifiés, lentement rétractiles. 88 SOCIÉTÉ BELGE DE MIGHOSCOl'lE. Une vacuole contractile marginale pourvue d'un canal excréteur. Re])ro(lu('tion par formation d'un embryon j)éritiiche, à face ventrale aplatie, constitué par dévagination de la paroi d'une cavité qui s'est creusée dans le corps. Le corps tout entier peut se transformer en un embryon. Conjugaison. Deux genres. Deux espèces. Eau douce. — Europe, Amérique du Nord. Bras ramifiés Denclrocometes. Bras non ramifiés Stylocometes. Genre 1 i Deiidrocouietes Stein 1851. Dimensions moyennes (grand diamètre jusque 100 \>-.) Fixé par une plaque cbitineuse occupant toute sa surface basale plane. Le corps a la forme d'un demi-ellipsoïde. Sur la sui'face du corps s'in- sèrent perpendiculairement 1, 2, 5, le plus souvent 4, rarement 5 ou 6 gros bras cylindricjues très lente- ment rétractiles, dont la longueur atteint ou dépasse le diamètre du corps ; ces bras, légèrement incurvés, sont insérés à l'équateur du corps ; il est rare qu'ils soient apicaux ; ils sont bifurques ou trifurqués 2 ou 5 fois de suite ; chacune des dernières branches porte 2, 5 ou i tentacules beaucoup plus étroits (|u'elles- mêmes, courts, tronc-coniques, invaginables, non capités. Succion comme chez tous les ïentaculifères : courant de granulations dans le tentacule raccourci et épaissi (Sand). Cytopiasma incolore, verdàtre ou brun. Noyau ovalaircou rul)ané ; centrosome (Sand). Une vacuole contractile marginale, pourvue d'un long MÉMOIRES. 89 canal excréteur, très visible. Reproduction par em- bryons endog-ènes plan-convexes (la face ventrale étant plate) ou biconvexes très aplatis ; couronnes ciliaires équatoriales (Stein 54, Bûtschli). Le corps tout entier peut se transformer en un embryon. Conjugaison de 2 individus (Wrzesniowski, Schneider, Plate 80). Une seule espèce. Eau douce. Sur le bord des jdaques branchiales de (inmmmnis pulex et de Gammarus piitaneus (Lach- mann 59, ^ ; il voulait faire des parasites de ce Crustacé une espèce distincte) ; très exceptionnelle- ment sur les poils des pattes de ces Crustacés (Sand) ('). — Europe, Amérique du Nord. Dendrocometes paradoxus Stein 51 et 54 f). Laclimann 59, 2 ; Bûtschli 77 et 87-89 ; Wi'zesniowski ; Robin ; Maupas 81 ; Kent 80-82 ; Keilicott 85 ; Plate S6 ; Schneider 86 ; Eismond 91 et 95 ; P:ntz 96 : Sand 96 et 99 ; Kofoid. Stade Acinète du Spirochona gemmipara Stein. Caractères du genre. Genre 2 : ^trlocoineies Stein 1867. Dimensions moyennes (grand diamètre jusque 110 [j.). Fixé par un petit disque adhésif chitineux situé au centre de sa surface basale plane ou bombée, (1) Kofoid a trouvé un exemplaii-e détaché dans la récolte opérée au moyen de lileLs trainés sur les Algues le long du boitl du West Twin Lake (Chai-levoix). (i) V Kent. pi. XLVIUa, flg. s à 12. Nous n'avons pas cru devoir reproduire les planches de cette monographie, à laquelle nous renvoyons le lecteur pour toutes les espèces non figurées par nous. 60 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. quelquefois diseoïdale. Le corps a la forme d'une lentille hi-convexe ou d'un demi-ellipsoïde. Sur la surface du corps s'insèrent perpendiculairement 10 à 20 bras lentement rétractiles, conicjues, digitiformes, non ramilles, dont la longueur atteint environ la moitié du grand diamètre du corps ; ces bras, recti- lignes ou légèrement incurvés, sont répartis sur toute la surface aplcale ou plus rarement sur le centre de celle-ci, la région qui les porte étant alors entourée d'une rainure circulaire. Sur chacun de ces bras s'insère un tentacule beaucoup plus étroit, court, tronc-conique, invaginable, non capité, semblant sécréter une substance collante. Succion comme chez tous les Tentaculifères pour les petites proies ; pour les grandes, mouvements de pompe du tentacule, le bras étant raccourci et épaissi. Du disque adhésif vers le noyau divergent une quinzaine de baguettes rigides. Cytoplasma incolore ou brun. Noyau ovalaire ou rubané, quelquefois tordu. Une vacuole contractile marginale, pourvue d'un canal excréteur. Reproduc- tion par embryons endogènes plan-convexes (la face ventrale étant aplatie) ou biconvexes très aplatis ; couronnes ciliaires équatoriales. Le corps tout entier peut se transformer en un embryon. Conjugaison de '2, rarement de 5 individus (Plate 88, Schneider 87). Une seule espèce. Eau douce. Sur le bord externe et postérieur des lamelles branchiales iVAsellus (uiuaticus, rarement de G(unmarus pulcx et sur les tiges dOplinjiliiDn versatile (Stein, (^la|)arède et Lachnumn, Schneider 87 ; ce dernier voulait faire des pai'asites de celles-«'i une espèce distincte). — Europe. MÉMOIRES. 64 Stylocometes digitatus Stein (pi. XXI, tig. 3 et 10) ('). Biitschli 87-89 ; Eismond 95. Gefingerte Acinete Stein 54. Stade Acinète iVOphrydiiim versatile Stein 54. Acineta digitata Stein 59-78. Trichophrya digitata Claparède et Lachmann ; Kent 80-82. Trichophrya Ophri/dii Claparède et Laclimann. Digitophrya Fraipont. Pericometes digitatus Schneider 87. Asellicola digitata Plate 88. Caractères du genre. II. GROUPE. Caractérisé par la forme lobée ou ramifiée du corps, les types primitifs étant simplement ovoïdes et la ramifi- cation pouvant se réduire à un seul bras cylindro- conique ; chaque lobe, bras ou ramification porte un faisceau de tentacules. Deux familles, trois genres, dix-huit espèces. Eau douce (G) et mer (12). — Europe, Amérique du Nord, Nouvelle-Zélande. -2-^ FAMILLE : DENDROSOMINA. (Fraipont) Biitschli 87-89. Dimensions moyennes, petites, grandes ou considé- rables (long, jusque 2400 \)). Pas de loge ni de (1) V. Kent, pi. XLVI, fig. 10 et 11. 62 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. pédicule. Fixé par une portion quelconque du corps ou libre, (juelquetbis auKeboïde. Corps ovoïde, qua- drangulaire, trapézoïde, hémisphérique, lobé ou ramihé. !2 à un nombre énorme de tentacules eapi- tés, cylindriques, rectilignes ou légèrement incur- vés, tous semblables, non fascicules et répandus sur tout le corps ou sur une portion seulement de sa surface — ou fascicules et localisés sur les lobes ou les ramifications. ISoyau sphérique, ovoïde ou rami- fié. Une à un très grand nombre de vacuoles contrac- tiles. Reproduction par embryons endogènes péri- triches ou liypotriches, en forme de lentille bicon- vexe aplatie ou par gemmes non ciliées, quelquefois tentaculées. Deux genres, dix espèces. Eau douce (6) et mer (4). — Europe, Amérique du Nord, Nouvelle-Zélande. Corps ovoïde, quadrangulaire, trapézoïde, hémisphérique, cordi- forme ou lobé Trichophi^ya. Corps ramifié Dendrosoma. Genre 3 : TriclioplirYa. Claparède et Lachmann 18o8-01. Dimensions petites ou moyennes (jusque 240 p.). Pas de loge ni de pédicule. Fixé par une portion du coi'ps ou libre, quelquefois amteboïde. Corps ovoïde, quadrangulaire, trapézoïde, hémisphéricpie ou lobé. Dans ce dernier cas, sur chaque lobe s'insère un faisceau de tentacules ordinairement capités, cylin- driques, rectilignes ou légèrement incurvés, tous semblables, rétractiles ; quand le corps n'est pas MEMOIRES. 63 lobé, les tentacules sont répartis sur toute la surface du corps ou sur une portion seulement de celle-ci. Cytoplasnia incolore. Noyau sphérique, ovoïde ou ramifié. Une ou plusieurs vacuoles contractiles. Reproduction par embryons endogènes allongés ou en forme de lentille biconvexe aplatie ; couronnes ciliaires équatoriales. Neuf espèces. Eau douce (5) et mer (4). — Europe, Amérique, Nouvelle-Zélande. 1. Tentacules fascicules 2 Tentacules non fascicules 4 2. Un seul faisceau de tentacules ; sur les branchies des poissons d'eau douce T. Piscium. Deux faisceaux ; mer ou eau douce 3 Trois faisceaux ; sur des Crustacés d'eau douce T. cordiformis. Plus de trois faisceaux ; eau douce T. Epistylidis. 3. Kn forme de coupe à fond large et aplati ; dans la cavité bran- chiale des Tuniciei's T. Salparum. Pyriforme ; eau douce Podophrya gelatinosa. 4. 1 ou 2 tentacules ; coi'ps hémisphérique ; eau douce T. simplex. Plus de deux tentacules 5 .5. Tentacules répartis sur toute la surface du corps ; mer ou eau douce 6 Tentacules localisés sur une portion du corps ; mer 8 6. Mouvement amœboïde ; mer T. Amœboïdes. Mouvement amœboïde inexistant ou invisible ; eau douce 7 7. Corps lobé, allongé T. Epistylidis. Corps ovalaire, présentant des angles saillants et l'entrants T. variabilis. 8. Corps amœboïde, fortement allongé, présentant postérieure- ment 2 prolongements incurvés et pointus T. odontophora. Corps gloljulaire, non amœboïde, tixé par quelques tentacules T. mirabilis. 64 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Trichophhya Pisoium Biitsehli 87-89 (pi. XXI, fig. 11). Schewiakoff93,l : Acineta der Fischkiemen Lieberkûlin. von Sielold, Engelmann in BUtschli 87-89. Fixé par rextréinité postërieui'e arrondie et rétré- cie. Corps ovalaire, allongé, tronqué à sa partie antérieure, qui porte un faisceau de tentacules cylin- driques. Cytoplasma incolore. Tn noyau Reproduc- tion par embryons internes (Engelni., von Siebold). Eau douce. Sur les branchies de Perça (perche), Esox (brochet), Aceriua (gremille). — Europe. Trichophrya cordiformis Schewiakoff 95, 1 (pi. XIX, %. 7 et 9). Corps aplati, cordifornie, triangulaii-e ou trilobé (ovoïde allongé au stade jeune), fixé par toute sa surface inférieure. A chacun dos trois anules du corps, un faisceau d(; tentacules cylindriques plus ou moins incurvés, non capités, terminés par une ven- touse. Cytoplasma incolore. Xoyau central sphé- rique ; membrane nucléaire distincte, i vacuole contractile marginale pourvue d'un canal excréteur. Reproduction par embryons internes, ovoïdes, gai'nis de trois ceintures é(|uatoriales de cils. Eau douce. Dans l'angle de la furca de Cyclops phalerutus. — Europe. Diam. du corps : :20 à 30 ,a. Long, maximum des tentacules : :20 jji. MEMOIRES. G» Triciiopiiuya Epistylidis Clap. et Lachm. (^) Stein 59-78 : Margô Tivadar ; Butschli 7(5,5; et 87-89 : Maskell 87 ; Badcock ; Kent 80-82 ; Schewiakoff 9.i, 1 ; Sand 96 et 99 ; Entz 96. Actinophrys Sol Perty. Dendrosoma Astaci Stein 59-78. Kent 80-82. Acinète sessile d'Udekem 57. Acineta sp. Cienkowsky 55,2. Trichophrya sinuosa Stokes 86. Trichophi^ya sp. Eismond 95. Corps allongé, ondulé ou plurilobé, fixé par toute sa surface inférieure. Sur les lobes, plus ou moins marqués, s'insèrent 4 à 12 (Sand) faisceaux de tentacules cylindriques, rectilignes, capités, de lon- gueur souvent très considérable ; parfois les tenta- cules sont répartis irrégulièrement sur toute la péri- phérie du corps. Cytoplasma incolore. Noyau central rubané, rectiligne ou curviligne, quelquefois ramifié. 5 à 11 vacuoles contractiles marginales. Reproduc- tion par embryons internes multiples (tous situés dans la même cavité), en forme de lentille biconvexe, munis de 5 couronnes de cils et de 3 à 8 vacuoles contractiles. Eau douce. Sur les tiges d'Epistylis (Clap. et Lachm.), sur Lemna minor (Clap. et Lachm.), Con- ferva (Badcock), Anacliaris (Stokes), Algues (Maskell), Astacus (Stein) et sur les plaques branchiales de Gammarus piilex (Eismond). — Europe, Amérique, Nouvelle-Zélande. Long, du corps : 50 à ^2U) j^. Larg. du corps : 60 H^. (1) V. Kent, pi. XLVI, tig. 12 et 13. XXV. K 66 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Truhopiirya Salpaulm Eiitz 84. Bûtschli 87-89 ; Schewiakoflf 93, 1. Ti'ichopJwya Ascidiarum Lachmann 59, 3. (1) Corps en forme de coupe à fond large et plat, par lequel laninial repose sur son support. Bord anté- rieur arrondi, chacun de ses deux angles (sur lequel s'insère un faisceau de tentacules capités) étant tron- qué, ou au contraire, prolongé en un lobe qui porte les tentacules. Ceux-ci se continuent jusqu'aux environs du noyau. Cytoplasina incolore, parsemé de granules brillants. Noyau granuleux, en forme de ruban ou de fer à cheval. 2 ou 3 vacuoles contractiles, non loin de l'insertion des tentacules. Reproduction par embryons internes (ciliation inconnue). Mer. — Dans la cavité branchiale de Polyclimim (Mer du Nord) (Lachm.) et de Salpa democratica (Naples) (Entz), où elle est tantôt distribuée sans ordre, tantôt répartie très régulièrement, chaque individu ayant un district de chasse égal. — Mer du Nord, Naples. Haut, du corps : 20 à 50 jjl. Larg. du corps : 50 à 90 [^. TRicFropiiKYA Sand simplex Zacharias. Acùieia simplex Zacharias. Corps subhémispliéri(|ue, fixé par sa base aplatie, portant 1 ou 2 tentacules cylindriques rectilignes (i) Lachmann n*a pas décrit cette espèce. Il note seulement qu'elle est tlxée par une large base dans la cavité digestive de Polyclinum. MÉMOlRIiS. 67 minces, mesurant ordinairement en longueur 5 fois le diamètre du corps. Noyau sphérique. Une vacuole contractile. Reproduction par scissiparité transversale égale ; souvent les deux individus-filles restent unis par un pont de substance ; les tentacules ne se mon- trent jamais avant la séparation complète. Eau douce. — Sur les chaînes tlottantes de Fragi- laria croUnœnsis. — Grand lac de Pion (Holstein). Extraordinairement abondante en juillet 1892 et les étés suivants. N'a plus été revue depuis quelques années. Diani. du corps : 12 [^. Long, des tentacules : 75 p.. TuicnoPHRYA AM.ïBOÏDEs Saud 99 (pi. X, fig. 1,2,5, 4). Corps ovalaire quelquefois carré, losangique, pyriforme), libre, animé de mouvements amœboïdes comparables à ceux des leucocytes, appréciables seulement en dessinant l'animal de minute en minute. 20 à 50 tentacules cylindriques, reetilignes, inégaux, capités, de longueur variable, divergent de toutes parts de la surface du corps. Cytoplasma clair, finement granuleux. Noyau et vacuole contrac- tile sphériques et centralement situés. i^a progression a lieu de la manière suivante : l'animal étend longuement un tentacule, dont l'extré- mité distale se fixe solidement ; puis le tentacule en se raccourcissant, attire le corps à lui. Un nouveau tentacule est alors allongé, puis fixé, et ainsi de suite. C'est cette traction qui rend souvent le corps pyri- forme (pi. X. fig. 4). Mer. — Parmi des Algues et des Hydroïdes. 68 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Concarneau. Diam. du corps : 15 à 40 p^. Long, des tenta- cules : 10 à 40 |Ji. L'existence de mouvements aniœboïdes chez un ïentaculit'èic adulte est un phénomène hautement intéressant. TiuciiopimYA VAiUABiLis Sand 99 (pi. IV, fig. 7, 8, 10). Corps ovalaire (pi. IV, lîg. 7) ou pyriforme (pi. IV, fig. 10), très allongé ou presque sphérique, de forme très varialde. Son contour ])eut être très irrégulier et dessiner des angles rentrants et saillants nombreux [pl. IV, fig. 8j ; il est cependant toujours arrondi, jamais anguleux. Libre, mais sans mouvements amœboïdes. 10 à 50 tentacules cylindriques, recti- lignes, capités, de longueur inégale, divergent de toutes les parties du corps. Cytoplasma clair, fine- ment granuleux. Lne vacuole contractile à une extrémité du corps. Eau douce. — Parmi les Algues et les plantes aquatiques. — Samson-sur-Meuse. Long, du corps : :25 à 40 [i. Larg. du corps : lia 35. Long, des tentacules : 5 à 50. Diam. de la vacuole : 5 à 10 jji. Tnicnoi>iiuvA odontopiioua Sand 99 (pl. X, fig. 5, 6, 7). Le corps est un rectangle allongé dont le bord antérieui', convexe, reçoit l'insertion des tentacules, tandis, que le bord postérieur, concave, porte à l'un MÉMOIRES. 69 de ses angles deux prolongements pointus, recourbés Tun vers l'autre, concaves intérieurement, compara- bles aux deux racines d'une dent molaire ; l'autre angle porte un seul prolongement de même nature, plus long. Animal libre. 15 tentacules capités, diver- gents. Cytoplasma clair, finement granuleux ; au centre, un amas de petites sphères brun verdàtres (pi. X, fîg. 5) qui se dispersent ensuite dans le corps (pi. X, fîg. et 7). Deux vacuoles pulsatiles antérieures accolées. Progression par mouvements amœboïdes très lents qui ne modifient guère la forme du corps. Mer. — Parmi des Algues attachées aux bacs d'une huitrière du port. — Concarneau. Long, du corps : 85 i^. Larg. du corps : 42 [j-. Long, des tentacules : :20 à 40 {^. Diam. des vacuoles : 10 [T. Un seul exemplaire observé. Si l'appareil qu'il porte à ses deux angles postérieurs sert à sa fixation ou à un rôle quelconque nettement défini, il sera nécessaire de créer un genre nouveau pour cet être énigmatique. Triciiophrya mirabilis Sand 99 (pi. XIV, fig. 5). Le corps a la forme d'un cône tronqué à grande base convexe ; le diamètre de la petite base est égal h un tiers de la hauteur du corps, celui de la grande base aux deux tiers. Sur la circonférence de la grande base s'insère une couronne de tentacules alternativement courts (1/9 de la hauteur du corps) et longs (1/5 de cette hauteur). Parmi ceux-ci, trois 70 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. tentacules l)eaucou|) plus longs ("2 fois à 2 fois et demie la hauteur du corps) et de direction })erpen- diculaire à celle des autres tentacules vont s'insérer de telle sorte que le grand axe du corps soit paral- lèle à la surface du support. Cytoplasnia hyalin, finement granuleux. xNoyau et vésicule contractile sphéricjues et centraux. Mer. — Sur des Hydroïdes. — Banyuls. Haut, du coi'ps : 34 p^. Larg. du corps : 2o ,u. Long, des tentacules : 5 à 1:2 [^. Long, des tenta- cules fixateurs : 60 à 100 i*-. Le mode de fixation de cette espèce, unique parmi les Tentaculifères, la rend très intéressante. Genre 4 ; Deiicirosoiiia Ehrenberg 1838. Dimensions considérables (jusque 2400 jji). Pas de loge ni de pédicule. Le stolon, ramifié et anastomosé, forme un réseau reposant par sa surface inférieure entière sur le support ; perpendiculairement à sa surface supérieure s'élèvent de longs prolongements sinueux de premier ordre, pouvant se diviser en branches de second ordre, se subdivisant à leur tour en rameaux de troisième ordre. Les prolongements vont en s'amincissant en s'éloignant du stolon (Stolon et prolongements, séparés pour la description, ne forment ({u'une seule masse cytoplasmi(jue ramifiée et anastomosée). L'extrémité renflée de chaque rameau porte un fais(;eau de tentacules cajjités. Le cytoj)lasma clair, iinement granuleux, est le siège de coui'ants de sens opposés ; le stolon est brun, les MEMOIRKS. li branches incolores ou rougeatres. Noyau contourné el ramifié comme le corps dont il a exactement la forme. Vacuoles contractiles très nombreuses, répan- dues dans le corps et les rameaux. Reproduction par ûjemmes externes non ciliées, quelcfuefois tentaculées, produites à Textrémité des rameaux — et par embryons endogènes hypotriches plus grands, en forme de lentille bi-convexe aplatie, formés dans le stolon ou les prolongements de premier ordre et pourvus de 5 vacuoles contractiles. Ces embryons se fixent, poussent des tentacules, et développent un prolongement tentacule qui se rami- fie et grandit toujours. Une seule espèce. Eau douce. — Sur Anaclunis, Myriopliylliim, etc. — Europe et Amérique du Nord. Long, et larg. de l'ensemble du corps : jusque 2""", 4. Diam. de l'extrémité des rameaux : 50 [*-. De>drosoma radians Ehrenb. {^) Rhrenberg 40, 62 ; Perty ; Dujardin ; Pritchard ; Clap. et Lachm. ; Leidy ; Levick ; Kent 80-82 ; Butschli 87-89 ; Entz 96. Caractères du genre. 5'"^ FAMILLE : OPHRYODENDRLNA Stein 1867. Dimensions moyennes, grandes ou très grandes (longueur justjue 840 ^). Loge et pédicule, ou pédicule seulement, ou ni loge ni pédicule, l'animal étant fixé (1) V. Kent, pi. XLVII, fig. 16 à 22. 72 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. par l'extrémité postérieure du corps ou ainœboïde. Le corps ovoïde, allongé, en forme de poire, de massue, de cupule, de sphère, de cœur, de cylindre porte à son extrémité antérieure (quelquetbis cupuli- forme), un à quatre gros bras (trompes) rétractiles, très mobiles, souvent annelés, parfois flexueux ; à l'extrémité des bras est fixé un faisceau de tentacules nombreux, de longueur modérée, quelcjuefois flexueux ou sétiformes, souvent capités. Noyau rubané ou ramifié. Une ou plusieurs vacuoles con- tractiles. Reproduction par embryons endogènes péritriches en forme de lentille bi-convexe aplatie et par gemmes externes. Lorsque la trompe est rétractée, l'individu s'appelle lagéniforme, vermiforme ou individu B ; il difl'ère quelquefois des proboscidiens ou individus A par la forme extérieure. Cependant, toutes les transi- tions ont été observées pour plusieurs espèces. 1 genre, 8 espèces. Mer. — Europe. Genre 5 : Oplirvodendroii Clap. et Lachm. 1858-51. Caractères de la fiimille. 1. Une ou plusieurs trompes Proboscidiens 2 Pas de trompe Lngctiif ormes 8 Proboscidiens. 2. Corps amœboïde, irrégulier, à angles rentrants ; plusieurs petits cônes tronqués sur lesquels s'insère un tentacule très court 0, variàbile. MÉMOIRES. 73 Corps non ainœboïde, régulier, sans angles rentrants ; tenta- cules tous sur la trompe 3 3. Une trompe 4 ïi'ois trompes ; pédicule très court et gros 0. trinacrium. Quatre trompes (1, 2 ou 3 chez le jeune) ; sessile ou pédicule mince 0. multicapitatum. 4. Couronne de tentacules à l'extrémité de la trompe 0. belgicum. Tentacules placés sur la trompe comme les barbes sur une plume ou un épi 5 5. Trompe insérée dans une dépression de la face supérieiu-e du corps 6 Ti'ompe insérée sur la surface supéi'ieure convexe du corps 7 6. Pas de pédicule 0- ahietinum. Pédicule long, mince et incurvé. 0. pedicellatum. 7. Ti'ompe insérée oxcentriquement ; corps allongé 0. Sertulariae. Trompe insérée centralement ; coips sphéroïdal 0. Porcellanvm, Lagéniformes. 8. < 'orps amœboïde, irrégulier, à angles rentrants 0. variabile. Corps non amœboïde. régulier, sans angles rentrants 9 9. Pédicule très gros et court 0. trinacrium. Pédicule mince 10 Pas de pédicule 12 10. Pédicule court et rectiligne ; corps cylindrique ou pyriforme 11 Pédicule moyen, légèrement sinueux ; corps sphéroïdal ou cordiforme 0. ynuUicapitatum. Pédicule long et incurvé 0. pedicellatum. 11. Corps cylindrique 0. ahietinum. Corps en forme de poire quelquefois très allongée 0. belgicum. 12. Corps filiforme, 12 fois plus long que large 0. Forcellanum.. Corps cylindrique, 6 fois plus long que large 0. Sertulariae. Corps pyriforme 0. belgicum,. Pour Bûtsclili (87-89) 0. ahietinum et 0. belgicum ne sont qu'une seule et même espèce ; 0. variabile, identique à 0. Sertulariae, serait une variété d'O. abietinum. 74 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Opiiryodkm>uon vauiarii.e Griiber 8i (pi. WIII, fig. 6). Pas do loife ni de pédiculo. Libre, mouvements amœboïdes. Corps de forme variable, irrégulière, présentant des saillies et des angles rentrants ; I ou 2 bras souvent plissés transversalement et comme annelés, moins longs que le corps, cylindriques ou pointus, portant à leur extrémité une couronne de tentacules non capités. Souvent, sur le corps, 2 à 6 petits cônes protoplasmiques tronqués ; du milieu de la surface de troncature s'élève un tout petit tentacule fortement capité. Quebpiefois le corps émet des prolongements non cylindricjues, de forme irré- gulière. Cytoplasme incolore. Plusieurs vacuoles contractiles. Mer. — Gênes. Cette espèce représente la transition entre les genres Tricliophrya et Oplirijodendron. Ophhyodendron (Bûtschli 87-89) tuïnacrium Gruber (pi. X\ï, fig. 15 et 14). Acineta trinacria Gruber 84. Stylostoma fort'estn' .Milne. Loge ovoïde très allongée, tronquée à ses deux extrémités, l'extrémité postérieure se prolongeant en un pédicuh^ creux gros et court. Le corps rem|)lit complètement la cavité de la loge ; antérieui'cment, sa pellicule se confond nxor celle de loge, et se pro- longe sur 5 bras (sur un cxcmplaii'e, un des 5 bi'as se divisait en deux rameaux) cylindri(pies, rectilignes. MEMOIRES. 78 constitués de cytoplasma hyalin, ils divergent, mais prolongent dans leur ensemble l'axe du corps ; à l'extrémité de chacun d'eux, s'insèi'e un faisceau de nombreux tentacules capités atteignant un tiers de la longueur du corps et quelquefois rétractés en spirale. Cytoplasma incolore très gi'anuleux, les granules étant quelquefois bruns. Noyau rubané médian, plus ou moins incurvé, contenant un très grand nombie (4 ou 6 chez le jeune) de sphères fort réfringentes dont le centre est très coloral)le. Nucléole (ou centro- some ?). Une vacuole souvent masquée par les granules cytoplasmiques. Le lagéniforme ne diffère du proboscidien que par sa forme plus allongée ; au lieu de se terminer par trois bras, le corps s'atténue en un prolongement cylindrique, renflé à son extrémité distale (qui porte des stries radiaires) atteignant la longueur du corps, mais seulement la moitié de sa largeur. Le pédicule peut être réduit ou nul. Quelquefois un lagéniforme est fixé sur un proboscidien. Mer. — Sur le céphalothorax et les antennes antérieures de Tisbe furcata (pierres, mousses, quais, où Claus le premier l'avait signalée, sans la décrire) et sur Cyclops (Milne). — Gênes (Gruber), Naples (Daday), Messine (Claus), Mer du Nord (Milne). Adulte : Long, du corps 252-270 i^. Larg. du corps 70-90 jj.. Long, des tentacules 56 pi.. Long, du pédoncule 56-40 h^. efeune : Long, du corps 255-252 f^. Larg. du corps 50-70 [ji. — Milne a assisté à la capture d'un Cilié par 0. trhiacrium : les phénomènes de succion ont été 76 SOCIÉTÉ BRLGE DE MICROSCOPIE. identi(|ues à ceux que présentent les autres Tentaculi- fères. C'est le seul cas connu où la nutrition d'un Ophnjodcndroii ait été observée. Les lagéniformes ressemblent beaucoup à ceux d'O. pcdiccllatum. Ils s'en distinguent par leur pédi- cule rectiligne beaucoup plus court et gros. Ophuyodendron mllticapitatbm Kent 80-82 ('). Btitschli 87-89 ; Sand 95 et 99. Pas de loge. Corps ovalaire, subsphérique ou pyriforme, (cordiforme quelquefois dans les stades jeunes) sessile (l'individu jeune possède un pédon- cule mince légèrement sinueux, atteignant la moitié de la longueur du corps). Sur la face apicale du corps, 4 bras (1, 2 ou 5 dans les phases jeunes) rectilignes, annelés, diver- gent tout en prolongeant dans leur ensemble l'axe du corps ; ils portent à leur extrémité 50 à 40 tentacules sétiformes, disposés sur le bras comme les barbes d'une plume. Cytoplasma incolore, bourré de gra- nules opaques. Noyau et vacuole contractile non observés. Reproduction par gemmes sphériques ou ovoïdes, en nombre variable, insérés sur la face apicale du corps. Lagéniformes en forme de poire très allongée fixée par sa grosse extrémité, quel([uefois sur les probos- cidiens. iMer. — Sur les antennes et les membres d'un crustacé Isopode. — Jersey (Minquières), Le Portel. (1) V. Kent, pi. XLVUlA, flg. ^6 à 31. MÉMOIRES. 77 Haut, du proboscidien : 84 ^x. Sauf le pédicule, les lagënit'orines ressemblent en tout aux lagénil'ornies d'O. Sertulariue. Ophryodemdron belgicum Fraipont (pi. XIII, fig. 8, 9, 10, II et pi. XVI, %. I et -2) ('). Kent 80-82 ; Sand 95 et 99. Pas de loge ni de pédicule. Corps en forme de poire allongée ou de massue, fixé par le petit bout adhésif, quelquefois encerclé de stries équidistantes (Sand). Trompe rétractile, pouvant s'incliner de tous côtés, cylindi'ique (mais s'amincissant vers son extré- mité distale), souvent annelée, atteignant environ la moitié de la longueur du corps, à insertion légère- ment excentrique dans une sjouttière de la grosse extrémité du corps ; elle porte à son exti'émité une couronne de 5 à 14 tentacules cylindriques rectilignes, divergents, souvent capités, rétractiles. Cytoplasma très hyalin et finement granuleux, ou complètement opaque par suite de la présence d'un grand nombre de corps naviculaires réfringents, que l'on rencontre aussi dans la trompe. Noyau en fer à cheval ou rubané, axial (ou ramassé en S au centre du corps), plus ou moins recourbé ou ramifié, quelquefois renflé à ses deux extrémités qui peuvent être bifur- quées. Centrosome (Fraipont). Une seule vacuole contractile dans la portion renflée du corps ou bien une vésicule antérieure et une plus petite postérieure ; (1) V. Kent, pi. XLVin, flg. 36 et 37. 78 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ces vacuoles sont pyriformes ou ovoïdes, à bords plus ou moins irrégulieis. Lagéniformes subcylindiques (pi. XVI, fig. 1) ou rénifoi'ines (pi. XIII, fig. 9), renflés tantôt à leui' extrémité libre, tantôt à leur extrémité fixée, à 8 fois plus longs que larges, fixés par un petit pédicule mince et rigide (qui n'est autre qu'un tentacule ordinaire, capité, que l'on voit se piolonger à l'inté- rieur du corps), plus tard sessiles. Reproduction sur les proboscidiens et sur les lagéniformes par embryons endogènes sphériques uniques et par gemmes externes antérieures, sphé- riques ou allongées et terminées par 2 bosselures possédant chacune un centrosome. Mer. — Sur les hydrothèques de Clytia volubilis (Fraipont) et sur les Bryozoaires (Sand). — Ostende (Fraipont), Nieuport, Portel (Sand). Long, des proboscidiens : 58-114 |j.. Larg. des proboscidiens : 20-40 iji. Long, maximum des lagéniformes : 99 ,u. Larg. maximum des lagéni- formes : 11) [j.. Long, moyenne de la ti'ompe : 33 |JL. Larg. moyenne de la trompe : 5 ,u. Long, moyenne des tentacules : 11 jji. Larg. moyenne des tentacules: 1,0 a. Long, du noyau : 30-o0 pi. Larg. du noyau : 4-8 ij.. Un exemplaire de cette espèce a été fixé dans nos préparations an moment où ses 14 tentacules commençaient à proéminer sur un j^etit ceicle du corps, destiné à foi'mer l'extrémité de la trompe lors de l'évagination de celle-ci. Ces tentacules étaient en tout semblables à ceux des autres genres de Tentaculifères. MEMOIRES. 79 0. hclgicum ne diffère d'O. abietinum que par la disposition et la forme des tentacules. Ophryodendron abietlnum Claparède et Lachniann (^). Str. Wright: Hincks; P -J. van Beneden in Fraipont ; Kent 80-82 ; Biitschli 87 89. Pas de loge ni de pédicule. Corps cupuliforme ou pyrifornie, tixé par la petite extrémité au moyen d'un disque adhésif ; de l'extrémité antérieure concave s'élève une trompe longue, mince, cylindro-conique, très extensible, portant à son extrémité 20 à 50 tentacules sétiformes, en état d'agitation perpétuelle, disposés comme les barbes d'une plume, et comme celles-ci, diminuant graduellement de longueur vers l'extrémité lil>re de la trompe. Cytoplasma souvent bourré de corpuscules naviculaires. Lagéniformes cylindriques, un peu rétrécis vers leur extrémité libre, qui peut former un prolonge- ment étroit assez long, arrondis ou pointus à l'extrémité fixée, qui porte un petit pédicule mince et rigide, souvent brun, quelquefois muni de branches latérales divergentes pointues, s'enfonçant comme des racines dans le support (Robin). Lagéni- formes quelquefois fixés sur les proboscidiens. Reproduction par bourgeons et par embryons endogènes hypotriches, souvent multiples (16 à 20), pourvus de vacuoles contractiles. Mei'. — Sur Scriidaria (P.-J. van Reneden), Pkunularia et Campanularia fixées sur Zoslera (Clap. (1) V. Kent, pi. XLVIIlA, ûg. 13, 14, 15, 32. 80 SOCIKTl'; BELGK DE MICROSCOPIE. et Lachm.), sur Halecium lialecinum (Hincks). — Glesnasholm (Norvège) (Clap. et Lachm.), Bangor (Hincks), Ostende (P.-J. van Beneden), Concarneau (Bobin). Long, des proboscidiens : LiO-840 u. Long, des lagéniformes : 140-840 |^. Ophuyodendron pedicellatlm Hincks (^). Fraipont : Kent 80-82 ; Butsohli 87-89 ; OpJn'i/odendron pedioiculaium Koeli ; Fraipont. Pas de loge. Pédicule long, mince et incurvé, terminé h sa base par une cupule. Corps cupuliforme, oviformc» ou ])yrifoi'me à grosse extrémité antérieure ; du centre de la face antérieure, ordinairement concave, s'élève une trompe cylindricjue ou cylindro- conique, quelquefois annelée et striée longitudinale- ment et transversalement, très mobile et contractile, mesurant de \ à 8 fois la longueur du corps, portant à son extj'émité libre 8 à :25 tentacules séti formes égaux insérés plutôt en couronne que comme les barbes d'une plume. Cytoplasma brun ou incolore. Noyau irrégulier, ramifié, incurvé, bifurqué, en S, ou en fer à cheval. Pas de mouvements. I^agéniformes en forme de poire très allongée, fixée par sa grosse extrémité au moyen d'un pédicule long, mince et incurvé ; quelquefois le corps s'atténue en un prolongement rentlé à son extrémité, atteignant la longueur du corps, mais seulement la moitié de sa largeur. (1) V. Kent, pi. XLVnU, flg. 16, 17, 18, 19. MEMOIRES. 84 Mouvements très actifs. Quelquefois fixés sur les proboscidiens. Reproduction, sur les proboscidiens et sur les lagénifornies, par bourgeons et embryons. Mer. — Sur Pliimidaria pinnata (Hincks) et setacea (Koch). Ilfracombe (Devonshire) (Hincks) ; Messine (Koeh). Long, du corps des proboscidiens : 24-50 fx, — Larg. du corps des proboscidiens : 20-:2:2 jji. — Long, de la trompe : 50-250 u. — Larg. de la trompe : 1,5-8 IX. — Long, du corps des lagéniformes : 50-50 IJ-. — Larg. du corps des lagéniformes : 14-20;^. — Long, du pédicule : 25-50 ,«.. — Long, du noyau : -20-26 fl. OPHRYODENDKOiN Sertulakiae Str. Wright ('). Koch ; Fraipont ; Kent 80-82. Corethria Sertulariae Str. Wright 58-59. Ophryodendron dbietinum Str. Wright 61. Ni loge, ni pédicule. Corps subcirculaire ou ellip- tique, très aplati ; de la circonférence de la face supérieure s'élève une trompe annelée, rectiligne ou sinueuse, cylindroconique, portant à son sommet de 20 à 50 tentacules sétiformes disposés comme les barbes d'une plume et, comme celles-ci, diminuant graduellement de longueur vers l'extrémité de la trompe. Noyau rubané ou ramifié. Une ou plusieurs vacuoles contractiles. Lagéniformes cylindriques, allongés, un peu renflés vers la partie médiane, 6 fois plus longs que larges, (1) V. Kent, pi. XL VIII, tig. 38 à 4(». XXV. 6 8S SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. sessiles, attachés par leur extrémité postérieure adhésive, quelquefois bruns olivâtres. Parfois fixés sur les ])rol)oscidiens. Reproduction par boui'gcons multiples (4 à 9) et par eml)ryons endogènes liypotriches, souvent multiples, à face ventrale aplatie. Mer. — Sur Sertutaria pumila. — Angleterre. Long, du corps des proboscidiens : 84 [i. — Long, du corps des lagéniformes : 1:28 pi. Ressemble beaucoup à 0. abietimun dont il se distingue par sa forme aplatie et par l'insertion excentrique de la trompe. Ophryodendron porcellanum Kent 80-82 {'). Hatschli 87-89. Pas de loge ni de pédicule. Corps subsphérique ; de sa face antérieure convexe s'élève excentricpiement une longue trompe cylindro-conique, légèrement annelée, aplatie, sinueuse, très extensible, souvent fortement renflée à son insertion ; son sommet porte 50 à 100 tentacules séti formes disposés comme les barbes d'une plume, et, comme elles, diminuant de longueur vers l'extrémité de la trompe. Lagéniformes sessiles, filiformes, 12 fois plus longs que larges, quelquefois fixés sur les probosci- diens. Mer. — Sur les pattes de Porccllana platijcheles. — St Hélier (Jersey). Long, du corps : 64 |a. (1) V. Kent, pi. XLVIIlA, lig. 20 à 25. M£HOIKES. m m. GROUPE. Caractérisé par le nombre très réduit des tentacules. Deux familles, quatre genres, six espèces. Mer (5) et eau douce (5). — Europe. i-^ FAMILLE : HYPOCOMLNA Bûtschli 87-80. Dimensions petites (jusque i6 |^). Ni loge ni pédicule. Libre. Corps globuleux ou ovale, face supérieure convexe, face inféiieure très contrac- tile, d'une concavité variant avec les contractions actives de l'animal. Face inférieure (sauf une bor- dure assez étroite) couverte de cils disposés en rangées longitudinales dans des rainures un peu curvilignes parallèles aux bords de cette face. A la partie antérieure de la région ciliée se trouve un seul tentacule capité, cylindrique, rectiligne, dirigé en avant et en bas, dont la partie proéminente mesure de l/:2 à 1/5 de la partie incluse dans le corps. Cytoplasme clair, contenant des grains bril- lants. Noyau axial, sphérique, rubané ou en fer à cheval, finement granuleux ; membrane nucléaire distincte. Vacuole contractile au milieu de la face inférieure. Reproduction par scissiparité transversale. Un genre, deux espèces. Mer. — Ectoparasite sur Zootliamnium et d'autres Vorticelliens, qu'il abandonne dès qu'il en a sucé la plus grande partie. Souvent âenx Hypocoma sucent un seul Vorticellien. Ils se placent de préférence près du péristome. — Gênes (Gruber), Naples (Plate). H SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Genre 6 : Hvpoeoiiia Gruber 188i. {Acinetoïdes Plate 88). Caractères de la famille. Deux espèces : Hypocoma Bûtschli 87-89 parasitica Gruber 8i,:2. (pi. XVIII, fig. 9.) Acinetoïdes Grœffii Plate 88. Corps régulièrement ovoïde. Noyau axial, rubané ou en fer à cheval, atteignant les 3/4 de la longueur du corps. Long, du corps : 46 [a. — Épaisseur du corps : 20 ^. Hypocoma Bûtschli 87-89 Zoothamni Plate 88. Acinetoïdes Zoothamni Plate 88. Corps irrégulier, globulaire. Noyau sphérique, très petit. — Long, du corps : :20 a. o-"» FAMILLE: URNULINA (Fraipont) Bûtschli 87-89. Dimensions petites ou moyennes (jusque 90 y-)- Pédoncule et loge, ou loge seulement, ou ni loge ni pédoncule, l'individu étant fixé par une portion du corps. Corps globulaire, ovoïde, j)arfois très allongé. 1 à o tentacules longs, cylindriques, flexueux, non capités, animés de mouvements incessants de va-et- vient qui les recourbent en tous sens, insérés à l'extrémité antérieure du corps. Noyau ovale ou MEMOIRES. 8ë irrégulier. Une ou ])lusieurs vacuoles contractiles. Reproduction par scissiparité oblique et inégale, la ciliation de la portion libérée étant holotriche. Trois genres, quatre espèces. Mer (I) et eau douce (5). — Europe. Genre 7 : Itliyiiclieta Zenker 188G. Dimensions petites ou moyennes (jusque 1)0 [>■). Ni loge ni pédicule. Corps plastique, ovoïde ou en forme de massue fixée par la grosse extrémité, l'autre se prolongeant en un tentacule cylindrique flexueux, animé de mouvements incessants de va-et- vient qui le recourbent en tous sens. Noyau ovale ou irrégulier, antérieur ou central. Deux espèces. Eau douce. — Sur des Crustacés. — Europe. Tentacule atteignant au moins les 2/3 de la longueur du corps R. Cyclopum. Tentacule beaucoup plus court que le corps R. Gammari. RiiYNCHETA Cyclopum Zenker (^). Kent 80-82 ; Butscbli 87-89 ; Entz 9(5. Corps pyriforme, trois ou quatre fois plus long que large ; l'extrémité fixée est quelquefois traversée par une gouttière, l'extrémité antérieure est très pointue ; tentacule cylindrique, sinueux, 2-4 fois aussi long que le corps. Noyau ovale, subcentral. Vésicule contractile antérieure. (1) V. Kent, pi. XLVI, tig. 1 et 2. 86 SOCIRTK BELGK DE MICROSCOPIE, FLaii douce. — Sur les membres thoraciques et l'ab- domen (Entz) de Cyclops coronaia, le tentacule étant dirigé d'avant en arrière. Assez rare (1 exemplaire sur 12 à :2() Cficlops). — Europe. Long, du corps 1)0 }jl. — Long, minimum du ten- tacule : 60 î^. Rhynchkta Gwimari Eismond 95 (pi. XXII, fig. 6). Corps plutôt ovalaire que pyriforme, deux fois et demie plus long que large, extrémité antérieui-e conique ; tentacule cylindrique, sinueux ne dépassant pas un cinquième de la longueur du corps. iXoyau antérieur irrégulier. 9 vacuoles contractiles margi- nales. Eau douce. — Sur les plaques branchiales de Gamynarus pulex. — Bohème. Genre 8 : l'rnula Clap. et Lachm. 18o8 (^). Dimensions petites ou moyennes (jusque 80 [t.). Loge ovoïde ou urcéolée, une et demie à deux fois plus longue que large, fixée par son extrémité pos- térieure rétrécie, conique, et recourbée latéralement. Ouverture antérieure peu rétrécie, arrondie ou subti'iangulaire. Le corps, sphérique ou ovoïde, occupe la moitié ou la totalité de la cavité de la loge. Sur sa face antérieure (pai'fois un peu latéralement) s'insèrent I ou 2 (raiement ."i-o) tentacules fili- formes, sinueux, non l'amifiés ('), plus ou moins (1) V. Kent, pi. XLVIII, ûg. 1, 2, 3, 4. (2) Clap. et Lachm. croyaient que ces tentacules pouvaient porter 1 ou 2 branches latérales : cette assertion a été reconnue fausse. MÉMOIRES. 87 longs, animés de mouvements incessants de va-et- vient. Cytoplasme incolore. Noyau ovoïde, subcen- tral. Une ou plusieurs vésicules contractiles subcen- trales. Reproduction par scissiparité oblique inégale, rarement égale : la jeune Urnula est holotriche, assez volumineuse (Clap. et Lachm., Stein ()7) ('). Une espèce. Eau douce. — Sur le pédoncule à'Epistylis plica- tilis. — Europe. Urnula Epistylidis Clap. et Lachm. Engelm. 62 ; Stein 67 ; Wrzesniowski ; Kent 80-82 ; Butschli 87-89 ; Entz 96 : Sand 96 et 99. Knospen von Epistylis Stein 59. Caractères du genre. Long, de la loge : 20-120 |x. — Larg. de la loge : lo-80 [x. — Diam. du corps : 15-80 \>^. — Diam. du noyau : o-20 y-- — Diam. de la vacuole : 5-15 ^, Genre 9 t Aciiietopsis Robin 1879. Dimensions petites ou moyennes (jusque 84 jji). Loge cupiilitbrme, totalement ouverte antérieure- ment, une et demie fois plus longue que large, fixée par un pédicule très mince cylindrique, droit ou recourbé, dont la longueur égale ou dépasse légère- ment celle de la loge. Le corps remplit à peu près complètement la cavité de la loge, dont il a la forme. Au milieu de la face antérieure du corps, légère- (1) Les spores observées par Clap. et Lachm. sont des parasites. — Les perles n'ont pas été vues sur cette espèce par Sand 99. 88 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ment convexe et proéminente hors de la loge, s'élève un tentacule cylindrique tlexueux, animé de mouve- ments incessants de va-et-vient qui le recourbent en tous sens ; filiforme en état d'extension, conique lorsqu'il est rétracté, il atteint 7 fois la longueur du corps ; perles nettes (spirale). Cytoplasme uni- formément granuleux. Vacuole contractile subsphé- rique. Noyau, nutrition et reproduction inconnues. Une espèce. Mer. — Sur les Sertulaii'es. — Concarneau. Rare. Haut, de la loge : 84 [jl. AciINETOPSIS RARA Robiu ('). Kent 80 82 ; Butschli 87-89. Caractères du genre. La classification de ce genre est provisoire, le mode de nutrition et de reproduction n'ayant pas été observé. IV. GROUPE. Caractérisé par la forme sphérique du corps, de la surface entière duquel rayonnent de nombreux tenta- cules capités, exactement radiaires, — et par sa moln- lilé ou son parasitisme, temporaires ou constants. Une famille, quatre genres, treize espèces. Eau douce (7), mer {^2), eau douce et mer (1), eau (1) V. Kent, pi. XLVIII, tig. 43 à 45. MÉMOIRES. 89 douce et eau saiiiiiàtre (5). — Europe, Inde, Algérie, Nouvelle-Zélande. e-^ FAMILLE : PODOPHRYINA. Sand 99 emend., Biitschli 87-89. Dimensions petites ou moyennes (jusque 85 ^). Pas de loge ; parfois un pédicule mince, rectiligne. Temporairement ou toujours mobiles ou parasites. Corps sphérique. Tentacules capités, rectilignes, radiaires, rayonnant de la surface entière du corps, Noyau sphérique ou ovalaire. Une ou plusieurs vacuoles contractiles. Reproduction par scissiparité, exceptionnellement par formation d'embryons. Quatre genres, treize espèces. Eau douce (o), mer (2), eau douce et mer (2), eau douce et eau saumcàtre (2) ; eau douce, mer et eau saumàtre (1) ; binnenlandfauna (1). — Europe, Inde, Algérie, Nouvelle-Zélande. Genre tO : Podoplirya (Ehrenberg 1855 et 1858) Biitschli emend. 87-89. Dimensions petites ou moyennes (jusque 85 [^). Pas de loge. Pédicule court ou assez long, mince, recti- ligne. Parfois mobilité temporaire, l'animal s'accro- chant au moven de ses tentacules ou bien se ciliant et perdant partiellement ou totalement ses tentacules. Corps sphérique, de toute la surface duquel rayon- nent de nombreux tentacules capités, radiaires. Noyau central, sphérique ou ovoïde. Une ou plusieurs vacuoles contractiles. Reproduction par 90 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. scissiparité égale ot transformation de l'extrémité antérieure en un bourgeon cilié et tentacule ou, rarement, par embryons endogènes péritriches. Cinq espèces. Eau douce (2) ; eau douce et eau saumàtre (:2) ; eau douce, mer (I). — Europe, Inde, Algérie. 1. Pédicule et tentacules plus courts que le tiers du diamètre du corps P. brevipoda. Pédicule et tentacules plus longs que le tiers du diam. du corps 2 2. Tentacules peu nombreux (15 env.), subégaux. P. Maupasii. Tentacules nombreux (50 env.). subégaux ou inégaux. 3 3. Tentacules très inégaux, quelques-uns atteignant de 3 à 6 fois le diamètre du corps P. libéra. Tentacules plus ou moins inégaux, ne dépassant pas 3 fois le diamètre du corps 4 4. Pédicule sinueux ; tentacules subégaux P. fixa. Pédicule droit, s'insérant sui' un prolongement conique du corps qui donne à celui-ci un aspect pyiiforme ; tentacules inégaux. P. gelatinosa. Kystes. 1. Pédoncules 2 Non pédoncules P. gelatinosa. 2. 5 cercles en relief, très proéminents, striés P. fixa. 8 à 16 cercles non striés, peu proéminents P. libéra. Pas de cercles P. Maupasii. Les kystes de P. brevipoda n'ont pas été observés. État moiîile. 1. Ceintuie de cils incomplète à rextrémité postéi'ieure, où les cils persistent : noyau ovoïde P. Maupasii. Ceinture de cils complète ; noyau spliéi-ique 2 2. Tentacules complètement dispai-us. l\ libéra. 2 faisceaux do tentacules bien étendus P {/elatitwsa. L'état mobile de P. fixa et de P. b?'evipoda n'a pas été observé. MRMOIRES. 91 PonopinsYA BUKviponA Sand 99 (])1. IV, Hg. 2). Pédicule cylindrique, ne dépassant pas en lon- gueui' le tiei's du diamètre du corps, évasé légère- ment vei's son insertion au corps. Corps sphérique. Tentacules nombreux, cylindriques, courts (env. le sixième du diamètre du corps), capités, subégaux, également répartis ; leur direction n'est pas toujours exactement radiaire ; ils sont parfois incurvés ou dessinent une ligne brisée. (Cytoplasme hyalin. Noyau sphérique ou ovale, centi'al. Vésicule contrac- tile sphérique, excentrique. Eau douce. — Parmi les Algues. — Samson-sur- Meuse (Belgique). Assez rare. Diam. du corps : 55-65 pi. — Long, du pédic. : I5-!20 i^. — Larg. du pédic. : 2-5 f^. — Long, des tentacules : 5-25 \i. PoDOPHRYA Maupasii BûtschH 87-89. Podophrya fixa Maiipas 76, 81. Podophrya sp. Florentin. Pédicule cylindrique, recti ligne ou légèrement courbé, dépassant en longueur le tiers du diamètre du corps, plus épais que les tentacules, s'élargissant souvent de la base au sommet. Corps sphérique, parfois pyriforme, légèrement bosselé ou mame- lonné. 15-20 tentacules cylindriques, rectilignes, subégaux, non capités, terminés par un petit enton- noir, ne dépassant pas en longueur le diamètre du corps ; leur direction n'est pas invariablement radiaire. Cytoplasme jaune pâle ou grisâtre, huileux. M SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Noyau ovale ou sphériquc, postérieur ou central, granuleux, parfois très irrégulier ; centrosome peu distant du noyau. Vésicule contractile sphérique, subcentrale. Kyste sphéroïdal, épais, lisse, laissant entre lui et le corps un intervalle assez considérable ; la plus grande partie du pédicule est extérieure au kyste. Pour devenir libre, l'animal quitte son pédicule ; la région du corps voisine de la vacuole se creuse d'un sillon large et profond, dans lequel naissent des cils disposés en rangées longitudinales ; ce sillon s'étend par ses deux extrémités et forme une ceinture ciliée incomplète. Puis le sillon s'efface, et la zone ciliée bombe vers l'extérieur tandis que le corps s'aplatit entre deux plans parallèles à celui de la ceinture ciliée ; il prend la forme d'un tambour ovalaire : ses deux bases ovales, convexes, irrégu- lières, sont tentaculées ; la couronne, étroite, est ciliée dans sa moitié antérieure et tentaculée dans sa moitié postérieure. Le noyau devient latéral. La vacuole devient marginale. Puis les tentacules dispa- raissent, sauf quelques têtes qui persistent sur la couronne. Le cytoplasme devient assez transparent. Les mouvements sont relativement lents. — Pour se fixer, l'animal s'arrête, les tentacules reparaissent ; le corps redevient ellipti({ue, puis sphérique ; le cytoplasme s'oj>acifie ; les cils disparaissent. Eau douce et eau saumàtre. — Alger ; Laneuve- ville, sur des Algues (Nancy). Diam. du corps : 40-00 |ji. — Diam. du pédonc. : 5 |x. — Long, du corps à l'état mobile : 70 Larg. du corps à l'état mobile : 58 ^i. 'X. MEMOIRES. 9 a D'après une lettre de Florentin, la forme d'eau saurnûtre serait une variété miniina (trois fois plus petite) de P. Maiipasii. Cette réduction de taille, serait due à la sahire de l'eau, de même que celle de rinfusoire Frontania leucas (trois fois plus petit également), de l'Épinoche, etc. (voir le travail de Florentin). Dimensions de la variété d'eau saumâtre : Diam. transversal \()-^2^ j^. — Long, du pédic. : 1(3 à 20 [jl. — Larg. du pédic. : 2 ij.. — Diam. de la vacuole : 6 (a. — Diam. du novau : 6 u. — Diam. du kvste : 21 a. PODOPHRYA LIBERA Pcity. Carter 65 ; Maupas 81 ; Kent 80-82 : Bûtschli 87-89 : Butschinski ; Sand 99. Podophrya fixa var. algirensis Maupas 76. Pédicule cylindrique très mince, sa longueur éga- lant OU dépassant légèrement le diamètre du corps. Corps parfaitement sphérique, sans bosselures ni irrégularités. Tentacules très nombreux (50 environ), rectilignes cylindriques capités, très inégaux, de 5 longueurs différentes, quelques-uns atteignant de 5 à () fois le diamètre du corps. Cytoplasme grisâtre, granuleux, un peu foncé. Noyau sphérique, égalant en diamètre un peu plus du quart du diamètre du corps. Vacuole contractile marginale, sphérique; près d'elle, la surface du corps est légèrement déprimée et dépourvue de tentacules. Kyste sphéroïdal, mince, transparent, portant 8 à 16 bourrelets circulaires étroits, peu saillants, dis- posés comme les cercles de latitude sur une sphère ; 94 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. un pôle porte un mamelon à deux gradins ; sur l'autre s'insère le pédoncule lisse ou légèrement courbé, de longueur inférieure au diamètre du kyste, et s'élariïissant vers son insertion sur le kyste. Pour passer à l'état mobile, l'animal abandonne son pédicule ; il reste souvent à cet état et se meut en se halanl sur ses tentacules. Mais il peut aussi se cilier de la manière suivante : il rétracte tous ses tentacules à la longueur de ceux de la série courte ; la région du corps voisine de la vacuole se creuse d'un sillon étroit et peu profond, dans lequel nais- sent des cils disposés en rangées longitudinales. Le sillon s'étend par ses deux extrémités et forme une ceinture complète ciliée. Puis le sillon s'efface, et la partie ciliée bombe, tandis que le corps s'aplatit entre deux plans parallèles à celui de la ceinture ciliée ; il prend donc la forme d'un tambour ovale très bas ; ses deux bases larges, ovales, peu convexes, assez régulières, sont tentaculées ; la couronne, étroite, est ciliée. La vacuole est marginale ; le noyau reste central. Puis les tentacules disparaissent com- plètement, le cytoplasme devient très transparent. Les mouvements sont rapides. — Pour se fixei', l'animal s'arrête ; les tentacules reparaissent ; le corps devient elliptique, puis sphérique, le cyto- plasme s'opacitie, les cils disparaissent. He})roduction par scissiparité transversale égale, l'individu-tille subit toutes les transformations de l'état mobile, puis se fixe. Eau douce et eau saumàtre (Odessa). — Europe, Algérie, Inde. Diam. du corps : 50-80 [jl. Long, du pédic. : MÉMOIRES. 9K 80-100 II. — Long, des tentac. : 20-115 pi. — Diam. des tentac. : 0,7 ix. — Diani. de la tète des tentac. : ^2 {JL. — Diam. du noyau : :25-5o pi. — Diani. de la vésicule contractile : lo-:2o ja. — Diain. du kyste : 57 jU. — Long, du corps à l'état mobile : 70 pi. — Larg. du corps à l'état mobile : 29 pi. PoDOPiiRYA Ehrenberg fixa 0. F. Mûller 1786 (^). Cienkowski 55, 1 et 55, 2 ; Claparède et Lachmann ; Hertwig ; p]ntz 7ii et 9G ; Mei-esclikowski 81 ; Kent 80-82; Maupas 84 ; Biitschli 87-8'J ; Dangeard ; Butschinski ; Sand 99. Trichoda fixa 0. F. Muller 1786. Podophrya fixa Elirenbei'g 1838. Actinophrys Sol Stein 49, 54. Phase Acinète de Vorticella microstoma Stein. Actinoj)hrys pedicellata Dujardin, Pineau. Actinophry fi di/formis Pevty. Orcula trochus Weisse 47. Podophrya fine Fraipont. Pédicule cylindrique mince, ordinairement sinueux, renflé à l'extrémité distale, s'élargissant aussi à l'ex- trémité proximale. Corps sphérique. Tentacules cylindriques rectilignes, nombreux, minces, capités, ne dépassant pas en longueur le diam. du corps. Cytoplasme hyalin. Noyau ovale allongé, subcentral. Centrosome (Maupas 84). 1 ou 2 vésicules contractiles. Kyste sphéroïdal {Orcula), fixé par un court pédicule conique, et portant 4 bourrelets très saillants, striés radiairement et disposés comme les cercles de lati- tude sur une sphère ; le corps est souvent excen- trique dans son kyste. Reproduction 1° par scissiparité transversale égale : (1) V. Kent, pi. XL VI, fig. 24 à 30. 96 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. le bourgeon eylindri.. — Diani. de la vacuole contractile : 8-15 [t-. Le stade Acincta, et le stade embryonnaire décrits par Buck senil)l('nt inexistants. PODOPIIKYA (ou TOKOPIIHYA ?) GaSTEUOSTEI Lachm. 59, 5 trouvée aux environs de Berlin sur les branchies du (lasterosteus (Épinoche) n'a été que nommée, et non décrite. Actinophrys sp. Slein 54. Acinela solarfs. Stein 59, 2. sont peut-être des Podophrya. fioiiro I I : SpliaM*4»|>lirTa Clap. et Lachm. 58-01. Dimensions petites ou moyennes (jusque 84 \t.). Xi loge, ni pédicule. Mobilité permanente, au moven de cils ou au moven des tentacules ; souvent simple mobilité passive. Parasitisme temporaire chez certaines espèces, ('oi'ps sphérique ou ovoïde de toute la surface (lu({uel rayonnent des tentacules cylindri(jues, capilés, radiaires, rectilignes, réguliè- rement répartis. Pas de tentacules pendant le para- sitisme. Cytoplasme incolore. Noyau sphérique. 1 ou j)lusieurs vésicules conti'actiles. Reproduction par scissiparité égale ou inégale, les êtres mobiles ainsi Ibi'més étant îil longés, ovoïdes, ciliés (les cils loca- lisés à une extrémité du corj>s, formant une ceinture équatoi'iale, ou ('lant i'(''|>arlis sur tout le corps). MEMOIRES. 99 Cinq espèces. Eau douce (5), l)inneiilandfauiia (1), eau douce et mer (1). Deux espèces sont endoparasites des Ciliés. — Europe, Algérie, Nouvelle-Zélande. Les Spliœrophrya ne sont peut-être toutes que des Podoplinja à l'état mobile. 1. Parasites 2 Non parasites " 3 2. Dans le Stentor 5. Sientorea. Dans les Ciliés (Stentor et Voi'ticelliens exceptés) S.pusilla. 3. Grande vacuole non contractile (de diamèti-e égal au rayon du corps) 5. hydrostailca. Pas de vacuole non contractile 4 4. Ovale ; la moitié antérieure ciliée, la moitié postérieure tenta- culée 'S. iîtentorea. Sphéi'ique ou ovale ; pas de cils 5 5. Tentacules localisés dans une seule zone du corps 5. parva. Tentacules répartis sur toute la surface du corps. 6 G. Ovale ; tentacules atteignant 10-12 fois le diam. du corps S. ovata. Sphérique, rarement ovale; tentacules dépassant à peine le diam. du corps 7 7. Mer S.pusilla. Eau douce 8 8. Tentacules très courts S. pusilla Tentacules variant du rayon au diam. du corps 9 9. Tentacules nombreux : animal petit S. 2^usilla. Tentacules peu nombreux ; animal assez grand Poclophrya gelaUnosa. Sph.ïuophrya Stentorea Maupas ('). Butschli 76 et 87-89 ; Kent 80-82. Phase Acinète de Stentor Stein, .59, 2. Libre ou parasite, corps subsphérique ou ovale, creusé souvent d'une ou deux gouttières circulaires (1) v. Kent, XLVI, (ig. 7, 8, 9. 100 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ('(liiiitoriiiles ; oxtivmité postérieure portant H à 10 tentacules cylindriques, reetil ignés, capités, courts, irrégulièrement distiibués; extrémité antérieure cou- verte de cils longs et fins. Lorsque l'animal est parasite, pas de tentacules ; les cils sont antérieurs ou couvrent toute la surface du corps. Cytoplasme clair. Novau ovoïde, antérieur. Deux vacuoles con- tractiles postérieures au noyau. Reproduction par scissiparité. Eau douce. — Libre ou endoparasite dans Stentor cœruleus (Stein) et Stentor liœselii (Maupas). Eu l'Ope, Algérie. Diam. du corps : 4:2 ^x. SiMi.KKoriiuvA PLsiLLA Clar. et Lachm. (i) Engelm. 62 et 76 ; Balbiani 61 ; Carter 61 ; Eberhard 62 ; Butschli 76, 1 et 87-80 ; Kent. 80-82 ; Gourret et Rœser 86 et 88 (2) ; Entz 96 Sand 99. Embryons de Ciliés Focke, Cohn 51 et 57, Balbiani 58, Eckhard 46, 0. Sclnnidt 49. Embryon de Paramœcium hursaria Stein 59, 2 ; Clap. et Lachm. Pluise Acinôte d" Uruslyla (/rancl/s Stein 59, 2. Phase Acinète de Slylonycida ynytilus Stein 59, 2. Sp/iœrop/irya sol Mecznikow, Kent 80-82 Entz \)6. Sphœropltrya Paramœcioruyn Maupas. Sphcvrophrya Uroslyla\ Maupas ; Kent (^0-82 : Parona 83,2. Shpœrophrya magna Maupas ; Kent 80-82 ; Maskell 86 Entz 96. Sphœrop/irya Slylonychiœ, Kent 80-82. Lihie ou païasile. Corps sphéi'ique ou subsphé- rique. Tentacules minces, cylindriques, rectilignes, (1) V. Kent, pi. XLVI, t\g. .3, 4, 5, : pi. XLVII lig. 6, 7 ; pi. XLVIII, fig- 6, 7. (2) La Sphœrophrya pus/lia de Gourret et Rœser est pour Butschli 87-89 une xicanthocyslis. MÉMOIRES. iOI capités, nombreux (jusque TiO), rayonnaut de toute la surface du eorps, répartis |»lus ou moins régulière- ment, très courts ou dépassant légèrement en lon- gueur le diamètre du corps. Pas de tentacules lors du parasitisme. Cytoplasme incolore. Noyau ovoïde ou S})héri(jue, excentrique ou central, finement gra- nuleux. Centrosome (Gourret et Récuser, Sand). 1 ou 2 vacuoles contractiles s[)hériques, excentriques. Reproduction par scissiparité : le corps s'îdlonge, quelquefois au point de former un ovale 4 fois plus long que large ; le noyau s'allonge, s'étrangle et se divise ; le corps aussi s'étrangle et se divise. 1^'animal étant resté couvert de tentacules, les deux moitiés en sont garnies également. Mais l'une des deux peut à ce moment se couvrir de cils qui, quelque- fois, dépassent en longueur les tentacules ; le corps de cette forme mobile s'allonge au point de devenir 5 ou i fois plus long que large. Mer et eau douce. — Toujours libi'e dans la mer, quelquefois parmi les Hydraires. Dans l'eau douce, libre parmi les Algues ou parasite dans Paramœciiim aurelia (= ccmdatiun) (Ralbiani, Mecznikow, Clap. et Lach., Maupas, Entz) Paramœcium bursaria (Stein, Clap. et Lachm.) Paramœcium putrinum (Clap. et Lachm.), Stijlonycliia pusttilata, SUjlomjcIna miftUus (Stein), Urostyla grandis (Stein), Uroleptus muscu- lus, Euplotes patella, Pleurotrirha (anceolata, l\assula ctegans (Cohn), Oxijtriclia (Chip, et Lachm. et Entz ; fixée sur le côté gauche de la rainure orale, où sans doute elle trouve une nourriture plus abondante). Eau douce : Europe ; Algérie (Maupas) ; Welling- ton (Nouvelle-Zélande) (Maskell). d02 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. iMor : Maiifretti (Sardaigne) (Parona) ; Marseille : quai (le la Fiaternitë (embouchure des égoùts) ; quai de rilôtel de Ville et quai aux Huiles (eau moins impure) ; quai St-Jean (eau pure) (Gourret et Roeser) ; Bastia (Corse) (Gourret et Roeser) ; Roscoff (Sand). Diam. du corps : :2o-o5 [ji. — Longueur min, des tentac : 9 j-i. — Diam. min. du noyau : 15 p.. — Diam. min. de la vacuole : 1:2 [j^. SpiI.THOPnilYA HYDROSTATICA Engclui. 78,1. Kent 80-82. Libre. Corps spbérique, duquel rayonnent 30-40 tentacules cylindriques, longs, capités, rectilignes, irrégulièrement distribués. Vacuole gazeuse non pul- satile, atteignant en diamètre la moitié du diamètre du corps, servant à taire llotter l'animal. Vacuoles pulsatiles petites et nombreuses. Eau douce. — Parmi les Lcmna. — Europe. Diam. du corps : 84 \t.. Spilkiiophrva parva Greeff 88. Butschli 87-89. Libre. Cor[)s spbéroïdal ; tentacules longs, capités, s'épaississant graduellement vers leur exti'émité, localisés sur une zone de la surface du corps. Cyto- plasme granuleux, sombir. Noyau spliérique, cen- tral. Vacuole pulsatile sphéri(|ue, subcentrale. Sur les Mousses terrestres. — Marburi^. MÉMOIRES. ^03 Diam. du corps : 90 i^. Un seul exemplaire observé. Sph.erophkya Lachni. 59,5 ovata Weisse. Bûtschli 87-89. Actinophrijs ovata Weisse. Libre. Corps ovale, duquel s'irradient des tenta- cules dont la loni;ueur atteint jusqu'à 1:2 fois le diam. du corps. Eau douce. — Berlin (Lachm.) ; Russie (Weisse). Spii.*:rophrya massilieînsis Gourret et Roeser 86 (pi. XXII, fig. 17). Butschli 87-89. Sous ce nom, ces auteurs ont décrit une forme, observée seulement en voie de division ; elle pos- sède peut-être une loge. Libre. Corps allongé, cylindrique, la longueur représentant le triple de la largeur ; chacune des bases du cylindre porte un faisceau de tentacules cylindriques, capités, rectilignes, très inégaux. Au centre, la membrane (loge ?) est détachée, tandis que le corps est plus ou moins étranglé. Il en résulte la présence d'un espace libre entre le corps et la membrane. Cytoplasme hyalin, granuleux, dans lequel se distinguent des traînées foncées. Noyau sphérique, antérieur, foncé, granuleux. iMer. — Marseille : quai St-Jean (eau pure), quai de la Fraternité (embouchure des égoûts). 104 SOCIÉTÉ BELCiE DE MICROSCOPIE. Genre 12 : Knclospliaera F^ngelniann 1876 Butschli 76 et 87-89. Dimensions petites. Ni loge, ni pédieule. Para- sites permanents. Sans tentacules. Corps sphéri([ue. Noyau central sphérique. Centrosome (Biitschli 76). Vacuole contractile subcentrale. Reproduction par embryons internes, ovales, non tentacules, pouivus d'une ceinture ciliée médiane ou couverte de cils à leur extrémité antérieure. Quelquefois 2 ou 5 em- bryons à la fois. Une espèce. Eau douce. — Europe. Dans : Tokophnja quiubipartilu (Clap. et Lacbm.) ; VorticdUi Convallaria {Engelmann 6:2) ; Vorticella campanula (Stein 67) ; Vorticellu microstoma (Stein 67, Entz 96) ; Vorticella nebulifera {Stein 59,^2) ; Zoo- thamnium arbiisciila (Stein 67) ; Epistijlis plicatilis (Clap. et Lachm.) ; Carchesium polijpinum (Engelm. 62) ; Carcliesiiun Aselli (Engelm. 62) ; Triclwdina pediculus (Stein 59,2). Peut-être dans : Didinium nnsiitiim (Balbiani 73), Dictyocysta mitra (Heckel), Tintinnopsis campanula (Hoeckel), les diverticules générateurs d'Acineta divisa, tiiherosa et papillifera et dans Bursaria trun- catella (Stein 67, Eberhard 68). Dans ce dernier Cilié, les i)arasites, très petits, sont au noml)re de 50 à 200 ; leur corps est couvert de cils. Chacun est logé dans une petite vacuole, qui, quelquefois, en contient cependant plusieurs. Leur forme est ova- laire ; l'extrémité antérieure i)orte un prolongement tubuleux, étroit et court. Noyau sphérique ou ovale MÉMOIRES. 108 central. Vacuole contractile postérieure. Libres, ces parasites développent de longs tentacules. Puis, les cils se montrent tandis ({ue les tentacules sont rétrac- tés. Une ouverture orale semble se développer j)osté- rieurement. Ces animalcules s'introduisent alors dans les Bursaria dont le péristome, le pharynx et l'ouver- ture orale dégénèrent et disparaissent. EiNDOSPH.ïRA Engelmann En(;elmainni Entz 96. Embryons de Vortic. CJap. et Laclim., Stein 57-59-67, Engelm. 62. Petits embryons de Tokophrya quadripœrtita Clap. et Lachm. Caractères du genre. Genre 13 : Aiiiœboplirya Kœppen 1894. Stade endoparasite : Ni loge, ni pédicule. Le corps se compose d'un ovoïde creux, laissant à son centre une très grande cavité conique remplie presque entiè- rement par un cône de cytoplasme qui s'y emboîte. A la base du cône, sa surface externe se replie sur lui et le recouvre d'une cloche, d'une calotte complète tapissant intérieurement la cavité conique. La surface externe du cône et la surface interne de la calotte portent toutes deux une rainure spiralée dont le nombre de tours augmente avec l'âge. La cavité qui les sépare est semblable à celle que laisseraient entre eux deux cônes concentriques. Ni tentacules, ni cils. Cytoplasme hyalin, jaune pâle. Noyaux mul- tiples, placés le long de la surface externe du cône et de la surface interne de la calotte ; leur nombre augmente avec l'âge. Stade libre : Le cône progresse dans la cavité de i06 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. dedans en dehors et perce le sommet de la calotte qui se dévagine ; la surface externe du cône devient la surfaces externe de la moitié antérieure de l'animal, la sui'face interne de la calotte devient la surface externe de la moitié postérieure. Le corps a pris l'aspect d'un cylindre à extrémité antérieure conique, à extrémité postérieure en forme de cône tronqué. La rainure spiralée est garnie de cils très fins et courts. L'animal nage vivement en tournant sur lui- même. Puis il se fixe. La rainure et les cils dispa- raissent. Des tentacules courts se montrent, pour être bientôt après rétractés. L'animal devient amœ- hoïde, et, sans doute, se multiplie. Les jeunes Amœ- bophrya pénètrent alors dans leur hôte, leur noyau se multiplie, et la forme endoparasite se reconstitue. :2 espèces. Mer. — Europe. 1). Fai-asite dans Sticholonche A. Sticholonche. 2). Parasite dans une Acanthomètre A. Acanthoinelrœ. Am(»:ik)i>iikva SriciiOLONciiE Kœppen (pi. XX, fig. 1 et :2). Borgert 97. Corps spiral P"ol 83, Korotneff'. Caractères du genre : au stade libre, corps très îillongé, en forme de cigare, à extrémité postérieure tron(|uée ; 50 rangées de cils environ, loyaux de i 5, .j [^ de diam. Mer. — Parasite dans Slichohniche /auicIvu, logé un peu latéralement dans la concavité de la capsule réniforme. MEMOIRES. 107 AM(*:i{(>l>llinA AcAiMHOMETKAE Ka'[>|>cn (pi. XX, Hg.). Borgert 97. Signalé par Hei'twig 77, 2 et 97, Hœckel87,2etBrandt qui l'avaient pris pour un noyau. Caractères du genre : au stade libre, corps ovoïde, à extrémité antérieui-e tronquée ; \^2 rangées de cils environ. Novaux de 1 à :2 m^ de diamètre. Mer. — Parasite dans Acantliometra serrata, Acan- thometra CAaparedei, Acantliometra doliclwscion, Acan- tlwstaurus jyurpurasceus, Acantliostaurus criiciatiis, AmpliUonclw helonoïdes, Acantlionia tetracopa. Y. GROUPE. Caractérisé par une loge conique dont la partie hasale sert de pédicule et dont les faces latérales portent des fentes longitudinales par où passent les tentacules. 1 famille, 1 genre, 1 espèce. Eau douce et mer. Europe, Amérique du Nord, Nouvelle-Zélande. 7"- FAMILLE : METACINETINA. Bûtschli 87-89 (pi. XX, fig. 6) (i). Dimensions petites, moyennes, grandes ou très grandes (jusque 700 i^). Contenu dans une loge coni- que dont la partie basale sert de pédicule. Loge (1) V. Kent, pi. XL VI, fig. 40, 41, 42, 43, 57 ; pi. XLVIII, flg. 41. J08 SOCIETE RELGE PE MICROSCOPIE. ovouif, cupulitorinc, uiréolôe ou trap(V/,oï(lale, sa lontrucur pouvant être égale au liiple de sa largeur ; leriiiéc antérieurement, les faees latérales se eonti- nuanl sans limite préeise en une face antérieure ; loge percée latéralement de ^-8 tentes équidistantes, parfois placées sur autant de crêtes (var. alata), dirigées dans le sens de l'axe de la loge ; ces fentes se continuent sur la face antérieure de la loge et se rejoignent, à son centre, en une ouverture commune ; elles partagent donc la face antérieure de la loge en 2-8 valves triangulaires ; quelquefois, les fentes étant très larges, ces valves ne sont plus conver- gentes, mais redressées et parallèles et la face anté- rieure de la loge n'existe plus. La loge peut porter de petits ailerons ou des pointes (var. aciumnata) . La partie postérieure de la loge s'amincit graduelle- en un tul)e conique ou cylindrique très court (1/7 de la hauteur de la loge) (var. hrevipcs), ou pouvant atteindre 8 fois cette hauteur (var. longipcs) ; il est dans ce dernier cas, rectiligne ou incurvé. Le corps ovoïde, est lihre dans la loge dont il occupe la moitié ou les deux tiers de la cavité. Pas de plan- cher de la loge. Par chaque fente de la loge sort une série de tentacules cylindriques, caj)ités, i-ectilignes ou filamenteux et llexil)les (var. flexilis), souvent assez longs. (]ytoi»lasme clair. Noyau ovale ou sphé- ri(|ue. Centrosome (Kei»[)en, Dangeard). I vacuole pulsatile munie de .">-,') canaux excréteurs. Hepro- (hiction par scissiparité inégale : la jeune Mcta- chiela, holot riche, sort par une des fentes de la face antéi'ieure ; elle peut aussi ne pas èti'e ciliée, rester adhérente à la mère et former une loge insérée sur MEMOIRES. 400 celle de la mère, face antérieure contre face antérieure (Clap. et Lachni., Stein M et 07, Bûtschli 7(), 2, (iriiher 79). Mctacincla a peut-être le pouvoir de se transformer tout entière en embryon (Biïtschli 76, 2). Conjuiiaison (Clap. et Lachm., Lieberkiilm in BCitschli* 87-89). 1 geni'e, 1 espèce. Eau douce et mer. — Sur les Conferves, Lemna, Spirogyra, Ccriitophijlhim , Carchesium , etc. — Europe ; Amérique ; Wellington (Nouvelle-Zélande). Hauteur de la loge : 55-700 [j.. Genre 14 : lietaeiiieta Bûtschli 87-80. Caractères de la famille. 1 espèce. Metacinetâ Biitschli 87-89 Mystacina Ehrenb. Bûtschli 87 89, Keppen, Dangeard. Cothurnia Ehrenberg 31. Acineta mysticina Elirenb. 3&, Stein 49, 67, Clap. et I.achm., Bûtschli 76, 2, Mereschkowsky 79. Kent 80-82, Parona 83, 2. Acineta mystacina var. Carcliesii Gi'uber 79, Kent 80-82. Phase Acinète de Vaginicola crystallina Stein 54. Phase Acinète de Cothurnia maritinia Stein 54. Acineta cotlturnia Clap. et Lachni., Kent 80-82. Acineta alala Stokes 85, 1. Acineta stagnatilis Stokes 86-88 Acineta acuminata Stokes 87. Acineta flexilis Stokes 94. Acineta angularis Maskell 87. Acinata flos Maskell 87. Caractères de la famille. La forme décrite par Archer appartient peut-être à la famille des Metacinetbia. no SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. VI. GROUPE. Carnctérisé par un corps non lobé, sédentaire à l'état adulte et portant des tentacules uomhreud\ ri(/ides, capités ou dilj'érenciés en tentacules capités, suceurs, et tentacules pointus, préhenseurs ; lorsqu'il y a une loge, elle ne présente pas de fentes latérales. 2 familles, 6 genres, 9 sous-genres, 79 espèces. Eau douce (59), nier (54), eau saumàtre (5), eau douce et eau saumàtre (1), eau de mer et eau sau- màtre (I), eau douce, eau de mer et eau saumàtre (i). — Europe, Algérie, Inde, Nouvelle-Zélande, Amé- rique du Nord, République Argentine. S""^ FAMILLE : ACINETÏNA Bûtschli 87-89. Dimensions petites, moyennes ou grandes (jusque 50 i p.). Loge et pédoncule, ou pédoncule seulement, ou loge seulement, ou bourgeon cytoplasmique adhésif. Corps sphéri(|ue, ovoïde, cylindrique ou pyriforme. Tentacules nombreux cylindiiques, ordi- nairement capités, rectilignes (exceptionnellement flexueux et très mobiles), fascicules ou dispersés, répandus sur tout le corps ou localisés en une région de sa surface. Cytoplasme de couleur variable. Noyau sphérique, ovoïde, en fer à cheval ou ramifié. Une ou plusieurs vésicules contractiles. Reproduction par embryons endogènes péritriches (quelquefois holo- triches ou hypotriches ou sans cils ou en forme de Sp/iœrophrija ou par gemmes externes ciliées, ou par ces deux modes à la fois ; quelquefois, en outre, MEMOIRES. m par scissiparité). Ou bien reproduction par diverti- cul es générateurs. 4 genres, 7 sous-genres, 70 espèces. Eau douce (59), mer (!25), eau sauniàtre (5), eau douce et eau sauniàtre (1), eau de nier et eau sau- matre { I), eau douce, eau de mer et eau saumàtre (1). — Europe, Amérique du Nord et du Sud, Algérie, Nouvelle Zélande, Inde. Genre 15 : Hallexia Sand 95. Dimensions petites ou moyennes (jusque 180 [x). Pas de loge ni de pédicule. Animal fixé par un bour- geon adhésif constitué par une petite bosse, non différenciée, de l'extrémité postérieure du corps. Corps sphéroïdal, ovoïde, pyriforme ou cylindrique. Tentacules cylindriques, capités, rectilignes, souvent nombreux, dispersés ou fascicules, localisés à l'extré- mité antérieure du corps. Cytoplasme incolore. Noyau spliérique, ovale ou fusiforme. Une ou deux vacuoles pulsatiles. Reproduction par embryons endogènes multiples. 5 espèces. Eau douce. — Europe et Amérique. 1. Tentacules non fascicules H. oviformis. Tentacules fascicules. 2 2. Corps cylindrique allongé : 2 faisceaux de tentacules H Ihtchei. Corps sphéi'oïdal ou pyriforme ; 2 4 faisceaux de tentacules E. brachypoda. Hallezia Oviformis Sand 99 (pi. V, fig. 1, 2, 5, 4). Coi'ps plus ou moins régulièrement oviforme, quelquefois pyriforme ou ovale, fixé par un petit 112 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. bourgeon (vliii(lri(Hio de cytoplasiue postérieur (Dans les formes jeunes, ce l)oui'g;eon manque, mais sa place est indiquée par une petite concavité du corps). De la partie antérieure de celui-ci divergent 5 à :20 tentacules cylindri(jues capités, de longueur variable, quelquefois très minces. Cjtoplasma hyalin, finement granuleux. Souvent une partie du corps est beaucoup plus claire que les autres : c'est une région ovalaire située un peu en avant du centre de l'animal, ou un cône placé à sa partie postérieure, ou une petite sphère excentrique. Deux de ces zones peuvent coe- xister chez le même animal. Noyau spliérique ou fusiforme, central ; centro- some (Sand). Vacuole }»ulsatile spliérique, antérieure, possédant un canal excréteur très net. Eau douce. Parmi les Algues. — Bruxelles, Samson-sur-Meuse. Long, du corps : 25-50 [i. Larg. du corps: 12-25 {ji. Long. des tentacules: 7-20 |JL. Diam.de la vacuole: 5- 10 [JL. Cette forme est intéressante parce qu'elle établit une transition entre Triclioplirija et HaUezia : jeune, elle est fixée par un point non différencié du corps, c'est donc une Trichophriju ; adulte elle est fixée par un bourgeon cytoplasmique, c'est donc une llaUezia. Hallezia Sand Bickei Kent (pi. VH, tia. I ; pi. XXI, Hg. 2, 4, 9). Sand 99 Podophrya Duckei Kent 80-82. Podophrya compi^essa Nutting Corps cylindrique s'élargissant un j)eu antérieu- rement, 2 à 5 fois plus long que large, parfois aplati MEMOlllES. , 1^;} au point d'être 5 fois plus lartço (ju'épais, d'autres fois très peu aplati. La moitié postérieure du corps s'ainincit g;raduelleinent et légèrement, puis très brusquement pour former un bourgeon adliésif cyto- plasmique, court et épais. Sur la sui'face du corps collent souvent des débris de toute sorte. Quelquefois une strie encercle le corps, à l'union de son quart antérieur avec ses trois quarts postérieurs. Les angles antérolatéraux peuvent s'allonger en proéminences arrondies ; cbacun des !2 angles porte un faisceau de 6 à 25 tentacules cylindriques inégaux, capités, rectilignes pour la plupart, pouvant atteindre la moitié de la longueur du corps, se rétractant en spirale. Cytoplasme finement granuleux. Noyau ovalaire, plus ou moins allongé, subcentral. Vacuole contractile antérieure. Reproduction par embryons internes antérieurs ciliés quelquefois multiples, qui, après leur issue du corps maternel restent quelque temps attachés au bord intérieur, puis errent, se fixent, deviennent triangulaires, puis s'allongent de plus en plus. Eau douce. — Parmi les Algues. — Allemagne (Bucke) ; lowa (Etats-Unis : aquarium du laboratoire de biologie de la State Universitij) (Nutting) ; Bruxelles (Sand). Long, du corps : 90-18(1 {j-, — Larg. du corps : 15-40 1^. — Long, des tentacules : (>-90 [i. — Cette espèce se nourrit de Ciliés et surtout d'Amibes. INut- ting a observé dans un tentacule d'//. Buckci un courant excréteur violent, lançant au dehors des gra- nules. Bucke n'avait vu que les formes cylindriques ; les exemplaires de Nutting, au contraire, étaient tous comprimés ; le notre établissait la transition. XXV. 8 iU SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Haij.ezia Sand iuiaciiypoda Stokes (pi. X\, fig. 5). Podophrya hrachypoda Stokes 85, 2. Tokoplirya brachiopoda Biitschli 87-79 (1). Corps subsphéiique ou en forme de poire très laii-e, ordinairement arrondi postérieurement et fixé par un petit bourLfeon cytoplasmique cylindrique mince et court, quelquefois si petit que l'animal semble sessile (chez l'individu jeune, la place du bouriicon est indiquée par une petite concavité du corps). !2, 3 ou 4 faisceaux de tentacules cylindri(|ues, rectilignes, capités, atteignant souvent en longueur le double du diamètre du corps, localisés sur la face antérieure. Cytoplasme granuleux. Noyau sphérique subcentral ou postérieur, formé de gros granules. 2 vacuoles pulsatiles. Reproduction par embryons internes ovales, 5 fois plus longs que larges, possé- dant un gros noyau ovale et ^ vacuoles pulsatiles ; les embryons servent souvent de proie aux adultes de leur propre espèce. Eau douce stagnante et couverte de feuilles mortes. — Attachée aux débris flottants. — Amérique. Diam. du corps : 55-42 ^x. Goiii-o lO : Tokoplirya Bûtschli 87-89. Dimensions petites, moyennes ou assez grandes (jusque :258 ii). Pas de loge. Pédoncule de forme et des dimensions variables, le plus souvent rectiligne. (1) Pour Biitschli cette espèce, placée dans le Sine sous-genre des Tohophyya, est identique à Tokophrya pyrutyi. MKMOIHES. nS (]orps sphéri((ue, ovoïde, j)yrjiiiiidal, pyi'ifornie ou cyliiKlri(|ue. Tentacules cylindriques ordinairement capités et rectil ignés, fascicules ou disperses, loca- lisés ou répandus sur tout le cor}>s. (Cytoplasme de coloration variable. Noyau spliérique, ovoïde, réni- f'ornie, ruban, en iW à cbeval ou ramifié. Une on plusieurs vésicules contractiles. Reproduction [»ai' embryons internes péritriches, bolotricbes, bypo- triches ou sans cils ou en foi-nie de Sp/iœrophnja ou par gemmes externes ciliées. 5 sous-genres, ;26 espèces. Eau douce (lî)) et mer (7). — Euro})e, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Inde. 1. Corps pyi'ifoi'me (sphérique au stade jeune), pédicule non strié transversalement, recourbé, s'amineissant du sommet à la base ; petit nombre de tentacules non fascicules, légèrement capités ; eau douce T. inclinata Animal ne répondant pas à cette description 2 2. Animal plongé dans une gelée ; corps cylindrique, 2 fois plus long que large ; pédicule petit ; tentacules courts et nom- breux insérés sur toute la surface du corps T. Parroceli Animal ne répondant pas à cette description 3 3. Corps quadrangulaire, 2 fois plus long que large ; 1 ftiisceau de tentacules à chacun des 4 angles T. Astaci. Animal ne répondant pas à cette description 4 4. Corps cylindrique très allongé, 4 à 6 fois plus long que large 5 Animal ne répondant pas à cette description 6 5. Tentacules localisés à la région antérieure T. cylindrica Tentacules répartis sur tout le corps T. elongata 6. Tentacules non fascicules Sous-genre 1 Tentacules fascicules Sous-genre 3 $!$ous-^oiii*i^ t : B>is<*0|»lii*ra Laclimann 59, 5, Dimensions petites, moyennes ou assez grandes (jusque 258 |j.). Pédoncule strié longitudinalement •H6 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. et traiisversalenieiit, très court et gros ; ou pédicule conique ou cylindrique très long, souvent rentlé ou évasé vers l'insertion au corps. Corps sphérique, ovoïde ou un peu irrégulier, souvent très comprimé. Tentacules cylindriques, rectilignes, capités, dispersés sur la l'ace antérieure du corps. Cytoplasme incolore ou coloré. Noyau ovale, ramitié ou en fer à cheval. Vacuoles pulsatiles en nombre très variable, quel- quefois unique. Reproduction par embrvons liolo- triches ou en forme de Spliœrophrya ou par bourgeons externes ciliés. 14 espèces. — Eau douce (8) et mer (6). — Europe, Amérique du Nord, Amérique du Sud. 1. Pédicule beaucoup plus long que le diamètre du corps 2 Pédicule à peu près égal en longueur au diamètre du corps 7 Pédicule beaucoup plus court que le diamètre du corps 1 1 2. Pédicule conique 3 Pédicule cylindrique s'évasant vers le corps 4 Pédicule cylindrique ne s'évasant pas vers le corps 6 3. Pédicule strié transversalement, très mince à la base ; le corps s'insère sur le pédicule par un cou de la même largeur que le pédicule ; tentacules plus longs que le diamèti-e du corps ; noyau ovale allongé T. conipes. Pédicule déjà large à sa base, strié longitudinalement, s'insérant sur une partie seulement de la face postérieure du corps ; tentacules plus courts que le diamèti'e du corps ; noyau en fer à cheval (sphérique chez le jeune) T. Lynghyei. 4. Mer; entouré d'une couche de gelée sur laquelle collent de multiples débris T. limhata. Eau douce ; pas de gelée 5 5. Tentacules répartis sur toute la surface du corps T. macvostyla. Tentacules localisés au bord antérieur T. mucrocaulis. 6. Tentacules cylindriques, complètement rétractiles T. Francottei. Tentacules très élargis à la base ; un cône subsiste lors de leur rétraction T. Trold. 7. Pédicule assez mince, cylindrique 8 Pédicule très épais, au moins au sonmiet 10 MÉMOIRES. in 8. Corps sphérique 9 Corps ovoïde allongé ; tentacules flexueux, insérés sur toute la surface du corps ; mer T. marina. 9. 3 ou 4 tentacules épais : pédicule massif T. C7Xissipes. Plus de 4 tentacules ; tentacules et pédicule minces T. ciliata. 10. Pédicule à base très mince, s'évasant considérablement et brus- quement dans sa moitié antérieure qui s'insère sur toute la la face postérieure du corps T. Steinii. Pédicule large, s'évasant légèrement de sa base à son sommet, s'insérant sur une partie seulement de la face postérieure du corps T. Lichtensteinii. 11. Pédicule presque aussi large et aussi épais que le corps, strié longitudinalement ; bosse sur le milieu de la face antéi'ieure du corps T. ferrum-equinum. Pédicule beaucoup plus mince et moins épais que le corps, d'une striation peu nette ; pas de bosse sur le corps T. cothurnatà. ToKOPHKYA Biitschli conipes Mereschkowsky ('). Biitschli 87-89. Podophrya com'pes Mereschkowsky 79, Kent 80-82. Pédicule conique, très mince à sa base, s'élargissant graduellement jusqu'au corps, atteignant en longueur 5 à 10 fois le diamètre du corps, strié transversa- lement, à substance centrale homogène, portant souvent 1 ou 2 renflements annulaires. Corps sub- sphéroïde ou pyriforme, plastique, mou, présentant souvent des proéminences et des dépressions, s'unis- sant au pédicule par un cou de même largeur que le sommet de celui-ci. Tentacules cylindriques, rectilignes, très nettement capités, peu nombreux, répartis sur tout le corps (sur la face antérieure seule au stade jeune), pouvant dépasser en longueur le diamètre du corps. Cytoplasme incolore. Noyau ovale allonsjé. Vacuole contractile subcentrale. (1) V. Kent, pi. XLVIIIa, flg. 4. i\S SOCIÉTÉ lŒLGR DE MICROSCOPIE. Mer. — Sur lU'ilota et Ceramimn. — Mer Blaïuhe. Diam. du corps : 100-189 }^. T(>hoi'iir.v.v Biitschli Lyn(;byi:[ Khrenberg non llobin (pi. 111, fil.-. :> ; pi. IV, tig. i ; ]A. V, %. 5). Biitschli 87-89, Sand its et 99. Acineta Lyngbyei Ehrenberg" l'oclophrya Lyngbyei Chip, et Lachm., Fraipont. Kent SO-82. Pédicule cylindri(pie déjà large à sa base, s'élar- gissant juscfu'au sommet, souvent contourné, strié longiludinalement, cylindrique, quadragone (Sand) ou polygonal (Sand), à couche externe différenciée, pénétrant en dôme dans le corps, atteignant 2 à 5 fois en longueur le diamètre du corps. Corps globu- laire ou pyriforme, dépourvu de gelée et pourtant (juelquefois recouvert de débris, recevant dans une partie seulement de sa face postérieure l'insertion du pédoncule. Tentacules cylindriques, nombreux, courts, massifs, antérieurs, capités, (}uel([uefois pointus lorsqu'ils sont à demi rétractés, rcctilignes ou un peu incurvés. Cytoplasme incolore, gris, vert, jaune, l)run ou même noirâtre. Novau en fer à cheval, ramilié ou rubané et recourbé (sphérique chez le jeune). I ou ;2 vacuoles contractiles. Une grande vacuole non conti'actile peut envahir pi'csque tout le corps. Re}»r()(hiction par bourgeons multiples ciliés (Sand 9i)) et pai' embryons endogènes en forme de Spluvrojthnju, quelquefois multiples (5) et inégaux (Claparède et Lachmann). Mer. — Cojienhague, sur Scrtiilaria (jcmculaln (Ehrenberg) ; Cin-istiania, Christiansand, (ilesnas- MÉMOIRES. M9 holm, Sai'toi'-Oï, Bergen, sur des Algues, des Cani- panulaires et des Sertulaires {Cla}>. et Lachm.) ; Ostende, sur des (jiijlia voluhilLs fixées sur Halodac- tijles (Fraipont) ; Nieuport et le Portel sur des Vési- culaires et des Sertulaires (Sand) ; Roscoff sur des Copépodes parasites de la cavité branchiale des Asci- dies (Sand). Long, du corps : 40-80 ix. — Larg. du corps : 40-75 [A. — Long, du pédicule : 1^20-400 [^. — Larg. maximum du pédicule : 8-50 [x. — Long, des tenta- cules : 10-50 p.. ToKOPHKYA Bûtschli LiMBATA Maupas (pi. VIII, fig, 2, 5,4,5,6) (1). Bïitsehli 87-89, Sand 95 et 99. Fodophrya limbata Maupas 81, Kent 80-82, Mœbius, 88, 1. Pédicule cylindrique, mince, rectiligne, 2 à 8 fois plus long que le corps, s'amincissant légèrement de la base au sommet, puis s'évasant en une cupule régulièrement conique, 4 à 5 fois plus large que le pédicule ; le bord de la cupule peut se rabattre en dehors ou en dedans ou rester dans le prolongement de la cupule ; pellicule du pédoncule très mince, de telle sorte que la paroi est constituée principalement par la membrane sous-pelliculaire. Corps subsphé- rique ou pyriforme, s'insérant sur la cupule comme une boule sur la tige d'un bilboquet, directement ou par un prolongement couH et épais en forme de cou, un peu moins large que la cupule ou de même largeur qu'elle. Corps enfoui dans une sphère de (l) V. Kent, pi. XLVIII, ttg. 5. 120 SOCIÉTÉ RELf.E DE MICROSCOPIE. gelée (eoiu'enti'iqiie à la sphère du corps) hyaline, ferme, parfois finement granulée, variant d'une minceur extrême au douhle du diamètre du coi'Jîs. Des déhris divers collent sur cette gelée et peuvent la rendre complètement opaque et noirâtre ; 10 à 45 tentacules minces, coniques (s'amincissant vers le sommet) rectilignes, nettement capités, irrégulière- ment distrihués sur tout le corps, pouvant atteindre en longueur le double du diamètre du corps, tra- versent la gelée. (Cytoplasme incolore ou jaunâtre. Noyau ovale subcentral. Centrosome (Maupas, Mœbius). Vacuole contractile latérale. Mer. — Roscoff, sur des Hvdraires attachés sur Fucus serraîus (Maupas) ; Alger, sur Campunularia (Maupas) ; Kiel (Mœbius) ; Nieui)ort, le Portel, Roscotf, (Concarneau, Banyuls, sur des Vésiculaii'es, des Sertulaii'cs et Spirulina versicolor (Sand). Diam. du corps (sans la gelée) : 18-15 ;j.. — Diam. du corps (avec la gelée) 5r)-()0 [t.. — Long, du pédi- cule : 50-0:25 pt. — Larg. maximum du pédicule : 1-4 [A. — Long, des tentacules : KMiO ji.. — Long, du noyau : 15 jji. ToKOi'iiRYA Biltschli macuostyla Stokes (pi. XX,fig.8). Podophryaimacrostyla Stokes 85, 1. Pédicule cylindrique, s'élargissant graduellement de la base au sommet, et là s'évasant brus(|uement en une cupule dans la([uelle s'insère la face posté- rieure du corps ; le pédicule peut atteindre en lon- gueur 8 fois le diamètre du corps. Olui-ci est sub- sj)h('ri(pie et porte des tentacules modérément MÉMOIRES. 421 nombreux, irrégulièrement distribués sur toute sa surface, rectilignes, cylindri({ues, eapités, pouvant atteindre le double du diamètre du corps ; une spirale les entoure. Cytoplasme rempli de grosses granulations. Noyau ovalaire subcentral. Vésicule contractile latérale. Eau douce. — Amérique. Diam. du corps 50-56 i^. Par la pression du couvre-objet, Stokes a vu cette espèce détacher ses tentacules : ils avaient alors la forme d'un bâtonnet renflé aux deux bouts. D'autres tentacules leur étaient substitués immédiatement. Par un séjour prolongé dans une eau confinée, le même phénomène se produisait ou bien le tentacule se rétractait et son extrémité se divisait en filaments vibratiles longs, fins et nombreux. ToKOPHRYA Sand macrocaulis Stokes (pi. XVIII, fig. 4, 17). Acineta macrocaulis Stokes 87. Pédicule cylindrique assez considérablement élargi vers son insertion au corps, atteignant 7 à 9 fois la longueur du corps. Corps en forme de cône tronqué, à bord antérieur large et arrondi, à bords latéraux concaves se continuant directement avec ceux du pédicule — ou corps sphérique, porté sur le pédi- cule qui s'insère sur une partie de sa face postérieure. Tentacules cylindriques, rectilignes, eapités, anté- rieurs, irrégulièrement distribués, spirales lors de la rétraction. Cytoplasme granuleux. Noyau non observé. Vacuole contractile postéro-latérale, ii'l SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Eau douce. — Sur MyiiopInjUinn . — Amérique. Long;, totale : 2r)()-500 \f-. ToKOPiiuvA Fraincottkt Saiid 1)5 et IH) (pi. XXII, iig. D). Pédicule très mince, sinueux ou rectiligne, cylin- di'i({ue ou s'amincissant très peu vers la base, attei- gnant 5 à G fois le diamètre du corps. Corps assez régulièrement sphéroïdal, aplati d'avant en arrièi-e. 15 tentacules environ, courts, cylindriques, recti- lignes, non capités, répartis irrégulièrement sur l'extrémité antérieure du corps. Cytoplasme jaune verdàtre. Noyau sphérique ou ovalaire, subcentral. Vacuole contractile marginale. Mer. — Sur Sertidaria, Ceramium ruhrum. Rare. Le Portel. Diani. du corps : 50-00 |j.. — Long, du pédicule : 10()-:250 ]x, — Larg. du pédicule : 5 \}-. — Long, du noyau : 15 \>-. — Larg. du noyau : 8 pi. — Épaisseur de la pellicule sur le corps ; 0, 5 f^ — sur le pédon- cule : I [^. ToKOPiiuvA Biitschli Tuold Clap. et Lacbm. (i). Butschli 87-89. Poclophrya l'rold Clap. et Lachm Ephelota Trold Kent 80 82. Pédoncule cylindrique, sinueux, atteignant :2 fois la longueur du corj)s. (^orps suhsphérique. Tenta- cules rectilignes, irrégulièrenjent disliibués sur toute (1) V. Kent, pi. XLVIIU, fig. 5. MEMOIRES. 123 la surface du coi'})s, ibi-mos d'un cône basai sur- baissé, épais et court, un peu élastique, mais non entièrement rétractile, s'aniincissant en un tentacule CYliii(h'i({ue pointu, complètement rétractile. Lors de la capture d'une proie, le tentacule se rétracte et amène la victime contre le cône qui, s'invaginant un peu et élargissant sa cavité, l'engloutit en une fois [Tinlinmts (lenticulatus, pai' exemple) ; les mouve- ments des tentacules sont rapides et subits. Cyto- plasme incolore. Noyau non observé. Vésicule con- tractile sphérique. Reproduction par deux embryons holotriches à la fois. Mer. — Sur Ceram'mm. — Norvège. Diam. du corps : 70 p.. ToKOPiiRYA Sand mauina Andrusov (i) (pi. XXIII, fig. -2). Poclophrya marina Andrusov. Pédicule cylindrique, assez épais, s'élargissant vers sa base et vers son sommet, atteignant environ la moitié de la longueur du corps. Corps ovoïde, 2 fois plus long que large, tronqué fortement à sa base et très peu à son sommet, qui porte à gauche une petite écbancrure triangulaire. 16 tentacules répartis irrégulièrement sur tout le corps, un peu moins longs que lui, cylindriques, capités, flexibles, sinueux, animés de mouvements très vifs. Cytoplasme jaunâtre. Noyau ovale irrégulier subcentral. Vacuole (1) Nous devons la communication et la traduction de cette diagnose à l'obligeance de M. Eugène Schultz, assistant au labora- toire de zoologie à l'Université de St-Pétersbourg. 124 SOCIÉTÉ RELGR DE MICROSCOPIE. couti'actilo sphéi'i(iue subcentro-postérieure. Repro- duction non observée. Mer. — Sur ilia. l seul exemplaire observé en Russie. Long, du corps : 70 jjl. — Larg. du corps : 54 ,u. — Long, du pédicule : il) |^. — Larg. du pédicule : 3 p. ToKoriiuYA Sand cuassipes Fric et Vavra(pl.XX,fig.ô). Ac. ? crassipcs Fric et Vavra. Pédicule cylindrique assez épais, un peu plus long que le diamètre du corps, souvent légèrement incurvé ou sinueux, rem})li de grosses granulations. Coi'ps spliéroïdal plus ou moins ii'régulier. 5 à i tentacules non capités, cylindriques, rectilignes, de même lar- geur que le pédicule, mais plus courts de moitié, irrégulièrement distribués sur la moitié antérieure du corps, remplis de granulations. Cytoplasme à gros grains. Noyau, vacuole, reproduction non observés. Eau douce. — Sur les Antennes d'un Crustacé. — Bohème. ToKOPiiRVA Sand ciliata Frenzel (pi. XXlil, fig. 1). Suctorella ciliata Frenzel 91. Pédicule mince, rectiligne, cylindriijue, de même longueur environ que le diamètre du corps. Corps sphéroïdal, un peu pyriformc, prolongé postérieure- ment en un i)etit cône sur lequel s'insère le pédicule. Tentacules radiaires, peu nombreux, cylindriques, rectilignes, épaissis à leur extrémité, ne dépassant MÉMOIHES. 42S pas en longueur le diamètre du corps, répartis assez régulièrement sur toute sa surface. Succion semblable à celle des autres Tentaculil'ères, Cytoplasme inco- lore. Noyau granuleux, subcentral, sphérique. 2 vacuo- les pulsatiles, l'une antérieure (i), l'autre postérieure. Reproduction par embryons qui sortent par une ouverture triangulaire ou fissiforme antérieure, ijar- nie de cils lins (ou formés par la dévagination de cette cavité) ; cette ouverture peut se fermer brusque- ment (le mouvement des cils cessant), puis se rouvrir après peu de temps ; ces mouvements sont indépen- dants de ceux de la vacuole pulsatile. Sur les objets de toutes sortes qui surnageaient dans l'eau bourbeuse d'une grande flaque d'eau. — République Argentine. Diam. du coi'ps : iO |a. ToKoPHKYA Rûtschli Steinii Clap. et Lachm. (2). Butschli 87-89. Phase Acinète d'Opercularia articulata Stein 54. Podophrya Steinii Clap. et I.acthm., lingelmann 62, Kent 80-82. Pédoncule de même longueur environ que le dia- mètre du corps, mince à sa base, s'évasant brusque- ment et considérablement dans sa moitié antérieure, aussi large que le corps à son point de jonction avec celui-ci, dans lequel il pénètre en formant un dôme ; le pédoncule est fini ment strié longitudinalement et grossièrement plissé transversalement. Corps pyri- forme, se rétrécissant postérieurement ; sa face pos- (1) Il n'est pas sûi- que la vacuole antérieure soit pulsatile. (2) V. Kent, pi. XLVI, lig. 58 et 59. 426 SOCIÉTÉ BELCiE DE MICROSCOPIE. téi'ieure entière reçoit rinsertion du pétlidule. Ten- tacules cylindriques, nombreux, minces, courts, pou distinctement capités, plus ou moins sinueux, dis- tribués irréi:;ulièreinent sur toute la surface du corps. Cytoplasme incolore. Noyau central ramifié. I^lusi<'urs vacuoles pulsatiles possédant cbacune un canal excré- teur pi'opre. Reproduction par endjryons bolot riches ovalaires (Stein 5i, Engelmann). Eeau douce. — Sur Dijtiscus marginalis. Long, du corps : 110 [jl. ToKOPHHYA Biitschli Liciitrnsteinh Clap. et l^achm (t). Bvitschli 87-89. Phase Acinète à' Operciilaria Lichtensteinii Stein 54. Acineta hijphydt^i Stein, Wrzesniowski, Parona 83, 2. Podophrya Lichtensteinii Clap. et Laclini., Kent 80-82. Podophrya Wrzesniowskii Kent 80-82. Pédicule épais, subcylindrique, s'élarg;issant gra- duellement et légèrement de la base au sommet, oii une dilatation très forte peut exister, strié longitudi- nalement et transversalement ; son sommet est parfois caché par la face inférieure concave du corps. Corps ovale ou pyriforme, 2 fois aussi long que large, recevant l'insertion du pédoncule sur une partie seulement de sa face postérieure. Tentacules cylin- driques, rectilignes, très courts et minces, distincte- ment capités, distribués irrégulièrement sur toute la périphérie, mais plus nombreux antérieurement, rarement localisés en ^ groupes. Pellicule très épaisse. Cytoplasme contenant parfois de petits cor- (l) V. Kent, pi. XLVI, tig. 31. MEMOIRES. i'n puscules brillants sphéiiqoes ou naviculaires. Noyau ovalaire irréi^ulier subcentral. 2 ou 5 vacuolos con- tractiles possédant chacune un canal excréteur spécial. Reproduction par embryons (Stein54, Wrzesniowski). Eau douce. — Europe et aquarium du musée zoolo- gique de Cagliari (Sardaigne). Diam. du corps : 00-85 [t.. — Epaisseur de la pelli- cule : 12 [J.. ToKOPiiuYA Bûtschli feurum-equinum Ehrenberg (i) non Zenker. Biitschli 87-89. Podophrya ferrum-equinum Ehrenberg, Kent 80-82. Biscophrya speciosa Lachmann 59, 3. Pédoncule très court, épais, atteignant presque les dimensions du corps, renflé à son sommet et péné- trant en dôme dans le corps, strié longitudinalement. Corps réniforme, aplati de haut en bas, 2 fois plus large que haut, portant une proéminence au centre de la face antérieure. Tentacules cylindriques, recti- lignes, distribués irrégulièrement sur le bord anté- rieur. Noyau discoïdal ou en fer à cheval. Une série continue et régulière de vacuoles pulsatiles longe le bord antérieur ; chacune possède un canal excréteur. Reproduction par un embryon holotriche pourvu de plusieurs vacuoles contractiles, situé latéralement par rapport au noyau, auquel il est accolé ; sa libé- ration est préparée par la formation d'une fente équatoriale, légèrement oblique, de la surface du (1) V. Kent, pi. XLVI, flg. 19 à 22. -128 SOCIÉTÉ BELGE DE MICHOSCOPIE. parent. Lorsque reml)ryon se fixe, il pousse d'al)or(l un seul tentacule apieal, puis les autres. Eau douce. — Sur Ibidropliilus piccus. — Europe. Larg. du corps : ir)8-:2,j-. — Larg. du pédicule: 8-10 y-- — Long, des tentacules : i-50 |^. ^oiis«g'ciire 3. Dimensions petites ou moyennes (ïusque 168 pi.). Pédicule mince, cylindrique, de même calibre à peu près dans toute son étendue, de longueur variable. Corps en forme de sphère, de poire ou de pyramide quadrangulaire. Tentacules rectilignes, cylindriques, ordinairement capités, rarement flexueux, répartis en 1, :2, 3 ou 4 faisceaux antérieurs, placés souvent sur autant de proéminences du corps. Cytoplasme ordi- nairement incolore. Noyau sphérique, elliptique, réniforme ou rubané. 1 à 6 vacuoles pulsatiles sphéri- ques ou elliptiques. Reproduction par embryons }>éritriches (rarement holotriches ou sans cils). 7 espèces. — Eau douce. — Europe, Amérique. 1. 2 à 4 tentacules fluxueux, très mobiles T. flexilis. Plus de 4 tentacules rigides, immobiles 2 2. 1 faisceau de tentacules T. Carchesii. 2 faisceaux de tentacules 3 3 faisceaux de tentacules. 4 4 faisceaux de tentacules T. quadripartita. 3. Tentacules assez longs ; pédicule rectiligne ou légèrement incurvé T. Cyclopum. Tentacules courts ; pédicule sinueux T. infiisionum. 134 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. 4. Tentacules capités ; noyau ovalaire ; cytoplasme opaque T. pyrum. Tentacules non capités ; noyau sphéi-ique -, cytoplasme hyalin T. Diaptomi. ToKOPiiRYA Bûtschli FLExiLis KelHcott. Biitschli 87-89. Podojjhrya flexilis Kellicott 87. Pédicule court. Corps subsphérique, plastique. 2 à 4 tentacules flexueux, très fortement capités, ani- més de mouvements da va-et-vient (jui les recourbent en tous sens. Noyau subcentral, ovoïde. Vacuole antérieure puisant lentement. Eau douce. — Sur le pédicule d'Epistylis (ligitalis fixée sur un Cijclops. — Amérique. ToKOPHRYA Bûtschli Carchesii Clap. et Lachm. (pi. XXIV, %. 1,5)('). Biitschli 87-89. Phase Acinète d'Epistylis branchiophila Stein 59. Podophrya Carchesii Claparède et Lachm., Kent 80-82, Keppen. Pédicule cylindrique, mince, ne dépassant pas en longueur la moitié du diamètre du corps, inséré latéralement. Corps subsphérique, ovale ou irrégu- lier, i seul faisceau latéral de tentacules cylindriques, rectilignes, assez longs, pointus ou capités. xNoyau ovalaire subcentral. Centrosome (Keppen). Vacuole contractile antérieure sphéi'i({ue. Reproduction par un embryon endogène hypotriche à face ventrale (1) V. Kent, pi. XLVm, fig. 23. MÉMOIRES. i38 aplatie, en forme de calotte, pourvu d'une vacuole contractile. Eau douce. — Sur le pédicule de Carchesium poly- piniim et iVEpistyHs jlavkans. — Europe. Diam. du corps : ^7-7:2 [j.. ÏOKOPHUYA Bûtschli QUADRiPAuniA Clap. et Lachin. (pi. VI, %. 0) (•). Btitschli 87-89, Sand 96 et 99. Phase Acinète d'Epistylis plicatilis Stein 67. Acinète à style (lUdekem 50. l'odophrya qiiadripartila Clap. et Lachm., Engelinaim 62, BiUschli 76, Kent 80-82, Keppen 88, 2. Pédicule mince, cylindrique, dépassant de moitié la longueur du corps, strié longitudinalement. Corps en forme de pyramide quadrangulaire plus ou moins arrondie, à faces parfois concaves, chacun des angles portant un lobe arrondi sur lequel s'insère un fais- ceau de tentacules ; quelquefois la moitié postérieure du corps se rétrécit brusquement en formant un cône mince ; le corps peut être plissé, crénelé. 4 faisceaux de tentacules cylindriques rectilignes capités, ne dépassant pas la longueur du corps. Cyto- plasme incolore. Noyau ovalaire central. Centrosome (Sand). l à 6 vacuoles pulsatiles (souvent 5). Reproduction par formation d'un embryon ovoïde, soit péritriche (1 à 5 couronnes de cils), soit holo- triche, soit très petit et dépourvu de cils ; cet embryon, quelquefois étranglé en son milieu, pos- sède toujours 5 vésicules contractiles ; il sort par un orilice spécial situé au milieu de la face antérieure. (1) V. Kent. pi. XLVI, tig. is. ^36 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Le jeune individu acquiert d'aboi'd I, puis :2, enfin i faisceaux de tentacules (Clapai'ède et Laclnnann, EniiCelniann ():2, BiUschli 7(>). Tohoplirifci quadriparlita adulte peut se transformer tout entière en embryon, (^onjuiiaison (Claparède et I.achmann, d'Udekem 50, Stein ()7). Eau douce. Sur le pédoncule iVEpijsiilis pUcatilis, sur les plantes aquatiques, sur Paludina et d'autres Mol- lusques. Long, du corps : 20-110 pi. — Larg. du corps : 18-70 [j.. — Long, du pédicule : 50-70 [t.. — Larg. du pédicule : 2 pi. — Long, des tentacules : 20-1 10 [^. Cette espèce est infectée par des Endosphœra ou des Spliœroplinja parasites, pris par Clai)ai'ède et Lachmann pour des bourgeons et de petits embryons. ÏOKOPHKVA Bûtschli Cyclopum Clap. et Lachm. (pi. XVIII, fig. 18, pi. XXI, fig. 5, G) ('). Butschli 87-89, Schewiakoff 93, 1. Fric et Vavra. Entz 96. Sand 99. phase Acinète de Yorticella nebulifera Stein 59. phase Acinète A'Epistylis [OpercalaïUa) nutans Stein 59. phase Acinète de Zoothamnium affine Stein 59, Fraipont. Acinète der Cyclopen Stein 54. Acinète der Wnsserlinsen Stein 54. Acineta tuberosa Stein 54 non Elhrenljerg, etc. Acineta Phryganidarum Stein 07. Acineta Leinnurum Stein, Kent 80-82, Butschli 87-89 Actncta fluviatilis Stokes 86-88. Acineta infundibulifera Hartog, Kent 80-82. Podophrya phryganidarum Kent 80-82. Pod02)hrya mollis Kent 80-82. Podophrya Cyclopum Clap. et Laclim., Lachm. 59, 2, Kent 80-82, Stokes 86-88, Inihof 85, 90, Kofoid. (1) V. Kent, pi. XLVI, fig. 23, 53 et 56. MÉMOIHRS. 137 Pédoncule cyliiHli'iqiio, relativement épais, un peu dilaté vers sa base et vers son sommet, rectilii-ne ou légèrement ineurvé, ne dépassant [)as ordinairement la moitié de la longueur du eorps, mais pouvant cependant atteindre !2 fois cette longueur. Corps quelquefois incliné sur le pédicule, très plastique, splîéroïdal, ovoïde, triangulaire, pyriforme ou cylin- dri(|ue, légèrement aolati de haul en bas, se rétré- cissant postérieurement, sa longueur égalant sa largeur ou la dépassant d'un tiers ; le corps est par- fois plissé, crénelé ; la face postérieure, parfois con- cave, peut cacher le sommet du pédicule ; la face antérieure, bosselée, plane ou convexe, est circulaire, ovale ou quadrangulaire ; à chacune de ses extrémités se trouve souvent un lobe. Tentacules cylindriques assez longs, pouvant atteindre 6 fois la longueur du corps, rectilignes ou légèrement incurvés, plus ou moins capités, quelquefois terminés en entonnoir, se raccourcissant très lentement et ne pouvant pas se rétracter complètement, disposés en 2 (parfois 5 ou 4) faisceaux antérieurs (un sur chaque lobe), quelquefois reliés entre eux par des tentacules inter- médiaires, l'aspect fascicule n'étant alors plus appa- rent. Cytoplasme incolore. Noyau central sphérique, elliptique, réniformeou rubané. Centrosome(Schewia- koflf, Maupas, Sand). 1, quelquefois 2 ou 3 vacuoles contractiles, pourvues chacune d'un canal excréteur. Reproduction par un embryon péritriche (5 ceintures de cils), sphérique ou ovalaire, étranglé en son milieu, sortant par une ouverture spéciale, possédant une vacuole et un noyau apparents, animé de mouve- ments énergi(|ues ; cet embryon se fixe après 1 heure 438 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. et demie à 2 heures, par un endroit de la couronne équatoriale opposé à la vacuole. Les cils sont rejetés ; les tentacules couvrent le bord antérieur, puis se localisent en '2 faisceaux ; un pédicule se forme au lieu de fixation. Conjutiaison (Stein 54, G7, Clap. et Lachm., Kent 8(1-8-2). ' Eau douce. — Sur Cijelops phaleraliis, Cijclops gigcis, Cifclops quadrieornis, (iaumarus pulex, Gam- marus putaneus (entre les pattes, sur les pattes, la furca, les antennes ou sur l'abdomen), Episcliitra Ineustris Kofoid, sur les larves de Phryganes, sur Lemnd, Vallisneria spiralis, etc. — souvent avec KpistijUs (luasldtica (Entz). Euroi)e (lac Léman, Veldes-See, Hongrie, Bo- hème), Amérique du Nord (lac Michigan) (Kofoid). Long, du corps : l2-8i [j-. — Larg. du corps : 12-iO IX. — Long, du pédicule : 12-()0 [ji. — Larg. du pédicule : 2-i ;^. — Long, des tentacules : 10- ()() .u. Stokes a vu un angle antéro-latéral du corps porter un long prolongement cytoplasmi(pie, à l'extrémité duquel s'insérait un faisceau de tentacules. ToKOPiinvA Biitschli i.nfusiomm Stein. lUitscilli S7-S9, lîiitz 96. \ai'iété allongée de la Podophrya fixa Stein 54. Acineta inf'usionum Stein 59. Podophrya infnsionum Engelmanii tiS. Kent 80 ,S2. Pédicule court, mince et sinueux, dont la longueur dépasse rarement celle tlu corps. Corps snbsphéricpie ou p\rifoi*me, réti'éci postérieurement pour recevoir l'insertion du pédoncule. ^ faisceaux antéro-latéraux MÉMOIRES. i39 de tentacules courts, capités, cylindriques, recti- lignes. Noyau ovoïde, subcentral. 2 vacuoles con- tractiles. Reproduction par embryon interne (Engel- mann 62). Eau douce stagnante et infusions — souvent avec Vorticellu microstoma (Entz). — Europe. Long, du corps : 75 {a. ToKOpriRYA Bûtschli pvrum Claparède et Lacbmann (pi. XXIV, tîg. 2). Bûlselili 87-89 (1). Pudoplirya pyrum Cl;ip. et Lachm., d'Udelveni, Kent 80 82. Pédoncule mince, rectiligne, cylindrique, pouvant atteindre une fois et demie la longueur du corps. Corps pyriforme, s'amincissant postérieurement pour recevoir l'insertion du pédoncule. 1 faisceau a[)ical et 2 faisceaux latéraux de tenta- cules capités. Cytoplasme brun opaque. Noyau ovalaire, subcentral. 1 vacuole pulsatile antérieure, une autre latéro-postérieure. Reproduction par un ou jilu- sieurs (8) embryons pourvus d'une vacuole contrac- tile (Clap. et Lachm.). Conjugaison (Claparède et Lacbmann, d'Udekem). Eau douce. — Sur Lem?i« trisulca. — Europe. Long, du corps : H58 [j.. ToKoruuvA Sand diapïomi Kellicott. Podophrya Diaptomi Kellicott 85. Pédicule ? Corps pyriforme, allongé. 5 faisceaux (1) Pour cet auteur, cette espèce est identique à Hallezia brachy- poda. liO SOCIÉTÉ »EL(;E de MICROSCOPIE. (le tentacuh's noiubreux, non distinctenienl i'a}>ités. Cytoplasme hyalin. Noyau sphérique. Forme jeune sphérique, à tentaeules irrégulière- ment distrihués. Eau douée. — Sur les anneaux de Diaptomus. — Amérique. Cjîoiiro 17 : .\4*iiiHu EhrenI). 1855, emend, Clai», et Laehm., puis Bûtsehii 87-lus ou moins différenciée. Cor[>s de forme variable, en principe sphéroïdal. 2 à 1:20 tentacules, ordinairement capités, cylindriques, recti- lignes, fascicules ou dispersés. Cyto])lasme incolore ou coloré. Noyau sphérique, ovalaire, rubané ou de forme irrégulière. I ou plusieurs vacuoles con- tractiles. Reproduction par embryons péritriches, hypotriches ou holotriches, (jnelquefois en outre par scissiparité, rarement par bourgeons ou par diverticules uénérateurs. ^1 sous-genres, 57 espèces. Mer (18), eau douce (15), eau saumàtre (5), eau MEMOIRES. iM douce et eau sauniâtre (I), mer et eau saumâtre (1), iner, eau douce et eau sîuiniâti'e (I). Ku l'Ope, Âli'éiie, Aniéi'ique du Nord, Nouvelle- Zélaude. 1. Loge ot corps lion comprimés de haut en bas ; tentacules non fascicules i*"" sous-genre. 2. Loge et corps comprimés de haut en bas ; tentacules fascicules ou dispei'sés 2""^ sous-genre. Dimensions petites, moyennes ou grandes (jusque 5()i p.). Loge pyriformc, conique ou cupuliforme, rarement oviforme ou cylindrique, non aplatie (donc circulaire en coupe transversale ou vue par sa face antérieure), contenant la totalité ou la presque totalité du corps ou seulement une très petite portion de sa partie postérieure, ou une portion du corps comprise entre ces deux extrêmes. Pédicule cylindrique, rare- ment conique, ordinairement long, jamais très épais. Corps sphérique, ovoïde, cylindrique, lenticulaire, hémisphérique ou pyriformc ; dans un cas formé d'un ovoïde surmonté d'une sphère plus petite. Tentacules non fascicules, antérieurs, cylindriques, ordinaire- ment l'ectilignes et capités, en règle générale nom- hreux et moyennement longs. Cytoplasme souvent coloré. Noyau sphérique, ovoïde, rubané ou irrégu- lier, parfois ramifié ou contourné. Le plus souvent une, quelquefois ^ vacuoles contractiles sphériques. Ueproduction par embryons ou par bourgeons, ou par embi'yons et boui'geons, ou par embryons et scissiparité transversale égale ou inégale, ou par ■142 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. bourgeons et scissiparité transversale ëûcale, ou par scissiparité transversale égale et diverticules généra- teurs. Les eniln-yons sont holotriches ou hypotriches. 14 espèces. — Mer (il), eau douce (5j. — Europe, Amérique du Nord. 1. Loge ovalaire à grand axe tiansvei'.sal A.bifaria. Loge non ovalaire ou ovalaire à grand axe antéro-postérieur 2 2. Loge losangique à grand axe antéro-postérieur A. pyriformis. Loge non losangique 3 3. Loge en lorine d'hexagone très allongé d'avant en ai-rière et plissée transversalement a., contorta. Loge ne répondant pas à cette description 4 4. Loge en forme de cylindre très bas, portant des crêtes trans- versales ; coips lenticulaire, occupant le Ibnd de la loge A. solenophryaformis. Loge non cylindiique 5 5. Loge pyriforme 5 Loge non pyriforme 7 6. Loge pyriforme, à grosse extrémité postérieure ; pas de renfle- ment à l'union du pédicule et de la loge ; pédicule au plus i fois plus long que la loge a. Homari. Loge pyriforme. à grosse extrémité antérieui-e et tronquée ; renflement à l'union du pédicule et de la loge ; pédicule 3 fois plus long que la loge A. elegans. 7. Loge en forme de cupule, d'hémisphère, de demi-ovoïde 8 Loge conique 10 Loge en forme d'im demi-ovoïde, à face antérieure convexe, percée d'un ti-ou central par où passe un mamelon cylo- plasraique d'où i-ayonnent les tentacules divergents. Pédi- cule mince, souvent sinueux, atteignant ou dépassant la hauteur de la loge a . livadiana . 8. Pédicule ne déi)assant pas 2 fois la hauteur de la loge 9 Pédicule dépassant 2 fois la hauteur de la loge 14 9. Loge exactement hémisphérique ; i)édicule mince ne dépassant guère la moitié de la hatiteur de la loge A. pan-a. Loge plus ou moins iri-égulièi-e, en forme de cuvette, d'hémis- [ihère. de demi-ovoïde ; pédicule épais atteignant 1 ou 2 fois la hauteur de la loge A. Hurnari. MÉMOIKES. U3 10. Pédicule inséi'é sur le manteau du cône, et ne prolongeant pas l'axe de la loge A. Homari. Pédicule inséré au sommet du cône 11 11. Loge nettement crénelée transversalement A. crenata. Loge non crénelée transversalement 12 12. Plus de 100 tentacules ; corps cylindi-ique très allongé, proémi- nant considérablement hors do la loge A. niuliitenUiculata. Moins de 100 tentacules 13 13. Pédicule cylindrique A . divisa. Pédicule étranglé à son union avec la loge A.patula. 14. Loge en foi-me de cuvette creuse, contenant au moins un tiers du corps A . Jorisi. I,oge en foime de cupule plate sur laquelle repose le corps A. Yorticelloïdes. Ces G dernièi'es espèces : A. crenata, A. multitcn- taculdta, A. divisa, A. patula, A. Jorisi et A. VoiUi- celloides forment un groupe lioniogène d'espèces très voisines l'une de l'autre. AciiNETA BIFARIA StokcS 87 (pi. XVIII, fig. 5). Bntschli 87-89. Loge ovoïde à grand axe transversal, son diamètre transversal valant un peu moins du double de son diamètre antéro-postérieur, portant sur sa surface un grand nomi)re de petits mamelons régulièrement disposés, largement ouverte antérieurement, prolon- gée par un petit pédicule conique. Corps attaché seulement à l'extrémité postérieure de la loge, et proéminant antérieurement en une sphère plus petite que la loge, portant des tentacules capités assez longs, cylindriques, rectilignes, irrégulièrement disséminés sur tout le corps. Cytoplasme granuleux. Noyau U4 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ovalaireou siibsplH'i'iqac antérieur. :2 vacuoles pulsa- tiles sphéiiques, l'une antëro-latérale, l'autre postéro- latérale opposée. Ueproduction par embryons hypo- triches ou par scissi[)arité transversale égale de la partie proéminente du corps (à la manière des Podo- pliryu) (jui s'allonge et s'étrangle en 2 sphères dont l'une (antérieure) se couvre de cils et se détache peu à peu (pi. XVIII, fig. 15). Infusions de foin. — Améiique, Larg. de la loge : 45 ^. AciNKTA l'ViuFoiiMis Stokcs 9i (pi. XIX, fig. ()). Biltschli 87 89. A la coupe optique, la loge a la forme d'un losange allongé à grand diamètre antéro-postérieur, à angles arrondis et à cotés concaves ; quelquefois elle a la forme d'une poire ou d'un ovoïde tronqué et ouvert à son extrémité antérieure. La loge se con- tinue postérieurement en un pédicule mince, cylin- dri((ue, plus court que la moitié de la longueur de la loge, rectiligne, parfois un peu incurvé. Corps remplis- sant la loge et proéminant légèrement par l'ouverture antérieure, de manière à foi-mer le i""" angle du losange. In bou(juet de tentacules peu nombreux, cylindriques, rectilignes, capités s'insère sur cet angle ; leur longueur ne dépasse pas celle de la loge. Noyau non observé. Vacuole contractile antérieure. Eau douce, dans les mares peu profondes. — Sur les plantes aquatiques. — Amérique du Nord. Haut, de la loge : 22 |x. MëHOIRES. i4t> AciiVETA coNTORTA GouiTet et Rœser (pi. XVII, Mœbius88,l. Loge hexagonale allongée, à grand axe antéro- postérieui* passant par 2 angles (et non par le milieu de 2 côtés), l'angle antérieur étant tronqué et ouvert ; la loge est bosselée et plissée, les plis étant longitudi- naux dans sa moitié antérieure et obliques dans sa moitié postérieure, où ils forment par leur réunion un angle obtus ouvert en avant. L'extrémité posté- rieure de la loge se continue en un pédicule mince dont la longueur n'atteint que le tiers de celle de la loge. Le corps remplit la loge et pousse par l'ouver- ture antérieure un mamelon rétractile épais et arrondi, à l'extrémité duquel sont implantés 10 à 16 tenta- cules courts, très minces, cylindriques, rectilignes. Noyau, vésicule, reproduction non observés. Mer. — Marseille, quai S' Jean (eau grasse et assez corrompue). Kiel. Rare. — Se nourrit d'Euplotes. AciNETA SOLENOPHKYAFORMIS Saud 99 (pi. I, fig. 4). Loge en forme de cylindre bas plus large que haut, ouvert antérieurement ; à base postérieure convexe, la loge, qui porte 3 crêtes en relief (la circonférence de chacune de ses 2 bases et un cercle situé entre celles-ci, à égale distance de chacune d'elles), va par- fois en se rétrécissant du fond au bord libre ; elle est striée transversalement et lon^itudinaleinent de ran- (1) Cette espèce est pour Bûtschli une Podophrya. XXV. 40 U6 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. gées de perles très fines. Pédicule cylindrique, s'éva- sant un peu vers son insertion à la loge, légèrement excentrique, strié longitudinalenient et contourné ; membrane sous-pelliciilaire ditiérenciée. Corps situé au tond de la loge dont il n'occupe qu'une t'ai l)Ie partie, en tonne de lentille biconvexe suspendue par sa cir- conférence. La cavité comprise entre sa face postérieure et la loge est extrêmement réduite. Pas de plancber de la loge. 1 faisceau de 10 à :20 tentacules cylindri- ques, divergents, rectilignes, capités, de longueur inégale, inséré au centre de la face antérieure du corps. Cytoplasme finement granuleux. Noyau sphé- rique, ovale ou irrégulier, souvent excentrique et postérieur, d'aspect vésiculaire. Centrosome spbéri- que ou ovale. Vacuole pulsatile ovale et excentrique. Une vacuole non contractile peut occuper une partie plus ou moins grande du corps. Mer. — Sur les Algues du vivier du laboratoire, avec A. tuberosa et A. pcttula. — lloscotï'. Haut, de la loge : 50 à 55 pi. — Larg. de la loge : 40 à 45 [^. — Haut, du corps : 15 à 18 [f.. — Larg. du corps : 40 à 45 [^. — Long, du pédicule : 15-25 i^^. Larg. du pédicule : 5-4 p^. — Long, des tentacules : 4-50 (A. AciNETA ELEGANS luibof 85, 84 {pi. XXI, fig. 15). Loge exactement pyriforme, à grosse extrémité antérieure, tronquée et ouverte, s'unissant posté- rieurement au pédicule par un renflement spliéricjue. Pédicule épais, atteignant ^ à 5 fois la longueur de la loge, légèrement sinueux. Corps en forme de cylin- MEMOIRES. 447 dre allongé, 2 fois plus long que large, s'unissant à la loge par son bord postéi'ieur, (vers la partie rétré- cie de la loge située à l'union des deux tiers antérieurs avec le tiers postérieur de celle-ci) et par une circon- férence insérée sur le bord antérieur' libre de la loge, de la(}uelle il proémine en une calotte hémisphérique poi'tant de nombreux tentacules cylindriques, recti- lignes, radiaires, égaux, capités, régulièrement distri- bués. Noyau ovale. Vacuole contractile sphérique. Eau douce. — Sur la « Balancirstange « du Clado- cère Bythotreplies longimanus. Lac de Zurich. — Assez rare. Haut, de la loge : 72 u. — Larg. maximun de la loge : i4 [J-. — Diam. du renflement sphérique : i2 pt. — Long, du pédicule : 210 [i. — Larg. du pédicule : 7 [^. — Long, totale : 500 [x. — Long, du noyau : 1 1 [^. AciNETA LiVADiANA Mcrcsclikowsky 81 (pi. I, fig. 6 ; pi. III, fig. 10 ; pi. YI, fig. 1 et 5) (1). Kent 80-82, Gruber 84, 2, Gourret et Rœser 87, Daday, Bûtschli 87-89, Sand 95 et 99. Spec. ? gen. ? Aider. Spec. ? gen. ? Slack 64. Spec. ? gen. ? Robin (pi. 39 fig. lOj. Acineta neapolitana Daday. Loge absolument lisse et régulière, très transpa- rente, ayant la forme d'un demi-ovoïde dont la hau- teur dépasse la largeur d' 1/5 ou d' 1/4 (très rare- ment elle lui est égale ou inférieure) ; le bord libre (1) V. Kent, pi. XLVIII, fig. 12. U8 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. se replie vers l'axe, formant un bourrelet circulaire convexe, laissant au centre une ouverture circulaire. Pédoncule inséré au centre de l'extrémité postérieure du corps, où il détermine un léger enfoncement ; il est parfaitement cylindricpie, rectilignc ou légèrement flexueux ; sa longueur varie entre 1 et 5 fois la Iiauteur de la loge ; sa substance centrale et la mem- brane sous-pelliculaire ne sont pas dilférenciées. La loge et le pédicule, minces, ne sont pas perlés. Leur cavité est remplie d'une gelée absolument trans- parente et homogène. Pas de plancher de la loge. Corps de forme très variable, suspendu dans la loge à laquelle il n'adhère que par le cercle intérieur de la couronne convexe, remplissant rarement toute la loge, quelquefois réduit au noyau entouré d'une très mince couche de cytoplasme ; il proémine par l'ouverture de la loge en un dôme portant de 10 à 50 (ordinairement :25 à 50) tentacules rectiligues, cylin- driques, égaux, capités, divergents, insérés sur trois cercles concentriques (pi. lll, tig. 11). Les prolon- gements internes convergent, se croisent en un point, puis divergent et s'arrêtent aux environs du noyau (pi. III, fig. 1). Cytoplasme très clair. Noyau ovale, quelquefois allongé. 4 ou 2 centrosomes (Sand) (pi. III, tig. I). Vacuole contractile sphérique antérieure, très volumineuse. Reproduction par em- bryons (pi. I, fig. ; pi. VI, tig. 1) ou par fissiparité transversale inégale, avec sécrétion immédiate d'une loge (pi. XVI, tig. 15 et 17). Conjugaison (Slack 04, Mereschkowsky 81, Sand i)Uj (pi. XVll, tig. II). Kyste ovoïde, corps sphérique dans le Kyste. iMer. — Sur Ceramium rubrum, Enleromurpha, MÉMOIRES. 149 Seriularin pumila, Campanularia yigantea, Callitliam- nion tetricum, Coi'aUina, les byssus de Moule, etc. — Devonshire, Cornouailies, Galles du Nord (Kent), Nieuport, le Portel, Roscotî, Bunyuls (Sand), Concar- ncau (Robin, Sand), Gênes (Gruber), Naples (Daday), Bastia (Gourret et Rœser), Mer Noire (Merescbkows- ky), Grèce. Haut, de la loge : ^7-80 ^. — Larg. de la loge : :24-70 [i. — Haut, du corps : ^20-70 [j.. — Larg. du corps : 20-70 [j.. — Long, du pédicule ; 50-220 [i. — Larg. du pédicule : i-9 ij. — Long, des tentacules : S-m IX. La description de Daday est entachée d'erreurs nombreuses. AciNETA PARVA Saud 99 (pi. XV, fig. 12). Loge mince, en forme de demi-sphère creuse un peu aplatie, recevant excentriquement l'insertion du pédicule très mince, cylindrique, rectiligne, ne dépas- sant pas en longueur la moitié de la profondeur de la loge. Le corps, inséré sur le bord libre, est un hémisphère emboîté dans l'hémisphère de la loge dont il est cependant séparé par un intervalle notable. Sur l'individu maigre, il n'y a pas de portion du corps extérieure à la loge ; mais, par absorption d'une proie, il s'en forme une qui peut aller jusqu'à com})léter par une demi-sphère extérieure, la demi- sphère intérieure, et à faire du corps une sphère complète. 20-50 tentacules minces, courts, inégaux, capités, cylindriques, rectilignes ou flexueux, sont no SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. répandus sur toute la surface libre du corps. Noyau, vésicule, reproduction et perles non observés. Mer. — Sur les Hydroïdes. — Nieuport. Haut, de la loge : 9-15 i^.. — Larg. de la loge : 17-2i [j.. — Haut, du corps : 10 :20 [jl. — Lai'g. du corps : 15-:20 ,ui. — Long, du pédicule : 6-iS ;ji. — Larg. du pédicule : 1 |ji. — Long, des tentacules : 5-4 [t.. AciNETA HoMARi Sand 99. Loge en forme de marmite au stade jeune, et chez l'adulte, d'une cuvette semi-hexagonale (pi. I, fig. 3), d'un demi-ovoïde (pi. XXHT, fig. 11), d'un ovoïde tronqué (pi. I, tig. I) ou d'une demi-sphère (pi. V, fig. 5), parfois d'une poire à grosse extrémité posté- rieure ou d'un cône (l'insertion du pédicule est alors latérale) (pi. 1, fig. 2 ; pi. XVI, fig. 7) ; quelquefois la loge est rétrécie, puis évasée. Pédicule épais, cylindrique, strié longitudinalement, atteignant en longueur 1 V2 à ^ fois la hauteur de la loge, inséré sur le sommet de la loge ou sur ses faces latérales (pi. XVI, fig. 7 et 8), quelquefois caché en partie par la face postérieure concave de la loge. La portion du corps contenue dans la loge est de même forme que celle-ci, mais elle est souvent plus arrondie ; sa partie postérieure est quelquefois creusée comme le fond d'une bouteille. La portion du corps exté- rieure à la loge est nulle (pi. I, fig. 1), ou forme une demi-sphère (pi. V, fig. o), un demi-ovoïde (pi. XXVI, fig. 7), un rectangle à petit axe antéro-postérieur, un demi-hexagone plus aplati (jue celui de la loge (pi. IV, fig. 0) ou un cône à sommet arrondi (pi. 1, MÉMOIRES. Vôi fig. 5). La portion interne et la portion externe sont ([uelquefois séparées par un étranglement. I^a loge et le eorps présentent })arfois des coui'bures, des irrégularités, des saillies, des concavités. Plancher de la loge concave, poi'tant en son centre une petite proéminence. Cytoplasme incolore. Noyau de forme variable, souvent excentrique ou postérieur. Centro- some (pi. XXIII, fig. 11). Vacuole contractile sphé- rique excentrique (pi. V, fig. 5). Reproduction par embryons internes : une cavité se creuse sur le bord libre et reste largement ouverte ; elle se cilié (pi. I, fig. ^ ; pi. XXIII, fig. Il) ; le cytoplasme sous- jacent, entraînant un noyau et une vacuole, fait hernie dans le fond de la cavité, se coiffe de sa paroi en la retournant comme un doigt de gant (pi. XXIII, fig. 7) ; le bourgeon externe ainsi formé se pédi- culise, puis se libère. Mer. — Sur les poils du telson et de l'orbite d'un Homard. — Roscoff. Haut, de la loge : ^5-iO [x. — Larg. de la loge : 20-57 [x. Haut, du corps : 25-55 jj.. — Larg. du corps 17-52 [i. — Long, du pédicule : 15-55 [x. — Larg. du pédicule : 2-5 jjl. — Long, des tentacules : 0-20 [ji. — Diam. du noyau : 15-20 i^. — Diam. du centrosome : 2 |jl, — Diam. de la vacuole : 15 f^. AcirvETA CKENATA Fraipont (pi. V, fig. 11 ; pi. IX, fig. 2, 5, 6, 7, 8 ; pi. XXH, fig. 15) C), Kent 8U-82, Mœhius 88, 1. Bûtsclili 87-89, Sand 95 et 99. Acineta Saifulae Mereschkowsky 79, 80 et 81, Kent 80-82. (1) V. Kent, pi. XL VIII, fig, 29, 32, 33. 482 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Loge épaisse, en forme de cône allongé (flûte à Champagne), plus rarement de cupule, 1 à 5 t'ois plus longue que large, régulièrement ou irrégulière- ment crénelée, striée et annelée transversalement et extérieurement, sa surface interne étant parfaitement lisse ; bord libre lisse ou crénelé ; quelquefois la loge est asymétrique, un côté étant plus développé que l'autre, ou l'un étant concave et l'autre convexe, ou tous 2 étant concaves, convexes ou sinueux ; parfois la loge est étranglée vers sa partie médiane. Fille s'amincit graduellement en un pédicule conique ou bien s'etïile complètement pour recevoir l'insertion d'un pédicule cylindrique très grêle ; le pédicule rectiligne ou incurvé ou coudé, atteint environ 1 1/2 à 2 fois la longueur de la loge. Loge parfois inclinée sur le pédicule. La portion du corps inté- rieure à la loge, en général plus arrondie que la loge, est anguleuse ou arrondie, ovoïde ou conique, quelquefois étranglée vers sa partie médiane ; elle peut remplir presque complètement la cavité de la loge, mais n'occupe en général que sa moitié anté- rieure. Parfois, la base du corps porte un ou deux petits prolongements coniques divergents (pi. XVIÎ, fig. 6). La portion extérieure est nulle (pi. IX, Hg. 7) ou conique ou hémisphérique (pi. IX, %. 3) ; quel- quefois elle porte en son centre un cône limité i)ar un sillon circulaire (pi. IX, tig. (j). Souvent l'en- semble du corps est pyriforme, la portion extérieure représentant la grosse extrémité. Le corps est souvent strié longitudinalement. Le plancher de la loge, sou- vent très apparent, est concave ; il porte en son centre une proéminence (pi. XVII, fig. 6). 44 tentacules au MEMOIRES. d53 maximum, cylindiiques, divergents, rectilignes, quel- quefois écliinulés ou flexueux, capités, ne dépassant pas en longueur la hauteur du corps, sont irrégu- lièrement répartis sur la partie antérieure du corps. Cytoplasme incolore, vei'dàtre ou jaune pâle. Noyau central (rarement latéral), sphérique ou irrégulier et ramifié. Centrosome (Sand). Une grosse vacuole contractile centrale latérale ou antérieure, quelque- fois une seconde plus petite postérieure. Reproduc- tion par bourgeons et par embryons (Sand 99). Mer. — Sur CAijtia volulnlis, les Algues, les Vési- culaires, les Sertulaires, Halacarus, etc. — Mer Blanche (Mereschkowsky), Kiel (Mœbius), Ostende (Fraipont), Nieuport, le Portel, Roscoft' (Sand) Mer Noire (Mereschkowsky). Haut, de la loge : 50 75 pi. — Larg. de la loge : :20-5() [i.. — Haut, du corps : 40-50 [x. — Larg. du corps : ^0-50 pi. — Long, du pédicule : 40-80 p^. — Larg. du pédicule !2-4 [i. — Long, des tentacules : :20-60 [/.. — Diam. du noyau : 4-10 i^. — Diam. de la vacuole contractile : 5-6 p-. AcmETA Sand 99 multitentacllata Sand 95. Sand 99, Hallezia multitentaculata Sand 95. Loge conique pédonculée. Corps trois fois plus long que large en forme de cylindre dont les deux bases seraient convexes, ; sa plus grande partie est exté- rieure à la loge. L'extrémité antérieure porte 1:25 tentacules cylindriques, remarquablement égaux, 15J4 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. capités, légèroinent flexuoux, ne dépassant pas en loniiueui' un sixième de la hauteui' du eorps. Noyau atteignant les :2/5 de la longueur du corps, i-ubané, un peu sinueux. Vacuole et reproduction non obser- vées. Mer. — Sur Lcucosolenia [Grantia). — Le Portel. Roscoff. Haut, du corps : 50i [jl. — Larg. du corps : 1^0 ii. — Long, des tentacules : o() jj.. — Larg. des tenta- cules : [ [i. — Diani. de la tète du tentacule : "2 [^. — Épaisseur de la pellicule sur le tentacule 0,5 j^. — Long, du noyau : !200 pi. — Larg. du noyau : :20 [x. Aci.NETA DIVISA Fj'aii)ont (pi. V, fig. 7 et 9 ; pi. XIII, fig. 1,5; pi. XIV, tig.^l,5)(i). Kent 80-82, Mereschkowsky 80 et 81, Sand 95 et 99. Acineta patuki Robi», Butschli 87-89 (2). Loge conique ou pyriforme, plus ou moins régu- lière, à bords latéraux souvent concaves extérieure- ment, à bord libre évasé, I à :2 fois et demie plus liante (jue large, s'etlilant complètement pour rece- voir l'insertion d'un [)édicule grêle, rectiligne, cylin- drique, mesurant I à :2 fois (var. hrevipes) à i à (i fois (var. loiufipes) la bauteur de la loge ; membrane sous-pelliculiure difïérenciée. Loge parfois inclinée sur le jiédicule jus(ju'à former un angle droit. La portion du cor})s protoplasmicpie intérieure à la loge est cupuliforine, et n'occupe qu'une faible ])ortion (1) V. Kent, pi. XL VIII, lig. 8 à lia . (2) Poui" cet auteur, A. divisa et A. patula ne sont qu'une seule espèce. MÉMOIRES. <88 de celle-ci ; la portion extérieure, au moins égale en volume à la précédente, forme un mamelon demi- ovoïde ou hémisphérique, de dimensions très varia- bles, souvent entouré d'un sillon circulaire — parfois la portion extérieure forme un cylindre à bases convexes et rentlées, 5 à 5 fois plus long que large, souvent incurvé (le noyau alors est presque aussi long que le corps dont il imite la forme et les tentacules sont antérieurs). Plancher de la loge con- cave, portant au centre une petite proéminence. Au plus 55 tentacules cylindriques, capités, recti- lignes, divergents, irrégulièrement distribués, de longueur variable. Cytoplasme incolore, jaune pâle ou verdâtre. Noyau sphérique, ovale ou irrégulier, parfois légè- rement ramifié ou contourné, subcentral. Centro- some (Sand). Vacuole contractile sphérique. Repro- duction par scissiparité avec sécrétion immédiate d'une loge (Sand) (pi. XIV, fig. "2) ou par diverticules générateurs (') (Fraipont). Conjugaison. Mer. — Sur Metnbmnipora jyilosa, CaUitliammon ietricnm, Vesiculana, Sertularia, sur des Algues fixées sur Aporrhaïs (Clienopus) pespelecani, sur Cam- panularia dicliotoma fixée sur Fucus vesiculosus, etc. Ostende (Fraipont), Nieuport, Le Portel (Sand), Concarneau (Robin, Sand), Banyuls (Sand), Mer Noire (Mereschkowsky). Haut, de la loge : 50-80 [ji. — Larg. de la loge : 40-00 1^. — Haut, du corps : 21-90 {x. — Larg. du (1) Bourgeons en forme de corne d'abondance, fixés au corps par leur petite extrémité dans lesquels se forme un embryon cilié péri- triche. Peut-être n'y a-t-il là qu'un phénomène de parasitisme. 156 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. corps : 50-SO ii. — Lono. du pédicnk' ; 60-160 [/. — Lnrg. (lu pédicule I-o ,u. — Long, des tentacules : 14-70 i^. AcmKTA PATI LA Clîi}) ct Laclno. ('). (rudekerii, r.reeff 68, Mereschkowsky 79-80 et 81, Kent 80-8?, Entz 84, Gi'uboi-, Hutsclili 87-89 (2), Sand 99, non Robin. Loge coni(|ue, régulière, à bords latéraux souvent concaves extérieurement, à bord libre évasé, 1 à 2 l/:2 fois plus haute (jue large, s'etïilant complète- ment pour recevoir l'insertion d'un pédicule assez grêle, rectiligne, conique (augmentant graduellement et légèrement de diamètre du sommet à la base), à substance centrale non différenciée, mesurant l 1/2 à 4 fois la hauteur de la loge. L'insertion à la loge se fait au moyen d'une partie étranglée, filiforme du pédicule (pi. \V, fig. 10). Loge parfois inclinée sur le pédicule juscju'à former un angle droit. Corps protoplasmique peu volumineux, compris en entier ou presque en entier dans la loge, d'où dépasse seulement un petit mamelon (pi. XV, fig. 1,6), — ou bien, la portion intérieure étant peu considérable, le corps forme un long prolongement cylindro- conique aussi large que la loge (pi. XV, fig. 8,9) — ou enfin, la portion intérieure étant jiresque nulle, le corps est une sphère 2 ou 7* fois plus large que la loge sur hupielle elle repose par une faible portion de sa surface (pi. Xil, lig. ()). Plancher de la loge concave, j)ortant au centre une \)0{\\v proéminence. (1) V. Kout, pi. XLVl, lig. 45, 46, 47. (2) Cet auteur identifie A.patula et A. divisa. MEMOIRES. m Au plus 25 tentacules cylindri(iues, capités, recti- lignes, de longueur parfois tort variable, très courts, semblant ne pouvoir se rétracter complètement, ré}>artis irrégulièrement sur la portion extérieure dans les 2 premières variétés, et seulement sur la pai'tie antérieure de cette portion dans la troisième. Cytoplasme incolore ou rcrt. Noyau sphérique ou ovale. Membrane nucléaire très distincte. Centro- some (Sand). Vacuole spliérique centrale ou posté- rieure. Reproduction }>ar embryons holotriches (Clap. et Lachm.). (Conjugaison (Clap. et Lacbm, d'IJdekem, Sand) (pi. \\U\ fig. h2). Mer. — Mer Blancbe (Mereschkowsky), Norwège (Clap. et Lacbm.), Koscoff (Sand : sui' les Algues du vivier du laboratoire), Naples (Entz), Gènes (Gruber), Mer Noire (Mereschkowsky). Haut, de la loge : 20-50 ^i. — Larg. de la loge : l()-25 fj.. — Haut, du cor])s : 14-90 p^. — Larg. du corps : 14-90 [i.. — Long, du pédicule : 50-90 [j-. — Larg. du pédicule : 2-5 [j.. — Long, des tentacules : 10-110 [J.. — Diam. de la vacuole : 6-7 [x. AcirvETA JoRisi Sand 95 et 99 (pi. XXII, fig. 4, 10, 14). Loge régulière, en forme de cuvette à fond plat, à bord libre évasé, étalé en un rebord circulai le plat ou convexe antérieurement, à Ijords latéraux en S concave au sommet, convexe à la base, 1 et demie à 2 fois plus large que baute, striée transversalement, recevant centralement l'insertion d'un pédicule cylin- drique, rectiligne ou sinueux, parfois coudé, assez épais, 4 à 6 fois plus long que le corps (mesurant 5 188 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. à 7 fois la profondeur de la loge) strié longitudina- lement ; membrane sous-pelliculairc différenciée ; le pinceau de fibrilles pédiculaires centrales est visible à son entrée dans la loL^e. Corps spbéi'ique, rarement aplati d'avant en arrière, pouvant proé- miner des deux tiers liors de la loge, y être entière- ment contenu ou présenter une forme intermédiaire. Piancber de la loge concave, poitant au centre une petite proéminence. Au plus ÔO tentacules cylindri- ques, capités, rectilignes, antérieurs, ij'régulièrement distribués, de longueur variable. Cytoplasme jaune verdàtre, rarement incolore. Noyau spbérique ou ovale, central ou postérieur. Centrosome (Sand). Vacuole contractile s[)hérique. Reproduction par bourgeons ciliés ou par scissiparité transversale égale. Mer. — Sur Vesicularia,Sertularia, des Bryozoaires et des Algues. — Nieuport, Le Portel, Roscotf. Haut, de la loge : 20 à 70 [x. — Larg. de la loge : 25 à 120 p^. — Diam. du corps : 25 à 80 [x. — Long, du pédicule : 80 à 500 p.. — Larg. du pédicule : 5 à 8 i*.. — Long, des tentacules : 20 à 60 pi. — Diam. du noyau : 15 à 25 pi. — Diam. de la vacuole : 10 à 20 pi. AciNETA VoRTiCELLoÏDKs Fraipout (pi. VIII, fig. 1) (^). Meresolikowsky 80-81; Kent 80-82; Entz 84: Butschli 87-89; Sand 95 et 99. Loge rudimentaire régulière, réduite à une cupule plate, à un plateau légèrement concave, au moins (1) V. Kent, pi. XLVIII, lig. 42. MEMOIRES. ii}9 2 fois plus large que protoude ; son bord, quelquefois dilaté eu bourrelet, reçoit eentralement l'insertion d'un pédicule cylindri({ue, rectiligne ou légèrement sinueux, assea épais, 5 fois plus long que le corps, strié longiludinalement ; membrane sous-})ellicu- laire différenciée. Corps spliérique ou elliptique, de diamètre double de la largeur de la loge et quadruple de sa profondeur, reposant sur la loge par le milieu de sa face postérieure seulement. Tentacules ordi- nairement nombreux, grêles, quelquefois flexueux, ondulés, allant s'amincissant de la base au sommet, capités ou non capités, atteignant en longueur au plus le diamètre du corps, irrégulièrement répartis sur toute la surface du corps. Cytoplasme jaune sale. jNoyau ovoïde postéi'ieur. Centrosome (Fraipont, Sand). Vacuole contractile spbérique de dimensions parfois très considérables. Reproduction par bour- geons (Sand). Conjugaison (Fraipont). Mer. — Sur des Algues et des Hydroïdes, sur iJijtia volubilis, sur l'antennule d'un Homard, etc. — Ostende (Fraipont), sur les pieux et les brise-lames de l'estacade, Nieuport, Le Portel, Roscoff (Sand), Naples (Entz), Mer Noire (Mereschkowsky). Haut, de la loge : 8-12 p.. — Larg. de la loge : lo-:20 |j.. — Diam. du corps : 50-40 ^. — Long, du pédicule : 100-:200 |a. — Larg. du pédicule : 2-9 jji. — Long, des tentacules : 10-40 jjl. — Diam. du noyau : 5-12 ja. Dimensions petites, moyennes ou grandes (j. 280 pi) . Loge en forme de cône, de cupule, de cône surmonté 'leo SOCIETE rel(;e de microscopie. (l'un cylindre, de poire, de fuseau, de coupe, de cloche allongée, de losange, d'ovoïde, de denii-ovoïde, de tonnelet, de niitre ou d'ogive, de sphère, d'hémi- sphère, de cylindre, de massue, de fuseau, de cylin- dre-cône, de pyramide hexagonale aplatie (donc elleptique en coupe transversale ou vue par sa face antérieure), comprenant la totalité ou la presque totalité du corps (rarement une petite portion du corps seulement), percée d'une fente antérieure médiane étroite, dilatée à ses 2 extrémités, aussi longue que la loge est large — ou percée de :2 petits oriHces à l'union de chaque bord latéral et du bord antérieur (quebjuefois, d'un troisième oritice au milieu du bord antérieur) — ou ouverte en avant par toute sa largeur. Pédicule de longueur variable, cylin- drique, rectiligne, jamais grêle. Corps de forme très variable. Une rangée de tentacules passant par la fente, tous situés dans le même plan horizontal — ou deux faisceaux antéro-latéraux de tentacules jjassant par les deux extrémités de la fente, ou passant par les 2 orifices (3 faisceaux lorsqu'il y a 5 orifices) — ou implantés sur la face antérieure du corps, située hors de la loge, lorsque celle-ci est ouverte large- ment. Ces tentacules sont cylindriques, ordinaire- ment rectilignes, capités, en règle générale nombreux et moyennement longs. Cytoplasme incolore ou coloré. Noyau sphérique, ovoïde, rubané, en S, en X, irrégulier, lobé ou ramifié. 1 ou plusieurs vacuoles contractiles sphériques ou elliptiques. Reproduction par un ou plusieurs embryons péritriches ou holo- triches, quelquefois en outre pai* diverticules généra- teurs. MEMOIRES. i61 25 espèces. Mer (7), eau douce (10), eau saumàtre (5), mer et eau sauiriâtre (l), eau douce et eau saumàtre (I), mer, eau douce et eau saumàtre (1). — Europe, Algérie, Amérique du Nord, Nouvelle-Zélande. 1. 2 tentacules antéro-latéraux flexneux, se mouvant et se cour- bant continuellement et vivement ; corps et loge triangu- laires, pédicule court A. dibdalteria Animal ne l'épondant pas à cette desciiption 2 2. Tentacules non fascicules (pouvant être répartis en 2 groupes) 3 Tentacules fascicules : 2 faisceaux 6 Tentacules fascicules : 3 faisceaux ; loge losangique ; pédicule 1 à 2 fois plus haut que le corps A. Jolyi. A) Tentacules non fascicules : loge percée d'une fente par où passe une rangée de tentacules. 3. Loge pyriforme, losangique ou fusiforme fà grand axe transver- sal), les angles latéraux étant vifs, l'angle antérieur et l'angle postérieur arrondis 4 Loge en forme de miti-e ou de demi-lentille biconvexe, le plan de section étant la face postérieure de la loge A. complanata. Loge triangulaire ; peu de tentacules courts A. flava 4. 1 à 5 tentacules 5 Plus de 5 tentacules A. emaciata. 5. Loge fusiforme, beaucoup plus large que haute A. emaciata ieune. Loge losangique. à peine plus large que haute A. pusilla. B) Tentacules fascicules : a) loge percée d'une fente par les extrémités dilatées de laquelle passent 2 faisceaux de tentacules. 6. Loge cylindro-conique prolongée par un pédicule très court dans lequel se continue le corps ; eau douce A. urceolata. Loge subtriangulaire ou en forme de demi-ovoïde ; pédicule mince, rectiligne, 6 fois plus haut que la loge : corps ovoïde, occupant au plus la moitié antérieure de la loge ; noyau ru- bané ; eau douce A. grandis. Animal ne répondant pas à cette desci'iption 7 XXV. H ^62 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. b) Loge ouvetHepar toute sa face antériewe, su?' les extrémités latérales desquelles sont insérés 2 faisceaux de tentacules. 7. Loge évasée ou en forme de tonnelet, portant 10 à 15 cercles transvei-saux en relief ; pédicule mince, ne dépassant pas un quart de la hauteur de la loge A. ornata. Loge non ornée de cercles ^ 8. Loge ogivale, allongée, sur laquelle est posé un corps sphériqne, 3 fois plus large que la loge, et dont un petit prolongement conique [)énètre seul dans la loge A. Crustaceorum. Loge contenant au moins la moitié du corps 9 9. Loge en forme de poire dont la queue, très courte, serait le pédicule et dont la gi-osse extrémité serait tronquée ; corps sphérique A. speciosa. Animal ne répondant pas à cette description 10 10. Tentacules longs, flexibles, animés de mouvements de va-et-vient qui les recourbent en tous sens ; loge conique ; eau douce A. cuspiduta Tentacules rigides 11 11. Pédicule dépassant beaucoup la hauteur de la loge 12 Pédicule ne dépassant pas la hauteur de la loge 15 Pédicule rudimentaire ; coi-ps remplissant complètement la cavité de la loge H 12. Renflement ou structure spéciale à l'union du pédicule et de la loge 13 Pas de renflement ni de structure spéciale à l'union du pédicule et de la loge 14 13. Angles antéro latéraux tronqués A. compressa. Angles antéro-latéraux non tronqués A. papillifera. 14. Corps ovalaire à grand axe transversal A. lasanicola. Corps cylindrique allongé A. Cattonei. Cori)S sphérique A. simplex. Corps conique, cylindro-coniquc ou ii régulier ; la loge n'est pas ouverte, mais présente 2 ouvertures antéro-latérales A. tuberosa. 15. Corps conique, cylindro-conique on irrégulier ; la loge n'est pas ouverte antérieurement, mais présente 2 ouvertures antéro- latérales 19 Corps non conique 16 16. Pédicule mcsui'ant environ la hauteur de la loge ; bord antérieur de la loge non lobé A. JSieuportensis. Pédicule mesurant environ la hauteur de la moitié de la loge ; bord antérieur de la loge pentalobé A. tulipa. 17. Loge largement ouverte antérieurement A. linguifera. Loge ne présentant que 2 ouvertures antéro-latérales 18 MEMOIRES. i63 c) T^oge ne présentant que deux ouvertures antét^o-latérales pour les deux faisceaux de tentacules. 18. Rau douce A.lacustris. Mer ou eau saumàtre A. tuherosa. 19 Mer ou eau saumàtre A. tuherosa. Eau douce A. œqualis. ACINETA DIBDALTERIA Pill'Ona (pi. XIX, fîg. 8). Kent 80-82 ; Bûtschli 87-89. Loge régulière, en forme de verre à vin ; bord libre circulaire, pédicule cylindrique, rectiligne, assez grêle, inséré à l'extrémité postérieure de la loge, un peu plus haut que celle-ci. Corps conique, tout entier compris dans la loge à laquelle il n'adhère que par son bord antérieur et dont il ne remplit pas entière- ment la cavité. A chaque angle antéro-latéral, un ten- tacule court, capité, cylindrique, est animé de mou- vements de va-et-vient qui le recourbent en tous sens. Cytoplasme granuleux. Noyau en fer à cheval posté- rieur. Vacuole pulsatile sphérique, centrale, assez grande. Mer. — Sur des Algues. — Gênes. Haut, de la loge : 50 [j.. — Larg. de la loge : 00 ]j.. — Long, du pédicule : 50 ^. — Larg. du pédicule : 10 \>.. — Long, des tentacules iO \k. AciiNETA JoLvi Maupas 81 ('). Kent 80-82, Bûtschli 87-89. Loge extrêmement comprimée, en forme de losange (1) V. Kent, pi. XLVIII, flg. 34 et 35. 464 SOCIÉTÉ BELGE I)E MICROSCOPIE. irrégulier, 1 fois et demie plus long que large, dont les 2 côtés antérieurs, égaux, sont beaucoup plus courts que les 2 côtés postérieurs, égaux aussi entre eux ; les 4 côtés sont concaves ; l'angle antérieur et les angles latéraux sont fortement troncjués et percés d'une petite ouverture ; l'angle postérieur, arrondi, reçoit l'insertion d'un pédicule cylindrique, rectiligne, assez grêle, une à deux fois aussi haut que la loge. Corps suspendu à l'angle antérieui' et aux ^ angles latéraux, de même forme que la loge, dans hxpielle il est con- tenu tout entier, mais (|u'il ne remplit jamais tout à fait. Un ftiisceau de tentacules cylindriques, recti- lignes, grêles, capités, assez courts, très contractiles, passe par chacune des trois ouvertures de la loge ; prolongements internes très visibles. Cytoplasme très hyalin. Noyau sphérique postérieur. Centrosome (?) (Maupas). Vacuole contractile antérieure, puisant avec une extrême lenteur. Mer. — Sur des Hydraires et des Bryozoaires et des Algues. Haut, de la loge : 71-104 ^. — Larg. de la loge : 60-85 {J-. — Epaisseur de la loge : 10-1:2 ij.. — Long, du pédicule : 180 \i. — Larg. du pédicule : ^ pi. — Angles antérieur : 1 14", latéraux : 95", postérieur : GO". AciNETA coMPLAiNATA Grubcr 84,2 (pi. XX, fîg. 7). Butschli 87-89. Loge régulière en forme de initre aplatie ou de demi-lentille biconvexe ('), le plan de section formant (1) A peu près comme une coque de navire renversée. MEMOIRES. 165 la face postérieure de la loge ; la crête semi-circulaire formée par l'intersection de ses faces supérieure et inférieure, crête qui constitue son bord antérieur et ses bords latéraux, est fendue dans toute sa longueur. Au milieu de la face postérieure, ovale et plane, s'insère un pédicule rectiligne, cylindrique, assez grêle, atteignant :2 à 5 fois la hauteur de la loge. Corps de même forme que la loge dans laquelle il est contenu en entier et qu'il remplit complètement. Deux rangées latér;iles de 15 à 20 tentacules (^ylin- driques, rectilignes, assez longs, subégaux, capités, passent par la fente. Cytoplasme incolore. Noyau sphérique médian. Vacuole contractile latérale. Mer. — Gênes. Larg. du corps et de la loge : 50 i>.. ACINETA FLAVA KclHcOtt 85. Loge régulière, conique, comprimée, à l'angle postérieur duquel s'insère un pédicule mince, fle- xueux immédiatement au-dessous de son insertion à la loge. Corps non adhérent à la loge, portant un petit nombre de tentacules courts, capités. Cyto- plasme jaune brun (vert au stade jeune). Eau douce. — Sur Stephanodiscus Niagarac (au stade jeune sur Cladophora çjlomerata). — Amérique du Nord. Aciim>:ta emaciata Maupas 81 (i). Butschli 87-89 ; Kent 80-82. (1) V. Kent, pi. XLVIII, flg. 18. 466 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Loge pyriforme, fusiforme à grand axe transversal ou losangique, à angles antérieurs et postérieurs arrondis, à angles latéraux vifs, les bords antérieurs décrivant un arc de cercle régulier, les deux bords postérieurs étant légèrement concaves ; la face anté- rieure, ovale, est coupée dans toute sa longueur par une fente médiane, élargie à ses deux extrémités. Pédicule cylindrique, rectiligne, très mince, inséré à l'angle postérieur, dépassant rarement la bauteur de la loge, quelquefois très petit. Corps suspendu au bord antérieur de la loge, dans laquelle il est contenu en entier, mais qu'il ne remplit pas com- plètement, quelquefois réduit à une masse fusiforme étroite. Au plus lo tentacules irrégulièrement dis- tribués dans toute la longueui' de la fente de la loge, très courts, minces, capités, cylindri([ues,rectilignes. Cytoplasme incolore. Noyau sphéi-ique ou ovalaire. Vacuole contractile sphérique. Reproduction par embryons. Mer. — Sur des Algues. — Algei'. Haut, de la loge : 8-(3:2 jjl. — Larg. de la loge : 16-57 {A. — Long, de la loge : 2:2 [a, — Larg. de la loge : [ [/.. AciNETA FUSILLA iMaupas 81. Kent 80-82 : Butschli 87-89 ; Sand 95 et 99. Loge ti'ès comprimée, losangique, un peu plus large que haute, à angles antérieur et postérieur arrondis, à angles latéraux vifs, les bords antérieurs décrivant un arc de cercle régulier, les bords posté- rieurs décrivant chacun une courbe sigmoïde, con- MI>MOIRES. 167 cave antérieurement, convexe postérieurement ; la face antérieure, ovale, est coupée dans toute sa lon- gueur par une fente médiane. Pédicule cylindrique, rectiligne, mince, ne dépassant pas 1 fois et demie la hauteur de la loge, inséré à l'angle postérieur. Corps suspendu au bord antérieur de la loge, dans laquelle il est entièrement contenu et qu'il remplit presque toute. Par la fente de la loge proé- minent au plus 5 suçoirs courts, rectilignes, capités, cylindriques, irrégulièrement distribués. Cyto})lasme incolore. Noyau [)ostérieur oblong. Vacuole contrac- tile non observée. Mer. — Sur des Bryozoaires. — Alger, le Portel. Haut, de la loge : 10 |jl. — Larg. de la loge : 14 ii. — Loni?. du pédicule : 18 jx. — Lar^-. du pédicule : 1 f.. ACINETA UKCEOLAT StoIvCS 85, 2 (pi. XVIH, H^. 2). Loge à paroi mince, comprimée, urcéolée, for- mée d'un cylindre se rétrécissant postéi'ieurement en un cône très surbaissé ; celui-ci n'atteint euère que la moitié de la hauteur du cylindre ; il est pro- longé par un pédoncule cylindri{[ue, rectiligne, large et très court (1/8 à 1/10 de la hauteur de la loge). Face antérieure de la loge plane, coupée dans toute sa largeur par une fente rétrécie au milieu et large- ment ouverte aux angles. A chacun de ces angles antéro-latéraux, la loge est prolongée par un petit cône tronqué où le corps ne pénètre pas. Celui-ci, compris tout entier dans la loge, la remplit presque totalement ; il se prolonge postérieurement jusque 168 SOCIÉTÉ HELGE DE MICROSCOPIE. dans le pédoncule. De chaque extrémité de la fente de la loge, aux deux angles antéro-latéraux, proé- niine un faisceau de tentacules cylindriques, capités, assez courts. (Cytoplasme incolore. Noyau ovoïde subcentro-postérieur. Vacuole contractile sphérique latéro-i)ostérieure. Eau douce stagnante. — Sur les plantes aqua- tiques. — ]\ew-Jersey (Amérique du Nord). Haut, totale : 42 pi. Cette espèce établit la transition entre les genres Aciiieta et Solenopfinja , puisque son pédicule contient un prolongement du corps cytoplasmique. ACINETA GRANDIS Kcut 80-82 (^). Butschli 87-89. Loge comprimée, en forme de cône ou de demi- ovoïde, subtriangulaire à la couche optique ; la face antérieure, plane, est coupée dans toute sa largeur par une fente rectiJigne. Pédicule inséré centrale- ment, mince, rectiligne, atteignant fois la hauteur de la loge. Corps ovale ou elliptique, tout entier compris dans la loge dont il occupe au plus la moitié antérieure. Deux faisceaux antéro-latéraux de tenta- cules cylindriques, rectilignes, capités, très nom- breux, sortant par les deux extrémités de la fente de la loge. (Cytoplasme finement granuleux. Noyau rubané subcentral. Vacuole contractile sphérique. Eau douce. — Sur Anucliaris Xitella et Polumoije- ton. — Birmingham Canal et Stratford Canal (Angle- terre) . (1) V. Kent, pi. XLVIII, tig. 24. MÉMOIRES. 169 AciNETA oRiNATA Sîmd 99 (pi. XV, fig. 5, 4, 7). Loge aplatie, ovoïde, totalement ouverte antérieu- rement, portant au milieu de son extrémité posté- rieure une protubérance en forme de mitre au centre de laquelle s'insère le pédicule. La loge est ornée de 10 à 15 crêtes circulaires, transversales, assez larges, résultant du plissement de la loge, qui ressemble ainsi à un tonneau garni de cercles. D'autres fois, la loge a la forme d'un cône renversé et évasé ; les crêtes postérieures sont alors équidistantes et les crêtes antérieures adjacentes et plus proéminentes à mesure ([u'elles sont plus antérieures. Pédicule mince, cylindrique, légèrement sinueux, ne dépas- sant pas 1/4 de la hauteur de la loge ; sa substance centrale est homogène. Corps conique ou ovoïde, suspendu dans la loge à laquelle il n'adhère que par son bord libre, ne remplissant pas complètemet la loge, proéminant hors de la loge en un petit mame- lon surbaissé, de section elliptique comme la loge ; le corps porte à chacune des ^ extrémités de son grand axe un bouquet de 4 à 1() tentacules courts, cylindriques, rectilignes, capités, très minces, paral- lèles. Noyau central sphérique. Vésicule contractile accolée directement à la partie médiane de la surface antérieure du corps. Eau saumâtre (10 pour 1000 de Na Cl). —Sur des Algues. — Nieuport, dans un fossé communi- quant avec l'estuaire de l'Yser. Haut, de la loge : 40-45 [a. — Larg. de la loge : 25-40 II. — Haut, du corps : 50-55 \i. — Larg. du corps : 2:2-50 p.. — Long, du pédicule : 10-15 i*-. — no SOCIÉTÉ BKLGE DE MICROSCOPIE. Larg. du pédicule : 1-2 y.. — Long, des tentacules : 5-7 }x. A(:im:ta Ckustaceoui m San1. XI, fig. 0), strié loni'ihKlinîilcinciil, terminé à sa l)ase par un«^ cupule tbi'niant parfois une vraie ventouse. Meinlirane sous-peliieulaire difierenciée. Loge parfois inclinée sur le pédicule jus(ju'à for- mer un angle droit (pi. VII, fîg. 7). Corps de forme très variable, remi)lissant coinj)lè- tement la cavité de la loge (pi. XXIII, fig. 10) — ou adhérant par sa base, ses angles antéro-latér;uix et 4 lignes dirigées parallèlement à l'axe de la loge — ou par sa base et ses angles antéro-latéraux (pi. 111, fig. 8) — ou par ceux-ci seulement (pi. Yl, tig. ^ ; pi. VII, fig. 2 et 15). Cavité de la loge nulle, quadru- ple, annulaire ou cupuliforme (pi. XVII, fig. Set 4), Plancher de la loge souvent très visible. 2 faisceaux antéro-latéraux d'au plus 50 tentacules cylindriques, capités, rectilignes, rarement incurvés, parfois très longs, dont les prolongements se rencon- trent aux environs du noyau (pi. I, fig. 8 ; pi. XVII, fig. 1 et 9 ; pi. XXIII, fig. 10). Les tentacules sont souvent répartis en 5 ordres de grandeur (pi. IV, fig. 1 et 3). Ils divergent parfois de plus de 1800. Quelquefois un faisceau est étendu tandis que l'autre est rétracté. Parfois un prolongement tentaculifère proémine hors de la loge. Cytoplasme incolore, gris, jaune, vert ou rouge brique. Noyau sphérique, ovalaire, réniforme, en S ou en Y, quelquefois l'amifié ou lobule, ordinaire- ment central ; il est parfois vacuolairc. Centrosome (Fraipont, Maupas 81, Sand, Florentin) (^) I ou 2 (Ij D'après Florentin, le coiilrosome (qu'il appelle micronucleus) est accolé au noyau ou en est i)Ou éloigné ; il n'est jamais logé dans une dépression du noyau ; sa t'oime est assez irrégulière, et non cir- culaii'e. 182 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. vésicules contractiles ovoïdes ou sphéi'iques, pour- vues d'un can:d excréteur qui sert aussi à la sortie de l'embryon (pi. VU, tig. il). Reproduction par diverticules générateurs (Kœp- pen) ou par i à 8 embryons placés dans une même cavité, (') pyriformes, péritriclies (4 à 5 couronnes de cils) ou holotriches, se fixant par un prolongement cylindrique comme par une ventouse ; ce prolonge- ment devient le pédicule (Ehrenberg, Cl, etL., Entz, Hertwig, Maupas, Fraipont, Sand) (pi. IV, fig. 5 ; pi. Xvf, fig. 9 et 15). Conjugaison (Fraipont, Sand) (pi. XVII, fig. 10). Mer. Sur des Algues, Cej'atnimn riibnim, Cerumium diaplianiim, Scytosiplio7i, Fucus, Filum, sur les Cam- panulaires, les Sertulaires, les Bryozoaires, Lagun- cula, Bowerbcuikia, Halodactijles, sur le byssus des Moules, sur les Homards, sur JSotodelpIiys Àlhnani (parasite dans la cavité branchiale iVAscidia mcntula), sur les Salpes, sur Gammarus marinus, sur Spliœro- ma serrata, sur des débris de toutes sortes. — Mer Blanche (Mereschkowsky), Norvège (Valloë, Christiansand, Bergen) (Cl. etL.), Vismar (Ehrenberg), Copenhague (Ehrenberg), Devonshire, Galles du Nord (Kent), Helgoland (Hertwig), Kiel (Mœbius), Nieuwe- Diep, Bei'g-op-Zoom (Rees), Ostende (Fraipont), Nieu- port (Sand), Le Portel (Sand), Jersey (Kent), Roscoff (Mauj)as, Sand), Concarneau, Banyuls (Sand), Mar- seille (Gourret et Rœser), Gènes (Gruber) Naples (1) D'après Florentin, lorsque l'embryon antérieur unique est déjà entouré de sa membrane, il peut encore se diviser. MÉMOlItES. 183 (Entz), Cagliai'i (Sai'dait;ne) (Pai'ona), Alger (Mau- pas), Mer Noire (Mercschkowsky). Eau sauinàtre de l'étani? de SzainosCalva (Honiçrie) et du marais salant de (^oiiey-lsland (New-York) (États-Unis) et des mares de Vie, Laneuveville, Mar- sal (Lorraine) (15 à 65 gr. de NaCl par litre), dans la pellicule blanehâtre qui recouvre l'eau corrompue, sur Enteromorplia et d'autres plantes aquatiques. Haut, de la loge : 20--28() jx. — Larg. de la loge : 20-110 [JL. — Haut, du corps : 15-280 ;^. — Larg. du corps : 20-120 ^. — Long, du pédicule : 10-200 [x. — Larg. du pédicule : 2-10 i^. — Long, des tenta- cules : faisceaux de tentacules capités, rectil ignés, cylindri- ques, qui sortent par les trous de la loge. Noyau ovale, subcentral. Vacuole contractile sphérique. Eau douce. — Sur Vroscrpinacea. — Amérique du Nord. SoLENOPmiYA PRKA Stokcs 85, :2 (pi. XVIU, lig. 5). Biitschli 87-89. Loge en forme de poire fixée par sa grosse extré- mité et dont le sommet sei'ait tronqué, à peu près aussi longue ([ue large, le bord antérieur tout entier fendu transversalement ; corps ovale, 2 fois plus long que large, n'adhérant ])as postérieurement à la loge. 1 faisceau de tentacules cylindriques, rectilignes, capités, nombreux, sortant par le bord antérieur entier. Souvent deux corps dans la même loge. MÉMOIRES. i87 Noyau subsphéi'ique central, un peu antérieur. Vacuole contractile sphérique, postérieure au noyau. Reproduction par scissiparité loniïitudiuîile. Kau stat>nante. — Sur Mijrioplnilhun et d'autres plantes a()uatiques. — Amérique du Nord. Haut, de la loge : 42 i*.. — Larg. de la loge : 59 |^. — Long, du corps : 51) p.. — Larg. du corps : '21-'25 [j-. Famillo 9 : Eplu^loiina Sand 99. Dimensions petites ou moyennes (jusque 250 ^). Loge et pédoncule, ou pédoncule seulement. Pédicule très court, moyen ou très long (jusijue l™'",loO), assez épais, rectiligne ou sinueux, conique ou pyramidal, s'élargissant vers le sommet, parfois cylindrique, ordinairement strié loniïitudinalement et transver- salement, pénétrant le plus souvent en dôme dans le corps. Corps sphérique, ovalaire, pyriforme, pyrami- dal à sommet postérieur tron(|ué ou bacilliforme. Tentacules le plus souvent nombreux et antérieurs, répartis en un groupe central de tentacules suceurs cylindriques, rectilignes, capités, subégaux, parallèles et en une à quatre couronnes périphériques de tenta- cules préhenseurs coniques, rectilignes, coudés ou flexueux, acérés ou terminés par un petit renilement, inégaux, divergents, se repliant sur la proie et l'ame- nant sur les tentacules suceurs. Cytoplasme ordinai- ment coloré. Novau subcentral, en fer à cheval ou ramihé. 1 à un très grand nombre de vacuoles con- tractiles sphériques. Reproduction par gemmes ex- ternes multiples, apicales, lenticulaires, hypotriches à face ventrale concave — ou par scissiparité parfois 188 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. très inégale et ordinairement multiple, les produits de division étant tentacules et pédoncules (le pédon- cule et la face postérieure poitant quehiuefois des cils). 2 genres, 8 espèces. Mer. — Sur des Hvdroïdes, des Bryozoaires et des Crustacés. — Europe, Japon, Algérie. Pas de loge Ephelota. Une loge Podocyathns. Genre 10 : Eplieloia Str. \Yright 1858. non Kent 80-82. Hemiophrya Kent 80-82. Caractères de la famille. Pas de loge. 7 espèces. 1. Tentacules suceurs rétractés et invisibles 2 Tentacules suceurs visibles. 3 2. Corps ovalaire, pyriforme, trapézoïdal E. coronata. Corps sphérique E. neglecia. 3. Tentacules pi'éhenseurs répartis sur tout le corps 4 Tentacules préhenseui's antérieurs 5 4 Corps sphérique. Tentacules insérés directement sur la surface du corps E. neglecta. Corps sphérique portant un grand nombre de prolongements coniques sur chacun desquels s'insère un tentacule préhen- seur E. Lacazei. Corps non sphérique; 3 couronnes de tentacules préhenseurs, l'une apicale, la seconde équatoriale, la troisième entourant le pédicule E. Bûtschliana 5. Pédoncule plus long que 7 fois la hauteur du corps 6 Pédoncule plus court que 7 lois la hauteur du corps 8 6. Corps au moins 1 fois et demie plus large que haut 7 Corps moins d'une lois et demie plus large que haut 8 7. Corps ovoïde ou hexagonal à angles arrondis ; tentacules très nomltreux ; pédicule conique à paroi très mince ; petits bourgeons ovoïdes très nombreux E. Crustaceorum. MÉMOIRES. 489 Corps ovoïdo ; peu de tentacules courts : pédicule cylindrique à paroi épaisse ; un grand bouigeon en forme de semelle Podocyathus cZmrfema jeune. Animal ne répondant pas à ces descriptions 8 8. Face postérieui-e du corps plane, tronquée ; pédicule atteignant 3 à 4 fois la hauteur du (iorps, souvent évasé en coupe à son sommet qui est sillonné d'étranglements et de plis trans- versaux E. truncata. Face postéi'ieure du corps concave ou convexe; pédicule s'élar- gissant régulièrement de la base au sommet, quelquefois très court et cylindrique E. gemmipara. Epiiklota coronata Str. Wrighl 58 (pi. XVIIÏ, fig. 7, 10, i% 14) C). Kent 80 82, Bûtschli 87-89 (2). Ephelota Dalyelli Holt. Pédicule relativement peu épais, conique, s'élar- gissant de la base au sommet, atteignant 3 à (3 fois la hauteur du corps, rectiligne ou légèrement incur- vé, strié longitudinalement ou couvert de fins granu- les, pénétrant d'ordinaire en dôme dans le corps. Corps trapézoïdal ou ovale, plus large que haut — ou py ri forme à grosse extrémité antérieure et à petite extrémité tronquée, s'insérant sur le pédicule par un col de même largeur que celui-ci. Tentacules pré- henseurs nombreux, coniques, pointus, flexueux et ondulants ou rectilignes, presque complètement rétractiles, atteignant 1 à ^ fois la largeur du corps, répandus sur tout le corps ou seulement sur son extrémité antérieure. Tentacules suceurs ordinaire- ment rétractés. Cytoplasme jaune ou incolore. Noyau (1) V. Kent, pi XLVIIlA, flg. 1, 2, 3. (2) Cet auteur identifie E. coronata, truncata, Thouleti et pus/ lia ; ces deux dei-nières espèces sont pour nous E. gemmipara. i90 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE, non observé. Vacuole contractile antérieure. Repro- duction par bourgeons antérieurs. Mer. — Sur des Bryozoaires, des Hydraij-es, les ai»pendic<'s postérieurs de (Ailiyus rapax, etc. — Angleterre, Jersey, Guernesey. Larg. du corps : (m ^. - - Long, du pédicule : jus- que 1000 pi. Epiielota neglecta Sand 90 (pi. V, fig. 10). Pédicule cylindricjue, relativement peu épais, at- teignant en longueur "2 fois le diamètre du corps, rectiligne, non strié, ne pénétrant pas en dôme dans le corps. Corps sphéri(jue, régulier. 15 tentacules préhenseurs répartis sur toute la surface du corps, cylindri(]ues, tlexueux, pointus, ondulant à chaque mouvement du liquide, atteignant en longueur Iç diamètre du corps. :2 tentacules suceurs rectilignes, cylindriques capités, courts, insérés au pôle anté- rieur, se croisant en X, ordinairement rétractés et invisibles. Cytoplasme incolore. Noyau, vacuole et reproduction non observés. Mer. — Sur un Hydraire. Un seul exemplaire observé. — Banyuls. Diam. du corps : 50 \t.. — Long, du pédicule : 100 \t.. — Larg. du pédicule \ 1 ^. — Long, des tentacules préhc^nseurs : 40 \l. — Long, des tenta- cules suceui'S : 20 u.. Epuelota Biitschli Lacazei Gourret et Rœser 87 (pi. XIX, fig. i). BUtsclili 87-89. Uemiophryu Lacazei Gourret et Rœser 87. MÉMOIRES. 491 Pédicule cylindrique, assez épais, atteignant en longueur :2 t'ois le diamètre du corps, incurvé, non strié, pénétrant en donie dans le corps. Corps en forme de lentille biconvexe (une face étant supérieure et l'autre inférieure) (ronquée aux 2 pôles. Les ten- tacules préhenseurs, coni([ues, capités, rectilignes, égaux, pouvant dépasser en longueur le diamètre du corps, plissés lors de la rétraction, sont insérés cha- cun sur un mamelon conique plus ou moins saillant ; il y a 6 mamelons sur chacun des bords latéraux et un nombre variable sur chacune des ^ faces supé- l'ieure et inférieure. 5 tentacules suceurs capités, courts, cylindriques, rectilignes, épais, apicaux, animés de mouvements continuels d'expansion et de rétraction. (A'toplasme opaque. Noyau fragmenté en 4 masses ovoïdes ou sphériques disposées en fer à cheval. Vacuole contractile sphérique latérale puisant avec une extrême lenteur. Reproduction par bour- geons antérieurs multiples convexes en dehors, con- caves en dedans. Mer. — Bastia (Corse). Epheloïa BiiTSCiiLiANA Ishikawa (pi. XXI, fig. 12). Pédicule assez large, sinueux ou rectiligne, atteig- nant 2 à 5 fois la longueur du corps, brusquement évasé un peu avant son insertion au corps, s'amin- cissant jusqu'à sa base, strié longitudinalement et transversalement, pénétrant en dôme dans le corps. Corps sphérique (aplati d'avant en arrière) ; à la coupe optique ovalaire, hexagonal ou hémisphérique, 192 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. le côté postérieur étant roctili^ne ou concave ('). Tentacules préhenseurs nombreux, recti lignes ou coudés, coniques, à extrémité pointue, mousse ou renflée, disposés en 7> cercles : le premier, apical, entoure les tentacules suceurs, et comprend des tentacules longs et des tentacules courts ; le second est équatorial et comprend des tentacules longs et moyens ; le troisième entoure le pédicule et se com- pose de tentacules courts, dirigés d'avant en arrière, presque parallèlement au pédicule. Tentacules suceurs apicaux nombreux, rectilignes, cylindriques, courts, parallèles, non capités, disposés en !2 ou 5 cercles. Cytoplasme jaune rougeàtre. Noyau ramifié. Va- cuoles contractiles très nombreuses situées entre le bord antérieui' et la seconde rangée de tentacules préhenseurs. Reproduction par i à i!2 bourgeons antérieurs sessiles, elliptiques, portant dès avant leur séparation 2 sortes de tentacules, présentant une face convexe et une ftice ciliée et très concave, possé- dant 1 noyau et 2 vacuoles contractiles — ou par scissiparité inégale multiple, donnant naissance à 1 16 bourgeons antérieurs disposés en couronne, leur face antérieure étant extérieure ; ces bourgeons ont la forme de l'adulte et ses tentacules (sauf la 5^ ran- gée de tentacules préhenseurs), ainsi qu'un pédicule cylindricjue coudé dont la première partie (vers le corps) est parallèle à l'axe de l'embryon (donc per- pendiculaire à celui de la mère), et se dirige vers le centre de la face apicale de la mère, tandis que la (1) Une trentaine (15 sur la moitié visible) de stries ou de plis divergent en se rétrécissant de la base du corps vers l'équateur où ils se perdent. MEMOIRES. 493 seconde partie forme avec la première un angle droit et se dirige d'arrière en avant ; la base de ce pédi- cule porte une couronne de cils glutineux, retenant les particules qui viennent s'y coller ; sur la face postérieure du corps de ces bourgeons s'insèrent plusieurs rangées concentriques de cils très ténus, dont le centre est représenté par l'insertion pédon- culaire. Mer, — Sur une Sargasse abondante en hiver. Dans une baie située à la partie orientale du canal qui sépare Misaki de l'île Jogashima (Japon). Haut, du corps : 200 ^i. — Larg. du corps : 250 ^. Ephelota Bûtschli Crustaceorum Haller (pi. IV, fig. 9) C). Butschli 87-89. Sand 95 et 99. Podophiya Crustaceoruyn Haller. Bemiophrya Crustaceoi'um Kent 80-82 ; Parona 83, 2. Pédicule conique, s'amincissant régulièrement du sommet à la base ou bien près du corps et dans le dernier quart seulement, atteignant en largeur les 2/5 de la largeur du corps et en longueur 8 à 10 fois la largeur du corps, rectiligne ou sinueux, strié transversalement et longitudinalement, à bords quel- quefois très légèrement crénelés, à paroi fort mince, à substance centrale bomoarène et à membrane sous- pelliculaire non différenciée, ne formant pas toujours un dôme dans le corps. Corps allongé transversale- ment, en forme d'ovoïde ou d'hexagone à angles (1) V. Kent, pi. XLVII, lig. 8. XXV. VA i'Ji SOCIETE BF.I.GE DE MICUOSCOI'IE. arrondis. 00 tcnlacules préhenseurs assez courts ou plus longs que la lari-cur du eorps, coniques, rec- itliiiues, elïilés, disposés en couronne autour des tentacules suceurs ou dispersés sur tout le corps. Tentacules suceurs peu nombreux, rectilignes, cylin- driques, capités, apicaux, pai*allèles. Cytoplasme jaunâtre. iNoyau en fer à cheval ou ramifié. 1 à 7:2 vacuoles contractiles répaities dans tout le corps. Repi'oduction |»ar hourgeons ovalaires petits, très nombreux, ré[)andus sur toute la surface du corps, mais surtout antéiieurs. Mer. — Sur Lwmod'ipodcs filifoiinîs, sur des Algues. — Nieuport, le Portel (Sand), Villefranche, Messine (llaller), Cagiiari (Sardaigne) (Pai'ona). Haut, du corps : 70 à IL") u. — Larg, du corps : 6i à 1-20 \>.. — Long, du pédicule : ()00 à 900 ,ui. — Larg. du pédicule : TiO à o() a. — Long, des tenta- cules préliensj'urs : Tm à 1:20 ."j-. — Long, des tenta- cules suceurs : :20 à 55 [-«■. Epiielota Biitschli 87-80 (') tiu.ncata Fiaipont. Sailli «.15 et 99. Podophrya truacata Fraipont Heyniophrya triincata Kent 80-82. Pédicule massif, strié transversalement, à paroi très éjiaisse, à membiane sous-pelliculaire diffé- renciée, à substance centrale liomoirène, attei2:nant en longueur 5 à (i fois la hauteur du corps, ne péné- (1) Cet auteur identifie E, coronata, E. truncata, E. pusilla et E. Thoiileti (ces 2 dornières .sont poui- nous E. gemmipara). V. Ke;.l, 1.1. XLVIII. lig 4.. — Larg. du pédicule : 15 à 56 ij.. — Long, des tentacules préhenseurs : 18 à 50 [JL, — Long, des tentacules suceurs : 6 à 15 pi. Epiielota Bûtschli 87-89 gemmipara Hertwig 76 (pi. III, %. 4, 7, pi. V, fig. 8, pi. VI, fig. 7) C). Biitschli 87-89 (2) ; Sand 95 et 99. (1) V. Kent, pi. XLVI, flg. 48, 49, 50, 51 pi. XL VII, flg. 9 à 15. pi. XLVIII, tig. 19, 30, 31 (2) Cet auteur identitle E.pusilla, E. Thouleti, E. truncaia et i96 SOCIETK ItKLGK DK Mlf.ROSCOl'IE. Fphelota npicnlosa Wright. Podophri/d fjemmipco'fi Hortwift" 7fi. Honiupltrya (jonmiparu Kent 80-S2 ; Maiipas tl ; Entz 84 ; Gi'uber 84,2 : Roes ; l'ercoval Wi-ight. I^odophi'ya Lynxjhiji Rol)iii Podophrya Benedoti F"iaiiK)nt. Hemiojilirya Bciiedoii l\eiil 80-82. Hemioiihrya microsoma Ma u pas 81 ; Kent 80-82. Hemiophrya Thouleti Maupas 81 ; Kent 80-82. Pûdoph/ya Kocli. Hemiophrya pimilla Kent 80-82 : Parona 83,2. Dendroplirya gcmmipara Sand 95. ? sp. ? gen. Aider. 1 sp. ? gcn. Liebei'kiilMi 5tj. ? sp. ? gen. V. J. van Beneden (in Fraipont). Pédicule cyliiuliique, conique ou pyramidal à 4 pans, se rétrécissant j)lus ou moins du sommet à la baee, ou renflé au sonnnct et éti'anglé ensuite assez brus([uement, attci^^nant en largeur 1/6 à o/6 de la largeur du corps, rcctiligne ou sinueux, mesurant en longueur de l/IOdcla hauteur du corps (var. brevipes) à 18 lois cette hauteur (var. Umgipes) (pi. V, fîg. 8) strié longitudinalement et transversalement, quelquefois annelé et plissé transversalement, péné- trant dans le corps en y formant un dôme. Corps plastique, très polymor[)he, ordinairement i)lus large antérieurement, globuleux, sphérique, ovale, cupu- lifoi'me, poly(''dri(|ue, pyriibrme, bacilliibrme (pi. XXII, lig. 5) ou en foj'me de pyi'amide quadrangu- laire renversée et tron(|uée ou de cône renversé et tron([ué. Kn coupe o(>lique, la l'ojine est celle d'un trapèze à grand côté antérieur convexe, à côtés laté- raux concaves et à angles arrondis, d'un triangle E. coronula ; il lait d'A'. gemmipara, û'E. Benedeni et d'iEi'. apicu- losa une seule espèce. MIOMOIUKS. I!)7 assez surbaissé à base antérieure et à aiii-Ics tion- (|ués, (l'un ovale, d'un cerele, e(e. Le eorps porte (juelquelois sur sa faee visible ï erètes ou [)Iis lon- i^itudinaiix é{|ui(listauts ([ui divergent en se rc'ti'éeis- sant de la base vers l'équaleur du eoi'ps où ils se perdent. (S à iO tenta(;ules prébens(Hirs eoni<|ues très allongés, ordinairement reetilignes, plus ou moins aigus et etiilés, quelcjnefois renllés ou mousses à leur extrémité, })0uvant d(''[»asser en longueiii' ^ t'ois la largeur du eoi'ps, montrant (|uel({uetois une struc- ture spiralée, entourent les tantacules suceurs. I à 10 tentacules suceurs apicaux, cylindri([ues ou légèrement coniques, rectilignes, [»arallèles, capilés, atteignant en longueur de 1/5 à l/IO du diamètre du corps. (]yto[)lasme incolore, jaune, vert, gris, brun, noirâtre, rougeâtre, etc. Noyau ramifié ou en fer à cheval. Centrosome (?) (Maupas). i à 8 vacuoles contractiles équatoriales ( 1 ou ^ peuvent être anté- rieures ou postérieures) sphéri({ues. Reproduction par 1 à 1^ bourgeons disposés en couronne anté- rieurs, sessiles, ovales, non tentacules ni pédoncules, hypotriches, à face ventrale concave, à cytoplasme plus clair que celui du parent, ([ui, après avoir erré, se fixent ((juelquefois sur un pédicule abandonné) — ou par scissiparité inégale ordinairement multiple donnant naissance à I (pi. III, fig. 5 et 1^2 ; pi. XIY, fig. 4, G, 7, 8, 9 ; pi. XVI, lig. 10 ; pi. XXIÏ, fig. 8) à bourgeons antérieurs ou latéraux, plus grands que les bourgeons précités, parfois plus grands que l'oi'ganisme maternel, sessiles, ovales, tentacules, non ciliés, à cyto[tlasme de même couleur que celui du parent, possédant un petit pédoncule cylindricpie 198 SOCIÉTÉ BKl-r.E DK MICKOSCOPIE. et rectilitine, qui se fixent non loin de l'organisme- nière ((juelquef'ois sur le pédicule maternel). Kyste (P. J. van Beneden, Hertwig, Uobin). Mer. — Sur ('jeraniiiun riihnini, les Algues vei'tes, Memhrunipovd pilosa. Salaria ahietina, Ihjdrabnannia falcata, Ualvcium Beauii, Plumularia setacea, Cam- panularia dichotoma, les appendices abdominaux d'un Homard, etc. Irlande (Pcrceval Wright), Devonshire, Cornouailles, C.alles du i\oj*d (Kent), Helgoland (Hert- wig), iNieuwe Diep, Berg-op-Zoom (Rees), Ostende (P. J. van Beneden, Fraipont), Nieuport, Le Portel (Sand), Jersey (Kent), Roiscoff (Hertwig, Sand), Con- carneau (Rol)in, Sand), Banviils (Sand), Gènes (Gru- ber), Naples (Entz), Messine (Kocb), Cagliari (Sar- daigne) (Parona), Venise (Canal grande) (Lieber- kûhn), Alger (Maupas). Haut, du corps : :24 à 140 p^. — Larg. du corps : :24 à 200 p.. — Long, du pédicule : 15 à 1150 \*-. — Larg. du pédicule : 10 à 80 \k. — Long, des tentacu- les préhenseurs : 40 à :200 \>.. — Larg. des tentacules préhenseurs : 1 à 2 [^. — Long, des tentacules su- ceurs : 10 à 40 p.. — Larg. des tentacules suceurs : 1 à 5 i^. — Diam. de la vacuole : 15 à :20 \>.. — Long, des bourgeons : iO ,a. — Largeur des bourgeons : 50 (a. Goiii-o 20 : Po«lo<-Ya> 0,50 Bulletins, t. 25 et t. 24 >^ 5,00 » n-a i «' a a. m t «- SECRETARIAT : É. ne H'ildeman, docteur en sciences naturelles, .lardin botanique, Bi'uxelles. TRÉSORERIE : |j. Baiiwens, rue de la Vanne, 33, Bruxelles. BIBLIOTHÈQUE : Jardin botanique de l'État, à Bruxelles. Toiifes les eomniiinienlions doivent être adressées an Aiecrétaire. Ijes piiblleations et les journaux doivent être envo'^és an local de la Société: Jardin botanique de Pftitat à Bruxelles. BULLETIN UU LA VINGT-CINQUIEME ANNEE 1898-1899 BRUXELLES ALFRED CASTAIGNE, ÉDITEUR 28, rue de Berlaimont, 28 1899 COMPOSITION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION POUR L'EXERCICE i898-iS9'J M. Ch. Van Bambeke Président. 1898-1900 M. Ém. Laueent, Vice-Président. 1897-1899 M. L, Eeeera, Id. 1898-1900 M. Ém. De Wildeman, , Secrétaire. 1897-1899 M. L. Bauwens, Trésorier. 1897-1899 M. C. H. Delogne, Bibliothécaire. 1898-1900 M. L. Coomans, Membre. 1897-1899 M. GiLSON, Id. 1897-1899 M. Fe. Ceépin, Id. 1898-1900 M. J. Massaet, Id. 1898-1900 Seceétaeiat : m. De Wildeman, au Jardin Botanique de l'État, à Bruxelles. Seceétaiees- ADJOINTS : M. le D'" Pechèee, r. de la Loi, 140. M. le D'' Rousseau, rue du Trône 159. Tsésoeiee : M. Bauwens, rue de la Vanne, 33, à Bruxelles. Bibliothèque : au Jardin botanique de l'État, à Bruxelles. BILLETIIN DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome XXV. N° VIL 1898-1899. Procès-verbnl de la (séance iiiensuclle du 17 Octobre 1898. Présidence de M. L. Errera, vice-président. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. Correspondance : M. le D' Rousseau s'excuse, par lettre, de ne pouvoir se rendre à la séance de ce soir, et prie l'assemblée de bien vouloir remettre sa comnmiiication à la prochaine séance. Communications : M. P. Nypels résume ses « Notes de pathologie végé- tale » qui seront publiées dans les Mémoires de la 6 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Société. Pendant son oxposo il fait passer sous les yeux des membres de très intéressantes photographies, montrant les stades divers de j)lusieurs nudadies. La eomnninieation de M. Nypels soulève quelques observations et remarques. M. P. Francotte montre un grand nombre de photographies et de photogravures ayant trait à diver- ses questions de l'histologie animale, et en particu- lier à l'histoire des sphères attractives. L'ordre du jour épuisé la séance est levée à 9 1/2 heures. BULLETIN DES SEANCES. 7 Comptes-rendus et analyses. Nous avons dans un Bulletin antérieur annoncé l'apparition du premier volume de « L'année biolo- gique )). Le deuxième volume de cet intéressant recueil vient de paraître, il rend compte des travaux parus en 1890 et comporte plus de 800 pages. Le volume II comprend 20 chapitres : La cellule ; les produits sexuels et la fécondation ; la parthéno- genèse ; la reproduction asexuelle ; l'ontogenèse ; la tératogenèse ; la régénération ; la greffe ; le sexe et les caractères secondaires ; le polymorphisme, la méta- morphose et l'alternance des générations ; les carac- tères latents ; la corrélation ; la mort, l'immortalité, la plasma germinatif ; morphologie et physiologie générale ; l'hérédité ; la variation ; l'origine des espè- ces ; la distribution géographique des êtres ; système nerveux et fonctions mentales ; théories générales. Comme on le voit par l'exposé du titre de ces 20 chapitres les travaux examinés portent sur tous les phénomènes importants de la vie. Le nombre des travaux résumés est immense, le travail entrepris par MM. Y. Delage, G. Poirault et leurs collaborateurs mérite les plus grands éloges car il épargnera un temps précieux aux chercheurs. Nous voudrions voir se multiplier les années de « L'année biologique » afin que cette revue annuelle puisse rattrapper l'arriéré et publier le relevé des travaux biologiques au plus tard une année après leur publication. Espérons que MM. Delage et Poirault ne se décourageront pas : la besogne est ingrate, mais des plus utiles. É. D. W. BULLETIN DES SÉANCES DK LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome X\V. N" II. 1898-1899. Procès«vei*bal de la séance itien^^iielle du «1 novembre 189H. Présidence de M. L. Errera, vice-présidem. La séance est ouverte à 8 5/4 heures. Correspondance : M. le Prof. P. Francotte s'excuse de ne pouvoir assister à la séance, quoique inscrit à Tordre du jour. Communications : M. le D' Rousseau, montre une série intéressante de préparations microscopiques se l'apportant à l'histologie des Sponi^iaires et compte présenter ultérieurement un travail étendu sur ce sujet. La techni(jue employée est particulière et a fait l'objet de notices spéciales publiées dans notre Bulletin et dans d'autres publications scientifiques. L'ordre du jour épuisé la séance est levée à 9 5/4 heures. BULLETIN DES SEANCES. 9 Comptes-rendus et analyses. Nous voulons signaler ici sans pouvoir l'analyser un remarquable travail de M. P. A. Dangeard « L'histoire d'une cellule » qui a paru dans la sixième série du Botaniste. L'auteur a [)orté spécialement ses investi- gations sur les Cidaniydomonadinées, et parmi celles- ci sur les genres Clilorogonium, Cercidium, Lobomo- nas, Pliacotîis, Clilamijdomonas, Carteria, dont il a étudié le noyau, le chromatophore, la division cellu- laire en vue de former des zoospores et des gamètes, le mode de réduction des chromosomes et les phéno- mènes de fécondation sur lesquels il présente une étude très documentée. É. D. W. + * * L'étude micrographique des roches a donné lieu dans ces derniers temps à la publication de nombreux travaux. M. Bleicher, professeur à l'École de phar- macie de Nancy, a fait parvenir à la Société un travail intitulé : Contribution à l'étude lithologique, microscopique et chimique des roches sédimentaires, secondaires et tertiaires du Portugal (Communicacaes da Direççao dos traballios geologicos t. 111, 1898). Dans plusieurs de ces roches l'auteur croit avoir trouvé la trace de végétaux inférieurs et particulière- ment d'Algues qu'il rapproche des Nostoc et des Batrachospcrmum. Malgré les clichés photographiques qui accompagnent le travail, nous faisons des réserves sur l'assimilation des traces observées à des végétaux, nous nous empressons d'ajouter que nous sommes 40 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. imcompétents pour juger le travail, mais nous avons voulu attirer l'attention sur lui. La déeouverte d'orga- nismes végétaux inférieurs et en particulier d'Algues et de Bactéries dans diverses roches a été signalée si souvent qu'il y a lieu, pensons-nous, de multiplier les observations afin de rechercher si les observa- teurs n'ont pas été, dans certains cas, trompés par la ressemblance entre des traces inorganiques et des organismes. É. D. W. BILLETIA DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome XXV. N« 111. 1898-1899. Procès- verbal do la séance mensuelle du 19 décembre 189^. Présidence de M. L. Errera, vice-président. La séance est ouverte à 8 5/4 heures. Communications : M. Errera présente quelques superbes préparations microscopiques deMissSargant et destinées à montrer le développement de l'ovule chez quelques Monocoty- lées. M. le Prof. Francotte résume dans ses grandes lignes le travail d'histologie et de biologie qu'il vient de publier sur les Planaires ; il montre les photogra- phies de ces organismes et des agrandissements de ces divers clichés. 12 SOCIÉTÉ RELGE T»E MICROSCOPIE. A la suite de cette communication s'engage entre plusieurs membres une discussion sur le mimétisme. Élections : iM. (ih. Engels, Ins])ecteur ju'ovincial des contribu- tions, présenté par MM. I.ameere et Bauwens, est admis au titre de membre etléctif de la société. La séance est levée à 10 heures. BILLËTI^ DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome XXV. N° IV. 1898-1899. Procès- verbal de la séance mensuelle du lO janvier 1899. Présidence de M. Bauwens, membre du Conseil. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. Correspondance : M. L. Errera et M. le D' Rousseau s'excusent par lettre de ne pouvoir assister à la séance de ce jour. M. Rousseau prie le bureau de bien vouloir porter sa communication « Technique microscopique des Spongiaires » à l'ordre du jour de la prochaine séance. Communication : M. P. Nypels, résume son travail sur les maladies des arbres des promenades de Bruxelles et montre H SOCIETE BELGE DE MICROSCOI'IE. différentes photographies se rapportant à ce sujet. Le travail de M. P. Nypels, accompagne de quelques planches, paraîtra dans les Mémoires de la Société. Élections : M. Degi'auwe, étudiant en sciences, présenté par MM. Francotte et De Wildeman, est admis au titre de memhre associé. M. Ensch, docteur en médecine, présenté par MM. Errera et De Wildeman, est procla- mé membre effectif. L'ordre du jour épuisé, la séance est levée à iO heures. BULLETIN DES SEANCES. iK Complets- rendu» et analyses. M. B. Renault a publié dans le n" I (1899) du Bul- letin du Musée d'histoire naturelle une intéressante petite notice sur les tourbes. Les conditions admises conmie nécessaires à la formation des tourbières sont résumées dans les 5 points suivants par M. Renault. 1" Un climat humide, plutôt froid que chaud, d'une température moyenne de 4 à 8 degrés. 2° Un sol décliné, imperméable permettant l'écou- lement lent des eaux. 5° Une humidité constante entourant les racines des plantes alimente la tourbière, ou leurs débris après qu'elles ont cessé de vivre. Cependant, comme le fait remarquer M. Renault, le i" parait susceptible d'une certaine élasticité, l'on a signalé la présence de tourbières dans bien des régions tropicales ou subtro- picales où la moyenne de température est au-dessus de 8 degrés. M. Renault considère deux bactéries comme agents principaux de la formation des tourbes. Ce seraient des microcoques : Micrococens palendis var. a et ^ qui se changeraient de la destruction de la plus grande partie des éléments liqueux, l'une, de 0,9 p. à 1,2 [j- de long a pu être conservée vivente et mobile pendant plus de 4 mois à l'intérieur de coupes montées en préparation, microscopiques, l'autre, ne mesurant que 0,5 à 0,6 [*■ apparaît après la première et meurt plus vite. È. D. W, BULLETIN DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome XXV. N° V. 1898-1899. Procès-verbal de la séance iiiensuelle du 20 mars 1899. Présidence de M. L. Eiu\eua, vice-puésidem. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. Communications : M. L. Errera, annonce qu'une manifestation se prépare à Gand en riionneur de noire président, M. le D' Ch. Van Banibeke, à l'occasion de son TO""'"^ anniversaire, et demande si la vSociété ne ]>ourrait prendre part à cette fête en envoyant une adresse à M. Van Bambeke. L'assemblée accepte vivement la proposition et il estdécidé que MiM. L. Ei'rera, Lameere et De Wildeman, s'occuperont de la rédaction de l'adresse qui sera remise par M. Errera à M; Van Bambeke le 16 avril prochain. BULLETIN DES SÉANCES. 17 M. P. Nypels expose son travail sur les Maladies du Hêtre on Belgique. Cette étude, qui fait suite aux recherches présentées précédemment à la Société, sera également publiée dans les Mémoires de notre Société. M. le D' Rousseau présente sous forme de tableau, avec préparations et échantillons à l'appui, la techni- que microscopique des Spongiaires. Le travail de M. Rousseau sera publié dans les Mémoires. La séance est levée à 10 heures. i8 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. IWécrolojS^ie. M. W. Nylander, le lichénologue bien connu, est décédé à Paris le '29 mars 181)1). Son herbier très considérable avait été légué au Jardin botanique d'Helsingfors. Le Journal des Débats (8 avril) a consacré à Nylander un article assez intéressant dans lequel M. le Prof. Boistel a retracé la carrière très remplie et la vie austère que menait le célèbre lichénologue. « Très ombrageux, dit M. Boistel, pour tout ce qui touchait, soit à son indépendance personnelle, soit à son autorité scientifique ; prenant pour des marques d'ingratitude et d'hostilité personnelle toute tentative de discuter les arrêts qu'il avait rendus ou de s'écar- ter des doctrines qu'il professait, il avait peu à peu rompu toutes relations avec ceux qui avaient été ses disciples et qui, en lui conservant la plus grande reconnaissance, entendaient, néanmoins, travailler librement sur le vaste champ de la nature ». La Revue bryologique n" 5 de cette année a consacré un article à Nylander, dans lequel le frère Gasilien rapporte également le caractère très ombra- geux du lichénologue. « Il a, dit-il, contribué pour une large part à tout ce qui a paru sur les lichens depuis oO ans, donnant, ])rodiguant même son con- cours, son temps, sa longue expérience jointe à un profond savoir, à tous ceux qui s'adressaient à lui pourvu qu'ils suivissent docilement sa classification et sa manière de voir ! » Nous avons nous-même été vivement attatjués par le regretté lichénologiste ayant été un jour, à propos BULLETIN DES SEANCES. 49 (l'une étude sur le genre Trenlepoliiia , amenés î\ dis- cuter la valeur d'une espèce de Coenoç/onium et à prouver que les gonidies de ce genre ne sont que des Algues du genre Trentepofilia que l'on rencontre très souvent privées de filaments mycéliens. 11 consacra plusieurs pages de latin à réfuter nos arguments qui malheureusement étaient fondés. Il ne pouvait supporter que l'on admit la théorie de l'association, dans les lichens. Pour lui les lichens étaient auto- nomes. L'apparition du « Schwendenerisme » fut, parait-il, un des plus grands tourments de sa vie. É. D. W. ; BLLLETIN DES SÉAACES DK LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome XXV. N» VI. 1898-1899. Proc«s»vei*bal de la séance mensuelle du 24 avril 1899. Préside>ce de m. L. Eruera, mce-présideist. La séance est ouverte à 8 l/:2 heures. Correspondance : Le secrétaire donne lecture de l'adresse qui a été remise à M. le D' Cli. Van Banibeke, le IG aviil der- nier : A Monsieur le docteur Cli. Van Bambekey Présidenl de lu Société heUje de Microscopie, etc., etc. Cher Président, La Société belge de Microscopie est particulière- ment heureuse de vous avoir à sa tête au moment BULLETIN DES SEANCES, 24 OÙ une inanifestîition d'admiration et de gratitude s'organise en votre honneur et c'est de tout cœur qu'elle s'y associe. Nous venons, conformément à la décision prise dans la séance du !20 mars 1891), vous apporter ici ses félicitations et ses hommages. Bien que votre activité se soit portée avec un succès égal sur des sujets très divers, la structure intime et le développement des êtres vivants ont été, de tout temps, vos études préférées et le microscope est demeuré votre outil de prédilection. Dès 1865, l'attention du monde savant se portait sur vous à la suite de vos recherches relatives au développement du Pélohate hrun, faites à une époque où l'imperfection des méthodes rendait encore les études embryogéniques bien pénibles. Vous montriez déjà ce talent d'observation et cette précision de vues que vous deviez apporter dans toutes vos inves- tigations. Au cours de votre longue carrière, vous avez assisté à l'épanouissement inespéré de l'em- bryologie et de la cytologie, non comme simple spec- tateur, mais en contribuant par vous-même à leurs progrès. Vos goûts vous entraînaient principalement vers les phénomènes les plus obscurs de la biologie : vous scrutiez l'organisation intime de l'œuf et de la cellule en général ; on vous voit, dans cette direction, toujours à l'avant-garde, soit que vous apportiez le résultat de vos recherches personnelles, soit que vous résumiez, en une lumineuse synthèse, les con- naissances de l'époque sur les questions les plus controversées. On commençait à peine à soupçonner les phénomènes de la division du noyau que des observations sur ce sujet étaient entreprises dans 22 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. votre laboratoire, et c'est un de vos élèves qui lança dans le monde le mot de « Karvokinèse ». L'année dernière encore, vous découvriez chez Pholcus pluilanyioides cet énigmatique noyau de Ball)iani dont en 1875 vous aviez constaté la pré- sence dans l'd'uf des poissons osseux et par ce travail vous prouviez, une fois de plus, que vous n'avez rien perdu de la juvénile ardeur avec laquelle vous avez poursuivi vos études zoologiques. Profondément pénétré de l'unité de la vie, vous avez appliqué au règne végétal les méthodes de l'his- tologie animale, et sur ce nouveau domaine, vous vous êtes d'emblée affirmé comme un maître. Il suffît de rappeler vos admirables recherches sur la structure des Champignons, votre étude approfondie des éléments que vous avez appelés hypfies vasculaires et dont vous avez été le premier à indiquer l'impor- tance et la généralité. Enfin, sans vouloir même tenter une simple énu- mération de vos travaux (car votre infatigable activité a fait qu'elle serait trop longue), nous tenons à rap- peler avec quelle force vous vous êtes |)rononcé, dès 1882, en faveur de l'extension des études pratiques. Âujoui'd'hui (jue vous avez conquis le droit, non au repos, mais aux loisirs dont vous saurez, nous en sommes certains, faire usage encore au profit de la science et du pays, vous pouvez, au soir de votre belle vie, vous dire que vous n'avez point perdu votre journée. BULLETIN DES SÉANCES. 23 Agréez, cher Président, avec nos vœux sincères, l'assurance de nos sentiments les plus dévoués. AU NOM DE LA SOCIÉTÉ : Le Secrétaire, Les Vice-Présidents : É. De Wildeman. L. Eureha, E. Laukem', Le Secrétaire donne ensuite connaissance de la lettre suivante cjui lui a été adressée. Gand, le 19 Avril 1899. A Messieurs les Vice-Présidents et Membres de ta Société belge de Microscopie. Mes chers Confrères, La Société belge de Microscopie, après m'avoir fait l'insigne honneur de ni'appeler à la présidence, a bien voulu s'associer à la manifestation dont je viens d'être l'objet à l'occasion de mon 70'"" anniver- saire. J'ai été profondément touché de cette nouvelle marque de sympathie de la part de mes Confrères. Je leur en témoigne toute ma gratitude, et je remercie tout particulièrement mon Confrère et Collègue, M. le Professeur L. Errera, par l'organe duquel leurs chaleureuses félicitations m'ont été adressées. Votre dévoué président, Cii. Van Bambeke. 34 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. M. Lameere rend compte de la manifestation Van Bambeke à hujuelle il a assisté avec MM. Errera et Laurent. Communications : M. L. Errera résume la communication qu'il a faite à l'Académie royale de Belgique sur : Hérédité d'un caractère acquis chez un champignon pluri- cellulaire. Le travail de M. le prof. Errera est basé sur les recherches exécutées à l'Institut botanique par le D' F. W. Hunger. Lne discussion sur l'hérédité, à laquelle prennent pai't plusieurs membres, s'engage à la suite de la communication de M. Errera. Le Président attire ensuite l'attention, d'après les recherches d'Ostwald, sur la similitude qui semble exister entre la formation du précipité de bichro- mate d'argent, sur une plaque de gélatine bichro- matée à la surface de laquelle on laisse tomber des gouttelettes de chlorure d'argent, et la formation des couches d'épaississements des grains d'amidons et des sphérocristaux. BULLETIN DES SÉANCES. 9S C'oiiipeur. M. H. Van Hcurck a eu l'occasion de faire avec ce planktonmètre de nombreuses récoltes sur les côtes belges et hollandaises, dans les br;is de l'Escaut et même à l'intérieur des terres, dans le Rhin, il serait très désirable qu'il puisse publier bientôt les résul- tats de ces camj)ai>nes qui amèneraient, certainement, bien des chana;ements dans nos connaissances sur la dispersion des Diatomées. Quelques indications supplémentaires sur la confection de préparations microscopiques systématiques, d'après le procédé de M. E. Caballero, terminent l'appendice. On doit vivement féliciter M. Van Heurck d'avoir doté la diatomoloiiie d'un travail si utile qui lui a coûté non seulement du tenqjs, mais pour l'exécution duquel il s'est imposé de lourds sacrifices. Le bota- niste et le zoologiste tout en ne s'occupant pas sj)écialement des organismes inférieurs trouveront, réunis dans le Traité, des renseignements qu'ils ne pourraient se procurer ailleurs (|u'après des recher- ches souvent assez longues. L'impression est des plus soignées, elle est au dessus de tous les éloges et fait grand honneur à la maison J. E. Buschman d'Anvers, qui a fait de ce livre une vraie édition de luxe. L'ouvrage d'ailleurs n'a été tiré qu'à un nombre restreint d'exemplaires. BULLETIN DES SÉINTES DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome XXV. N" VU. 1898-1899. Proces-verbal de la séance mensuelle du 15 mal 1899. Présidence de M. L. Coomans, membre du conseil. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. Correspondance : M. Errera, vice-président, MM. Bauwens et Sand excusent leur absence. M. Sand annonce le prochain dépôt d'un travail sur les Acinétiens ; ce mémoire accompagné de plu- sieurs planches sera publié dans les Mémoires. Communications : M. De Wildeman, examine rapidement les diverses maladies qui ont été signalées chez les Algues, il 28 SOCIEIE BELGE DE HICHOSCOPIE. insiste surtout sur la série de transformations ame- nées dans les cellules d'Algues quand elles sont attaquées par des Chytridinées. Il compte présenter prochainement un travail préliminaire sur cette question où l'on trouvera la liste des Algues sur lesquelles ont été observées des maladies parasitaires et l'indication des divers organismes ayant occasionné ces maladies. Une discussion s'engage à la suite de cette com- munication sur la valeur qu'il faut accordei' aux termes cystes. kystes, s[)ores de repos. La séance est levée à 1) 1/2 heures. BULLETIN DES SÉANCES. 39 ISur la feriiieiiiaiioii «lu raffinose par l« l^cliizoï^accliaroiii^ces Poiiibe PAB H. GILLOT. Des travaux assez nombreux ont été puliliés dans ces dernières années sur cette intéressante levure reti- rée d'une bière d'Afrique : le Schizosaccharomyces Pombe de Lindner. J'eus l'occasion l'année dernière, de suivre les transformations qu'éprouve le ralfinose quand on le met en contact avec les diastases sécrétées par toute une série d'organismes microbiens, levures et moi- sissures, et j'ai pu vérifier une fois de plus l'exacti- tude de ce principe démontré depuis quelque temps déjà : les levures de fermentation basse fermentent intégralement le ralfinose, alors que les levures issues de fermentation haute laissent un résidu de mélibiose. Au cours de mes recherches, je m'étais aperçu que le Saccliaromijces Pombe se comporte avec le ralfinose connne une levure haute. Bau (') du reste 4'avait déjà annoncé il y a deux ans en montrant que le mélibiose n'était pas attaqué par les diastases que secrète ce microbe. J'avais obtenu, après fermentation, en employant une solution minérale additionnée de ralfinose, une quantité de sucre réducteur égale au tiers environ de la quantité totale de ralfinose. En me basant sur ce fait que le S. Pombe est une (1) Bau ; Chem. Zeitg 1897 p. 185. 30 SOCIÉTÉ BELGE DE Mlf.ROSCOPIK. levure assez particulière, qui, dans certaines condi- tions — notannnent lorsque la température s'abaisse — joue le rôle de levure basse, je me suis demandé, s'il ne serait pas possible, en variant les conditions de la fermentation, de faire attaquer le mélibiose, qui, jusqu'à ])résent s'est montré l'éfractaire à l'action de cette levure. La fei'mentation ne pourrait cependant jamais être intégrale, car en se décomposant, le mélibiose donne du dextrose et du galactose, et l'on sait que ce dernier sucre — comme Bau (^) l'a montré — est absolument infermentescible sous l'action du S. Pombe. Expérience n° 1. Commeje l'ai dit plus haut, les résultats que j'avais obtenus en 1898 pour le S. Pombe, m'avaient appris (jue cette levure laisse dans le liquide fermenté une quantité de sucre, évalué en glucose, égale au 1/3 environ de la quantité initiale de ratfinose. L'expérience avait été conduite de la façon sui- vante : La solution minérale (') avait été divisée en deux parties : Dans la première, on avait ajouté 2 °/o de ratfinose. » » seconde, » » » :2 "/o de saccharose. (1) Bau ; Zeitschrift fur Spiritus Industrie, 1896 p. 30,3. (2) En voici la composition (d'après Laurent) Phospliate bipotassique 2.5 grammes. Phosphate d'ammoniaque 2.5 » Sulfate de magnésie 1.0 » Acide tartrique 2.0 » Faire 1 litre avec H'O distillée. BULLETIN DES SEANCES. 34 L'addition de saccharose dans une portion, de rafïinose dans l'autre, n'avait d'autre but, que de })erniettre de suivre comparativement la marche de la fermentation avec ces :2 sucres. Les deux solutions ainsi préparées avaient été sté- rilisées à froid — de façon à éviter une inversion partielle qui n'aui'ait pas manqué de se produire si on avait employé l'autoclave — puis distril)uées à raison de 50 centimètres cubes dans chaque fiole, dans une série de ballons à fond plat et d'égale ca])a- cité. Après ensemencement à l'aide d'une culture pure, les ballons avaient été portés à l'étuve chauffée à 30° C. Résultats obtenus : En solution additioDaée >1e : a) î o/o (le laffiDose b} i o/o de saccharose Après 4 jours : Sucre réducteur évalué en glucose % ce Sucre non réducteur % ce Poids de levure dans 50 ce Après 6 jours : Sucre réducteur évalué en glucose Glucose disparu du 4^' au 6" jour Poids de levure dans 50 ce Après 8 jours : Sucre réducteur évalué en glucose Glucose disparu du 6'^ au 8« jour Poids de levure dans 50 ce Après 10 jours : Sucre réducteur évalué en glucose Glucose disparu du 8« au 10*^ jour Poids de levure dans 50 ce Après 12 jours : Sucre réducteur évalué en glucose Glucose disparu du 10" au 12^ jour Poids de levure dans 50 ce 1.120 2.100 0.000 0.000 0g.012 0^.008 1.112 1 400 0.008 0.700 — 0.052 0.630 1.358 0.482 0.042 0.043 0.054 0.630 0.652 0.000 0.706 0.047 055 0.630 0.000 0.000 0.706 0.045 0.055 32 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. On voit donc t:lairc3nient ([u'apivs 1:2 jours, le saccharose a fernienté intcgTalcnu'nt tandis qu'il reste en solution additionnée de ratïinose un sucre qui agit sur la liqueur de Fehling comme le ferait un poids de glucose égal au tiers de la quantité totale de ratïinose. On remarquera en effet, qu'une fois arrivée à un certain point — 8*" jour dans les conditions de l'expé- rience — la fermentation s'arrête cl il n'y a plus aucun changement dans la suite. Expérience n" 2. Les essais ci-dessus ont été repris en les modifiant quelque peu. C'est ainsi qu'au lieu d'oj)érei' la fermentation à la température optima pour le S. Pomhe : 50" C, on a abaissé la températuie à 16" C. Au surplus, on a polaiisé le liquide de culture, avant, pendant et api'ès action de la levure, de façon à combiner cette notion avec les résultats obtenus par le dosage du glucose à l'aide de la liqueur de Fehling, ce qui a permis d'ariiver aisément, connne on le verra plus loin, à la détermination exacte du sucre non fermenté. A cet effet, on a prélevé 500 centimètres cubes de solution minérale (ju'on additionne de 6 grammes de ratïinose. Après stérilisation, on distribue dans cinq ballons à fond ])lat. Après ensemencement, on aban- donne à une température de 10° C. Le jour de l'ensemencement (5 avril), le premier ballon est soumis à l'examen. 11 donne à l'analyse les BULLETIN DES SÉANCES. 33 résultats suivants : Raffînose 7o ce 2.000 Sucre réductour 0.000 Poids de levure dans 60 ce traces Alcool Vo ce 0.00 Polarisation au tube de 200 mil m. sacchari mètre Schmidt et Haensch . . 12.1 Ce qui donne comme pouvoir rotatoire : 12.1 X 0.544 X 100 ,„, _ «D = 2~x~2 ^ 104.06. On admet généralement comme pouvoir rotatoire (a^) du ratfinose, le chiffre donné par Sclieibler et Tollens : a,, =. 104. La valeur trouvée a^ = 104.06 se rapproche suffi- samment du chiffre des deux auteurs allemands pour qu'on la considère comme exacte. Au reste, la minime diff'érence en plus que l'on pourrait obtenir dans le cas présent s'expliquerait aisément par la présence dans la solution nutritive d'une petite (juantité (0.2 °/o) d'acide tartrique qui contribue à relever un peu la valeur de la polarisa- tion. Cependant cette cause d'erreur dans la détermina- tion du pouvoir rotatoire est si peu importante, que je n'ai pas cru devoir en tenir compte. Déjà vingt-quatre heures après l'ensemencement, un léger trouble s'observe dans les matras quand on leur imprime un léger mouvement de rotation. 3 34 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCÛPIE. Les jours suivants, un dépôt lilanchàtre coninience à se t'ornier au tond des vases et de minuscules bulles de traz s'écha})|)enl de la surface du li(|uide. Le 10 avril, on retire un premier ballon de l'étuve, et Ton analyse le licpiide tei'menté qui donne les résultats suivants : gramme' Poids de levure dans 60 ce O.OIG Sucre réducteur évalué en glucose "/o ce. . . 0.554 Sucre réducteur évalué en glucose 7» ce. après traitement par H(^l 1.014 Sucre non réducteur évalué en glucose (par différence) \ . . . 0.480 Hatïinose inattaqué (') corres})ondant à 0.i8() de glucose 0.792 Alcool 7o ce. (déterminé à l'aide du compte- gouttes Duclaux) 0.15 Polarisation de la solution (tube de 200"'""'j . 8.8 Soit une diminution de polarisation de : hi.l — 8.8 = 5.5 (1) On remarquera que dans toutes les déterminations de raflinose, j'ai multiplié la quantité de glucose lourni par le dosage à la liqueur de Fehling après inversion, par le eoelicient l.fi.'j. On sait, en ellét, que tous les sucres ne jouissent pas vis-à-vis de la liqueur cuprique du même pouvoir réducteur. Ainsi, tandis que 100 grammes de saccharose donnent 105,2d gr. de glucose, 100 gr. de raflinose ne donnent, p(()- l'action immcdiate et directe des acides, que 00,60 gr. de glucose (Loiseau. Deuxième congrès de chi- mie appliquée 1S97 1. 1, p. 104). La moyenne de mes nombreux essais m'ont donné 0,GU60 de glucose i)Our 1 de raflinose. Adoptant le chilfi-e de Loiseau — O.GOG ilo glucose pour 1 de i-iHInose — il suflu-a, ])our trouver la quantité de raflinose correspondant à un poids donné de glucose, de multiplier la quantité de glucose i)ai' le rapport o:co6 = '-^»- BULLETIN DES SÉANCES. 35 5 jours après, \o 13 avril, un second ballon est soumis à l'observation et donne : grammes Poids de levure dans (H) centimètres cul)es . 0.0:29 Sucre réducteur évalué en glucose 7o ce. . 0.0-^)3 Sucre réducteur » » après . traitement par HCI 0.784 Sucre non réducteur évalué en glucose "/o ce. (par diflerence) 0.151 lîatïinose inatta(pié ('orresj)ondant à 0. 151 de glucose 0.216 Alcool 7o centimètres cubes . . . . . . 0.25 Polarisation (tube de 200'""'") 9.2 Soit une augmentation sur la polarisation donnée par l'essai précédent de 9.2 — 8.8 = 0.4 J'attire l'attention sur ce fait, qu'à première vue, on pourrait trouver singulier, que la polarisation de la solution augmente du 10 au 15 avril, c'est-à-dire au fur et à mesure (|ue la fermentation avance. On remar([ue en effet que le 10 avril, la polari- sation a été trouvée égale à 8.8, tandis ({ue 5 jours plus tard, elle remonte et atteint la valeur 9,2, soit une différence en plus de 0,4. L'explication de ce fait est facile à donner : Le 10 avril, 7 jours après l'ensemencement, alors que Ton soumet le pi'cmier ballon à l'observation, la levure a attaqué une i)artie du ralïinose — comme le montrent les résultats du dosage à la liqueur de Fehling — et a produit à ses dépens : du lévulose et du mélibiose. De sorte que l'on trouve en ce moment en solution : du lévulose, du mélibiose, et du rafïinose inattaqué. 36 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Le lévulose possède un pouvoir rotatoire lévogyre considérable ('), évalué par : Herzfeld à a„ = - 92.25 Kiliani a„ = — 92,50 La diminution de polarisation observée de 10 avril est done inij)utal)le à la présence dans le liquide d'une proj)ortion plus ou nioins forte de lévulose qui s'est formé à la faveur d'une action diastasique dont rend compte l'équation suivante : latïinose lévulose mélibiose. On a vu aussi i)lus haut, (jue trois jours plus tard, le 15 avril, la polarisation j'emonte de i/lO ; elle passe de 8". 8 à 9". 2. Si l'on jette un couj) d'œil sur le résultat du dosage du glucose ce jour là, on remar(juera que cette augmentation de polarisation correspond à une dimi- nution de la quantité de glucose obtenu a})rès traite- ment par les acides et à l'augmentation de la quantité d'alcool. En d'autres termes, si à un moment (juelconque de (1) Le pouvoir rotatoire du lévulose est susceptible de varier dans des limites très larges avec la concentration de la solution et la température. En faisant varier ces deux facteurs, Jungdeisch et Grimbeit ont trouvé comme pouvoir rotatoire du lévulose des valeurs allant de — 82.53 à — 10.5. 7G. Les chiffres trouvés par Herzfeld (— 92.23) et Kiliani (— 92,50) ont été obtenus : a) par Herzfeld, pour t ^ 19 et e = 7.66 b) par Kiliani, pour t = 12 et c ^ 1.00 BULLETIN DES SEANCES. 37 la fermentation, la valeur (1(^ la polarisation augmente, c'est que le lévulose disparait en totalité^ ou en partie pour donner de Taleool et que le résidu ne contient plus que du mélibiosc^ à i)ouvoir rotatoire dextrogyre très élevé. 11 s'ensuit que lorsque tout le lévulose aura disparu pour donner de l'alcool, et ([ue le résidu ne contien- dra plus que du melibiose, on doit s'attendre — si ce dernier sucre n'est i)as attacjué — à voir la polarisa- tion rester fixe. Le 16 avril, un nouveau ballon est soumis à l'ob- servation et donne : grammes Poids de levure dans GO centimètres cubes . 0.058 Sucre réducteur évalué en glucose "/o ce. . , 0.658 Sucre réducteur évalué en glucose °/o ce. après traitement par HCl 0.755 Sucre non réducteur évalué en glucose (par différence) 0.077 Raffinose inattaqué correspondant à 0.077 de ûlucose 0.l!27 Alcool 7o centimètres cubes 0.26 Polarisation (tube de 200'"""') 9.0 Cette légère diminution dans la polarisation cor- respond encore ici à la production d'une certaine quantité de lévulose. 11 suffit de remarquer en effetque du 15 au 16 avril, 0.089 de rafïinose se sont transformés. La diminution de polarisation est donc due ici à la quantité de lévu- lose que les 0,089 de ratïinose ont fourni en se décomposant. 38 SOrjKTÉ BKLGi: DE MICROSCOPIE. Le 22 avril, ('tiido (riin nouvciiii niali-as : gramme» Poids de lovuir dans 00 conliiiiôtres do ciilx's O.Oôl Sucre réducteur évalué en glucose "/„ ce. . O.iMÎ) KatHnose inana(]ué 0.000 Alcool Vo ce 0.29 Polarisation de la solution 0.10 La j)olarisation a donc remonté de I/IO ce qui s'ex[)li([uc par la disparition du lévulose provenant de la décomposition des dernières traces de ratïinose. On remarque qu'à partir de maintenant, on ne trouve plus dans le liquide de ratïinose inatta(pjé. A partir de ce jour aussi, la fermentation semble être arrêtée, la polarisation reste invariable, la quan- tité de sucre ne diminue plus, la proportion d'alcool n'augmente pas, comme on pourra s'en rendre compte en examinant les résultats suivants obtenus lors de l'analyse du liquide provenant du dernier matras examiné le 28 avril : grammes Poids de levure dans 00 centimètres cubes . 0,0:24 Sucre réducteur évalué en glucose "/o ce. . 0.040 Raffînose inattaqué 0.000 Alcool °/o ce 0.28 Polarisation de la solution 9.10 Le S. Pombc était donc incapal)le de pousser plus loin la fermentation et il laissait en solution un sucre infermenté, corres])ondant (en glucose) au tiers environ de la (piantité totale de ratïinose. On sera])pelleen effet que j'avais employé dans cette IJULIiETIN DES SÉANCES. 39 expérience, des solutions minérales additionnées de 2 "/o de l'afïinose ; 2 de ratïinose avaient donc laissé après aetion du S. Pomhe : 0.()iO de suere infermenté. On a vu plus haut (première expérienee) que lL de ratïinose avaient laissé une quantité de suere réduc- teur correspondant à ().()r>(l de i-lucose. Détertninatiou de la nature du résidu hifermenies- cible : On a, pour déterminer la nature de ce sucre infer- mentes('il)le, trois procédés pratiques à sa disposi- tion : 1" Comparaison entre la rotation du sucre infer- mentescible et la rotation du l'atïinose en solution j)rimitive. 2" Détermination de la valeur du pouvoir rotatoire du sucre non fermenté en utilisant les résultats obte- nus par le dosage à la liqueur de Fehling. T)" Etude de la solution à l'aide de la phénylhydra- zine : foi'mation d'osazones. Dans le cas présent donc : formation de mélibiosazone soluble dans l'eau chaude, ou de clucosazone ou de i>alactosazone. Les deux premiers procédés m'ont paru sulïisants pour déterminer avec certitude la nature du sucre non fermenté. 1" On a vu que la polarisation au tube de 200'"""', de la solution nutritive additionnée de 2 7o de ratïi- nose était égale à 12.1. soit en degrés d'arc : 12.1 x 0,544 = 4.1624 D ou y.,, = vc^^s = 104. Ou 2 X. 2 40 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Après ternientatioii, le liquide de culture donne dans les mêmes conditions une polarisation de 9.1 Soit un rapport entre les deux polarisations de : 9,1 (polarisati on fina le) _ 1 _ "5 12,1 (polarisation initiale) 1,55 100 rapport, qui, en langage ordinaire, se traduit de la façon suivante : Après feimentation avec le S. Pombe, le liquide de culture contient un sucre dont la polarisation est égale aux 75/100 de celle du raffînose. Ce premier résultat s'accorde donc bien avec ceux que Loiseau (^) avait obtenus en 1887, résultats qu'il avait ti'aduits comme suit : « Avec la levure de fermentation haute, le ratïinose « ne fermente que partiellement : il ne donne en « alcool et en acide carbonique que le tiers de ce « qu'il devrait donner par une fermentation inté- « grale ; et il reste dans le liquide fermenté une « substance qui agit sur la liqueur de Fehling comme « le ferait un poids de glucose égal à celui qui a « fermenté ; et ce liquide possède un pouvoir rota- « toire égal aux 78/100 du pouvoir rotatoire de la « disolution de raffînose. Il semble donc le Schizosaccliaromyces Pombe s'est comporté vis-à-vis du raffînose comme le fait une levure haute, puisque précisément laquantité d'alcool obtenu n'est environ que le tiers de la quantité que l'on aurait obtenue par une fermentation intégrale et que le liquide fermenté présente une polarisation (1) Loiseau ; Comptes Rendus 1888. itULLETIN DES SÉANCES. 41 égale aux 75/100 de celle (jue présentait le raffînose en solution primitive. Cette valeur 75/100 semble un peu basse puisque Loiseau (^) n'est januiis descendu en dessous de 78/100 ; mais on conçoit aisément que dans des recherches de cette nature, une difterence de 5/100 entre deux obsei'vateurs différents peut parfaitement être négligée et que l'on peut adm9ttre, sans crainte de se tromper que la substance que le S. Pombe n'a pu faire fermenter dans les conditions de l'expérience ci-dessus se rapproche beaucoup de celle dont Loiseau a constaté la présence dans les résidus de fermentations de raffînose sous l'action des levures hautes. 2° Reste à prouver que ce sucre infermenté est bien du mélibiose. Et pour y arriver, il est nécessaire de reprendre la question d'assez loin. On le sait — et je crois l'avoir rappelé au début de cette note — tous les sucres n'ont pas le même pouvoir réducteur vis-à-vis de la liqueur de Fehling. C'est ce qui a engagé Bau (-) à déterminer le pouvoir réducteur du mélibiose en le comparant à celui du maltose. Cet auteur remarqua que 100 parties de mélibiose correspondent à des quantités assez variables de maltose, tantôt 85, tantôt 00 et juscjue 95 (dans ce dernier cas cependant l'auteur fait remarquer que son produit n'était pas absolument pur). Le pouvoir réducteur du mélibiose varie donc assez bien et les chiffres extrêmes obtenus par Bau s'expliquent — (1) Loiseau ; Deuxième congrès international de chimie appliquée 1897, 1. 1, p. 100. (2) Bau ; Chem. Zeitg 1897, p. 188. 42 SOCIKTE BELGE DE MICKOSCOI'IE. d'après l'aiileur — par la ditFérence dans la durécMlc chauftage de la solulioii cupriciue. Eliiiunant le cliifîre extrême 95, j'ai dû admettre pour mes ealeuls un ehifl're moyen entre HT) el 1)0 soit 8(>. 100 de mélihiose eorrespondent donc à 80 de malt ose. Le pouvoir rédueteur du maltose vis-à-vis de la li(pieur euprique a été déterminé de^iuis loni'temi)S déjà par Wein, Brown et Morris, Soxhiet et d'autres. Wein (') admet que 100 de maltose (•orres[)ondent à 05 de slueose. D'ajM'ès Soxiilet (') le pouvoir rédueteur serait de 61.05 et d'après Brown et Morris : (>1. Admettant le ehitVre de Wein, il sulïira jtour trou- ver la quantité de glueose fourni par 100 de mélihiose de poser : 100 (maltose) _ 80^(imiUose) 65 (glueose) ~ x (glucose) D'où X == 55.9 = (piantitc de glueose eorresjton- dant à 100 de mélihiose. On a vu (pie le n'sidu inrermenlescihic cori'espon- dait à 0,640 gr. de glueose. Voyons done à eomhien de mélihiose eorresponde- (1) On sait que le pouvoir rôductour du maltose varie assez bien avec la concentration, ce qui olilige à toujours opci'cr avec la con- centi-iition di; 1 " „ indiqure dans les tables de Wein dont on se sert généralement. (2) Soxldet : Cliem. Centralbl. '^'• série IX, 218 et 236. Zeitscli. ï. analyt. Cliem. XVIII, 348 et XX, 425. r.ULLETIN DES SÉANCES. 43 l'ait cette (|uaiitité de glucose et pour cela posons : 55.9 _ 0.04 100 ~" X X = 1,145 gr. Faisant entrer cette valeur dans la formule pour la détermination du pouvoir rotatoire, il vient : 0.1 X 0.544 X 100 ,^,. ,.y ^D = ^ .— TTT^ = lob. 08. -2 X 1.145 Au cours de ses nombreuses déterminations du pouvoir rotatoii'e du melibiose, Bau (^) était arrivé aux l'ésultats suivants : a^ = 155.09 a„ = 154.07 ap = 157.60 ap = 157.90 Soit une moyenne o.^ = 156.18. Si Ton veut rapprocher cette valeur (150.18) de celle que j'ai obtenue (150.68) pour le pouvoir rota- toire de la substance infermentescible, on concluera que cette substance inattaquée par le S. Pombe est bien du melibiose. n Y aurait encore une autre façon de déterminer la quantité de melibiose correspondant au glucose dosé à la liqueur de Fehling. En représentant par x la quantité de melibiose correspondant à 0,640 de glucose, 9.1 étant la valeur U) Bau ; loc cit. 44 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. de la polarisation du li(|uidc fermenté, et en admet- tant comme pouvoir rotatoire du melibiose, la moyenne des déterminations de Bau soit ir)().i8, il vient : ,-P ,o 9.1 X 0.544 xlOO :2 X X D'où X = 1.141) On avait obtenu par le premier procédé : 1.145. La concordance ne saurait donc être plus j)arfaite. Remanjuons en terminant, ({ue dans ces conditions 100 de melibiose ont donné as notre étonnement ioi's(|ne. après avoir réuni toutes les obser- vations ])ubliées sur la division du noyau chez les Protozoaires — ce qui, à vrai dire, fut un travail assez long et difficile — nous constatâmes (|u'en les classant d'après l'ordre loiii([ue de com])lexité crois- sante, elles formaient une chaîne ininterrompue depuis la sinqile fragmentation du noyau jiis([u'à la caryocinèse la plus com}tli(}uée. Hàtons-nous de dire ([ue nous nous sommes bien gardé d'accumiilei' des dénominations nouvelles, de tortui'er les faits pour les ])liei' aux exigences d'un système a priori, d'admettre certaines observations parce qu'elles cadrent avec nos idées, d'en rejeter d'auti'cs pai'c<' ([u'elles les contredisent. Nous acceptons comme exact, tout ce (pii a été écrit sur la division nucléaire des Protistes ; non seulement les faits, mais encore les inter})rétations de cha(|ue auteui* ('), Le seul élément ({ui soit nôtre dans cette énunK'j'ation, c'est l'ordre dans le(|uel les diffé- rents modes de division sont présentés et encore cet oi'dre n'a-t-il rien de factice, puis(|u'il a pourpi'incipe la conqilexité croissante. Si ce système, très simple (1) Deux exceptions ont été faites à cette règle : on en verra plus loin la justitlcation. BULLETIN DES SEANCES. 47 n'a pas encoro été formule, cela tient sans doute à deux causes : I" L'étendue de la bibliographie sur cette question ; :2" L'esprit de système ({ui voudrait réduire à un seul les diilerents processus ol)servés et ([ui a t'ait admettre presque universellement l'homologit! du centrosome et du micromicléus. Pour nous, nous croyons avoir lu tout ce qui a été écrit sur hi division nucléaire chez les Protozoaires depuis 1880 environ. Nous nous sommes contenté de placer bout à bout les observations des auteurs, sans les interpréter à notre façon, les transformer, ni les mettre en doute. Si donc on peut ap})eler système cette simple juxta})Osition des descriptions des divers auteurs, on conviendra (jue ce système sera le moins arbitraire, le moins théorique, le moins aprioristique possible, ])uis([u'il l'ésultera seulement de la succession de tous les faits connus dans l'ordre naturel de complexité croissante. De])uis 1880, on a décrit la division cellulaire de 59 espèces de Protistes et de 7 groupes (Mycétozoaires, Foraminifères, Radiolaires coloniaux. Ciliés, Opali- nes, Grégarines, Diatomées) ; si nous y ajoutons la caryocinèse normale des Métazoaires et des Métaphy- tes,nous obtenons 17 modes bien distincts de division nucléaire ; nous sommes parvenus à les rattacher l)hyIogénétiquement les uns aux autres, de manière à former un arbre généalogique constitué d'une lignée pi'incipale, de laquelle se détache une lignée collaté- rale parallèle à la première. 48 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Trois inodes de division très spéciaux, et fort peu étudiés, qui semblent n'avoir rien de commun avec les antres, seront décrits in fine sous le nom de modes de division aberrants. Nous n'avons pas tenu compte de neuf observations beaucoup trop fi'agmentaires, pour pouvoir prendre place daus une classification (^). Nous avons passé sous silence les divisious directes observées cbcz les Métazoaires, et ce pour deux motifs : 1" ces pbénomènes ne sont pas sutiisamment connus et ;2° ils représentent sans doute des pbéno- mènes de dégénérescence et non des étapes d'une évolution phylogénétique. Nous laissons encore de côté les pbénomènes acces- soires de la divisiou : ainsi les nucléoles vrais, qui peuvent se présenter à tous les stades, ne sont pas considérés. De même nous ne parlons pas de la Zwiscbenplatte de Flemining, ni du Pbraginoplaste, parce (jue ces pbénomènes sont secondaires et n'ont aucune influence sur le procédé de division lui- même Ç'^). (1) Nous voulons parler de la description de la division indirecte chez les Mycétozoaires (Lister, cité par Moore), les Foraniinifùres (Schaudinn), les Testacés (Blanc). Monas vivi]>ara (Rlochmann), Polytoynn uvello (Blochmann), Amœba lucida (Gruber 85). Pelo- myxa villusa (Gruber 85), Arcella vulgaris (Gruber 92) ; la seule phase de division observée chez cette espèce fait croire à un stade 8. (2) On l'pniarqiiera dans tout ce qui suit que nous évitons avec soin de prendre jiarti dans les questions controversées telle que la structure intime de la cellule. Noti'e théorie s'accommode aussi bien de la structure alvéolaire que de la structure tibrillaire ou réticu- laire du iirotoplasmo. Nous décrirons lacaryocinèse des Métazoaires en nous inspirant surtout des travaux d'Edouard van Heneden. les plus exacts et les moins tendancieux en la matière. BULLETIN DKS SÉANCES. 49 B) Lii^née |>rin<;i|>ale. l"-^ stade. Le noyau se divise par simple fragmentation ; on ne distiniiue aucune ditï'ërenciation, aucun phéno- mène spécial ; les deux poi'tions du noyau peuvent rester jiccolées plus ou moins longtemps : c'est un objet qui se tend, puis se brise, sans plus. Il n'y a pas d'étranglement progressif: une fente se })roduit et se propage jusqu'à division complète. Ce mode de division a été observé chez les Mycé- tozoaires (Lister cité par Moore), chez les Foramini- fères (Schaudinn 95,1), chez le Radiolaire Aulacantha Scolymantlia (Borgert) . 2" stade. Pour se diviser, le noyau s'allonge, s'étrangle en son milieu et prend la forme d'un biscuit ou d'une haltère ; l'étranglement progresse jusqu'à division complète des deux portions qui, pendant tout ce processus, se sont sans cesse écartées l'une de l'autre. Ce procédé a été observé chez le Rhizopode Leyde- nia gemmipara (Leyden et Schaudinn) et chez les Héliozoaires Acantlwcystis aculeata, turfacea et myrios- pina, Spliœrastrum, Heterophi^ys , Raphidioplirys palli- da en voie de bourgeonnement (') (Schaudinn, 96, 3). En quoi ce stade diffère-t-il du précédent ? Sim- plement en ce que dans ce dernier le noyau restait immobile, se fendant sur place, tandis que dans le second stade, les pôles du noyau tendent sans cesse à (Ij Dans la scissiparité, le mode de division est celui du 9*^ stade. i SO SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. s'écarter l'une de l'autre, déterminant ainsi l'allon- tienient, l'étranglement et la forme de haltère que prend le noyau; ces trois phénomènes ne sont qu'une consé([uencedu premier, et ce stade n'introduit (ju'un seul élément nouveau : une tendance à i écartement des deux extrémités du iioyau. 3" stade. Dans les stades précédents, le caryoplasme ne suhissait pour la division aucun arrangement spécial. Il se séparait en deux portions sans passer par une phase préparatoire. Chez le Flagellé Cliromu- lina (Fisch), les gros grains de chromatine du noyau au repos se fragmentent en granulations plus petites et se disposent en rangées longitudinales parallèles vers la partie médiane du noyau, tandis qu'elles demeurent sans ordre aux deux extrémités. Le noyau s'étrangle et se divise. Les petites granulations chro- matiques se fusionnent et refoi'ment les gros grains du noyau au repos. Ce qu'il y a de nouveau ici, c'est un commencement de répartition, de distribution égale de la chromatine ; ce résultat est ohtenu par la régularisation du réseau achromatique, qui prend sa disposition schématique, celle d'un quadrillé, à chaque intersection duquel se trouve une petite sphère de chromatine (^). 4r stade. La répartition égale de la chro)natine qui n'était (1) Chaque stade, en apportant un nouveau caractt're, conserve, bien entendu, les caractères antérieurs de la division du noyau. Chaque stade est un perfectionnement, une ajoute. BULLETIN DES SÉANCES. 5i que partielle au 5^ stade, devient ici totale. Dans tout le noyau, le réseau de linine forme un quadrillé régulier dont les interseetions portc^it ehaeune un granule de ehromatine ; la disposition que possédait seule la partie médiane du noyau de Chromulina s'est étendue ici au nueléus tout entier. Ce stade s'observe dans le macronucléus des Ciliés (tous les auteurs) chez les Radiolaires coloniaux (Brandt) et chez le Flagellé Codosiya Botnjtis (Fisch). 5® stade. A. Tout se passe exactement comme aux stades précédents, mais un nouvel élément apparaît au centre du noyau : le nucléolo-centrosome. C'est lui qui donne le signal de la division ; le plus souvent, il est déjà dédoublé lorsque commence la segmentation du reste du noyau. Pour se diviser, il s'allonge, s'étrangle en son milieu, prend la forme d'un biscuit ou d'une haltère ; enfin ses deux portions, s'écartant toujours, finissent par se scinder complète- ment. Le nucléolo-centrosome est formé d'un réseau de linine englobant une grande quantité de ehroma- tine. C'est sur lui (jue s'attachent tous les autres filaments du noyau ; ses deux portions, en s'écartant, entraînent les parties insérées sur elles et ainsi le noyau se trouve tout naturellement divisé. C'est ce qu'on observe chez Amœba crystalligera Schaudinn, 9i, 2), chez Amœba Proteiis (Gruber, 94), chez Amœba verrucosa (Fisch, Gruber, 85, 94), chez les Flagellés Ceratium kirundinclla (Lauterborn, 95,1 complétant Blanc et Zacharias, 94), Paulinella chro- 32 SOGIh:TE BELGE DE MICKOSCOI'IE. matopliora (Lautei'l)orn 95, 2), Oxyrrhis marina (Si'haudiiin 90, .")), liuth jaculans (Fisch) et (Ajatho- îtioiias (Fisch) ('). Quelle est la ('ai'aetéi'istitju<' de ce stade ? Le noyau, jusqu'ici lioniogène, s'est (litï'érencié ; la chi'oinatiiie s'est accuiinilée dans sa ])artie centrale (}ui, en raison de sa situation, a pris un r(')le direc- teur actif ; le reste de la charpente du noyau, s'insé- rant sur ce nucléolo-centrosonie, le suit passivement. La seule nouveauté est donc ta di/jcrenciation dans le noyau d'un nuvléolo-centrosome ('^). B. Le niacronuciéus des Péi'itriches Spirocliona (1) Chez Ceratium et PauUneUa , Lauterborn n'aftirme pas d'une façon catégorique l'existence du nucléoio-centrosome. Mais Schau- dinn l'ayant très bien mis on lumière chez Oxyrrhis et Keuten chez Euglena vrridis, Euglena velaia et Trachelomonas vivipara. nous ne pouvons douter de son existence. Son absence, du reste, l'erait reculer ces deux espèces au stade 4 et ne dérangerait en rien notre classification. Chez Cyathomonas et Amœba verrucosa seuls, les filaments de linine s'insèrent régulièrement sur le nucléoio-centrosome comme les rayons d'une roue sur son moyeu. Chez les autres espèces, la chromatine est amassée irrégulièrement autour des deux pôles du nucléoio-centrosome. Chez Amœba verrucusa, Gruber n'a pas vu le processus que nous avons relaté, mais il en a observé un des stades et Fisch les a décrits tous. Chez Amœba crystalligora, lorsque le nucléoio-centrosome a pris la Ibnne d'une haltère, chacune de ses deux extrémités contient un grain très coloi'able ; c'est sans doute simplement une partie plus dense du nucléoio-centrosome. Nous avons supposé que le noyau possédait une structure réticu- laire, mais noti-e description pourrait aussi bien s'appliquer à la structure alvéolaire ; il sufîirait de remplacer le mot filament par le mot alvéole. (2) Ce nucléolo-centi'osome est un centrosome par son rôle direc- teur ; il est possible que ce soit aussi un nucléole vrai, c'est-à-dire, qu'il contieime, outre la linine et la chromatine, de la pyrénine. Mais nous ne savons rien à cet égard. BULLETIN DES SÉANCES. .S3 gemmipara (Ball)iani, 1)."), coinplc'timt Hertwig 77 et Plate) et Kentroclwna îSehaliœ (Dotlein cori'iiii'aiit Ronipel) possédant uik^ sti-iicture toute spéciale, le mode de division, bien (ju'étant celui du stade -'), pré- sente avec celui-ci des ditlérences qu'il importe de noter. Dans le noyau au re}K)S, une i^rande partie de Tachromatine est séparée de la nucléine et accunmlée à un pôle du noyau ; celui-ci comprend ainsi deux portions accolées tout à fait distinctes ; une portion composée de filaments de linine agglomérés et con- tournés ; une autre portion foi-mée d'un faisceau de filaments ])arallèles de linine, englobant des parti- cules de chroinatine. Cette structure nécessite des modifications spéciales dans la division : le nucléolo-centrosome, logé d'abord dans la portion cbromatique, se place ensuite dans la portion achromati({ue : tous les filaments de celle-ci, venant s'insérer radiairement sur lui, prennent rai)parence d'une petite spbère attractive. Puis ce nucléolo-centi'osome se dissout dans la por- tion achromatique (il subsiste chez Kentrochona) . La portion chromatique pousse alors des pseudopodes qui englobent la portion achromatique : le noyau se compose à ce moment de deux sphères concentri- ques dont l'intérieure est achromatique, l'extérieure chromatique. La sphère achromatique s'allonge, s'étrangle et se divise en deux calottes qui, per(;ant en deux points opposés la sphère chromatique qui les entourait, se placent aux deux pôles de cette sphère ; celle-ci s'étire, s'étrangle et se trouve ainsi divisée. Le 54 SOCIÉTÉ HELGE DE MICROSCOPIE. luielôolo-centi'osomo se reconstitue par la réunion de rextrémité de (|uel(iues filaments de linine (pourvus, bien entendu, de leurs mierosomes de ehioniatine) ; ces éléments chromatiques et achroniati([ues s'agglu- tinent et se séparent nettement du reste du noyau. On voit une grande ditï'éi-ence apparente entre ce mode de division et celui que nous avons décrit comme corres])ondant aux phénomènes ])résentés par les noyaux du cinquième stade. Mais il est facile de voir ([ue c'est la disi)()sition du noyau au repos (jui nécessite ces différences : chez Spirochonn et Kentro- cliona, un nouvel organe s'est différencié dans le noyau, organe polaire qui donne insertion aux fila- ments du noyau, lorsque ceux-ci s'étirent : l'impul- sion est toujours donnée par le nucléolo-centrosome ; celui-ci doit donc émigrer et venir se placer dans l'organe polaire : ou bien il y reste effectivement (Kenirochona), ou bien il s'y dissout et y subsiste virtuellement (Spirochona) . L'appareil polaire doit se diviser en deux, et c'est ce qui motive les mouve- ments des deux portions du noyau, aboutissant à la situation normale : la chromatine répartie dans des filaments de linine venant s'insérer à chacun des deux ap])areils polaires achromatiques qui les étirent ensuite. Ces ajjpareils polaires, les endplatten, sont les homologues morphologi({ues et physiologicpies des polplatten d' Actinospliwrium que nous décrirons plus loin. 6'' stade. C'est exactement le stade T), A : un nucléolo- centrosome central (jui s'allonge, s'étrangle, se BULLETIN DES SÉANCES. o5 divise. Sur lui s'attache le réseau nucléaire. Mais ici, la chroinatine s'auiasse en chromosomes qui se divisent longitudinalement : cha<'un des deux scii- ments émigré vers l'un des deux nucléolo-centro- somes. (]ette migration est commandée par un sys- tème de filaments (fui n'a pu être suivi exactement. (Vest chez les Flagellés Kucjlcnu viridis (Keuten), Euglena vetala (Blochmann, 94, !2) et Traclidomonas vivipara (Blochmann, 94, ^) que ce stade a été ohservé. Quels perfectionnements voyons-nous ici ? Le réseau de linine a cessé de former un quadrillé régulier. Plusieurs filaments parallèles se sont rapprochés sans se souder, par raccourcissement des filaments transversaux : ils ont formé un chromo- some, c'est-à-dire un faisceau de filaments de linine, englohant des microsomes de chromatine. Les diffé- rents filaments de ce fuseau, restant indépendants, peuvent se séparer ultérieurement et alors le chromo- some se divise longitudinalement : le réseau cinétique de linine, inséré sur chacun des deux nucléolo-cen- trosomes, attire (') vers eux les deux produits de la division. Il y a donc : 1° Agglutination des filaments nucléaires en chro- mosomes capables de se diviser longitudinalement ; !2° Formation d'un réseau cinétique de linine (c est- à-dire d'un réseau de linine dépourvu de chromatine et servant à faire mouvoir les chromosomes.) (1) Cett(> expression déci'it l'apparonco des faits: nous ne savons- pas si la luiine attire réellement les chromosomes ou si la clii-oma- tinc coule le long des lilamentb de linine. S6 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. 7' stade. Au inomont de la division, la chroinatine se con- dense en ehroniosonies qui ont la forme de grains ou de bâtonnets ; le réseau caryoplasinique, en se régularisant, forme un fuseau (') de linine (^) ; les méridiens de ce fuseau sont encore réunis par des filaments transversaux, vestiges du réseau primitif (juadrillé ; les chromosomes se dédoublent et se |)lacent à l'équateur du fuseau, dont les deux pôles s'insèrent sur les polplatten, amas de linine (•*). Dans la polplatte se ti'ouve un centrosome. Le protoplasma contigu à la j)olplatte se concentre en un cône quel- quefois strié radiairement, le protoplasmakegel. Il arrive qu'une véritable sphère attractive s'y forme, mais le fait est loin d'être constant comme au stade suivant. Chacune des deux moitiés des chromosomes se dirige vers un pôle ; le fuseau subsiste encore quelque temps (filaments unissants), puis il disparait et chromosomes, fuseau et polplatte se fusioiment en un nouveau noyau. Pendant ce temps le centrosome : a) ou bien s'est retiré dans le noyau ; b) ou bien a passé dans le cyto[)lasme. Dans ce cas, il se divise pour préparer une nouvelle division ; dans h^ premier, il disparaît, pour reparaître dédoublé au moment d'une seiAinentation ultérieure. (1} Il serait plus juste de dire un cylindre. (2) Hertwig et Brauei' disent j)aranucléine. On sait que Hertwig a appelé paranucléine tout ce qui, dans le noyau, n'est pas la nucléine. (3) Peut-être la polplatte est-elle simplement un épaississement de la membrane nucléaire, mais cette opinion est peu vi-aisemblalde. BULLETIN DES SÉANCES. SI Trois phénomènes nouveaux sont apparus à ce stade : I" Le centrosome peut soi'tir du noijuu ; il ne contient presque plus de cliromatine : c'est devenu un centrosome, ce n'est plus un nucléolo-centrosome ; :2° Le réseau cinétique de linine a la forme d'un fuseau dont les deux pôles s'insèrent sur une calotte de linine, la polplatte ; Z)*^' // se forme aux pâles du noijau un amas conique de cytoplasme {protoplasmakegel) . Le fuseau parait avoir pour origine la réunion en faisceaux de plusieurs filaments cinétiques de linine : duKjue faisceau serait un filament du fuseau (/). C'est une origine analogue à celle que nous avons attribuée aux chromosomes. Il est évident que la })olplatte a pour utilité de donner au fuseau un point d'insertion solide ; et que, de même, la protoplasmakegel fixe chaque pôle du noyau au corps cytophismique. La présence de ces organes tend à prouver ([u'une véritable traction s'exerce dans le noyau, nécessitant des points d'appui solides. Ce stade a été observé chez l'Héliozoaire Actiîios- phœrium Eichliorni (Hertwig, 97, et Brauer, 1 , com- plétant Hertwig, 84 et Gruber 85). 8"" stade. A. La polplatte et le protoplamakegel sont rem- (1) Sehaudinn, qui propose eette explication, fait remarquer que les fllaiaents axiaux des pseudopodes prennent naissance de cette manière. Si l'on adopte la théorie alvéolaire, on supposera qu'une ou |)lusieni's rangées d'alvéoles s'allongent, que leur suc cellulaire dilTuse et que leui-s parois s'accolent en un filament. 58 SOCIÉTÉ BELf.F. DK MICROSCOPIE, placés par une sphère attractive coiiinie le fait se in'odnisiiit ([iieliiuefois au 7*" stade. Le centrosome est toujours extra-nucléaire et perma- nent, eoinme au stade 7, h. ïl seinJtle (jue les chroniosonies se divisent une seconde fois à l'anaphase lors de leur arrivée près du p(Me, aux extrémités du fuseau, eoninie dans les nïitoses hétérotvpiques observées par Fleinniinii sur la Salamandre. Ce stade a été observé chez Moctiluca iniliains (Ishikawa, 94, 1, 2). B. Kugliiplia atvcolata (Scliewiakotf, 87) présente une variété de ce mode de division. Un stade spirem précède la division nucléaire. Le centrosome, placé dans la sphère attractive pendant la division, rentre dans le noifau quand celle-ci est terminée, comme au stade 7, «. Les chromosomes, au lieu d'être de ])etits bâton- nets, sont de véritables anses ('). fl) Schewiakoff oi-oit que le centrosome ne sort pas du noyau au moment de la division, mais qu'il est rel'oi'mé à chaque division par la fusion des extrémités des rayons de la sphère attractive. Ce tait semble peu probable, étant donné : 1° que ce serait le seul cas connu où le centrosome proviendrait du cytoplasma ; 2° que si Schewiakoff n'a pas observé la sortie du centrosome, il a constaté sa rentrée dans le noyau ; 3" que, (;hez Euglypha, le nucléole au commencement de la divi- sion s'approche de la piM'iphério du noyau, et disparait ; peu de temps après, le centrosome se forme. 11 est possible que le" nucléole tout entier ne devienne pas le centrosome, mais il parait probable qu'au moins une partie des éléments nucléolaires serve à le former. Il n'est pas nécessaire, en etl'et, que nucléole et centrosome soient identiques : le nucléole peut contenir des éléments que ne possède pas le centrosomo, do la pyrcnine par exemple : de mémo le centro- some peut renfernier des parties provenant de la spliérc attractive, sans empêcher pour cela que l'un procède de l'autre. BULLETIN DKS SÉANCES. o9 9" stade. A. La membrane miclcaire disparaît pendant la division. Le noijau présente un stade spirem comme au stades 8, B. Ce mode de division existe chez Paramœba EUliardi (Sehaudinn 96, 1) , eliez les Héliozoaires Acanthocijstis acuteata, turfacea et myriospina, Spluv- rastrum, Ueteroplirijs, llapliidioplirifs paliida (Sehau- dinn, 96, 5), chez les Métazoaires et les Métaphytes (tous les auteurs) ('). B. Actinophrifs sol (Sehaudinn 96, 2) présente une variété de ce stade : les divisions qui accompagnent la conjugaison de cet Héliozoaire sont en tout sembla- bles à celle des autres Héliozoaires, à part l'absence de centrosomes et de sphères attractives, et, puisqu'il faut au noyau un appareil de soutien, la présence de (1) Chez Paramœba Eilhardi, la division longitudinale des chro- mosomes n'a pas été observée d'une façon certaine. Le centrosomea une structure compliquée ; il contient une partie colorable et une partie non colorable par la méthode d'Heidenhain ; mais il présente tous les caractères d'un centrosome : il se divise avant le noyau, ilest placé aux deux extrémités du fuseau, auquel il donne probablement naissance ; il n'y a donc aucune raison pour en faire une sorte de noyau accessoire, puisque s'il contient de la chromatine, celle ci n'intervient jamais dans la division nucléaire que comme partie intégrante dti centrosome. Il est tout naturel que le centrosome contienne de la chromatine et de la linine, puisqu'il a pour origine le nucléolo-centrosome : la proportion de chromatine et de linine vai-ie, mais nous croyons que, même chez les Métazoaires, ces deux substances y existent. Nous rapprocherions plutôt la complication du « Nebenkorpei- » de Paramœba Eilhardi de celle du centrosome des Diatomées, qui se divise en un centrosome vrai et un corps formateur du fuseau. Sassaki a vu avant Schaudiim, sur l'Héliozoaire Gymnosphœra Albida, la division des centrosomes et des sphères attractives. «0 SOCIÉTÉ |{EL(;E DK MlCnOSCOPIE. piotoplasmakegel et de poli)latt('. Mais le cenlroscnne n'existe plus parce qu'il est le point de réunion des tîls axiaux des tentacules et ([ue ceux-ci disparaissent lors de la conjuiïaison. Dans les divisions ordinaires, il est vraisemblable que le noyau d' Actinoplirijs se comporte comme celui des autres Iléliozoaires et, de même, on peut sui)poser que ceux-ci pendant la conjugaison présentent les mêmes pbénomènes qu Actinophrys sol. 10^ stade. Le centroHome , aprcs avoir servi de centre à la sphère attractive, se divise en deux parties (M : rune donne le fuseau central (et celui-ci le futur centrosome) ; l'autre disparait ou peut-être se place au pôle du fuseau. Ce stade a été observé chez les Diatomées (Lauterborn, IH, 9(), \). C) Li^iiôe collaiôralo. Le stade o, avons-nous vu, est caractérisé par l'apparition du iiucléolo-centrosome. Or, il se fait (pi'un certain nombre de divisions nucléaires sont en tout comparables aux modes 7 et «S, à part ce fait pourtant, qu'on n'y observe ni centrosome ni nucléolo- centrosome. 11 faut donc qu'au stade 4, il y ait eu bifurcation ; tandis que la lignée principale se caractérisait par la présence d'un centrosome, une autre lignée parallèle (1) Cotte division est probable, mais non certaine (Lauterborn). BULLETIN DES SÉANCES. 61 à la première lui serait semblable en tout, si les centrosomes n'y faisaient complètement défaut. Décrivons les divers modes de division que présente cette lignée : a) Chez le Spbéro/oaire Collozoutn inerme (Mitro- phanow) le noyau présente à l'un de ses poJes, une calotte d'achromatine ; une autre se forme au pôle opposé, les deux noyaux se séparent, réunis par des filaments acbromati({ues qui se rompent ensuite. Cette division assez aberrante doit être rapportée au stade 7, à cause de l'existence d'un fuseau rudi- mentaire. Nous n'avons pas de données sur la répar- tition de la chromatine : Mitrophanow considère chaque noyau comme représentant un seul chromo- some ; en somme, ce mode de division est insutïisam- ment connu. b) Amœba hiniicleata (Schaudinn 95, i) représente exactement le stade 7 : fuseau, division longitudinale des chromosomes, polplatte ; seul le centrosome manque. c) Le micronucléus des Ciliés (tous les auteurs), le noyau des Opalines (Pfitznei') et celui des Grégarines (Schewiakotf, 95) sont au stade 8, B ; ces noyaux passent par une phase spirem et présentent un fuseau. Leurs chromosomes en forme d'anses se divisent longitudinalement. Mais il n'y a pas de centrosome, ni de sphère attractive. Quehiuefois (/), il y a une p()l])latte; ce caractère appartient au stade 7, mais s'il a disparu au stade H, dans la lignée principale, c'est parce que, comme mode de soutien du noyau, (1) Chez Paramœciun caudatum (Hertwig, 95). 62 SOCIÉTÉ BELGE DE MlCRnsCOPlE. la pol}>latte a ('té reiui)la('é(' par la sphère attractive. Or, celle-ci ne se présentant pas dans la lignée dont nous nous occupons (la si)hère attractive suppo- sant la présence d'un centrosonie) on coni})rend que la polplattc ait pu sul)sister. d) Chez le Radiolaire Aulacantha scolijmantha (Karawaïew et Borgert complétant Iheckel 87, 1, :2 et Hertwig, 79) on ohserve un stade 8, B, caractérisé par une division longitudinale répétée deux fois de suite comme dans les mitoses hétérotypiques de la Salamandre et comme chez Noctiluca. La présence d'un fuseau n'est pas certaine ; on ohserve cependant entre les deux plaques chromaticjues, pendant leur écartement, une tînestrintion longitudinale (Borgert). Le stade spirem existe. Les chromosomes sont recti- lignes, et non contournés en anses. D) Mode» de di%iMioii aberraiil^-^. a) Chez les Foraminifères le noyau piésenle le mode de division suivant (Schaudinn, 9i, I, 95, I) : la chromatine est répartie en petits amas dans le noyau ; après un stade spirem, ils se condensent au centre du nucléus ; sur ce pseudo-nucléole de chro- matine viennent s'insérer des filaments radiaires de linine, connue les rayons d'une roue sur un moyeu. La chronuitine glisse le long de ses tilanients vers la péi'iphérie et finit par se tiouvcr répaitie en autant de petits amas (ju'il y avait de tilaments radiaires ; ces amas sont placés alors au point de jonction de ces filaments et de la menihrane du noyau. Chacun de ces amas devient un noyau autonome. nULLETIN DES SÉANCES. 63 b) Le noyau a la forme d'un ('(L'ur, puis d'un c ; au milieu de la concavité du c, se produit un double bourgeon qui s'avance entre les deux branches du c, de façon à former un £, c'est-à-dire deux c superpo- sés ; chacun des deux c se sépare et forme un noyau. Ce mode de division a été observé chez le Radio- laire Aulacantfia scolymantlia (Borgert). c) La chromatine du noyau se répand dans tout le jirotoplasme, puis se condense en petites sphères dont chacune devient un noyau. Ce mode de division a été observé chez le Radio- laii'e Aulacantha scolymantha (Borgert). E) Diipli3) a comparé le macroinicléus au centrosome, mais il n'a édirté aucune théorie phylogénétique ; ses vues sont du reste justiciables des critiques qui atteignent celles d'Heidenhain. BULLETIN DES SÉANCES. 65 centi'osoiue et du microiiucléus n'est qu'une gi'ossière apparence extérieure ; le volume considérable du maci'onucléus doit être compris comme celui du noyau dans les cellules glandulaires et, en général, dans toutes les cellules où les échiniges sont très actifs. Heidenhain ne donne, du reste, que très peu d'ar- guments en faveur de sa théorie ; il se contente de montrer qu'elle explicpie un certain nombre de faits. Mais il nous semble qu'elle en torture un bon nombre d'autres : 1" Pour <[ue le centrosome dérivât du micronu- cléus, il faudrait que tous les Métazoaires et tous les Métaphytes descendissent des Ciliés, hypothèse absur- de, les Ciliés étant un type très différencié et très spécialisé, et aucun motif n'existant du reste pour supposer cette descendance. Or, s'il est certain que les êtres pluricellulaires ne descendent pas des Ciliés, ils proviennent d'autres Protistes, tous dépourvus de macronucléus et de micronucléus (^), mais présentant au contraire un centrosome ou un nucléolo-centrosome ; et (î'est par la méthode niême d'Heidenhain que ce centrosome a été démontré avec certitude chez les Héliozoaires. :2" D'après Heidenhain, lorsque le micronucléus est devenu le centrosome, le macronucléus, trans- formé en noyau, s'est mis à faire les chromosomes, et, en même temps, sa membrane s'est dissoute, et (1) Si l'on supposait que les êtres pluricellulaires proviennent d'un groupe de Protistes aujourd'hui dispai'u, et présentant un maoro- et un micronucléus, on ferait une supjjosition bien invraisemblable, cette diflfôrenciation étant exceptionnelle chez les Protistes et consti- tuant un perfectionnement très considérable, que seul un type avancé dans l'évolution peut posséder. 5 GC SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. la Sphère attractive s'est constituée. Cet échafaudage conipli(|ué s'écroule devant le fait que la division chez les Héliozoaires est sensihlenient la même que chez les Métazoaires : dissolution de la memhrane cellulaire, présence d'une sphère attractive et d'un centrosome. C'est donc chez les Protistes, et non chez les preniiei's Métazoaires que la division s'est consti- tuée telle qu'elle se présente chez les Animaux en général ; 5° En tin, chez Kcntruc/iona et Spiroc/wna, le macro- nucléus présente à la fois des nucléolo-centrosomes, produits par le macronucléus, et des micronucléi. La théorie de Lauterhorn (1890, 2) est la suivante : d'Amœba hinucleata, qui possède deux noyaux identi- ques et pas de centrosomes, on peut faire dériver deux lignées : 1" dans la première, celle des Ciliés, un des noyaux d'A7ïiœba hinucleata a produit le macronucléus, l'autre le micronudéus ; 2° dans la seconde lignée, l'un des noyaux produit le noyau cellulaire, et l'autre le « iNebenkorper » de Paramœba EUhardi, puis le centrosome des Diatomées et peut être de Noctiluca, enfin le centrosome des Métazoaires. Si la première lignée nous paraît acceptable et vraisemblable ('j, nous faisons à la seconde deux objections capitales. (1) Puisqu'il s'agit de lignées morphologiques et non phyléliques. C'est lii pliylogénèse du phénomène et non celle de l'être. Dès lors, il est tout naturel que deux noyaux identiques aillent en se diffé- renciant. BULLETIN DES SÉANCES. 67 l» Brauer, chez Ascaris (95, !2) et Sehaudinn, chez les liëliozoaires (90, 5), ont montré que le centrosonie peut être inclus dans le noyau ; celui-ci peut former un centrosome de toutes pièces ; 2° Lin nucléolo-centrosome existe dans le macro- nucléus de Kentrocliona et Spirocliona ; c'est une petite portion du noyau 1. Or, d'apiès la théorie de Lauterborn, le centrosome dérive de la transforma- tion de tout le noyau ;2. Ce nucléolo-centrosome est formé par le macronucléus à chaque division, La théorie de Sehaudinn (90, 5), émise en même temps que celle de Lauterborn, lui est très semblable : le premier stade est aussi figuré par Amœba bimi- cleatd, le second est Paramœha Eilliunli, qui possède un noyau et un « Nebenluu'per » considéré par Sehaudinn comme intermédiaire entre un micronu- cléus et un centrosome (nous avons montré plus iiaut que ce corps n'a rien de nucléaire). De Paramœha Eillitirdi divergeraient deux lignées : r Dans la première, le « Nebenkorper » deviendrait d'abord le nucléolo-centrosome LÏEuglena et A'Oxijr- rhis, puis le micronucléus des Ciliés ; !^" Dans la seconde, le « Nebenkr)rper » donnerait le centrosome des Diatomées, puis celui des Métazoaires, A cette théorie s'opposent les arguments qui com- battent l'hypothèse de Lauterborn. 11 n'y a, de plus, aucune raison pour supposer que le nucléolo-centro- some, primitivement extérieur au noyau comme le « Nebenkorper » de Paramœba, y soit entré subsé- quennnent, chez Euglcna et Oxyrrhisy pour en res- sortir chez les Ciliés. 68 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. II est naturel au contraire de penser que le centre du noyau devienne plus dense, plus riche en chronia- tine (en vertu des principes de la physique), et l'orme ainsi un nucléole ; la situation centrale de ce nucléole étant la plus favorable pour la direction de la division nucléaire, il est loifique que ce nucléole devienne un nucléolo-centrosonie. Plus tard, une disposition spéciale du cytoplasnia prenant naissance pour soutenir le noyau, celui-ci envoie pour la diriger une partie de lui-même, et puisque dans la division les phénomènes cytoplasmicjues précèdent les phéno- mènes nucléaires, il envoie sa partie la plus active, sa partie directrice, qui, de nucléolo-centrosome, devient centrosome. Enfin se présente la théorie de Biitschli émise dans les termes suivants : « La formation du centrosome « par le noyau d'Acatithocijstis lors du bourgeonne- « ment, révélée par les excellentes observations de « Schaudinn — de même que celles de Brauer sur « Ascaris et peut-être de Blochmann et de Keuten « sur Euglena rendent possible la formation du cen- « trosome par le noyau primordial, à ses dépens et « dans son sein. « Sans me prononcer positivement dans ce sens, « je crois cependant devoir fîiire remarjpier que dans « l'état actuel de nos connaissances, on doit avoir prê- te sente à l'esprit, la possibilité de cette origine du « centi'osome ». On a vu que c'est cette théorie que nous avons adoptée : elle nous a permis de classer rationnelle- ment et très méthodicjuement les phénomènes nuclé- aires de tous les organismes. RULLKTIN DES SÉANCES. 69 Mais, (lira-t-on, si le centrosome et le niicronueléus n'ont rien de commun, comment se fait-il que là où il V a un niicronueléus, il n'y ait pas de centrosome ? D'abord, il y a un centrosome et des micron ucléi chez Spirocliona et Kentroclwnn . Mais nous sommes en droit de nous demander pourquoi les autres Ciliés n'ont j)as de centrosomes. Le centrosome, point d'attache de la sphère attrac- tive, sert surtout à exercer sur le noyau la traction nécessaire à son allongement et à sa bipartition. Mais si le noyau volumineux des cellules ordinaires peut nécessiter un appareil de traction dont la force lui permette de refouler le cytoplasma lors de la bipartition, le niicronueléus est trop petit pour que la résistance du cyptoplasma à ses mouvements néces- site cette intervention. Le centrosome n'ayant ici aucune utilité, on comprend qu'il ne se soit pas produit ou qu'il ait disparu au cours de l'évolution. Le centrosome n'est guère plus nécessaire lors de la division du macronucléus : en effet, les deux fragments de cet organe s'écartent à peine l'un de l'autre, lors de la division, sauf chez Spirochona et Kentroclwno : aussi n'est-il apparu que chez ces deux espèces. G) Kéii^iiiiié «le l'évoliiiion iiiiel«aii*e. L'évolution nucléaire se résume donc pour nous en deux mots : différenciation, spécialisation. Le noyau juimitif, ])()ur se diviser, se fragmente : il se fend et se brise. Puis se produit une tendance à 70 SOCIETE BEIa;E DE MICROSCOPIE. l'écartemont des deux pôles du noyau, tendance qui amène l'éti-aniileincnt proiiressif de celui-ci. La chi'oniatine, d'ahord inéi-alenient distrihuée, est ensuite icpartie avec j)lus de réiiularité. Ici se |)i-()(luit une l)ifurcati()n dans révolution : dans certains noyaux se différencie une pîirtie cen- trale plus dens(» qui, étant la mieux située pour diriger la division nucléaire, devient un luicléolo- centrosoïne. — Dans d'autres novaux, rien de semblable ne se produit. Reprenons les premiers ; des lilaments (ou des rangées d'alvéoles) s'accolent et forment des faisceaux de linine imprégnée de chromatine (chromosomes) ; d'autres faisceaux, insérés sur les premiers, se dépouillent en tout ou en partie de leur chromatine au }»rofit de ceux-ci (réseau cinétique). La réparti- tion de la chromatine atteint son maximum d'égalité par suite de la division longitudinale des chromo- somes. Le réseau achi*omati({ue cinéti(|ue (directeur des mouvements des chromosomes) prend la forme la plus parfaite possible, celle (|ui rend les mouve- ments les plus faciles, celle d'un fuseau. Ce fuseau s'insère à chacune de ses deux extrémités sur une plaque chromati(|ue (jKjlplatte) maintenue elle-même par un cône cytoplasmi(jue (protojdasmakegel) ])aieil jdus perfectionné encore va se produire : ce cône cytoplasmi(iue va se dilfiM'encier en une sphère formée d'un nombre énorme de filaments radiaires, insérés de toutes parts sur la membrane. Pour diriger les mouvements de cette sphère, qui nULLETIN DES SÉANCES. Ti doit se diviser avant le noyau afin de pouvoir étirer celui-ci, le noyau y envoie une jiartie de lui-niénie, et puisque cette division cytoplasnn([ue a lieu avant la segmentation nucléaire, il envoie sa partie direc- trice, la [)lus active, celle qui se divisait toujours la |)reniière aux stades antérieuivs, le centrosome. Il se pourrait aussi, bien que le fait paraisse moins [>ro})al)Ie, que la sphère attractive ait pour but la répartition égale du cytoplasma dans les deux cellules-filles. Mais cela ne changerait en rien le rôle directeur du centrosome, et la nécessité qui existe [)our lui de sortir du noyau et de se placer au centre de la sphère attractive. Le centrosome peut rentrer dans le noyau après la division ; mais ce processus compliqué est remplacé par la permanence du centrosome dans le cytoplas- ma qu'il dirige. La partie cinétique du caryoplasma se différencie de plus en plus de la partie chromatique : il se fait que le fuseau devient pur de toute chromatine et la chromatine de presque toute la linine : ce résultat est obtenu par la condensation en un filament de toute la chromatine du noyau, c'est-à-dire [)ar la constitution d'un stade spirem. Le filament se coupe en anses chi'omatiques ; les chromosomes, de \)e\\ts hàtonnets uax stades anté- rieurs sont devenus des anses. Enfin, il i)eut se former une différenciation dans le centrosome, une })artie se chargeant exclusivement du rôle directeur du cytoplasma, et l'autre de là formation du fuseau. 7-2 SOCIETE BEU;E DE Mlf.ROSCOPlE. H) I\'ii<*léolo-«M'iiortent sa composition chimique, sa forme, ses réactions : l'élément directeur de la division, telle est sa détinitioii. Comme entité morphologique, du reste, son iiisloire est des plus simjdes : il dérive du nucléolo-centrosome, qui est lui-même une différen- ciation du noyau. Il résulte aussi de ces considérations que le cen- trosome est normalement extranucléaire chez les Métazoaires. 76 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Il est à peine l)es()iii de faire remarquer que l'ori- gine nucléolo-centrosoniaire du eentrosoiue dans la phylogénie n'a aucun rai)])ort avec l'origine nucléo- laire du centrosonie des Métazoaires et des Méta|>hy- tes, admise pour chaque division nucléaire par Julin. Not)-e théorie conclut également en faveur de la naissance du fuseau aux dépens des réseaux cytoplas- mique et caryoplasmique, dont il ne serait ([u'une régularisation, une ordination, hypothèse (jue les ti'avaux de Van Beneden et de Francotte rendejit ti'ès vraisemhlahle. Rapjiclons (|ue, chez Actiiwspluvr'ium , Hertwig (97) a vu le réseau caryoplasmi([ue s'ordon- ner en un fuseau dont les méridiens étaient réunis par des filaments transvei'saux. Ij Métliode d^lleidenliaiii. Dans la cellule des Métazoaires, la méthode d'Hei- denhain colore toujours et exclusivement la centro- sphère et le centrosome. On pourrait donc supposer que ces éléments contiennent un corps spécial, déter- nnnant la réaction colorante. Mais les ohservations récentes nous apprennent (jue la méthode d'Heidenhain colore : I" La centros])hère des Métazoaires, élément de la cellule en division ; 2" Les fils axiaux des pseudopo(U^s des Héliozoaires, éléments à la fois de Va cellule en division (connue centrosphère") et de la cellule au repos (comme fils axiauxj (Schaudinn 00,5) ; 5" Les jtrolongements tentaculaires des Suceurs, éléments de la cellule au repos (Ishikawa, 90, Sand). BULLETIN Di:S SEANCES. 77 4" La coucho sous-jjclliculairc (ï Ephelota Bùtscli- liann, élément de la cellule au repos (|ui n'est pas et n'a jamais été un élément de la division (isliikawa). Qu'est-eedoneciue la méthode d'Heidenhain colore? Nous ne connaissons [)as la structure de la centro- sphère ni des prolongements internes des tentacules d{s Acinétiniens, mais nous sonnnes plus renseignés sur celle des tils axiaux des pseudopodes et sur celle de la couche sous-pelliculaire. Chez les Héliozoaires,letîl axial provient de l'allon- gement d'une ou de plusieurs rangées d'alvéoles ; le suc cpi'elles contiennent ditï'use, et leurs parois s'accolent (^). De même, la couche sous-pelliculaire est une assise de cytoplasma condensé : or le seul mode de condensation estprécisément celui que nous venons de décrire. Donc, ce que la méthode d'Heidenhain colore, c'est la condensation, l'agglomération, la compression du cytoplasma. Par conséquent, si elle teint les centro- sphères et le prolongement interne des tentacules des Suceurs, c'est parce que ces éléments sont denses, agglomérés , compri mes . Il semhle, du reste, que la centrosphère prenne naissance comme le fil axial (ce qui était déjà rendu v)*aiseml)lahle par le fait que le fil axial est un rayon de la centrosphère des Héliozoaires) : mais ici l'action va croissant d'une extrémité à l'autre des files d'al- véoles. Supposons, en effet, une sphère de cytoplasma (1) D'après la théorie tibrillaire, le fil axial provient de l'accolement de plusieurs fibrilles. Le raisonnement est analogue. 78 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. alvéolaire ('). Coniinont va-t-ellc se transforiuei' en une centrosphère ? 11 est évident ([ue, de la périphérie au eentre, les alvéoles vont se rétréeir gi'adnellenient, et leui's parois s'aceoler de plus en plus intimement : donc la sphère attractive devra être plus colorahle à mesure que l'on s'ap[M'oehera plus de son centre, prévision théorique (pie la réalité eonlirme. En résumé : 1" la méthode d'Hcidenhain colore non pas telle suhstance chimique, mais bien toute struc- ture condensée, comprimée, ai;i;lomérée ; :2" fils axiaux des Héliozoaires, prolongements tenta- culaires des Âcinétiniens, rayons de la centrosphère des Métazoaires sont des productions identi{[ues comme oriiiine et comme réactions, sinon toujours comme fonctions : les fils axiaux ont pour fonction, et la division de la cellule, et les mouvements des tentacules ; les rayons de la centrosphère n'ont plus que la première fonction, et les proloniiements ten- taculaires ont gardé la seconde seulement. Chez les Héliozoaires, les fils axiaux constituent la sphère attractive théoricjue par excellence ; on voit la centrosphère, parfaitement régulière, y jouer avec précision son rôle d'élément cinétique, divisant par sa traction le cytoplasme et le noyau, refoulant celui-ci excentriquement après la division. C'est chez ces êtres qu'est applicable dans toute sa rigueur le princi])e d'Heidenhain sur l'égalité origi- nelle de longueur des rayons de la sphère attractive. (1) Le l'aisoiineineiit serait analogue si l'un supposait lecytoplasuia fibiillaire. BIBLIOGRAPHIE /Les travaux 5eiten ». Cette 7)" édition est consi(léral)lenient aui^inentée et renui- niée. L'auteur s'est entouré d'une pléiade de s])éeia- iistes (Apàthy, Burkner, P. Mayer, SchatFer, Unna, etc., etc.) pour perfectionner ehacim des tableaux de son livre, indispensable à (|uicon(|ue s'occupe de inicroscopie. E. R. * MM, J. B. Carnoy et H. Lebrun viennent de publier dans « La Cellule » t. XVI fasc. :2, la troi- sième partie de leur travail sur la « Cytodiérèse de l'œuf. — La vésicule germinative et les globules polaires cbez les Batraciens ». Les auteurs ont divisé leur travail en 6 chapitres. r Phénomènes préparatoires aux cinèses. 2" Elaboration des éléments de la première figuré. 5° Premier globule. i° Second ulol»ul(\ 5" Critique des observations et des figures dc nos devanciers. (i° Considérations générales et conclusions! Ce travail est accompagné de douze doubles planches dont les dessins sont faits avec la finesse habituelle. Nous ne pouvoHvS pas analyser ici ce travail, cela 84 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. nous mènerait ti'ès loin ; nous ne j)ouvons même pas donner une idée des eonclusions qui elles-mêmes occupent ïl parai»raphes. On ne peut ({ue renvoyer le lecteur (jui s'intéresse aux questions si controver- sées de cvtoloiîie, aux travaux de M. le Prof. Carnov et de son collaborateur, M. le D' Lebi'un, mais vu l'importance de ce mémoire, nous avons tenu à le siijnaler comme les pi'écédents à l'attention des mem- bres de la société. É. D. W. * * * Mademoiselle M. Goldilus a enti'cpris, dans le labo- ratoire de botanique d<' M. le Prof. R. Chodat, de l'Université de Genève, une série de reclierches « sur la structure et les fonctions de l'assise épitbéliale et des antipodes cliez les Composées ». Ces rechercbes ont été publiées dans le tome XIII du Journal de Botanique de Morot. Le texte est accomj)aiiné de () planches sur lesquelles nous trouvons figuré le sac embryonnaire d'un assez grand nombi'e de Com[)0- sées. Le résultat des observations de M®"" Goldtlus est de considérer l'assise interne du tégument comme constitué par des cellules digestives, les - cellules anti}K)d('s représenteraient l'intermédiaire entre le sac embrvonnaire et les substances digestibles élabo- t. c rées par l'ovule. È. D. W. * M. le D' N. Wille vient de publier dans les Vidensk. Skrifler Matli.-naturw. Kl, n. 5. Christiania 1899, BULLETIN DES SÉANCES. 88 la description de 5 (Champignons acpiatiques nou- veaux. Deux appartiennent au groupe des Chytridi- nées, le troisième au groupe des Saprolégniées. Hhizidiiun (lonfervae Wille, a été trouvé sur le Con/'eiva ho)nhifcina à Stockholm ; avant l'ouverture du zoosporange, il se forme à l'intérieur vers le sommet de la cellule une cloison ti'ansversale, cette cloison s'ouvre postérieurement à Fenlèvement de la calotte terminale. VOlpidium Dicksonii (Wright) var. Striariae Wille a, comme son nom le rappelle, été observé sur un Striaria [S. attenuata var. fragilis J. Ag.). Le zoos- porange qui se développe au détriment d'une cellule superticielle du Thalle, parait faire corps pendant longtemps avec l'Algue, acquiert ensuite un déve- loppement considérable, devient irrégulier et s'ouvre généralement })ar deux pores. La Saprolégniée appartient au genre Aphanomiices, elle (îonstitue la seconde espèce du genre qui attaque les Algues. Comme VA. phijcopliUus De Bary, VA. norvégiens Wille attaque les Conjuguées ; l'auteur semble l'avoir observé sur des Spirogyra, Zijgnema, Mongeotia et Cosmarinm. La zygosj)ore à paroi irré- gulièrement boursoufïlée se forme à l'extérieur de l'hôte. Les filaments mycéliens peuvent dans certains cas contracter leur protoplasme à une extrémité et y former une sorte de conidie. É. D. W. 86 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. fVé<*rol4»^ie. COMIK AlîHK Kll. (!1aSTIIA(;AM: DECILI AMErJIINKI.I,! (1817-1891).) Nolie société a encore [«'l'du im iii'-iuhrc coitcs- ponclant : M. le Comte abbé Fr. Castracane, diatomiste italien ti'ès coniiii }»ar ses études sur les Diatomées fossiles et vivantes et qui s'est t'ait remai*(|uei* dans ces derniei's tenjps par des reelK^rehes léitérées sur sur les modes de reproduction des Diatomées. x\ous avons, à diverses l'epi'ises, siiiiialé ses travaux dans nos Bulletins. Fr. Castracane degli Antehnineili ('tait né le 19 Juillet 1817, à S. Cristot'oro di Fano. Ce fut à partir de I8()o que Ton voit apparaître son nom dans la science. Il débuta par une courte notice sui' l'utilité de la lumière monocromaticjue dans l'étude des Dia- tomées (Quart. Journ. of micr. se. v. 5 1 1865] p. ;249). A partir de cette épo(pie les travaux se suc- cèdent nombreux ; le plus considérable qu'il a publié est le l'apport sur les Diatomées récoltées par l'équi- pai»(' du (Challenger. (> mémoire publié en 188G dans le volume II du « Report on tlie scientilic resultsoflhe voyage of H. M. S. Chidlenger, dul•ing the years l87r>-7() », compreiul 178 pages in 4" et r>0 planches. McMubre de l'Académie pontificale des Lincei de Home, où il résidait, la plupart des notices écrites par notre regretté membre correspondant ont paru dans les Mémoires ou dans les Actes de cette Académie. Quelques-unes sont dispersées dans BULLETIN DES SEANCES. 87 des publications ilalienncs, aiii>laises et allemandes. Le dernier travail de Fr. (^astracane a été publié, après sa mort, dans les Mémoires de l'Académie des Lyncei, t. XV p. 585, 1899. Il est mort presque subi- tement le ;27 mars dernier, à Rome, il était membre d'honneur ou membre correspondant d'un grand nombre de sociétés et d'Académies. M. le D' J. B. De-ïoni a consacré à sa mémoire une très intéres- sante notice commémorative dans les Mémoires de l'Académie pontificale des Lyncei t. XVI (1899), dans laquelle nous trouvons un portrait de Fr. Castracane. É. D. W. THE JOURÎVAL OF Applied Microscopy lUustrated. Subscription, £ 1,00 per year. Foreîçii, £ 1,25. ISSllED MONTHLY. The Journal deals only with the practical side of niicroscopical technique and apparatus. ït contains a large amount of original niatter froni the best writers in ail the fields in which the microscope is used. Revievvs, abstracts and notices of foreign literature put the reader in touch with the whole field of foreign and domestic work.While the most advanced methods are recorded, there are séries of articles spécial ly for beGfinners. Samplk Copies Mailed Fhee. THE JOURXAL OF Applied Microscopy p. 0. Drawer, 10^3. R0CHE8TER, N. Y. BULLETIN Dlî I..\ ^i] VINGT-CINQUIÈME ANNEE 1898-1899 Procès-verbal de l'Assemblée générale du 1 octobre 1899. BRUXELLES ALFRED CASTAIGNE, ÉDITEUR 28, rue de Berlaimont, 28 A paru le 25 Mars 1900 PUBLICATIONS DE LA SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE Annales, t. I à XXIII. Chacun des premiers volumes . . . fr. 7,00 Le tome XXIV » 12,00 Pour les nouveaux membres qui pren- nent toute la collection, le volume » 5,00 Bulletins mensuels. Chaque fascicule . . » 0,65 Pour les membres de la Société . . . j) 0,50 Annules, t. \XV .> 15,00 n W ■ ■ < I- SECRETARIAT : Ë. Ile IVildonian, docteur en sciences naturelles. Jardin botanique, Bruxelles. TRÉSORERIE : ■j. Baim ohm, rue de la Vanne, 33, Bruxelles. BIBLIOTHÈQUE : Jardin botanique de l'État, à Bruxelles. Toiilci» Ion roniinii nient ioii!« «loivonl être adreNtsées un Secrélnîre. t^oH |inl>lict)lionM ol Icn Joiirnunx doivent être envoyé» tin ioeni de la Kociélé: Jardin botanique de PÊtal à Bruxelles. BILLETIN DES SÉANCES DK LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome XXV. N° VIJI. 1898-1899. Procès-verbal de l\4s!!iieiiiblée g;ciiérale du 1 Octobre 1899. Présidence de M. Bauwens, membre du conseil. l»brary NEW YORK — botanicajl La séance est ouverte à 11 heures. UAKutii,. M. le Prof. Van Bambeke excuse son absence par lettre. M. le Prof. Errera se fait excuser de ne pouvoir assister à la séance. M. Delogne, empêché, ne pourra venir à la séance et a prié le secrétaire de faire, k sa place, un rapport verbal sur l'état de la bibliothèque et des collections. Le secrétaire communique au nom du Conseil d'Administration de la Société, le rapport annuel sur les travaux de la société : 7 90 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. lta|>|»oi'i sur le$« Éi*a%aii\ ai*a. n e de gir(>l!( , baume. L ciiinin ;.ce::que en question se prépare en fai- . n. (i.o. ouait à cbai*d jusqu'à saturation, du carmin dans l'acide^ acétique à i5 p. c. Le carmin y est peu I RULLE'IIN DES SEANCES. -109 soliible, et la liqueur prend une teinte rouge cerise clair. J'ai essayé ce procédé sur des coupes de Fucus mâle ; elles ont séjourné 1 heure dans la teinture ; ensuite j'ai lavé à l'alcool pendant 1:2 heures et ol)servé dans la glycérine. Le carmin s'était fixé principale- ment sur les anthérozoïdes ; la préparation avait un très bel aspect : cellules corticales de l'Algue, jaunes ; tissu central rose vif, zone intermédiaire incolore. Le montaue à la içelée de iilvcérine a très bien réussi. Par la méthode anhydre, aboutissant au baume, je n'ai jamais obtenu que des préparations racornies et déformées. Sans doute j'ai mal travaillé. Mes matériaux provenaient de RoscofP. Sur cette jdage, les Fucus ont généralement une teinte d'un jaune ocreux, et ils ne noircissent pas quand on les dessèche. Les Fucus de la côte belge sont toujours vert bronze foncé, et ils deviennent absolument noirs en herbier. J. Chalo?^. no SOCIEU; BELGE DE MICROSCOPIE. ('oiii|He»!i i*cii«liiM ei analyses. M. \o jy L. Del Rio y de Lara, professeur d'histo- logie et d'aiiatoinie pathologique à T Université de Saragosse vient de j)nhlier sous le titre de « Elenien- tos de niierobiologia » {') un traité assez com])iel de microhioloiiie à Tusaiie des étudiants médecins et vétérinaires. Le D' Del Rio comnienre son livre par la biogra- phie de L. Pasteur et de K. Koch, les deux savants qui dans le siècle ont été, }>eut-on dire, les promo- teurs de la science bactériologique, le résumé de la vie de ces deux hommes est certes la plus belle intro- duction d'un traité de microbiologie. L'ouvrage du pathologiste espagnol se divise en 3 parties. La première, outre les biogra|dii('s que nous venons de citer, comprend la descri])tion : des appareils usités en microbiologie, des milieux de culture, de la technique des cultures, enfin un long chapitre est consacré à l'examen et à la ditlèrencia- tion microsco[)iques des mici-obes occasionnant les principales maladies microbiennes. La seconde partie est consacrée à l'étude des microbes en eux-mêmes. L'auteur nous y donne la définition du microbe et expose avec assez de détails les classifications qui ont été proposés ; il étudie ensuite la structure morphologique, la physiologie, les fonctions de reproduction, l'influence des micro- bes sur le milieu et celle du milieu sur les microbes. Les théories d'innnunité et les diverses méthodes (1) Elementos de microbiologia para usa de los estudiantes de medicina y veterinaria. — Madrid. Romo y Fiissel. 1899. BULLKTIN l)i:S SKANCKS. IH employées pour i-uérir et prévenir les nialadies cau- sées par les microbes pathogènes occupent ensuite plusieurs chapitres. L'auteur étudie successivement : la bactériothérapie, la toxothérapie, l'humorothé- ra])ie, la vénénothérajtie, l'organothérapie et l;i l)ro- matothérai)ie. Plusieurs de ces chapitres et particu- lièrement le premier sont divisés en paragraphes dans lesquels l'auteur passe en revue, en les résu- mant, les nombreuses recherches de ces dernières années sur la sérothérapie, etc. La troisième partie enfin est consacrée spéciale- ment à l'étude des maladies causées par les microbes, chez l'honune et les iinimaux domesticpies ; !27 mala- dies sont examinées en détails, poui* chacune d'elles l'auteur donne une description générale des symp- tômes extérieurs, nous ti'ouvons aussi la description des caractères macroscopiques et microscopiques, fréquemment des notes et renseignements complé- mentaires, et même des ligures soit de l'organe atteint, soit des stades de dévelo]>pement du microbe pathogène. Qu'il nous soit permis à propos de ces figures de formuler un regret. Il est vraiment donnnage pour l'aspect de l'ouvrage, dont le texte constitue un résumé clair des données actuelles de la science, que les figures soient si sommai)'es ; certaines d'entre elles ont été par trop schématisées par la gravure. Le livre aurait beaucoup gagné s'il avait été un peu mieux soigné au point de vue artistique. Néanmoins le traité de M. le D' L. Del Rio y de Lara est appelé à rendre de grands services aux étu- diants, auxquels il s'adresse surtout ; il leur fera 412 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. acquérir comme nous l'avons dit des connaissances sommaires sur les diverses maladies microbiennes, et grâce à une biblioiiraphie assez complète, il leur permettia de remonter facilement aux sources et d'étudier, avec plus de détails, les sujets sur lescjuels leur attention aura particulièrement été attirée. É. D. W. * Nous avons dit quelques mots antérieurement lors de leur api)arition des tomes I, V et YIII « du Traité de Zoologie concrète » de MM. Delage et Hérouard (M. Nous tenons à signaler aujourd'hui la première partie de tome II qui comprend les Mésozoaires et les Spongiaires. Les auteurs et les éditeurs ont apporté, à l'exécution de ce volume, plus de soins encore, peut-on dire, qu'ils n'en ont ap})orté aux précédents : le texte et les gravures (274 ligures dans le texte, lo planches en couleurs hors texte) sont admirablement soignés. Dans le texte les auteurs ont introduit une innovation qui est des plus heu- reuse : ils ont fait précéder l'indication des genres, appartenant à une même famille, du nom de cette famille et promettent d'ajouter à l'avenir une courte diagnose familliale, ce qui viendra très heureusement compléter le beau travail qui a été entrepris par les deux zoologistes français. É. D. W. * * (1) Yves Delage et E. Hérouard. Traité de Zoologie concrète Tome II, part. 1. — Paris, Librairie C. Reinwald, 1899. BLLLKTIN DKS SÉANCES. HS Le troisième volume de « L'année ])ioloi»:ique (Année 1807)» pul)liée sous la direction de M. Y. Delage a paru. Il est inutile pensons-nous d'attirer longue- ment l'attention sur rim]»ortan(*e de cette })ul)lication et sur les services que rendent M. Delage et M. G. Poi- rault, secrétaire à la rédaction, en réunissant en un tout les comptes-rendus que leur fournissent les très nombreux collaborateurs, qui ont assumé chacun la tache de donner un aperçu des travaux de biologie qui rentrent dans le domaine de leurs études. É. D. W. Dans le tome 45 des Annales de la société Linné- enne de Lyon, qui nous est parvenu très tardivement, nous trouvons une note de i\L K. Couvreur qui n'est pas sans intérêt. Elle est intitulée : Note sur les Euglènes ('). L'auteur avait en vue surtout l'étude des formes incoloi'es d'Euglènes dont l'étude lui a donné des résultats intéressants. Les Euglènes inco- lores proviennent d'une Euglène verte dont les chro- matophores ont vu leur chlorophylle disparaître, c'est le point oculaire rouge qui persiste le plus long- temps. Les formes incolores peuvent s'enkyster, le kyste peut même se diviser, mais ce kyste ne donne jamais naissance à des nouvelles Euglènes munies d'un flagellum. Il en conclut que les Euglènes sont de véritables Algues, comme Schmitz l'avait dit l'un des premiers. É. D. W. (1) Aniniles de la société Linnéenne de Lyon, t. 45 (1898) p. 99. m SOClfiTÉ RELGK I>K MICKOSf.Ol'IE. Nous avons antôi'ieui'oment signalé ra})parition successive des différents volumes du Sylloge Altiarum de M. De-Toni. Ce dernier vient de faire paraître (janvier lîKIO , la seconde pai'tie de son volume IV traitant des Floridées. Cette partie comprend les espèces des familles Spliaerncoccaceae, Hliodifinenin- ceae, Dclesseriacenc, Boimcuinisoniaccae, c'est-à-dire la description de plus de (iOO Algues. Est-il nécessaire de redire encore ici les mérites de l'œuvre de M. De- Toni : je ne le pense pas. Tous ceux qui s'occupent dWlgologie ou qui ont été amenés à s'occuper d'une Algue, savent quelle somme de renseignements ils ont pu trouvei' dans le Sylloge et coml)ien de rechei-- ches inutiles ont été épargnées. C'est d'ailleurs bien ce qui aura guidé l'Académie des Sciences de Paris quand elle a accordé à M De-Toni le Prix Desma- zières. Pouvons-nous, malgré cela, faire une lemar- que, (jui est un desideratum : pounjuoi l'auteur ne donne-l-il ])as la date de création des espèces ? C'est une lacune fticile à combler et qui est dans certains cas reiçrettable. É. D. W. LISTE GÉNÉRALE des MEMBRES DE LA SOI lÉTÉ BEKiE M Ml( ROS( OIME AU 15 OCTOBRE 1899. .^leiiil>ro»« lioiioraii'cs (*)• MM. Abbe, pi'of. à ITiiiversité d'Iéna (Allemagne). Balbiani, prof, d'embi'yologie au Collège de France, Pari^. Butschli, professeur à l'Université, Heidelberg. .lones, Rupert, pi'of , Parson Green, Fulhani, Londres, S. W. Koch, i\., pi'of. d'hygiène à l'Université de Berlin. von KOlliker, A., prof d'embryologie à l'Université, Wurz bourg. Ranviei', L., prof, d'histologie an Collège de France, Paris. Saecardo, dii'eeteur au jardin botanique de Padoue. Smith, H. L., prof. Hobart Collège, Gencva N. Y. (États-Unis). Strasburger, docteur lui., i)rof. de botanique à l'Université de Bonn Ward, R. H., Ti-oy, New-York (États-Unis), 53, Fourth Street, .labez Hogg, 102, Palace Gardens Terrace, à Kensington W. ]||eiiibi*ei!i corre$!iponclants (**). MM Andrews, R. R., D. I) S., Harvard street 432, Cambridge, Mass. (États-Unis). Baumgarten. pi'ofesseur, à Tiibingen n l.e nombre des membres honoraires est limité A quinze (art. 7 des statuts). i") Le nombre des membres correspondants est limité à quarante (art. 7 des statuts). " Nous prions instamment les membres de la société, les sociétés correspon- dantes, d'envoyer les changements d'adresses à l'Editeur des Publications de la société, rue de Berlaimont, 28, à Bruxelles. " H6 SOCIKTE HKLGK DE MICROSCOPIE. MM Behi-ens. D^ W., directeur du Zeitsohrift fur mikroskopie, (V)ttin<ïon. Bertrand, C Kg., professeur à la Faculté des sciences, rue d'Algei- 14. Amiens. Bieler, vétérinaire, avenue Agassiz, Lausanne (Suis.se). Boefkcr, docteur. Institut fiir .\liki-oskopie, Wetzlar. Bonté, docteur .1. H. C., seciôtaire de l'iniversité de Cali- fornie, Berkeley, Cal. (États-Unis) Brun, professeur à l'Université de Genève. Bovori. Wurzbourg. Cox, C. F., grand central dépôt, New-York (États-Unis). Crisp, Frank, secrétaire de la Société royale de Microscopie, King's ('oUege, Londres. Crosiei-, K. S., M. D., Market strcet 277, New Albany, Indiana (États-Unis). Curtis, Thomas, membre de la Société royale de Microscopie, 244 High Ilolborn, Londres. Cutter, docteur Epliraim, 1730 Broadway, New-York, de Man, docteur ,1. G., Jerseke (Zélande. Pay.s-Bas). Dod, A. P., 279 1/2, Main street, Memphis (États-Unis). Engolmann. Th. W., prof, de physiologie à l'Université dT trecht. r.uinard. K.. rue du Cai-dinal 15, Montpelliei-. Hueppc. Ferd., docteur professeui', Prague. Kinne, ('. Mason, 422 California street, San Francisco, Cal. (États-Unis). Klebs, professeur à l'Université de Bàle (Suisse). Kowalewsky. Maupas, à .Alger (Algérie). .MetschnikofT, chef de service à l'Institut Pasteur, à Paris. Rosenbu.sch, professeur de minéralogie à l'Université de Hei- delbei'g. Stevenson, W. C, 1525 Green street, Philadelphie, Pens. (États-Unis). Treub, directeur du .lai-din Botanique de Buitenzorg. à Java. Ti'ois, (îonsei'vateur de la collection scientifique de l'Institut royal des sciences. Palais ducal, à \'enise (Italie). Zinmierniann, 0. F. K , docteur, Chemnitz (Saxe). Zii-kel. Feid., prof, de minéi-alogie à l'Université de Leipzig. .Heiiibre«« eflectifs (*)• MM. Bauwens. L., rue de la Vanne 33, Bruxelles. Bayet, Adi-ien, docteur, boulevard de Waterloo 85. (*) Membre fondateur. BULLETIN DES SEANCES. 147 MM. Boinmer, Cli., docteur en sciences nat., rue des Petits-Carmes 19, Bruxelles. Bordet, Jules, docteur en médecine, rue de la Ruche 42. Clialon, .1., docteur en sciences, St-Servais (Naniun Cogit, K., boulevarti SaintMicliol 49, Paris. Clautriau, G., rue Botanique 36. Bruxelles. Coomans, V., chimiste, rue des Hrigittines 3, Bruxelles. Coomans, L., rue des Brigittine.s 3, Bruxelles. Crépin, directeur du .lardin Botanique, rue de l'Association 31, Bruxelles. De Fay, .1., docteur en médecine, avenue Brugman 48, Bruxelles. Degi-auwe, étudiant en sciences naturelles. École moyenne, Vilvorde. De Lacerda. Antonio, consul de Belgique, à Bahia (Brésil). Delogne, C.-H., conservateui' au .lardin Botanique de l'Etat, Bruxelles. Depage, A., docteur en médecine, rue de l'Esplanade 8. de Sélys-Lonchamps, Edm. (baron), sénateur, 34 quai de la Sauvenière. Liège. Destrée, E., docteur en médecine, rue de la Régence 41, Bru- xelles. De Wildeman, docteur en sciences nat., rue du Soleil tl, Bru- xelles. Dliuet, 24 avenue du Commerce, Anvers. Drosten, Kob., rue du Marais 49. Bruxelles. Dulau el C'% Soho Square 31, Londres. Dupont, E., dii'ecteur du Musée royal d'histoire naturelle, Bruxelles. Engels, Ch., Inspecteur piovincial des contributions, 66 rue Renkin, Schaei-beek. Ensch, docteur en médecine, 37 l'ue royale S'" Marie, Schaer- beek. Eriei-a, Léo, professeur à l'Université, rue de la Loi 38, Bru- xelles. Fisca, opticien, rue de la Madeleine 70, Bruxelles. Florez, docteur en médecine, Jesus-Maria, ,i, Lima (Pérou). Francotte, P., piofesseur à l'Université, rue (dllon 61. Funck, .Maui'ice, docteur en médecine, rue de Livourne 36. Gallemaerts, 1-;., docteur en médecine, 13 place du petit sablon, Bruxelles. Oedoelst, docteur en médecine, rue du Canal 10, l.ouvain. Gilson, pi ofesseur à l'Université de Louvain. Goldschmidt, étudiant, rue des deux églises 57. Gravis. Aug., professeur à l'Université, rue Fusch 22, Liège. ii8 SOCIÉTÉ BELGE DE MICKOSCOPIE. MM. Hégei*. Paul, (locteui- en mMecine, professeur à l'Université, l'ue lies hrapiei's 35, Bi'uxelles. Heiulrix, Léon, docteui' en médecine, 62 avenue Louise, Bru- xelles. Houzeau de Le Haie, pi'of'esseui', à Hyon (Mons;. Lameere, Auguste, proiésseur à l'Iiiiversité, chaussée de Cliarleroi 119, Bruxelles, i-aurent, Èm., professeur de botanique à l'institut agricole de Gembloux. Lemoine, Auguste, ingénieur agric^ole, à Oilly. Loolienies, G., botaniste, à Leuze. Loiseau, 0., ingénieur, à Ougrée. Marchai, Ein., professeur à l'Institut agricole, chaussée de Charleroi, Gembloux. Massai't, .1., professeur à l'I'niversité, 44 rue Albert de Latour. Matagne, docteur, avenue Porte de Hal 62. Molle, docteur en sciences nat., prolesseui' à l'École moyenne de .lodoigne. Nypels, Paul, docteur en sciences nat., rue Forgeur 9, Liège. Pechère, V., docteur en médecine, rue de la Loi 140, Bruxelles. Philii'pson, M , étudiant, rue Guimai'd 12, Bruxelles. Porter. Ch. E.. Cas. 1108. Valparaiso. Chili. Pottiez. Ch., pharmacien, à Fontaine l'évéque. ■Preudhomme de Borre, Villa des fauvettes, Petit Saconnex, Genève. Houffart E., docteur en médecine, boulevard du Régent 9, 1-iruxelles. Rousseau, E., docteur en médecine, rue du Trône 159, Bru- xelles. 'Ruiot, A., conservateur au Musée d'Histoire naturelle, rue de la Loi 177, Bruxelles. Sand, René, boulevard du Nord '.'5. Simon, .I.B., docteur en médecine, rue Haute lus. Bruxelles. Stappei's, Léon, rue .lacobs 59, à Anvers. Sury, il., pharmacien, rue d'Havre 12, Mons. 'rilli(M', Achille, architecte, Pàtui-ages (Hainaut). \"an Bambeke, docteur, prolesseur à l'Université, rue Haute 7, Gand. Van Beneden, Éd., piofesseur à l'I niversité do Liège. Van den Rroeck, Ei iiest, cou-sei-vateur au Musée d'Hist. nat., 3'.' place de l'Industrie, Bruxelles. Van Ermengem, docteur, professeur à l'Université, chaussée de Courtrai 137, Gand. (') Membre fondateur. BULLETIN DES SÉANCES. 1i9 MM. *Van Heurck, Henri, docteur en sciences nat,, directeur du Jardin Botanique, Anvers. Venneman, professeur d'ophtalmologie à l'Université de Louvain Walker, industriel, houlevard Montebello. Lille (France). Walravens, Alfred, étudiant en sciences, à Tubize. Wauthy, étudiant, rue du Béguinage 15, Bruxelles. Uleiiibre» a^^i^o^iés. MM. Dedroog, docteur en sciences, rue du Champs de Mars 11, Bruxelles. De Meyer, S., étudiant en médecine, rue du Cornet 24, Etter- beek. Deinoor, J., docteur, rue Relliard ISG. Bruxelles. Dineur, Iv, docteur en médecine, hôpital militaii'e d'Anvers. Hegenscheidt, Alfred, étudiant, rue Gauthier 30, Molenbeek Saint-.Iean. Mersch, docteur en médecine, rue du Trône 90, Bruxelles. Mills, Albert, docteur en médecine, rue du Pépin 30, Bruxelles. Querton, étudiant en médecine, rue de l'Enseignement 89, Bruxelles. Ramlot, libraire, rue Grétry, Bruxelles. Van Rysselberghe. doct. en sciences nat., rue du Heysel, 103, Laeken. Vindevogel, docteur en médecine, avenue des Arquebusiers 31, Saint-,losse-ten-Noode. (*) Membre fondateur. SOCIÉTÉS ET l\STITLTIOi\S avec lesquelles LA SOCIÉÏÉ BELGE DE MICHOSCOPIE EST EN RELATIONS D'ÉCHANGE. BeljS^iqiie. Société méilico-chirui'gicale, luo des Augnstins, 26, Liège. (Ami.). Académie royale des sciences, arts et Belles- Lettres de Belgique. Bruxelles. (Bull ). Académie l'oyale de médecine de Belgique, Hi-uxelles. (Mém. cour., Bull., Comp. rend.). Association belge de photographie. Ch. Futtemans, Palais du midi. Fédération des Sociétés d'horticulture de Belgique, M. Lubhers, au .lardin Botanique de l'I'.tat. Bruxelles. (iiuU.). Musée royal d'Histoire naturelle de Belgique, M. 10. Dupont, direc- teui-, Bruxelles. (Bull.i. Société royale de Botanique, au Jai'din Botani(|ue de l'État, Bruxelles. (Bull.). Société entoinologique de i^elgique, 89 rue de Namur, Bi-uxelles. (Ann Mém.i Société scientifique de Bruxelles, 11 rue des Récollets, Louvain. (Ann.). Société belge de géographie, rue de la Limite 116. (Bull). Société géologique de Belgique. M. (>. Dewalque, l.iége. (Bull.) Société malacologique de Belgique, boulevard du ^"ord, 108, Bruxelles. (Ann.). Société belge de géologie, de paléontologie et d'hydrologie, place de i'industi-ie 'U», Bruxelles. (Bull.). Société médico-chirurgicale du Brabant, 175 rue Royale. (Ann.). Société royale des sciences, à l'Lniversité de Liège. (Méui.). Société des sciences, lettres et arts de Hainaut, Mons. (Mém.). Société royale des sciences médicales et naturelles, D' (iallemaei'ts, 13 place du petit Sablon. (Ann., Bull., .lourn.). BULLETIN DES SÉANCES. {"li Université de Bruxelles. Université de Gand. Université de Liège. Université de Louvain. Institut botanique de l'Université de Liège (Arch.). Alleinn^iio. Botanisciies Centralblatt. D'' Uiilworm, Cassel. Kaiserlicho Leopoldiniscli-Caroiinisciie Akademie der Naturfor- scher, à Halle. (Leopoldina, Nova-Acta). Baumgarten's .lahresbericlit iiber die Fortschrifte in der Lehre von den pathogenen Mik.roorganismen à Tubingen. Naturwissenschaftliche Gesellschaft, Chemiiitz. (Bericht.). Naturwissenbcliaftliclier Verein, Elbertéld. .laJiresbor.). Naturwissenschaftlicber Verein des Reg. Bez. Heiios, M. Klittke, bibliot., Francforts/Oder. (Abhandl.). Oflénbacher Verein l'iir Naturkunde, Offenbach s/.M. (Bericht.). Physikaliscb œkonomisehe Gesellschaft, l\.œnigsberg. (Schrift.). Société d'histoire naturelle de Golmar, Colniar. (Alsace) (Bull.). Société d'histoh'e naturelle, rue de l'Évêché 2.5, Metz. Verein fiir Naturkunde. D"" Akermann. Cassel. (Bericht.). Zeitschrift fur wissenschaftliche Mikrosk()i»ie und milvroskopische ïechnik, à Gottingue. (D'' Behrens). Zoologischer Anzeiger, D'' Carus, Querstrasse 30, Leipzig. Centralblatt fiir algemeine pathologie und pathologische anatomie. léna. KOnigliche Biologische Anstalt, Helgoland. Botanischer Verein der Provinz Brandenburg, Berlin, W. Grane- wald-strasse 6-7. Naturhistorischen gesellschaft Nurenberg (Jahresber., Abhandl.). Autriclie-lloii^B'ie. K. K. Naturhistorisches Hofmuseum, Vienne. (Ann.). K. K. Akademie der Wissenschaften, Vienne. (Anzeig.). Mittheilungen der Section iûr Naturkunde des " Osterreiehischen Touristen-club ". Burgring. Vienne. Académie international des sciences. Cracovie (Bull.). Institut I. et R. géologique d'Autriche, Vienne. (Verhandl.). K. K. Zoologisch-Botanische Gesellschaft, Herrengasse, 1.3 (Ver- handl.). 9 4i-i SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOFME. Natui'forschender Verein, M. Stadhoff, Rrtinn. (Verhandl.) Natui'wissenschaftlicher Verein lUr Steirraark. Gratz. Mitlieilung., .Jahresb.). Société des Sciences naturelles de Croatie, Zagi'eb, Agram. Société l'oyale hongroise dos sciences naturelles, Budapest. Société adriatique des sciences natui-elles, Trieste. iBuU.). Mathctnatische und naturwissenschaftliche Ber. aus Ungarn, D-- .1. Fiollich (Bericht.). Museo civico di Storia naturalc (Atti). Ungarischer Kai-pathenverein, Lôese. (Jahresb,). Verein zur Verbreitung naturwissenschaftlicher Kenntnisse, IV, techn. Hochschule, Vienne. (Schrift.). Gaceta Sanitoria à Barcelone. Casas consistoriales. • iaceta Medica Catalana, à Barcelone. Revista de sciencias naturaes e sociaes, rua dos Clerigos 96, à Porto. Annales de sciencias naturaes. France. Institut Pasteur, rue de Fleurus 35b, Paris. (Ann.). Annales de micrographie. Rue Anielot 100, Paris. Académie de.s sciences, lettres et beaux-arts de Dijon. (Mém.). Bibliothèque de l'Université, Dijon. Société d'étude des sciences naturelles, à Béziers. (Bull.) Feuille des jeunes naturalistes, 35, rue Pierre Charron, Paris. Revue srientitique du Bourbonnais, 10 Cours de la Préfecture, à Moulins (Allier;. Le Botaniste, M. Dangeard, professeur à la Faculté de Poitiers. Revue bryologique, M. Husnot, à Cahan, par Athis (Orne.) Société Boi'da, à Dax (Bull.). Société Liiinéenue du nord de la France, rue Voiture 8, Amiens (Bull., mém.). Société des sciences physiques et naturelles, Hôtel des Facultés, Bordeaux. (.Mém., Procès verb.). Le Diatomiste, rue Saint-Antoine 168, Paris. Société Linnéenne de Bordeaux (Actes, Procès verb.). Société d'étude des sciences naturelles, 16 rue Bourdaloue, Nimes (Bull.). Société d'agriculture, sciences, belles-lettres et arts, à Orléans. (Mém.). BULLETIN PF.S SKANCKS. 1^23 Société des études scientifiques, Angers (Maine et Loire). Société française de photographie, rue Louis-Io-(3rand 20, Paris (Bull.). Société des amis des sciences natuicUos de Rouen (Seine inférieure) (Bull.). Société d'histoire naturelle de Toulouse. 44 rue Saint-Rome (Bull.). Société d'Anatomie et de Physiologie normales et pathologiques, Bordeaux (Bull.). Société d'histoire naturelle. Mâcon. (Bull.)- Archives provinciales des sciences. Boulevard Saint Germain, 93, Paris. Société d'horticulture de l'Hérault, Montpellier. (Ann.). Société des sciences naturelles, à Semur (Côte d"Or). (Bull.). Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne (Auxerre). (Bull.). Société des sciences naiurelles. M. Le Jolis, directeur, à Cherbourg (Manche). (Mém.). Société l.innéenne de Normandie, Caen (Calvados) (Mém., Bull.). Société l.innéenne de l.yoïh place Sathonay, Lyon. (Ann,). Oi*aiiclo-Bi*ctas:iie. Brighton and Sussex natural history Society, Brighton. (Annual report) Croydon Microscopical and natural history Club. M. B. Sturge, 20, the Waldrons, Croydon (Proceed., Transact). Quekett Microscopical Club, Londres. (Journ.). Hoyal Microscopical Society, King's Collège. Londres. (Journ.). Royal physical Society of Edinliurgh. (Proceed. and Sess.). Phylosophical Society, Cambridge. (Proceed.). Patent Office Library, 25 Southampton Buildings, Chancery Lane, London W. C Scottich microscopical society Edinburgh. (Proceed.). Holiande. Société hollandaise des sciences de Harlem. (Arch.). Société royale de zoologie (Natui-a artis magistra) d'Amstei-dam. (Ti,1dschrift). Physiulogisch laboratoriuni, l'iiivcrsité à Utrecht. 424 socii':tk belge de MlCnOSCOPIE, llnlio. Aoademia pontitioia de Nuovi F-incei, Palazzo délia Cancellaria, Rome. (AU.). Académie des sciences de l'Institut de Pologne. (Rendic, mém.). Académie des sciences, lettres et arts de Modène. (Mém.). Académie royale des sciences de Turin. (Att.), Atteneo di Brescia. (Comm.). Bollettino scientifico, Pavie. Societa Romano per gli Studi zoologici, Université à Rome. (Bol- lettino). Laboratorio ed Orto botanico R. Universita. (BuUettino). Comité géologique d'Italie. Via S. Lusama Rome. Institut royal des sciences, lettres et arts de Venise. (Att.). Neptunia, D"" David Levi-Morenos. S. Stef'ano, calle dei Fratri, 3536, Venise. Société des naturalistes de Modène. D'" L. Piccaglia, secrétaire, Modène. (Act., Annuar.) Societa italiana dei microscopisti, à Acii-eale (Sicile). (Att.). Revista de Scienze natui-ali e bolletino dei naturalista, à Siena. R. Academia (loi fisiociitici à Siena (Italie'. (Actt. Rendic.'. Nuova iNotarisia, D' alioii |ioiii* Mal Ion (ro|U'rHlioni« eliiriir;s(it*alei». Appareils éloctro-niédicaux — Matériel pour rayoïiis X. ANNALES DE I-A jAii w r PI .iMniiii VINGT-SIXIÈME ANNÉE 1899-1900 BRUXELLES ALFRED CASTAIGNE, ÉDITEUR 28. rue de Berlaimont, 28 A paru le 15 avril 1901 PUBLICATIONS DE LA SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE Annales, t. I à XXV. Chacun des premiers volumes . . . fr. 7,00 Le tome XXVI » io,00 Pour les nouveaux membres qui pren- nent toute la collection, le volume . » 5,0' \ SECRETARIAT : É. De H'ildeiuan, docteur en sciences natui'elles. Jardin botanique, Bruxelles. TRÉSORERIE : 1j. Baiiw eus, rue de la Vanne, 33, Bruxelles. BIBLIOTHÈQUE : Jardin botanique de l'État, à Bruxelles. Touict* le»i voniniiiiiicnlions doivent être «dreiî>«iéci» au Seert'laire. L) ou prolonger simplement le V (pi. Vlll, iig. 3). La couche externe de la substance axiale du pédi- cule est différenciée d'une manière très apparente, et la pellicule est fort mince, de telle sorte que ce qui constitue surtout la partie visible de la paroi pédonculaire, c'est la couche externe de la substance axiale, et non la pellicule. XXVI 2 48 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. D'a})rès Miiiipas, le (•orj)S s'insère sur le plateau (lu |u''di('ule par un prolonttemeut court et épais en forme (le cou. Ce prolongement, (ra])rès nos obser- vations, [)eut exister (pi, Vlil, fig. 5) ou man([uer, le corps s'ins(^r;uit sur la cupule (pi. VIII, tig. 5) qui le iirolonge (|uel(|uet"ois (pi. VllI, fig. G). Maupas a vu au plus ((uinze tentacules. Nous en avons comi)té en moyenne 55 et certains exemplaires en portaient jus(iu'à 45. Ils peuvent atteindre deux fois le diamètre du corps. Ils s'amincissent de la base au sommet, puis se renflent en bouton (pi. VIII, lig. 2) : c'est le seul suceur dont les Tentacules pré- sentent ce caractère. Cette espèce possède un centrosome qui n'a échappé ni à iMaupas ni à Mœbius (88, 1). La couche de gelée, quelquefois assez mince pour devenir invisible, peut former une sphère dont le rayon atteint le double de celui du corps. Toutes les parcelles de vase, tous les débris s'y collent et (cer- taines ToliophrijH iiudmta en arrivent à présenter ras})ect que nous avons dessiné pi. VII, tig. i, à savoir un amas irrégulier, noirâtre, absolument opaque, du(piel soitent des tentacules et un pédicule. Nous avons quelquefois vu, comme Mœbius, la gelée légèrement granuleuse, ponctuée très tine- ment. Aucune de nos observations ne nous porte à croire comme Kent (80-8:2) que la présence de cette gelée soit un acheminement vers l'enkystement. Le phéno- mène semble au contraire normal et constant. ToKoiMiuvA cYLiiNDKiCA Pcrty. — Ayant rencontré cette espèce en ass(v grande abondance, nous pou- MKMOIIŒS. 19 vons en donner une description plus générale et plus complète que Perty et Meresclikowsky ; ce!^ auteurs, en effet, ont vu une seule des diverses vai'iétés de cette foiine. Le corps de l'animal est un cylindre dont la hase supérieure est convexe, tandis (|ue la base inférieure est plane, convexe ou concave. Ce cylindre n'est pas parfaitement régulier : ou bien il est l'enflé (pi. VIII, fig. 7 et 8), ou bien il est au contraire étranglé vers sa partie médiane {pi. VIII, fîg. 9) ; cette dernière forme seule a été observée par Perty et Merescli- kowsky. Les tentacules capités forment un faisceau à l'ex- trémité antérieure du corps ; nous les avons vus moins nombreux que sur les dessins des deux auteurs cités ; les prolongements internes, très nets, conver- gent à cause de la forme convexe de l'extrémité ten- taculifère de l'animal ; ils se croisent tous au même point, puis divergent ; l'ensemble forme donc deux cônes placés pointe sur pointe comme les réservoii-s d'un sablier. L'extrémité des prolongements tentaculaires est très voisine du noyau. Le cytoplasnia est finement granuleux. Le corps est strié tiansversalcment et, sur un exemplaire, cette striation atteignait la netteté dessinée dans la figure 8 de la pi. \ III. Le noyau est cylindrique, allongé, sa longueur étant quadruple ou (juintuple de sa largeur ; il con- tient un centrosome logé, dans une petite dépression du noyau ; dans un exem|)laire que nous avons observé, la coupe opti([ue passait précisément, par âÛ SOCIETE BELGE 1)E HICROSCOPIE. cette dépression (pi. VIII, fig. 8). Le centrosome était allongé, probablement en voie de division. Dans les autres exemplaires, il était sphérique. L'animal présente une ou ou deux vacuoles con- tractiles à la fois, latérales et antérieures ; lorsqu'il y en a deux, elles sont placées aux extrémités d'un diamètre du corps (})lancbc VllI, lig. 8). Le pédicule est cylindrique, strié transversalement, quebjuef'ois crénelé et strié longitudinalement ; à chaque crénelure corresi)ond une ligne de faîte qui produit une strie très marquée. Souvent le pédicule s'amincit à sa base en un cône tronqué. ToKOPimvA ELONGATA Clap. et Lachm. (pi. XVI, fig. 1:2). — Cette forme était assez abondante dans les préparations faites à Kinroy par notre ami le D' Querton ; elle se trouvait en compagnie de 7WiO- plirifa Cyclopum. Le pédicule est large, très court. Le corps est moins allongé dans les exemplaires que nous avons eu sous les yeux, que dans ceux de Claparède et Lachmann, et surtout ceux de Kent (80-82). Claparède et Lach- mann donnent à cette espèce la forme d'un losange et Kent celle d'un fuseau. Les spécimens que nous avons vus n'avaient ni les proéminences latérales d'un losange, ni les extrémités pointues d'un fuseau. Ils avaient la fornie d'un cylindre à base convexe, d'un boudin. Kent, coinme Claparède et Lachmann, accorde à cette espèce (|natr(» faisceaux de tentacules : un antérieur, un j)()slérieur, deux latéraux : en réalité cette disposition n'existe pas toujours : les tentacules sont plus nombreux à la partie antérieure, mais ils MÉMOIRKS. 2i n'y forment pas do faisceaux, et sur les bords laté- raux, ils sont dissétninés. 11 y a, si l'on veut, une tendance à la formation de ces quatre faisceaux ; mais cette tendance peut parfaitement rester virtuelle. Kent a observé sur les tentacules de cette espèce une crête spiralée : en réalité, le tentacule lui-même est spirale, et ne présente pas de crête ; on comprend que cette apparence ait pu tromper Kent, la spirale formée par le tentacule étant très légère et nette seulement au moyen d'objectifs puissants. AciNETA LivADiANA Mcrcsclikowsky. — Robin a vu cette espèce à Concarneau et l'a dessinée dans sa pi. 59, fig. 10, sans la décrire, ni la nommer. Deux ans plus tard, Mereschkowsky (81) la trouva dans la Mei' Noire et la décrivit ; depuis, Kent (80-82) l'a revue dans le Devonshire, les Cornouailles et les Galles du Nord, Gourret et Rœser (87) en Corse, Gruber (8,42) à Gênes, Daday à Naples. Aucun de ces auteurs ne l'a exactement décrite ni Hgurée, bien que sa forme soit à peu près constante et invariable. La loge se compose de deux parties : la loge pro- prement dite et le couvercle. La loge proprement dite a exactement la foi'me d'une coquille d'œuf dont le petit bout serait tronqué ; elle est d'une régularité parfaite et identique chez tous les individus. Le cou- vercle est une couronne (dans le sens géométrique du mot : espace compris entre deux circonférences concentriques) convexe vers l'extérieur, un bourrelet laissant à son centre une ouverture circulaire. La paroi de cette loge a un double contour ; elle est lisse et trans[>arente, sans une seule irrégularité, une 2'2 SOCIKTK UE\A',E DK Mir.llOSCOPlK. seule élevure, une seule gi-;uinliiti(>n, une seule perle. Ce earaetère, joint à la limpidité absolue de la sub- stanee centrale de la loge et «lu pédieiile, à la légèreté et à la flexibilité de eelui-ei, à la disposition légulière des tentacules, enfin aux proportions harmonieuses et aux lignes [)ures de ce Tentaculifère en font un objet admiiable au point de vue estbéticpie. La hauteur de la loge ne dépasse sa largeur que d'un tiers ou d'un (juart. Sa section est circulaire. On rencontre rarement des loges vides ; en effet, le corps ne proémine presque pas et, en généi'al, l'ouverture de la loge est beaucoup trop étroite pour peiniettre son passage. Plusieurs fois, nous avons vu, sur le vivant, des loges pi'ésentant un phénomène bizarre. La coque était divisée, de son sommet à sa base, en quatre ban- des transversales alternativement très réfrinîi;entes et peu réfi'ingentes (comme dans une fibre musculaire) ; ce phénomène était visible de la même fa^on sur les préparations colorées. L'acide chimoique, l'acide osmique, la glycérine, plissent, déforment et contractent la loge dWcineta livndiana. Le liquide de Lindsayn'a pas cetteaction déformante. L'insertion (hi pédoncule est toujours centrale ; elle détermine un léger enfoncement dans la paroi de la loge. Le pédicule est parfaitement CYlindi'i(pie, légèiement llexueux (()1. VI, fig. I ; pi. XVI, fig. 15) ou rectiligne. Son extrémité est fixée par une petite cupule. Sa substance axiale n'est pas différenciée ; sa paroi a un double contour : l'épaisseur de celle- ci est la même «juc celle de la loge. Le pédicule est quelquefois très colorable par les réactifs. MÉMOIRES. 23 Le corps n'adhère à la loge que par le cercle interne de la couronne convexe ; il est donc suspendu dans l'intérieur de la coque. La portion du corps intéi'ieure à la loge a une forme très variable : souvent elle dessine un ovoïde ; elle peut être aussi très irrégulière. 11 est rare qu'elle remplisse complètement la loge (pi. VI, fig. 5). Généralement, la concavité formée par la couronne est vide de cytoplasme. Le corps réduit au noyau entouré d'une mince couche de cytoplasma, peut n'occuper qu'une infime portion de la loge, sans doute chez les individus jeunes ou chez ceux dont la masse a été réduite par la formation d'embryons ou par h\ scissiparité. Le même fait est signalé par les auteurs chez Metacineta mystacina. La partie du corps extérieure à la loge forme un dôme, de telle sorte qu'à la coupe optique, ce dôme, au centre, et la couronne convexe, des deux côtés, forment trois demi-cercles placés à côté l'un de l'autre comme trois arcades (pi, VI, fig. 1 et 5). La loge et le pédicule sont lisses, mais le corps et les tentacules sont perlés : à l'union du corps et de la loge, la partie de l'animal que nous appellerons le cou présente 5 rangées transversales de perles très fines et très rapprochées. Le cytoplasma est très clair, finement granuleux (pi. VI, fig. 1) ou bien bourré de sphèi-es de tinctine ipl. I, fig. 0). Le noyau est ovalaire, (juelquefois allongé en boudin. Un ou deux centrosomes y sont accolés ; leur contour est très net (pL HI, fig. 1) ; le noyan est ordinairement (Mitouré d'une zone de cytophisma exempte de sphères de tinctine. 24 SOCIÉTÉ BELGE DE MICHOSCOriE. Lij vacuole ost placée à la partie antérieure du corps de l'animal ; elle est très volumineuse et puise lentement. Les tentacules sont disposés sur le dôme suivant trois cercles concentriques (pi. lll, fig. il); leur nombre varie de 10 à 50 (ordinairejnent :2o à 50). Ils peuvent être complètement rétractés ; ou bien leurs extrémités capitées apparaissent seules ; ou bien ils sont courts, parallèles et tous adhérents (pi. III, Hg. 10) ou bien enfin ils sont divergents (pi. III, fig. 1). Tous étant ordinairement de lon- gueur égale, leurs points d'insertion étant situés sur un dôme, et leur direction étant radiaire, le plan passant par les extrémités de tous les tentacules est également un dôme (pi. VI, fig. 5). Mais, vus par la partie antérieure, ils forment trois cercles de lon- gueur inégale, les uns s'allongeant à peu près dans la direction du regard, les autres étant oblicjues par rapport à cette direction, d'autres enfin lui étant perpendiculaires (pi. III, fig. i i). Quelquefois, les tentacules sont irrégulièrement inégaux (|)1. III, fig. I). Lorsqu'ils se rétractent, ils s'épaississent. L'acide chromi([ue à I p. 1000 à 5000 montre les prolongements internes des tentacules (|ui, comme chez Toliophrifa cijlindrica, convergent en cône à cause de la forme hémisphérique de la surface qui réunit leurs points d'origine ; ils se croisent tous au même point et divergent en un nouveau cônecjui s'étend jus([u'au noyau. Ces deux cônes sont donc placés pointe sur pointe comme les réservoirs d'un sablier, formant un \ à la coupe opiiipie. Os pro- longements sont si nets, si individualisés que nous MÉMOIRES. 28 avons (ral)<)i'd cm voii- une splièic allractivc ([)1. III, Le noii' d'anilines et i'éosino colorent ces organes à l'intérieur du corps. Acineta livadimia s'enkyste, la loufe se transformant en un kyste ovoïde dans le(|uel flotte sans y adhérer le corps devenu spliérique ; le cytoplasnia de V Aci- neta livadiana enkystée est clair et transparent. La vacuole puise encore pendant les premiers temps de l'enkystement. La reproduction a lieu 1" par formation d'em- bryons. Nous avons trouvé, dans deux cas, des embryons nuclées dans la loge d' Acineta livadiana ; nous n'avons jamais assisté à leur formation ni à leur sortie. Dans un cas, l'embryon était libre dans la loge sous le bourrelet (pi. VI, tig. 1) ; dans l'autre, il était inclus dans le corps de la mère. Ces embryons sont ovoïdes, très petits. 2'' Par un mode qui transite entre le bourgeonnement et la scissiparité transver- sale (pi. XVI, fîg. 15 et 17) : une masse de proto- plasma nucléée exerce de l'intérieur à l'extérieur une pression sur le dôme tentaculifère qui s'écarte latéralement pour laisser passer le bourgeon proto- plasmique ; les tentacules sont donc tous déjetés d'un côté ; ce bourgeon augmente de volume et bientôt on constate qu'une loge commence à se former, placée sur la première en sens inverse de celle-ci : cette loge est d'abord petite et ogivale ; elle grandit en même temps que le bourgeon, devient ovoï(l(s et finit par acquérir les dimensions qu'elle atteint chez l'adulte ; enfm, un petit pédicule se montre à son extrémité. Malgré de nombreuses 20 SOCIIiTÉ BELGE DE MICROSCOPIE, observations, nous n'avons jamais vu ce nouvel individu se détacher. Les sphères de tinctine du bourgeon sont plus petites que celles (hi i)arent ; son cytophisnie est phis clair. Le bourgeon possède très tôt une vacuole {lulsatile dont nous u'avons pu voir l'origine. Le volume du boui'geon n'atteint guère ({ue h; quart environ de celui du parent ; sa colorabilité est très intense, parce cpie le noyau forme pres({ue toute sa masse. Nous n'avons rien observé des phénomènes nuclé- aires, tous les individus étant bourrés de sphères de tinctine ; au reste, le noyau est divisé avant l'appa- rition du bourgeon. Aciucta livad'uma se conjugue : les deux individus sont placés comme l'individu-mère et l'individu- fille ; mais les conjugants sont ordinairement à peu près égaux en volume, tandis que, connne nous venons de l'indiquer, le volume de l'individu-mère est quadruple de celui de l'individu-tille. De plus, les tentacules sont rétractés dans la conjugaison et ne le sont pas lors de la division (pi. XVII, fig. 1 1). L'un des conjugants est bourré de sphèi-es de tinc- tine et l'autre en est dépourvu ; les deux noyaux semblent fragmentés ; une membrane sépare les deux cytoplasmas. Aci.NKTA cuRNATA Fraipout. — Cette espèce, très bien décrite par Praipont, ([ui l'a découveite à Ostende, a été revue par IMiebius (SS, i) à Kiel, par Mereschkowsky (7U, 80, Hl) dans la mer Blanche et la mer Noire et par nous à Roscotf, au Portel et à Nieu])ort. Son aspect général est caractiM-islicpic (pi. V, MÉMOIRES. 27 fig. 1 1) ; (|ij(' l'on siij)j)()S(', sur une llùtc à cliampîigne, ornée de sillons équidistants, [)ai'allèles au bord libre, un œuf placé sur le veire comme sur un coquetier, une moitié étant intérieure et l'autre exté- rieui'e au verre. Que l'on imagine enfin cet ensemble sur un pédoncule grêle, atteignant 1 1/2 fois la liaii- teur du verre et l'on aura une idée assez exacte de VAcineta crcnnta. La loge, que Fraipont qualifie à juste titre d'élégante, est en ])rincipe conique, mais cette foi'me peut varier beaucoup ; le cône peut être plus ou moins évasé, plus ou moins allongé. Il peut se renfler vers son milieu pour se rétrécir à nouveau et s'évaser ensuite régulièrement (pi. IX, fig. -2). A la coupe optique, les deux bords de la loge forment donc un V plus ou moins réguliei' ; mais l'une des bi'jmches du V peut être plus longue que l'autre et alors elle se renverse vers celle-ci : l'ani- mal devient asymétrique. L'une des brancbes du V est concave et l'autre convexe, ou bien toutes deux sont concaves, convexes, ou sinueuses (pi. IX, fig. 5, 6, 7). La pointe du V peut être anguleuse ou arrondie ; à ce point de vue, toutes les transitions existent entre les individus décrits par Fraipont et ceux que dessine Mereschkowsky, sous le nom (VAcineta Saifulae : chez ceux-ci, le pédicule s'élargissant graduellement de l'extrémité postérieure à l'extrémité antérieure, les limites de la loge à la coupe optique se continuent avec celles du pédoncule pour former un V à branches concaves vers l'extéiieur, tandis que dans la variété observée par Fraijjont, le V de la loge s'insérant sur 28 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ri du pôdonculc, la foiiue t'énérale à la coupe optique est celle d'un Y. Souvent, lorscpie l'on considère de plus près la constitution de la loge, on s'aperçoit qu'elle se déconi})ose en deux parties : un cùne auquel fait suite un tronc de cône plus évasé, c'est-à-dire qu'à la coupe optique, elle se présente sous l'apparence d'un V, dont les deux branches seraient plus diver- gentes dans leurs portions supc'rieures, que dans leurs parties inférieures, la portion supérieure for- mant avec la ])ortion inférieure un angle obtus, précédé quelquefois d'un étranglement.' Enfin la loge, à la conpe optique, j)cut encore avoir la forme d'une ogive ou même d'un L' très étroit dont les branches iraient se rappro- chant vers leurs extrémités (pi. IX, fig. 8). Le plus souvent, la loge est deux fois plus longue que large, mais quelquefois ses deux dimensions sont presque égales. La paroi de la loge est assez épaisse ; elle est lisse vers l'intérieur, crénelée vers l'extérieur, formant donc à la coupe optique une ligne brisée (pi. 1\, fig. 2, (), 7, 8) ; les crêtes et les sillons sont quelquefois très réguliers ; ils j)euv(Mît être altérés sur le vivant, mais le sont surtout par les réactifs. 11 arrive alors que les crénelures, vues à la coupe optique, soient très irrégulières, ou nu'me manquent com[)lètement. Le bord libre peut être un cercle parfait ou pré- senter des crénelures irréij;ulières. La loge montre facilement les rangées de perles longitudinales et transversales. L'axe de la loge peut [)r()l()ngcr celui du pédicule MEMOIRES. 2i) OU être incline sur lui juscju'à l'ornicr un angle droit. Quel({uefois un bord de la loge prolonge le pédicule. Celui-ci s'insère le plus souvent sur la partie médiane du fond de la loge ; son insertion est parfois excentrique. Le pédicule est gj'êle ; homogène à première vue, il est formé d'une gaîne pelliculaii'e perlée continuant la paroi de la loge et d'une substance axiale différen- ciée en un faisceau de filaments qui s'écartent l'un de l'autre à leur entrée dans la loge et deviennent pres([ue aussitôt indistincts ; les filaments externes sont plus mai'qués que les filaments centraux et forment une membrane sous-pelliculaire. Ces fila- ments donnent au pédicule sa striation longitudi- nale. Mais la pellicule pédonculaire, très mince, fragile, facilement déformée, présente en outre les rangées longitudinales et transversales de perles, caractéristiques de tous les Acinétiniens. Le pédoncule se termine par une cupule analogue à celle de la plupart des Suceurs. Nous n'avons pu voir si elle présentait des dentelures. Le pédicule, rigide dans la plupart des cas, peut être flexueux ou coudé. Le corps est aussi susceptible de variations que la loge : sa forme typique est l'ovoïde ; mais la portion extérieure aussi bien que la portion intérieure peuvent être j'éduites. La portion intérieure figure souvent, à la coupe optique, un demi-cercle surmonté d'un trapèze ; sa forme peut être angulaire ou arrondie, ovoïde ou conique. Elle est quelquefois réduite à une lentille bi-convexe sur laquelle proémine, se dirigeant vers 30 SnCIKTE BELGR DE MICIlOSCOi'lE. la base de Iîi loi^e, uno (Ienii-s[)h('re qui contient livnérahMnciit le noyau. Elle peiil aussi l'eniplir [iresque eonqdètenieut la cavité de la loi:;e. Il est à i'eniar(|uer (|ue la f'oiine de la loite n'a aucune iniluence sur celle du corps, c'esl-à-dire que le corps peut être conicfue et la loge ovoïde et rëcipioipieuient. En généi'al, cepcuidani, le corps est plus arrondi que la loge. Le deini-ovoïde antérieur ou extérieur peut former un cône arrondi ou anguleux, mais il peut ne pas exister; le bord antérieur est dans ce dernier cas droit on même concave et le corps a la forme d'un demi- ovoïde ou d'un croissant. D'auli-es fois, le demi-ovoïde antérieur, au moment de s'insérer sur le rebord de la loge, s'infléchit pour foinier un sillon profond, (jui circonscrit la partie centrale de l'ovoïde connue chez Acineùt piitulu. Le plancher de la loge est souvent très apparent. Trois cônes de même base et de hauteur différentes sont alors emboîtés l'un dans l'autre : la loge, le plancher de la loge, le corps recouvert sans doute par la pellicule intérieure (pi. XXil, hg. 15). Le corps, dans ce cas, a souvent la forme décrite plus haut d'une lentille sur laquelle proémine une deini- sphère. Cette demi-sphère peut adhérer au fond du plancher de la loge : elle délimite alors entre elle et le plancher de la loge une cavité annulaire ; ou bien elle s'en détache et le corps devient un cône campa- nulifoiine, laissant entre lui et le plancher de la loge une (cavité comparable à celle (|ui existe entre le plancher de la loge et la loge elle-même, ^ous avons observé une fois que le corps envoyait dans la cavité MÉMOIKËS. 31 comprise entre le corps et le plancher de la loi^e deux prolongements courts et divergents, symétri- quement placés, ra|)pelant ceux de Podocijalhus diadema (pi. XVII, tig. 0). Le fond du plancher de la loge, au lieu d'être régulièrement concave, se relève souvent vers son milieu par jin cône connue un fond de houteille. On rencontre quelquefois des pédicules dépourvus de loge, ou bien on ne voit que la loge et le pédicule, ou bien la loge, le pédicule et la pellicule interne. Les trois cas sont à peu près également fréquents. I^a couleur du cytoplasma est très variable; il peut être incolore, verdàtre ou jaunâtre. La vésicule contractile est latérale ou centrale (pi. IX, tig. 7) ; elle est quelquefois entourée d'une cou- ronne de granulations. i^e noyau est presque toujours central, rarement latéral ; il est accompagné d'un centrosome. Un exemplaire présentait, à peu de distance du noyau, un petit noyau destiné à former un bourgeon ou un en)bryon et provenant manifestement du noyau prin- cipal. Dans un autre cas, nous avons observé deux noyaux placés symétriquement dans le corps (pi. IX, fig. 0) ; enfin nous avons vu, à l'intérieur du corps d'une grande Acineta crcnaia, trois embryons nuclés ; l'un des embryons possédait un noyau qui se distinguait par son volume considérable (pi. IX, tig. 2). Les suçoirs, dont le nombre peut atteindre 44 (2G, d'après Fraipont) sont toujours granuleux et peuvent prendre l'aspect échinulé, crénelé décrit par Kent comme caractéristique des tentacules dActui- 'iartageant chacune des deux faces convexes en deux parties égales, elles abou- tissent d'une ()art au i)édicule, de l'autre, à un cercle irrégulicr continu (jui entoure la loge, vers la limite de la partie en tonnelet et de la partie en mitre. Le pédicule est luincc, cylinouquet de i à IG tentacules courts et capités, très minces, qui ne sont pas diver- gents comme ceux de la plupart des faisceaux de tentacules, mais bien parallèles. Le cytoplasma est le ])lus souvent l)Ourré de sphères de tinctine. Il présente au milieu du bord antérieur du corps, une vacuole contractile sphérique accolée directement à la surface du corps. AciNETA TiBEROSA Ehreul). — Cette forme est de beaucoup la plus fréquente de toutes celles qu'il nous a été donné d'observer ; c'est aussi la plus cosmopo- lite. Nous l'avons vue souvent accompagnée d'Acincta crenata, patula et solenopliriiafonnis. Comme forme, connue dimensions, comme asj)ect, comme coloration, cette espèce est une des i>lus variables que présente le groupe des Teutaculifères ; il faut avoir eu sous les yeux un très urand nombre d'individus j)our se rendre conqjte des transitions 40 SOCIÉTÉ nV.LGE. DE MICKOSCOIME. insensibles qui relient entre elles des formes n'ayant à première vue rien de commun. Souvent, du reste, dans une même localité et dans une même récolte, on ne rencontre qu'une seule des variétés qui composent l'espèce ; ainsi Fraipont n'a vu (jue la variété que j'appellerai Fvaiponti dont déjiend la sous- variété poculiun vue par Hertwig (76) ; de même, Maupas (81) n'a observé que la variété fœtida (i) de la([uelle dérive la sous-variété cttcullus, décrite par Claparède et i^acbmann. D'autres auteurs en ont observé deux ou plusieurs variétés, mais faute sans doute de types de transition, ils ne les ont pas idenliiiés. Ainsi Hertwig a vu les var. Fvaiponti, euciiUus et poculum. Si l'on nous objectait que les différences sont trop considérables entre ces variétés pour nous permettre de les réunir en une seule espèce, nous répondrions : 1° Nous avons vu des transitions entre toutes ces formes ; nombreux sont les individus qui combinent les caractères de plusieurs variétés ; la détermination d'un grand nombre de types représentés dans nos planches est impossible si on n'admet pas cette varia- tion ; 2" Par l'adjonction d'un peu de glycérine, nous avons vu un exemplaire de la var. Vnàpnnti (pi. XXIll, fig. 1:2), ])iendre la forme de la var. cucnlius (pi. XXlîl, fig. 10) ; ")" i)'a})rès Mau|>as lui-même, les embryons des vari(''tés Fniiponti et cticullii}; sont très semblables ; (1) Acincta corrugata Stokcs '.)! ost iiloiiUqiio à Acincla fœtida Maupas. Il su (lit do joler un coup d'u'il sui' les planclies do ces deux auteuis puur s'en convaincre aussitôt. MÉMOIRES, H i" La var. cucullus produit [)liisicurs embryons à la fois, comme les var. pociiluni et /'(ctida ; l)" Gruber (84, ^) a vu une Aciueta qu'il ne déter- mine pas et qui transite de la var. cucullus à la var. poculum. La forme typique de la loge d'Aciyieta tuberosa, en coupe opti({ue. est celle d'un triangle isocèle plus ou moins allongé : la base du triangle est droite (pi. XI, fig. 5), concave (pi. XIIl, fig. 7) ou convexe (pi. VII, fîg. 14). Sa hauteui', qui peut atteindre le quadruple de la longueur de la base (pi. XVI, fig. 15), diminue qiu'lcjuefois jusqu'à ètie plus petite qu'elle. O triangle j)eut devenir scalène : alors l'un des côtés latéraux est plus long que l'autre et la base n'est plus perpendiculaire à la hauteur du triangle. D'autres fois, le triangle se prolonge par un rectangle (donc la loge forme un cône surmonté d'un cylin- dre) . Le sommet de la loge peut être une ligne bi'isée formant une saillie médiane séparée par deux con- cavités des deux saillies latérales (pi. XXIII, fig. 42). Ces contours [teuvent s'arrondir graduellement et former une ogive, une coupe, un demi-ovoïde, une demi-sphère (pi. XVII, fig. 4). Quelquefois, la base de la loge étant cylindrique, son sommet s'étale en un plateau de telle sorte que l'ensemble a la forme d'un Champignon (pi. XIIl, fig. 0). La loge peut encoie former un ovoïde complet (pi. XVll, fig. 3) ou même une sphère complète (pi. XVll, fig. 2) ; elle peut être cylindrique, la face sur laquelle s'insère le pédicule foiinant une demi- sphère concave qui recouvre d'un repli circulaire le 42 SOCIÉTÉ UELGE DE MICROSCOPIR. sommet du pédicule : celui-ci s'y insère donc comme le ballant sur une cloche (i). Il est à remarquer que toutes ces formes peuvent être ai'rondies, anguleuses, crénelées, mamelonnées (pi. VII, lii,^ 3,4, 5, 7), bosselées, irrégulières et enfin que des plis et des étraniilemenls peuvent prendre naissance dans toutes les parties de la coque (pi. XI, fig. 4). Sous l'inlluence de la désoxygénation de l'eau, la co(jue forme un grand nombre d'angles saillants et renti'ants (pi. XII, tig. i), comparables à ceux d'.lc/- ncta contorta et d'/l. ParroccUi. Entz (70) a signalé le fait que la loge est crénelée chez les individus âgés. Aux deux angles qui portent les tentacules, la loge est tronquée (pi. XIII, tig. 2) ou simplement arrondie (pl. VII, fig. 11). Cette troncature peut être oblique }>ar ra|)port à Taxe de la loge, ou bien, si le bord antérieur est convexe, lui être parallèle. Le pédoncule est central (pi. VII, fig. Il à 15, et ^ à 7, etc.) ou excentri(|ue (pl. XII, fig. 9). L'extrémité supérieure de la loge est en forme de toit ou de carène de bateau : la ligne de faîte, que iMaupas a prise pour une fente, est droite ou sinueuvse ; elle peut ne pas être apparente (pl. XVI, fig. Gj. Vue d'au-dessus, la loge a la forme d'un trapèze, d'un rectangle ou d'un cercle (pl. XVI, fig. 6). Des rej)lis parallèles peuvent partir du bord latéral de la los;e, se dirigeant en avant et vers l'antre bord ; ils peuvent s'entrecroiser (pl. IV, fig. I). La loge, enfin, peut avoir la forme d'un cône ren- (1) Ce lîiif n'a oncore été signaJé nlioz l»>s Af.inétinicns (|iie par Sclicwiakun('Jo,lj (îliez To/wpfirya Cyclopum. MÉMOIRES. 43 versé surmonté d'iino pyramide lu'xniïonîile ti'onquée et renversée dont la face supérieure serait eonvexe (var. Fraiponti) (pi. IIl, fig. 8 et Vil, fig. 11 et lo). Souvent la partie médiane de la loge (celle qui est située à égale distance de la base et du somniet) est plus fragile ; il senible que le sommet et la base soient solides, inextensibles et que cette partie médiane puisse s'étendre et se raccourcir en s'étran- glant ou en se plissant comme le soufflet d'un accor- déon. Quelquefois, quand la loge est vide de tout contenu, elle s'étend et devient parfaitement régu- lière ; les plis, les mamelons, les bosses, les étran- glements disparaissent, et la coque devient hyaline et transparente. La loge est toujours aplatie de bas en haut. Vue de côté, elle a la forme d'un losange allongé, d'un ovale, d'un fuseau, d'un triangle (pi. XVI, tîg. 14 et" 1(3), d'une massue, d'un rectangle très allongé, etc. I/aplatissement est })arfois considérable et quand la loge est un peu mobile sur son pédicule (par suite d'un traumatisme ou de la mort) les cou- rants du liquide qui la baigne peuvent l'agiter comme un drapeau et même la tordre et la plier sur elle-même comme on le ferait d'une feuille de papier. Sur la loge de la variété fœtidd surtout, des stries pai'tent du pédicule, divergeant en éventail vers le sommet de la loge. L'axe de la loge peut être dans le prolongement du pédicule ou être incliné sur lui jusqu'à ne plus former qu un angle droit (pi. VII, lig. 7). La loge est assez épaisse et porte un réseau de 44 SOCIÉTÉ BKLGE DE MICROSCOPIE. perles ; Quelle que soit sa forme, le corps peut : 1° Ou bien la remplir complètement ; 2" ou y adhérer seulement par sa hase, ses extré- mités tentaculifères et i lignes dirigées parallèlement à l'axe de la loge ; 5" ou ne s'y rattacher que par la hase et les extré- mités tentaculifères ; i" ou y être fixée par celles-ci seulement. La cavité de la loge peut donc : 1" être ahsente ; 2" être divisée pai' les cjuatre cloisons longitudinales dont nous avons parlé en (juatre paities (jui ne communiquent pas entre elles ; o" être unique et foi-mer un anneau autour du corps ; i" être unique, cupuliformc et prolonger la cavité pédiculaire. . Les trois premiers cas peuvent se présenter dans la var. Fraipouti ; le premier et le quatrième dans les autres variétés. Le contenu de la loge se colore en lose ])ar l'éosine ; si l'on emploie en même temps le violet de méthyle, la pellicule se teint en violet ; cette méthode perniet d'apercevoir la pellicule et la loge, là où leur ténuité aurait empêché de les distinguer sans cet artifice. Cette cavité de la loge semhle toujours présente ; elle entoure complètement le corps, sauf à son sommet ; mais elle peut être assez mince ])our ne donner qu'un fin trait rose entre la ligne violette de la pellicule intérieure et la ligne violette de la loge. Si donc nous avons dit plus haut que la cavité de la loge peut être ahsente, cette affirmation doil être comprise avec cette lestriclion cpie des méthodes MEMOIRES. 48 Spéciales de coloration la font apparaître dans tous les cas. L'acide chroniique produit une rétraction du corps ({ui s'écarte de la loge et prend une forme globuleuse : c'est une sorte d'enkysteinent artificiel. A l'insertion sur la coque des quatre cloisons dont nous avons parlé, des plis longitudinaux se dessinent, assez réguliers, qui pourraient être pris pour des prolongements internes des tentacules, dont ils suivent la direction sur une partie de leur trajet. Lorsque l'animal meurt, la loge vide et le pédoncule seuls subsistent ; parfois, la pellicule des tentacules reste adhérente à la loge, mais jamais la pellicule intérieure ne reste dans la loge comme chez Acineta divisa et A. crenata. Le pédicule est aussi variable que la loge ; il est toujours relativement mince, cylindri({ue, très exac- tement calibré ; sa longueur varie entre le dixième de la hauteur du corps et cinq fois cette hauteur ; il y a sous ce rapport toutes les transitions, mais le plus souvent la longueur du pédoncule représente environ de 1/5 à 1/2 de la hauteur de la loge (var. fœtida, pi. XI, fig. l), 0) ou elle est à peu près égale à cette hauteur (var. Fraiponti brevipes, pi. III, fig. 8) où elle est au moins double (var. Fraiponti longipes, cucullus et poculum). Nous avons expliqué plus haut (1) la raison de la spécialisation des Acinétiniens en deux groupes : les brevipes et les longipes et le motif de la rareté rela- tive des formes de transition. Le pédoncule peut s'élargir seulement très peu à (1) Tome XXV p. 34 (p. 162 du tiré à part). 46 SOCIÉTÉ BKLGE DE MICUOSCOPIE. son insertion sur la loge ou s'évaser assez eonsidéra- blenieiit et sur un espace assez long. Il peut arrivei' à former une coupe évasée coniparaljle à celle d'^a- ncla VortiirUoulea. La substance axile peut, à son entrée dans la cavité de la loge, refouler un peu le cytoplasme. Quel(|uefois, le pédicule présente près de la loge un petit étranglement circulaire déterminant la for- mation de plis perpendiculaires à sa direction ; ces plis parallèles à l'axe du pédicule, se dirigent les uns vers le sommet, les auti'es vers la base de cet organe (pi. XVIi, fig. 7). Ces étranglements n'avaient été signalés ([ue chez les K])licl()tu. Par l'acide chromicpie, le pédicule se déforme, se plisse : sa longueur est conservée, mais il devient polygonal, il se recroqueville, s'étrangle par places, et acquiert des plis longitudinaux droits ou courbes plus ou moins longs et peut même devenir qua- drangulaire ou polygonal sur tout ou paitie de sa longueur. Le pédoncule peut être, surtout à son sommet, le siège de varicosités parfois équidistantes (pi. XVI, Hg. 4). Un anneau en relief (pi. Wll, lig. 8) ou un étran- glement peuvent exister à l'union du pédicule et de la loge, mais ces deux dernières formations sont toujours continues. La base du pédoncule est le plus souvent pourvue d'une cupule assez grande ; celle-ci parait dans cer- tains cas fair(* défaut, à cause de sa transparence. C'est à cette cuj)ule quelquefois creusée en ventouse que doit être rappoi'té le cercle coloré que Fraipont a pris pour une partie du [)érisarc de l'Ilydroïde MEMOIRES. 47 altérée pai' l'iiisortion du Suceur. Cette cupule [►eut, à sa partie postérieui'e, se creuser en ventouse. Le pédoncule a la constitution que nous avons indicjuée dans la partie générale : une gaine pellicu- laire perlée entourant un faiseau de filaments ; les filaments externes sont très différenciés et consti- tuent une membrane sous-pelliculaire (jui donne au pédoncule un aspect plus robuste. La pellicule est assez épaisse sur le pédicule comme sur la loge. Le violet de méthyle et la chrysoïdine colorent la paroi du pédicule, l'éosine teint sa substance axiale ; on peut, par les réactifs, fiiire apparaître des granula- tions irrégulières dans le pédoncule intact et plus facilement dans le pédicule séparé de sa loge. I^arfois même, ces granulations sont visibles sur le vivant, dans le pédoncule intact possédant encore sa coque. A l'extrémité d'un pédicule séparé de sa loge et traité par l'acide sulfurique concentré, nous avons vu apparaître une petite sphère provenant indubita- blement de la substance axile (pi. VH, fig. 10). En imprégnant le pédoncule par le carbonate de soude, puis par l'acide acétique, nous n'avons pas aperçu de bulles, mais des granulations irrégulières (pi. XV, fig. 5). Le pédicule est presque toujours rectiligne, parfois recourbé ou coudé. La striation longitudinale est due aux fils axiaux ; le réseau de perles s'y surajoute. Le corps protoplasmique peut avoir toutes les formes que la loge est susceptible de présenter ; il les suit plus ou moins exactement (pi. I, fig. 8 ; pi. m, fig. 8-9 ; pi. IV, fig. 1 et 5 ; pi. Vil, fîg. -2 à 7, 11-15; pi. XI, fig. 1-9; pi. XII, fîg. 9; 48 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIR. 1>1. XIII, tig. -2-7 ; pi. XVI, fîii. li-16; pi. XXIIl, tiii. 10 et h). il est oi'dinaiiement ])ouri'é de sphères de tinctine, mais la région qui envii'onne le noyau en est souvent dépourvue ; le eyto]»lasnia est ineolore, gris ou vert, du même vert que les Diatomées. Parfois ces gra- nulations vertes s'accumulent autour du noyau (pi. XI, tig. I). Une ou plusieurs vacuoles non contractiles peuvent envahir la presque totalité du corps (pi. XI, tig. 2). La vacuole contractile est simple ou douhle, anté- rieure, médiane, ou postérieure (pi. VII, tig. Il ; pi. XI, fîg. 5 ; pi. XII, fig. 9 ; pi. Xlll, tig. -2). Le noyau est sphérique ou ovale (pi. I, fig. 8 ; pi. XYII, Mg. 1 et 9). Il est ordinairement central; il peut cependant s'avancer jusqu'à toucher le hord antérieur, reculer dans le fond de la loge, ou se déplacer vers la droite ou la gauche. Un centrosome y est toujours accolé. Nous avons décrit plus haut les phénomènes nucléaires que nous avons observés. Les tentacules dépassent souvent en longueur ceux que dessinent Fraipont et Maujtas ; le nombre maxinnim que nous avons observé est de :2:2 par faisceau. Ils sont souvent de trois longueurs ditïé- rentes, comme nous l'avons fait remarquer plus haut (pi. IV, fig. 1 et 5). Pour se rétracter, les su(^'oirs se réunissent d'abord en un l'aiseau parallèle, comnu^ les l)aleines d'un paiapluie (jue l'on replie ; le faisceau s'invagine alors dans le cytoplasma comme Stein l'a décrit pour Acineta lemnanim et Fraipont pour la var. Fruiponti. Quelquefois tous les tentacules sont courbés. Les MEMOIRES. 4» prolongements internes (it\s deux faisceaux de tenta- cules, facilement visibles sur le vivant, se rejoignent en passant devant ou derrière le noyau (pi. XVII, fig. i et 9). Leur ensemble forme un V ou une demi circonférence assez régulière. Quelque fois les fais- ceaux se croisent et contournent le noyau sans se rejoindre (pi. I, fig. 8). Le prolongement de chaque tentacule est très net, bien individualisé et facile à suivre. Si profondément situé dans le corps que soit le noyau, les tentacules se prolongent toujours jus(|u'à lui. Ce prolongement a une telle autonomie qu'il peut traverser la paroi de la vésicule pulsatile et y proéminer. Comme Fraipont et Maupas, nous avons observé la formation d'embryons. Nous ne répéterons pas la description de ce procédé que ces deux auteui-s ont très bien observé, mais nous signalerons trois points qui nous ont frappé (pi. XYl, fig. 9 et 15) : 1" Souvent, la cavité embryonnaire, entourée d'une très mince couche de cytoplasme maternel occupe toute la portion antérieure de la loge. Elle a la forme d'une cloche allongée dont la base coïnciderait avec le sommet de la loge, le sommet se trouve aux environs du noyau maternel ; elle peut aussi être ovale. 2" L'embryon possède à sa sortie du corps une vésicule contractile de dimensions relativement con- sidérables ; 3° Si Acineta tuhcrosa adulte est susceptible des plus grandes variations, A. tuhcrosa jeune a une forme très constante : celle d'un cône (à la coupe optique d'un triangle équi latéral) (pi. XVII, lig. I XXVI. -t SOCIETE BELGE DE MICROSCOI'IE. et XI, fig. 8). Puis le cône s'allonge, en même temps (jue son manteau devienl légèrement concave et que sur sa base se forment rois proéminences: une médiane et deux latérales pour les tentacules. Pendant tout ce temps, le pédicule s'est allongé. Enfin, la loge se forme et l'animal, grandissant peu à peu, devient adulte. 11 semble que le calibre du pédicule de VAciueta tiiherosa jeune soit plus faible que le calibre du pédicule de l'adulte. Nous avons décrit plus baut (i) l'anomalie curieuse pi'ésentée par une .4. tubcrosa. Nous en avons observé deux autres, moins remarquables, mais cependant dignes, croyons-nous, d'être signalées : dans l'une, le corps et la loge avaient la forme d'une pyi'amide quadrangulaire et le sommet du corps était également divisé en quatre faces par deux lignes de faite perpendiculaires (pi. XllI, fig. 5). I.e corps d'un autre exemplaire était relié à sa loge par une série de prolongements irréguliers, sem- blables à des pseudo[)odes, qui délimitaient autour de lui une rangée continue de vacuoles irrégulières (pi. XVII, fig. 9). Un exemplaire très déformé est représenté pi. Y, fig. 6. Nous avons observé trois conjugaisons d'A. tube- rosd : les animalcules sont accolés par le sommet de leur loge comme un verre à pied surmonté d'un autre verre à pied, identique et renversé. Les tenta- cules sont rétractés. Le noyau est fragmenté. L'un des exemplaires est très riche et l'autre très pauvre en tinctine ; une membrane sépare les deux cyto- plasmas(pl. XVII, fig. 10). (1) Ann. soc. belge de microsc. t. XXV, p. 18 (p. 146 du tiré à part). MEMOIRES. oi SoLENOPiiKYA ciwssA Clap. et Lacliin. — « La coque (c est une boîte ovale, de eouleur jaune et de eonsis- « tance membraneuse, quoique solide, ({ui est adhë- « rente par le fond à des objets étrani;ers (racines « de LcmiHi niiuor). Le corps, qui a la forme d'un « sphéroïde (ou parfois d'un hémisphéroïde très « a[)lati), repose sur le fond de la boîte sans être « adhérent aux côtés. Sa sui'face est hérissée d'un « certain nombre (i à 0) de faisceaux de suçoirs. (c Tous les individus que nous avons eu sous les K yeux étaient tellement opaques, que nous n'avons « pu com[>ter les vésicules contractiles, qui paraissent « cependant être nombreuses. La même ditïiculté « s'est opposée à la recherche du nuclcus, que nous « n'avons pu rendre visible, même au moyen d'acide « acétique. » C'est tout ce que disent de cette forme Claparède et Lachmann. Nous avons observé, dans les eaux douces des environs de Bruxelles, le stade jeune de cette espèce, qui diffère assez bien de l'adulte. La loge a la forme d'une boite ovale, à fond plat, sans couvercle ; elle est hyaline, transparente, inco- lore. Le corps a exactement la forme de la loge, qu'il remplit entièrement ; il porte 4 à 5 petits tentacules rigides, capités, irrégulièrement dispersés sur la partie centrale de sa face supérieure (i) et dirigés en tous sens. Le cytoplasma très clair, peu granuleux, contient une vacuole contractile et un novau ovale. Nous n'avons pu voir de centrosome ni de perles. (1) Cliez l'adulte, les faisceaux de suçoirs sont placés à la péri- phérie du corps. 32 SOCIETE BELGE DE MICROSC.OPIE. Kphelota neglecta Nol). (pi. V, fig. 10). — Le corps est régulièrement sphérique. Sur lui s'insèrent quinze tentacules préhenseurs environ, rétractiles, llexueux, ondulés, répartis régulièrement sur toute la surface du corps ; deux tentacules suceurs recti- lignes, rétractiles, capités, sont placés au pôle anté- rieur de l'animal et se croisent comme les branches d'un X. Le pédicule est cylindrique, rectiligne, épais ; son calibre est uniforme dans toute sa longueur ; il ne pénètre pas en dôme dans le corps ; il est fixé au support par une cupule ; la paroi du pédoncule est formée de la pellicule perlée (qui recouvre également le corps et les tentacules) et des filaments extérieurs de la substance axiale différenciée. Le cytoplasma est incolore, finement granuleux. iNous n'avons pas vu le noyau, ni la vésicule pulsa- tilc. Cette espèce a été trouvée à Banyuls, sur un Hydroïde, dragué par trente mètres de fond environ. Ce qui distingue cette espèce c'est : 1" l'absence de dôme formé par le pédoncule à son entrée dans le corps ; "l" l'absence de striation transversale très marquée sur le pédicule ; 5" la fiexuosité des tentacules préhenseurs ; 4" leur répartition égale sur toute la surface du corps. Le seul exemplaire que nous ayons observé a pré- senté un phénomène très intéressant. Au moment où nous l'avons apei'çu, les tentacules suceurs étaient rétractés ; seuls, les tentacules préhenseurs fiexueux étaient visibles ; ils ondulaient à chaque mouvement du liquide. Immédiatement nous songeâmes à E. MÉMOIUES, 83 coronata qui présente exactement les mêmes carac- tères. Au bout d'uno heure et demie les tentacules suceurs api)ai'urent et disparurent à nouveau au bout de dix minutes (i). On comprend assez que ces tentacules se retirent dans le corps pour n'en sortir qu'au moment où les tentacules préhenseurs ont capturé une proie. La sortie des tentacules suceurs, beaucoup plus courts que les tentacules préhenseurs, n'a en temps ordinaire aucune utilité, puisqu'elle n'augmente pas la zone de capture. Nous devons donc considérer ce caractère comme un perfectionnement ; au reste, les tentacules préhenseurs sont également supérieurs à ceux des autres Ephelota par leur mobilité beaucoup plus grande, qui leur permet de déposer la proie sur l'ex- trémité des tentacules suceurs, comme le font les ten- tacules de Podocijathus diadcma. Cette observation que nous avons faite chez E. ne(flecta nous [)orte à croire qu'fJ. coronata aussi est une Eplielola dont les tentacules suceurs sont ordinairement rétractés. En effet, E. coronata res- semble à E. ncfjlecta par ses tentacules flexueux, ainsi que par l'absence de striation transversale sur le pédicule, et à E. (/emmipara par la forme de son corps et de son pédicule et par ses tentacules, lors- qu'ils sont étendus et rigides. Il suffît de voir les dessins pour constater combien ces ressemblances sont frappantes ; aussi avons-nous (1) Sti'. Wi'ight, Kent ot Holt, les seuls auteui's qui aient observé E. coronata, ne lui ont vu que des tentacules rigides ou flexueux, l'cssemblant aux tentacules préhenseurs des Ephelota : ils n'ont jamais assisté à la capture d'une proie par cette espèce. 84 SOCIETE HKLCK DE MICUOSCOI'IE. ciu pouvoir ranger l'espèce de Str. Wright parmi les Kpliclold, à côté d'/'J. m'iflcctu. Epiielota Cuustaceouum Haller (pi. IV, fig. 0.) — Cette espèce a été découverte par Haller sur Lœniodi- podes filifonnis à Messine et à Villefranche. Parona (83, 2) l'a revue en Sardaigne. D'après la description et les dessins de Haller, le pédoncule, strié transver- salement, est long, souvent contourné ; sa largeur augmente rapidement de la base au sommet, dans le premier quart, les trois derniers quarts étant à peu près cylindriques ; vers l'insertion au corj)s, on ol)serve une nouvelle augmentation rapide et brusque du diamètre. Le corps est ovalaire ; il présente un ou plusieurs noyaux et une vésicule contractile. Il porte toujours des gemmes nucléées, mais dépour- vues de vésicule contractile. E. Crustacconon est munie d'un grand nombi-e de tentacules préhen- seurs et de quehjues suçoirs courts et capités. Nous avons rencontré cette forme, non pas sur des Crustacés, mais sur des Algues, au Portel et à Nieu- port. Le pédi(;ule est très long et rectiligne ; il s'élar- git d'une façon absolument régulière, de la base au sommet, de telle sorte que ses deux bords, vus à la coupe optique, foi'ment deux lignes droites quelque- fois très légèrement crénelées, dessinant les deux branches d'un V, dont le sonnnet seiait tronqué. Le pédicule est donc un tronc de cône. Il est strié longitudinalcmcnl et tiansversalement ; ces deux systèmes perpendiculaires se résolvent en perles. On retrouve, du reste, ces perles sur la pellicule du corps et des tentacules. La paroi du pédicule est mince ; elle est formée MKMOIUHS. par la pellicule seule, la substance axiale n'étant pas différenciée en filaments dont la couche externe viendrait renforcer la pellicule. 11 suit de là que le pédicule a un aspect plus fragile, plus léger que celui iVE. ginnuiipara, par exemple, où la paroi du l)édicule est formée de deux couches. Comme le pédicule, le corps est plus régulier dans les espèces ([ue nous avons observées que dans celles de Haller. C'est un hexagone allongé transversale- ment, le pédoncule venant s'insérer sur l'un des longs cotés, l'autre portant les tentacules suceurs ; les angles de l'hexagone sont arrondis. Il est à remar- quer que cette forme hexagonale du corps est vague- ment indiquée dans l'ovale des dessins de Haller. [.e cytoplasma est littéralement criblé de petites vésicules contractiles réparties à peu près également dans tout le corps: nous en avons compté en moyenne douze. Le noyau a la forme d'un fer à cheval, carac- tère commun k toutes les Ephelota. Les tentacules préhenseurs sont très effilés et dis- posés en couronne autour des tentacules suceurs, courts et capités, leur nombre atteint environ 60. Nos exemplaires ne portaient pas de gemmes. La différence qui les sépare de ceux de Haller est donc, en somme une régularité plus grande ; ils sont, dirons-nous, plus schémati(jues : pédicule rectiligne, en forme de tronc de cône, corps hexagonal, disposi- tion régulière des tentacules. Ces différences peuvent être ra])portées à trois causes : \° Haller n'a, pensons-nous, observé que des indi- vidus traités par les réactifs ; leurs formes ont donc pu être altérées ; bG SOCIÉTÉ lŒLGE DK MICROSCOl'IE. 2" Ses exemplaires, fixés sur des animaux très mobiles, ont pu être déformés par les ehocs, les seeousses, les courants causés par ces mouvements ; 5° Les individus qu'llaller a rencontrés, étaient tous en voie de gemmiparité : la forme du corps était donc nécessairement modifiée. Il n'est pas douteux que les exemplaires d'Haller et les nôtres ap[)artiennent à une seule et même espèce, les différences observées étant trop faibles pour nécessiter même la création dune variété nou- velle. Epiielota TUiNCATA Fiaipout. — Cette espèce a été tiouvée à Ostende par M. le professeur Éd. van Beneden et remise par lui à Fraipont, qui l'a décrite. Nous ne l'avons vue que rarement à Nieuport et au Portel. Le pédicule se distingue par sa grande lar- geur : à son sommet, « il est aussi large que le corps « lui-même ; il se rétrécit ensuite en forme de coupe, ce puis conserve la même largeur jusqu'à son extré- « mité basilaire ; là il s'élargit et s'éi)anouit en un « disque servant à le fixer. » (Fraipont). Le pédicule est constitué })ar la pellicule perlée engainant une substance axile dont la coucbe externe est très épaisse ; mais elle n'est pas différen- ciée en filaments. Le pédicule porte de fréquents étranglements et peut s'amincir plus ([ue ne le montre Fraipont dans ses dessins. iNous avons vu des formes analogues à celles que dessine Frai|)ont |d. Vi fig. 2() : le pédicule parait formé ])ar la superposition de plusieurs étages con- sécutifs de substance. Le corps et les tentacules répondent en tous points à la description de Fraipont. MÉMOIRES. •>'' Nous avons observé deux vacuoles pulsatiles placées syniétriqueuient à l'équateui' du corps, près des boi'ds droit et gauche. I^e noyau est ramifié comme celui cVEphclota genimipnra. Epiielota GKMMiPAiiA Hcrtwig. — Cette espèce est, avec les Aciucta tuherosn et livadiana, la plus fré- quente parmi les Tentacul itères marins, comme Podoplirija çjehitinosa est le plus répandu des Suceurs d'eau douce. Nos observations sur ce type sont nombreuses. La pellicule qui, pour Hertwig (76) et Maupas (81) ne s'étend pas sui' les tentacules, les recouvre au contraire d'ai)rès les observations de Frai])ont et les nôtres. Nous pouvons confirmer l'assertion de Frai- pont par un fait irréfutable : ayant comprimé légère- ment une Epliclota gemmipara sous le couvre-objet, le corps se détacha du pédoncule, la pellicule se fendit, tout le protoplasme en sortit, entraînant même le contenu des tentacules : la pellicule resta vide, formant un sac (la pellicule du corps) dont la paroi se continuait en une série de tubes minces (la pellicule des tentacules). De plus, les tentacules sont perlés comme le reste de la pellicule : ce sont ces perles que Hertwig décrit sous le nom de bîîtonnets et que Fraipont appelle filaments spiraloïdes tentaculaires ; c'est à elles qu'il faut rapporter l'aspect granuleux de la pellicule et la striation transversale du pédicule. La soude met les perles en relief, elle détache le corps de la pellicule, en dilatant tous ces organes. Le pédicule est formé de la gaine pelliculaire et d'un faisceau de filaments ; parmi ceux-ci, les plus extérieurs sont différenciés et forment une uiembrane 5>^ SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. sous-pelliculaire intii)ieinent appliquée à la paroi du pédicule. Cette dernière semble pour ce motif très épaisse et composée de deux couches. L'épaisseur de cette paroi va diminuant de la base au sommet où elle est environ trois fois plus mince qu'à la base. Le nombre des stries ti'ansversales dues, comme nous le savons, aux rangées successives de perles, peut dépasser 150 stries foncées et autant de bandes claires. Ce pédicule se colore très fortement par la tliio- nine, ((ui rend les stries beaucoup plus nettes, elles paraissent alors irrégulièrement espacées ; nous ne saurions dire si cette inégularité existe sur le vivant. La quadri latéralité du pédicule est souvent parfaitement régulière et étendue à toute la longueur du pédicule. L'annulation du }»édicule est assez fré- (juente ; les anneaux représentent des traces de pliure (pi. XVII, fig. 7) ou des élargissements brus([ues (pi. Wll, fig. 8). Il n'est pas exact que la base du pédicule s'enfonce assez profondément dans le périsarc de la Campanu- laire qui sert souvent de support à cette espèce (Fraipont). Comme Ta très bien observé Maupas, le pédicule se termine pai* une cupule. La longueur du pédicule iVEphciotn (/runniiuini varie entre un sixième du diamètre du corps et 18 fois cette longueur : on peut, bien que toutes les transitions existent, distinguer une var. hrcvipcs et une var. kmqipes. Parfois un ou plusieui's hrc- vipcs se fixent sur le pédicule d'une lourjipcs (pi. XXlï, fig. 8). Le corps est extrêmement polymorphe, il est en général trapézoïde ou ])yriforme, mais peut MKMOIUliS. KO être s[)héi'i({ue, ovale ou mémo ))aeillifoi'me (pi. XXII, fi^'. 5). II peut enfin être tout à fait irréguliei*. La coloration du protoplasme est éminemment variable : nous l'avons vu jaune, vert, rouge, l)run et incolore ; parfois aussi de nuance intermédiaire. Le cytoplasma est souvent l)ouri'é de sphères de tinctine. iS'ous avons revu ces quatre plis dessinés par Hertwig qui partent de la base du corps et se dirigent vers le sommet ; souvent, le corps est quadrangu- laire, chacun des plis devenant une arête. Les tentacules ont des prolongements internes très nets ; extérieurement, les suçoirs préhenseurs peuvent se terminer en pointe ou finir brusquement par une extrémité arrondie, ou même renfiée. Nous avons déjà signalé la ressemblance frappante qui existe entre les tentacules préhenseurs et les pseudo- podes des Héliozoaires. La fibrille musculaire décrite par Fraipont n'existe pas, c'est une simple apparence causée par la présence des perles, ainsi que nous l'avons exposé plus haut. La desoxygénation de l'eau déforme, plisse, ratatine les tentacules et surtout les tentacules préhenseurs (pi. M, tig. 4). L'insei'tion de ceux-ci sur le corps est telle que lorsque l'animal est vu de dessus, ils paraissent s'insérer sur un cercle dont le centre serait occupé par les tentacules suceurs. Comme l'a remarqué Fraipont, l'enkystement est très rai-e chez cette espèce. Les vacuoles affectent une disposition caractéris- tique : quel que soit leur nombre (2, 3 ou 4), elles sont toujours placées à l'équateur du corps proto- 60 SOCIETE BELGE DE MICROSCOIME. plasniique. Parfois, une vacuole supplémentaire est placée entre l'équateur et l'un des pôles du corps (pi. III, tig. 4 et pi. M, tig. 7). Nous devons signaler une disposition très curieuse que nous avons observée deux fois sur des Lplielota (jenimipnni tentaculées privés de leur pédicule. Un cône latéral très surbaissé s'était formé sur une des faces du corps du Suceur. Ce cône paraissait strié radiairement, grâce à la présence de rangées de cils dirigées de la pointe vers la base du cône (pi. XVI, fig. 10). L'animal était emporté par les courants de la préparation ou bien s'avançait par des mouvements saccadés et irréguliers, il s'est enfin placé sur un pédicule abandonné. iNous avons assisté à la formation d'embryons chez cette espèce : au milieu des tentacules se forme non pas un bourgeon, mais deux bourgeons (jui gran- dissent parallèlement en s'éloignant de la surface du corps, puis se rejoignent pour former un fera cheval (pi. XIV, tig. 7). Celui-ci se creuse et dans la cavité prennent naissanTce des cils nombreux disposés en rangées régulières. Ces cils sont de véritables fouets qui ondulent doucement et ne battent pas l'eau d'un mouvement énergi(|ue connue les cils des Ciliés ; ils ondulent ensemble dans le même sens : le mouve- ment de va et vient total dure un cinquième de seconde. De grosses granulations, souvent pigmentées, passent dans le cytoplasma du bourgeon, d'aboid clair et finement gianuleux ; aussi son aspect devient- il bientôt identique à celui du cytoplasma maternel. Dans cha(|ue branche du fer à cheval puiser une MÉMOIRES. 6i vacuole contractile, composée de deux sphères adja- cents, dont l'ensenible a la t'ocme d'un i)iscuit. Ces vacuoles sont reliées par un canal très visible à la vacuole pulsatile maternelle. Ces vacuoles provien- nent d'une division de la vacuole maternelle, division qu'atteste le canal qui les relie (pi. XIV, fig. 8). Plus tard, les vacuoles émii^rent et se placent dans la courbure du fer à cheval (pi. XÏV, fig. 9). On remarque une différence assez notable entre la description de Fraipont et d'Hertwig et la nôtre, au sujet des embryons : pour ces deux auteurs, le bour- geon prend naissance par un petit prolongement du corps. Nous l'avons vu très nettement produit par deux bourgeons distincts, nous avons vu les cils occuper toute la concavité de l'embryon, tandis que ces auteurs ne les ont observés que sur les bords. Enfin, sur les embryons observés par nous, la con- cavité est beaucoup plus développée que sur ceux d'Hertwig et de Fraipont : elle intéresse toute une face du bourgeon. Nous avons remarqué parfois des embryons se fixant sur des pédoncules abandonnés d'Ephclota (iemmipara (pi. XXII, fig. 8 «). E. (jemmipuva se reproduit aussi par bourgeons tentacules antérieurs ou latéraux, ovales, plus grands que les bourgeons ciliés, parfois plus grands que le corps maternel (pi. lll, fig. 5) ; la couleur de leur proto})lasme est identique à celle du cytoplasme maternel ; les cils font totalement défont. Les tenta- cules sont minces, se développent peu à peu et pour- vus de prolongements internes. Un pédoncule se développe graduellement sur ces embryons. Une 6'2 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. partie de ces faits a déjà été observée pai* Robin. Isliikawa signale chez E. Biïtschliana, la coexistence de bourgeons ciliés et de bouigeons tentacules. Ce mode de division établit toutes les transitions entre la scissiparité et le bourgeonnement, au |)oint de vue du volume du bourueon : c'est un bouri^eon- nement parce «pie les tentacules se déveloi)pent graduellement dans le bourgeon. Tous les autres caractères de ce mode de reproduction le rattachent à la scissi|)arité. Nous avons d'ailleurs observé chez E. gemmipnra la scissi[)arité simple, transversale (pi. III, tig. 5) et longitudinale (pi. III, tig. 10) : allongement, éti'angle- ment, libération. Toutes les transitions existent entre cette scissiparité et celle qui donne naissance aux bourgeons tentacules. E. (Podophriju) lîcncdcni Fraii»onl est identicpie à E. (/ennnipara, comme le pensent Maupas (SI) et Biitscbli (S7-81)). Les différences signalées par Fraipont entre ces deux espèces sont : i** La couleur : E. gemniipara serait d'un jaune ou d'un brun l'ouge plus vif ; or nous avons vu E. gemmipava toutes les teintes : gris brun, jaune vert plus ou moins brun, brun jaunàti'c i)arfois noi- râtre, jaune gris, etc Robin aussi atïirme que la couleur varie beaucoup. 2° La foruRi des tentacules prébenseui's, générale- ment tronipiés et même renflés au bout chez E. licnc- deni et pointus chez E. gcmmipara. Or, Robin dit : « On peut voir tous les suçoirs subuliformes très « aigus, plus longs que le corps n'est large sur MEMOIRES. 03 « certaitis individus, tous à l'état mousse et tron- « qués sur d'autres et enfin en partie sous cette « foi'ine, en partie avec la première sur (|U( Iques- « uns. On peut suivre encore les mêmes suçoirs (c larges à la base, etïilés, terminés en pointes aiguës, « se rétractant de manière à rendre leur extrémité « libre mousse, comme troiujuée et souvent élargie « en bouton ou ventouse, ainsi que cela est constant u chez les Âcinètes. Le phénomène inverse s'observe (c souvent, c'est-à-dii-e qu'on voit s'allonger en pointe « efïilée les suçoirs à extrémité lestée mousse pen- « dant quelque temps parmi ceux qui rayonnent (C sous forme d'alênes aiguës. » L'on ne peut dire que cette observation se rapporte à E. Beiiedeni, car Robin a toujoui's vu des formes à pédoncule plus petit que celles de Hertwig, donc à fortiori que celles de Fraipont. 5° Le nombre et la grandeur des tentacules : nous avons observé toutes les transitions entre les chiffres de Fraipont et ceux d'Hertwig. 4" L n infléchissement à la partie supérieure du bourgeon, une longueur plus grande de ses cils et l'absence de l'invagination vue par Hertwig. Ce sont là de petits détails susceptibles d'être appréciés diversement par les auteurs et ne pouvant sutïire à différencier deux espèces. ri" La longueur du pédoncule. Il atteint, dit Frai- pont, jusqu'à 1"""1:2. Le plus long que nous avons observé mesurait i"""15. Hertwig a rencontré, du reste, un pédicule de 0"""80. 6" La quadriiatéralité du pédoncule. Nous avons vu un grand nombre de pédoncules cylindriques, 6i SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOI'IE. beaucoup d'autres étaient (juadragones ; à part ce caractère, les animalcules étaient absolument sem- blables. Il faudrait alors mettre dans une espèce tous les individus à pédoncule quadrilatéral, et dans une autre tous ceux où il est cylindrique, si l'on admettait que ce caractère [)ùt servir à dilï'érencier les deux espèces ;mais Fraipont confesse que, dans son espèce, le pédoncule est parfois cylindrique. De plus, la quadrilaléralité peut se montrer sur toute la lon- gueur du pédicule ou seulement sur une très petite partie. Ce caractère est donc très variable. Il n'est pas du reste unique : le pédoncule de Tokophrya LipKjhiii, d'après nos observations, est tantôt poly- gonal, tantôt quadragone, tantôt cylindrique. Nous avons, au contraire, des preuves que ces deux espèces sont identiques : nous avons vu sur un grand nombre d'individus à pédoncule quadragone les replis libres de la cuticule aUant de la j)artie antérieure du corps vers le pédoncule, qu'IIcrtwig décrit et dont Fraipont ne parle pas. Nous avons observé et dessiné des individus dont le contour et les dimensions étaient semblables, trait pour trait, à ceux que l'on voit dans les dessins d'Hertvvig, sauf pour le pédicule quadragone. Maupas (81) a décrit sous le nom d'Kphclola [Uiimosphnj(i) nncrosoma une espèce qui ne diffère d'E. (jemmipdni que par la longueui' considérable de son pédicule pi'oportionnellement au corps et par le petit nombre de tentacules : un tentacule suceur et une dizaine de tentacules préhenseurs. Cette espèce est identi(jue à E. (/enunipara. En MEMOIRES. GS effet, ce n'est pas la loni>ueui' al)solue qui earac- lérise l'espèce ; l'exemplaire le plus grand observé par Maupas, mesurait 0""",520, alors que le plus long pédicule d'Eplielota (jeuumpara observé par Hertwig, atteignait 0"""80 et qu'un exem]»laire de Fraipont atteignait la taille de 1"""1'2. Celui que nous dessi- nons pi. V, fig. 8 mesurait l"""hj. Ce ; ont donc les petites dimensions du ccu'ps (pii distingueraient l'es- pèce, plutôt ({ue les grandes dimensions du pédon- cule. La petitesse du corps et le nombre minime des tentacules })rouvent que Maupas a tout simplement observé des embryons d'/^. (jemniipara fixés sur de longs pédicules abandonnés d'individus de même espèce. Cette opinion repose sur ti'ois bases : 1° Les pédicules A'E. (jcttniiiparn dépourvus de' corps ])rotoplasnn'(jues sont loin d'être rares ; '2" Nous avons vu un embryon dE. (jcmmipuru se fixer sur un pédicule altandonné ; 5" Toutes les Epluiota micnmnna ([ue nous avons observées présentaient l'aspect caractéristi(pied'/î-'/:)/?e- lota (jcmmipara dont elles ne se distinguaient que par les petites dimensions du corps. L'individu des- siné par Fraipont, pi. IV, fig. I, serait pour Maupas, une E. mkrosoiua. Il possède cependant tous les caractèi'es d'E. (jonmipara, notanmient cette parti- cularité assez spéciale de la quadrilatéralité du pédicule. En 1895, nous trouvâmes au Portel une forme qui ressemblait beaucoup extérieurement à E. gettuni- para, mais qui s'en distinguait par la présence de deux variétés : une va'r. brcvipcs et une var. lamjipes : XXVI ?> (H; S0(^IK1E HKLOK DE MICIIOSCOPIF:. Il' jtcdiciilc (le l;i |nt'ini('re atleiiiiiait en lonitui^ur au plus la moitié du diamèlre du corps. La vai-. lonyipes se reproduisait jiar (Miil)i'yous ciliés ou bien par l)ourt>('ous tentacules (|>1. \IV, liit. i et 0) ; le pédon- cule de c(\s eujhryons se formant graduelleuïent, se raccordait an [)é(licule maternel, sur lequel il s'insé- rait. Le nouvel individu appartenait toujours à la var. hrcripcs et par conséquent ne se raniitiait jamais. Nos recherclies ultérieures ont démontré (jue cette es[>èce, appelée pai" nous DoKlruphnjd (/oumipdi'n, est identique à /s. (p'nnniparn. Ln etîet, nous avons observé cliez celle-ci une vai*. hrcripcs et une var. loiH/ipcs, et nous avons vu qu'un ou j)lusieurs hrcripcs ])euvent se fixer sur le pédicule d'une lo)i(jipcs. D'autre part, la formation de bourgeons tentacules et pédicu- les, décrite par nous sur Doidrophript, existe aussi chez K. f/cttwiipara. II n'y a donc plus aucune raison de séparer notre forme, de LSIK), (VKphcInta goninipara. Ephclotu \P(>(l(t})hr]f(i) piisilld Koch et E. [llcmio- phrifn) Tlioulcii .Maupas (SI) se distinguent d'E. (fonmipura hrcripcs pai' la forme du pédicule : au lieu d'éti-e cylindrique, celui-ci est renflé à son insertion au cor[)s. De plus, la longueur et la largeur du j)édiculc d'E. pusilUi sont doubles de la longueur et de la largeur du pédicule d'E. Thouicti. Mais si on remar(pie combien la forme et les dimensions du pédicule d'E. (jcuimiparn sont varia- bles ; si on se souvient du fait i[\\E. Ihoulcti a été trouvée en com[)agnie d'E. (pinniiparu ; si on note (pie toutes les E. Thonh'li ont été recueillies ensem- ble, dans une oK-me rc'colte, c'est-à-diio dans les MKMOIRES. (J7 conditions on on ne trouve d'ordinaire qu'une seule variété d'une même espèce (sans doute })arce (|ue toute la colonie provient d'un seul individu), on aura peine à croire (jue l'espèce de Koch et celle de Mau- pas ne soient pas identiques à une forme aussi répandue et aussi polymorphe qu'A', (jenumpiua. PoDoevATiHs DiADKMv Keut, — Lc genre Podonja- tluis, créé par Kent (81)- cl lat('M'ale ; il y en a 1,2, r> ou i. jolies sont souvent très r,ip|)rochées du hord antérieur ; f;iil hi/airc, la vacuole est tou- jours distendue elle/ les l^odocfidllins (lidih'inii fixées par les réactifs ; elle est parfaitement c«)nservëe dans MKiMOlKKS. 71 sa forme naturelle, très bien liinilée [(ai- une ligne sombi'e, et semble avoir une membrane. Le noyau est rubané, eontourné et lamitié eoimne celui des Eplwlotti. l^e eentrosome est ti"ès net, accolé à l'une des branches du noyau. La reproduction a lieu par des bourgeons externes: sur le dôme médian, au milieu des tentacubîs, se forn)e une élevurc qui grandit en un hourgeon ten- tacule de dimensions assez considérables par rapport à l'animal ; sa forme est celle d'une sen)elle ; il est très aplati de haut en bas ; le [)liis souvent, deux bourgeons sont i)roduits à la fois, mais lorsipi'un animal jeune bourgeonne, il n'émet cpi'une seule gemme (\)\. XVII, tig. 5). Le bourgeon, dès sa fixation, secrète le pédicule qui prend dès l'abord ses dimensions définitives et pénètre dans le corps par un dôme, comme le pédi- cule des Ephelota ; sa base se termine par une cupule (|)1. I, fîg. 7). Le [)édicule n'est pas encore différencié, il n'y a ni filaments, ni coucIk' sous- pelliculaire. Le corps profo}»lasmique a la forme d'un sphéroïde aplati d'avant en arrière. Ensuite, la pellicule se détache partiellement et forme la loge. Le fait que la jeune Podocyatliiis secrète rapide- ment tout son pédicule et sa loge, malgré ses petites dimensions, prouve la présence dans son corps d'une quantité c()nsidéral)le de chitine ou de sub- stance chitinouène. L'avantage de la sécrétion immé- diate du pédicule se comprend aisément. Ce n'est que lorsqu'il est assez long ([U(^ l'animal a cliance de capturer une proie. T-2 SOCIETK IIKLGK DE MICROSCOPIK. La jeune Podocijdtlnis possède un noyau en fer à cheval, une seule vacuole contractile, un très petit ninnhre de tentacules suceurs ; alors que sa loge est à i)eine formée, il peut déjà émettre une gemme. On voit pai' cette desci'iption combien Podocifnthus d'mdcma est une forme différenciée et perfectionnée. L'espèce décrite par Kent (ont imprimés en petits caractères les titres des travaux qui, cités au cours de notre mômoire. n'ont cependant pas trait aux Acinétiens. L'ensemble des titres en granil texte l'orme donc la liililiog-raphio dos ouvrages relatifs aux Tentaculifères, ;uissi com- plète qu'il nous a été possible de rétal)lir. A. f. m. An = Archiv fiir mikroskopisclie Auatoinie. (-. R. Paris. = Comptes-rendus de rA(;adémie des Sciences de Paris. .1 H. M. S, = Journal ott lie royal niicrosc()|)ical Society (Londres). /. L w. /. = Zeitschrit't iïii' wissenscliaftliche Zoologie. Aider, An account ot'three new species of animalcules (Ann. Maii. >'at. Hist., 1851, t. 7, séi'. 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Zenker, Beitrage zur Naturgeschichte der Infusorien (A. f. m. An., 1866, t.^2). Zimmermann, Studien ïiber Pigment/ellen (1. c, 1893, t. 41. p 367). TABLE DES FIGURES. PLANCHE I. Fi(i. I : Acinela llomuri Nol». (ir : (550 diam. Fir,. ^ : A. Homari Nob. tonnant un embryon. On voit le noyau et le centiosome. Gr : 650. FiG. 5 : .1. Homari Nob. dans un milieu défavora- ble : la partie moyenne du corps est remplacée par une vacuole allongée. Gr : 650. FiG. 4 : A. solenopliryaformis >ob. Noyau et cen- trosome. Gr : 650. FiG. 5 : Podocijatlius diadema Kent à la coupe opti- que. Pédicule incomplet. Gr : 700. FiG. 6 : A. livadiana Mereschk. présentant un embryon (dont on voit le noyau), remplie de sphères huileuses et de sphères de tinctine. Pédicule incom- plet. Gr : 500. FiG. 7 : Podocifatlius diadema jeune. !-,es deux ex- trémités du noyau en fer à chaval sont seules des- si nées. Gr : 750. FiG. 8 : .1. tuherosa Ehr. traitée par les réactifs. iNoyau, centrosome et proloniiements internes des tentacules. Gr : 750. PFÂNCHË II. FiG. I : Hcliucometes Nob. amspicuus Zach., des- siné d'après un des exemplaires fixés et préparés envoyés par M. le Docteur Zacharias. Gr : 600. MÉMOIRES. 93 Fic. :2, 5 : Bras de \H. Nob. conspicuus Zach. Gr : 1000. Fir.. A : //. digitatus Nob. Gr : 100. PLANCHE m. Fi(i. 1 : Acineta livadiana Mereschk. Noyau, deux centrosomes, prolongements internes des tentacules, pédicule incomplet. Gr : 400. Fici. 2 : Portion d'un tentacule suceur variqueux de Podoplirya gelatinosa Buck. Gr : 2000. FiG. 5 : Eplielota gemmipara en voie de scissiparité transversale : noyau prescpie divisé, pédicule incom- plet. Gr : 400. FiG. 4 : E. gemmipara Hertw. présentant 4 vésicu- les contractiles. Gr : 100. FiG. 5 : Tokoplirya Lyngbiji Ehr. qu'une i-rande vacuole non contractile envahit. Gr : 100. FiG. : Podocyatlius diadema Kent. Gr : 200. FiG. 7 : Eplielota gemmipara Hertw. Gr : 100. FiG. 8 : Acineta tuherom Ehr. vue de 5/4 (var. Eraiponti brevipes). Gr : 150. FiG. d : A. tuberosa Ehr. vue de 5/4. Gr : 70. FiG. 10 : il. livadiana Mereschk. Les tentacules adhèrent les uns aux autres parce qu'ils ne sont pas tout-à-fait étalés. Pédicule incomplet. Gr : 200. FiG. 11 : A. livadiana Mereschk. vue par la face antérieure. Au milieu, le dôme ([ue fait le corps en proéminant par l'ouverture de la loge, et où s'insè- rent les tentacules, dôme entouré par le bourrelet circulaire que la loge forme à sa partie antérieure. Gr : 400. »4 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Fi(.. 1:2 : Eplu'lota (jemuiipara Hertw. en voie de scissiparité longitudinale. Gr : :2()0. PLANCHE IV. Fio. I ET 5 : Aciuctd tuherosa Ehr. Tentacules de trois longueurs différentes ; une partie du coi'ps plus foncée. Des stries partent du bord de la loge. Pédi- cule incomplet. Gr : ÔOO. FiG. 2 : Podoplinja breripoda Nob. Gr : 501). FiG. i : Tokopliriju Lynghyi Fbr. Pédicule con- tourné et présentant un anneau ; corps incliné sur le pédoncule ; tentacules rétractés. On voit le dôme formé par le pédicule à son entrée dans le corps. Gr : i:>0. FiG. l) : Acineta tuherosa Ehr. émettant un embry- on. Gr : -200. FiG. : /l. Homari Nob. Gr : 500. Fk;. 7 : Trichopln'iia variainlis Nob. Gr : U)0. FiG. 8 : Triclwphrya variainlis Nob. Gr : ()()0. FiG. 9 : Ephelota (Irustaccorum Haller. Gr : 100. FiG. 10 : Trichoplirija variainlis Nob. Gr : (>00. PLANCHE V. FiG. i : llallezia oviformis Nob. à 2 zones claires. Gr : 400. NiG. 2 : H. oviformis x\ob. à 2 zones claires. Gr : 400. FiG. .") : llallezia (n'iforniis Nob. Une zone claire ; un tentacule à demi rétracté et bosselé. Gr : 400. FiG. 4 : //. (nifonnis Nob. Noyau, centrosome, vacuole contractile et son canal. Gr : 400. MEMOIRES. 9S FiG. 5 : Acineta Homari Nob. Vacuole contractile. Gr : 400. FiG. : A. iuberosa Ehi*. très déformée. Pédicule incomplet. Gr : 400. FiG. 7 : Acineta divisa Fraip. Gr : 400. FiG. 8 : Eplielota getuniipara Hertwig [microsoma Maupas) Gr : 75. FiG. 9 : Acineta divisa Frai p. Gr : 400. FiG. 10 : Eplielota neglecta Nob. Gr : 100. Fi<;. 11 : Acineta creuata Fraip. Gr : 100. PLANCHE VI. FiG. 1 etô : Acineta livadiana. Mereschk. présentant un embryon dont on voit le noyau. Gr : 500. FiG. 2 : A. tuberosa Ehr. vue de 3/4. Vacuole con- tractile. Gr : 300. FiG. 5 : /i. livadiana Mereschk. Gr : 500. FiG. 4 : Tentacules préhenseurs d'Ephelota gemmi- para Hertwig déformés par la désoxygénation de l'eau. Gr : 1000. FiG. 5 : Tokoplirya Lynghyi Ehr. à tentacules à demi rétractés. Gr : 100. FiG. : T. (juadi'ipartita Cl. et L. présentant un fuseau achromatique dont chaque fibre por*e, à son équateur, un granule. Pédicule incomplet. Gr : 550. FiG. 7 : Eplielota geminipara Hertwig. Deux va- cuoles contractiles. Gr : 150. FiG 8 : Tentacules de Podoplirya gelatinosa Buck dans une eau désoxygénée. Gr : 1000. FiG. 9 : Kyste de Podophrya gelatinosa Buck. Gr : 750. 90 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. FiG. 10 : Amas de /*. 00. FiG- ^ : A. divisa Fraip. en voie de scissiparité transversale. Pédicuh» incomplet. Gr : 500. FiG. i : Ephelota (jvaunipava Hei'twig en voie de scissiparité transversale inégale. Vacuole contractile. Pédicule incomplet. Gr : T-'iO. FiG. ') : Trirlioplirija nàfabilis Nob. 5 tentacules fixés sur une ligne qui représente la surface d'un Hydroïde. Gi' : iOO. MEMOIRES. iOi FiG. 6 : E. (jennnipard Hertwig après une double scissiparité transversale inégale. Les jeunes Ephelota sont tentaculées. Pédicule incomplet. Vacuoles con- tractiles. Gr : 400. FiG. 7 : Ephelota yemmipara Hertwig formant un bourgeon. Pédicule incomplet. Gr : 400. FiG. 8 : La même, après une heure. Les cils du bourgeon sont apparus, la vacuole contractile mater- nelle s'est divisée et est reliée aux deux vacuoles filles par deux canaux. Pédoncule incomplet. Gr : 400. FiG. 9 : La même, après deux heures. Bourgeon presque complètement détaché, muni de cils et pré- sentant deux vacuoles contractiles. Pédicule maternel incomplet. Gr : 400. PLANCHE XV FiG. 1 : Àcincta patula Cl. et L. Vacuole contrac- tile. Gr : 400. FiG. 2 : i4 . nieuportensis Nob. boui'rée de tinctine ; elle suce un Infusoire. Gr : 500. FiG. 5 : .4. ornata Nob. bourrée de tinctine. Gr : 1000. FiG. \ : A. ornata Nob. vue par sa partie anté- rieure ; l'Acinète est bourrée de tinctine. Gr : 500. FiG. 5 : Portion de pédicule d'.4. tuberosa. Ehr. séparée de sa loge et traitée par le carbonate de soude et l'acide acétique. Gr : 2000. FiG. 6 : A. patula Cl. et L. Vacuole contractile. Gr : 500. FiG. 1 : A. ornata Nob. bourrée de tinctine; la loge, trop petite pour le corps, s'est plissée à la par- tie antérieure. Gr : 1000. 40ï> SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. FiG. 8:4. patul(( Cl. et L. Vacuole contractile. Gr : 750. FiG. {) : À. patuin Cl. et L. vue par sa partie anté- rieure. Pédicule incomplet. Gr : 750. FiG. 10 : Schéma de la constitution du sommet du pédicule et de la loge d\4. pntiila Cl. et L. FiG. W : A. Crustaceorum Nob. Xoyau et vésicule pulsatile. Gr : 400. FiG. 12 : .4. parva Nob. Gr : 400. PLANCHE XM. Fk;. 1 : Ophnjodcndron helfjicum Nob. Noyau Gr : 300. FiG. 2 : 0. bcigicum Nob. Noyau, tètes des tenta- cules, stries. Gr : 500. FiG. 5 : PodocijatlniH diadema Kent. I.es tentacules suceurs sont tous rétractés. Pédicule incomplet. Gr : 500. FiG. i : Somniet du pédicule et base de la loge AWcinettt tuherosa Ehr. ; varicosités apparentes. Gr : 750. FiG. 5 : Sommet du pédicule et base de la loge de Podocijatlius diadema Kent. On voit les filaments de la substance axiale. Gr : 000. FiG. fi : Acincta tuherosa Fhi". vue par sa portion antérieure. Gr : 200. FiG. 7 ET 8 : 4. Ilomari Nob. Noyau et centrosome. Gr : 550. FiG. : A. tuherosa Ehr. Noyau et un embryon. Pédicule incomplet. Gi' : 500. Fn;. 10 : Ephelota (jemmipara Hert. Exemplaire MÉMOIRES. 103 sans pédicule, pourvu d'un cône cilié, allant se fixer sur un pédicule abandonné. Gr : 150. FiG. 1 1 : PodnnjathuH d'mdcma Kent. Pédicule in- complet. Gr : -200. FiG. 12 : ToLop/inja clomjata Cl. et L. Gr : 120. FiG. 15 : Àcineta livudiana Mereschkowsky en voie de scissiparité avec sécrétion immédiate de la loge. On distingue les deux noyaux. Contours légèrement altérés par les réactifs. Gr : 100. FiG. 14 : yl. tuherosa Ehr. vue de côté. On distingue le noyau. Gr : 150. FiG. lo : A. tubcrosa Ehr. Embryon, noyau et centrosome de l'embryon et centrosome de la mère. Gr : 300. FiG, 16 : A. liiberosa Ehr. vue de profil. On dis- tingue le noyau. Gr : 150. FiG. 17 : A. livadiana Mereschk. en voie de scissi- parité. Stade un peu plus avancé que celui de la fig. 15. On voit les deux noyaux. Les contours de la loge sont un peu altérés par les réactifs. Gr : 100. PLANCHE XVII. Fig. 1 : Acineta tuherosa Ehr. On voit le noyau et le prolongements internes des tentacules. Pédicule incomplet. Gr : 150. Fig. 2-i : A. inherosa Ehr. Pédicule incomplet. Gr: 150. FiG. 5 : Podorijathus diadema Kent munie de deux bourgeons. Pédicule incomplet. Gr : 500. Fig. 6 : Acineta crenata Fraip, Corps détaché du plancher de la loge et envoyant vers lui 2 prolonge- ments. Pédicule incomplet. Gr : 750. iOi SOCIÉTÉ BELCiK DE MICllOSCOPIE. Fir.. 7 : Anneau dans le pédicule d'Eplielota (/e)tnni- para Ilertwig. (ir : 200. FiG. 8 : Anneau dans le pédicule d'K. (jcinmipara Heitw. Gr : 200. Fk.. : Acinela tuheî'osaYjhv. anoinalique entourée d'alvéoles Noyau et prolongements des tentacules. Pédicule incomplet. Gr : 750. FiG. 10 : Conjugaison 6' A. tuberosa Ehr. Gr : ioO. FiG. 11 : Conjugaison d'il, livadiana Mereschk. Gr : 150. FiG. 12 : Conjugaison d'^. patiila. Cl. et L. Pédi- cules incomplets. Gr : 400. PLANCHE XVIll. Fk;. 1 : Solenophnin iuclusa Stokes. Noyau et vacuole contractile (d'après Stokes). FiG. 2 : Aciueta urccolatà Stokes. Novau et vacuole conti'actile (d'api'ès Stokes). FiG. 5 : Solcnophnja pcra Stokes. Deux individus contenus dans la même loiçe ; on voit leurs noyaux et leurs vacuoles contractiles (d'après Stokes). FiG. 4 : Tolioplirija tnairocaulis Stokes. Vacuole contractile. Pédicule incomplet (d'après Stokes). FiG. 5 : Aciueta hifaria Stokes On voit de bas eu haut le pédicule, la loge ovale et ornée de sphérules en lelief, puis la partie du corps extérieure à la loge ; cette dernière, sphérique. porte les tentacules (d'après Stokes). FiG. 6 : Ophrijodendron variahile Gruber. Corps, trompe et bouquet de tentacules, deux tentacules isolés et un long prologement du corps (d'après Gruber). MEMOIIIES. 405) F[G. 7, 10, 1:2, li : Ephclola cormiata S. Wright. Pédicule iiicoini>let (d'a[)rès Holt). FiG. 8 : Podoplinjn ijelatinosa Buck au stade Triclw- phrya. Noyau granuleux. Gr : 150. FiG. : Ilijpoconui parasitica (iruber. Tentacule, cils, noyau, vacuole contractile (d'après Plate). FiG. 11 : Podophrija gelatinosa Buck au stade Podo- phrya . Gr : 150. FiG. 15 : Podophrija gelatinosa Buck au stade Tri- chophrija avec noyau Gr : 500. FiG. 15 : Embryon cVAcineta hifaria Slokes cilié, tentacule et nucléé (d'après Stokes). FiG. 16 : Acineta lacustris Stokes. Noyau et vacuole contractile (d'après Stokes). Gr : 150. FiG. 17 : Tokoplirija macrocaiilis Stokes. Vacuole contractile. Pédicule incomplet, (d'après Stokes). FiG. 18 : Tokoplirya Cyclopiun Clap. et Lachm. {Acineta fliiviatilis Stokes). Noyau et vacuole contrac- tile. Gr : ±20 (d'après Stokes). PLANCHE XIX. FiG. 1 : Acineta Cattanei Parona. Noyau ruhané, :2 vacuoles contractiles (d'après Parona). Gr : 1*20. FiG. 2 : Triclioplirya cordif'ormis Schew. Noyau et un embryon nucléé dans une cavité ovoïde (d'après Schew.). FiG. 5 : Acineta lasanicola Mask. Noyau et vacuole contractile (d'après Maskell) Gr : 250. FiG. 4 : Eplielota Lacazei Gourr. et Rœs. Les ten- tacules des faces supéi'ieure et inférieure non repré- sentés. Noyau, vacuole contractile, trois bourgeons, (d'après Gourr. et Rœs.) iO(i SOCIKTE BELGE KK MICUOSCOPIK. FiG. 5 : Àcbieta œqiiolis Stokes. Noyau et vacuole conlractile (d'après Stokes). Gi* : 050. Vu,. () : .1. pifrifoDnis Stokes. Vacuole contractile (d'après Stokes). Gr : 501). Fk;. 7 : Trichoplinj'i cordilonnis Schew. Noyau et vacuole contractile (d'après Schewiakotl"). Gr : :275. FiG. 8 : Aciïicta (lihdalteria Parona. Noyau (d'après Parona). Gr : 500. Vu.. 1) : Trichophnia cnrdi/ormis Schew. Noyau (d'après Schew.). Gr : 500. FfG. 10 : Acineta tiilipa Mask. Vacuole contractile (d'après Maskell.). Gr : 250. Fk;. 11 : ^. linf/iii/era Cl. et L. interriipîa Parona. Noyau (d'après Parona). Gr : 250. Fk.. 12 : Acineta simplex Mask. Vacuole contrac- tile (d'après Maskell.). PLANCHE \X. FiG. 1 : Amœh(>j)ltrjj(i Sticholnnclw Kœppen libi'e. On voit les noyaux, le sillon spirale et les cils (d'après Borgert). Gr : 175. Fk.. 2 : /l. Sticliolonclic Kœppen dans Sticholonclie zancicd. On voit la capsule réni forme de celui-ci, ponctuée ; les pseudopodes du Stnholonclie n'ont pas été dessinés. On voit les noyaux (VAinœhopInijd, la pai'tie conique et la calotte qui se re[)lie sur elle, la cavité laissée entre ces deux parties et le sillon spi- rale, (d'après liorgert). FiG. 5 : Toltoplinja crassipes Vi'ic et Vavra Gr : 125. (d'après Fric et Vavra). FiG. 4 : Amœhopluya Aainthomctrœ (K(cppen) libre, avec cils. Gi' : 175 (d'après Borgert). MÉMOIRES. 107 FiG. 5 : tfallezia hracliiipoda Stokos. Noyau et va- cuole contractile (d'après Stokes), Fie. 6 : Metacinetd mijstacina Ehr. {Acineta alata Stokes). On voit les fentes latérales de la loge et le noyau ; tentacules variqueux. Gr : 155. (d'après Stokes.) FiG. 7 : Acineta complauain Gruber. Noyau et va- cuole contractile (d'après Gruber). FiG. 8 : Tokophrijd macrnslijla Stokes. Vacuole con- tractile, perles des tentacules et un tentacule détaché par suite de la désoxygénation de l'eau. Gr : 165 (d'après Stokes). PLANCHE XXI. FiG. 1 : Acineta speciosa Mask. Vacuole contractile, (d'après Maskell). FiG. 2, i : Hallezia Buckei S. Kent {Podoplirija compressa Nutting) très jeune (d'après Nutting). FiG. 5 : Extrémité distale du bras et tentacule de Stylocnmetes digitatus Stein (d'après Plate). FiG. 5 et 6 : Tolcop/irija Cijclopitm Cl. et L. Noyau, son réseau et ses granules; centrosonne, réseau et gra- nules du cytoplasme; vacuole contractile. Gr : 670. (d'après Schew.) FiG. 7 : Tokophrija Cotiuunata Cl. et L. Noyau, embryon sortant par une fente du corps ; vésicules contractiles. Gr : 155 (d'après Stein). FiG. 8 : Noyau à' Acineta tiiberosa Ehrenberg coloré par le vert de méthyle devant lequel quati'e sphère» de tinctine simulent des micronuclei. FiG. 9 : Hnllvzia Buckei S. Kent [Podophrifa com- 108 SOCIETE BELGE 1»E MICKOSCU l'IE. I)ri'sm Nutting:) suçant 5 Amibes. Vacuole contractile, (d'après Nutt.). FiG. 10 : SiijlocnmeleH (li(/il(ilus Stein. Xoyau ponc- tué, que](jues sphères de tinctine, haiiuettes riiïides, (lis(jue adhésif, vacuole contractile et son canal et bord de la phupie basale de VÀscUns. Gr : :2()0. (d'après Plate). Fie.. I 1 : Trichoplirija Piscium Biitschli. >ioy;ui en voie de division, embryon dans une cavité, vacuole contractile de l'embrvon et de l'organisme maternel. Gv : :201) (d'après Liebcrkubn). Fir.. 12 : Epliclota Bïitschliana Isbikawa. Tentacules suceurs, trois cercles de tentacules préhenseurs, mamelons sur lesquels s'insèrent ces tentacules, stries ou plis qui divergent en se rétrécissant de la base du corps vers l'équateui*. Pédicule incom])let (d'après Isbikawa). FiG. 13 : Proboscidien à' Oplinjodendron trinacrium Gruber. iNoyau, loge et pédicule, (d'après Gruber). FiG. li : Lagénitbrme iVOplirjjodemIron tri)iacriuni Giuber. Noyau, loge et pédicule, (d'après Gruber.) FiG. 15 : Àcuicta clef/ans Imhol'. Noyau, (d'après Imhof). PLANCHE XXll. FiG. I : Schéma du corps de VÀcineta liihcrosa Khr : pyi'amide dont la base est un rectangle très allongé. FiG. :2 : Schéma du déplacement latéi'al d'un ten- tacule et de son |)rolongement. Les hachures repiésentent le cytoplasme, la ligne MÉMOIRES. iOi) al) la pellicule. Le tentacule cd et son prolongement de sont déplacés et deviennent fd et dg. FiG. 3 : Schéma du corps de 1'^. tuhcrosd : la pyramide de la Hg. 1 peut se décomposer en 2 pyra- mides à base rectangle, séparées ici l'une de l'autre. FiG. A : A. Jorisi Nob., vue à la coupe optique. Pédicule incomplet. Gr : 150. FiG. l) : Ephelota geintnipara Hertw. de forme très anormale. Pédicule incomplet. Gr : 55. FiG. 6 : Rliynclieta Ganunari Eism. Tentacule, noyau et vacuoles contractiles (d'après Eismond). FiG. 7 : Schéma d'une Acineta ou d'une Podocya- tliiis : Corps, représenté par les hachures horizon- tales, entouré de toutes parts par une pellicule recouvrant aussi les deux tentacules et figui'ée par une série de points. Les cavités de la loge et du pédi- cule communiquent entre elles ; elles sont marquées en hachures verticales et limitées extérieurement par un trait continu indiquant la paroi pelliculaire du pédicule et de la loge et intérieurement par le plancher de la loge, représenté par une série de barres ; le plancher de la loge et la partie de la pellicule du corps interne à la loge sont accolés. FiG. 8 : Epliclota ijeinmipai'a Hertwig. Pédicule quadragone abandonné sur lequel vient de se tixer en a, un jeune bourgeon. En h, c et d se sont fixés antérieurement des bourgeons tentacules provenant du corps qui était en a et qui a disparu ; tous 3 ont donné naissance à des E. gemmipara hrevipes. En b, un l)ourgeon antérieur sur le point de se détacher et un bourgeon latéral plus jeune ; en r, un bourgeon plus jeune encore ; l'animal en d est tombé. En c, deux vacuoles contractiles. Gr : 65. no SOCIÉTÉ BKLGE DE MICIIOSCOIME. FiG. i) : Tolioplirya Fî-ancottei ^oh. Noyau. Gr : 65. Fi(.. 10 : Arincta Jor'm Nob. Pédicule incomplet. II- : (k). FiG. Il, 12 et lô : /l. papillifcrn Keppen. Noyau central représenté par la partie i-raiiuleuse (sur la fi^. 15, deux noyaux granuleux sphériques). Vacuole conti-actile antéro-latérale (fig. H), antérieure (tig. I'2), absente (tig-. 15). Pédicule incom|)let. (d'après Keppen . ) FiG. 14 : A. Jorisi Nob. Noyau en fer à cheval. Pédicule coudé. Gr : KM). FiG. 15 : i4. irenata Fraip. L'animalcule rétracté montre la loge et le plancher de la loge séparé du corps ; la portion extéi'ieure du corps est séparée de sa pellicule. Pédicule incom[)let. Gr : 155. FiG. 10 : T()l,o])linja purroceii Gourr. et Rœs. Ani- mal englobé dans une gelée d'où sortent les tenta- cules, et, extérieurement, un lobe du corps (d'après Gourr. et Rœs.). FiG. 1 7 : SplKeroplirya massiliensis Gourret et R(eser. Partie équatoriale du corps séparée de la meml)rane, noyau sphéi'i0. FiG. 14 : Noyaux et centrosomes d'A. Fraip. en voie de division. Gr : 750. Fk;. U) : Noyau et centrosome d'A. crenata Fraip. Gr : 1500. FiG. 1(3 : Noyau d'A. tuherosa Ebr. à la pbase du tonnelet. Gr : 1500. FiG. 17 : Novau d'A. tuhcrom Ebr. filaments (fu- seau ?) et cbromosomes. Gr : 1500. FiG. 18 : Noyau d'A. iuheroHa Ebr. Cbromosomes. Gr : 1500. FiG. 10 : Noyau dM. tuherosa Ebr. (Cbromosomes t.' non encore seunientés et centi'osomes. Gr : 1500. Errata. tome XXIV, p. 136 (p. 80 du tiré à part), dernière ligne de grand texte^ au lieu de Sauvageau, lire Sanvagean. p. 145 (89), ligne 5, après scissiparité, ajouter longitudinale. p. 145 (89), ajouter après la ligne 7 : Parfois, la portion qui se détache n'est pas ciliée, mais tentaculée et même pédonculée. p. 185 (129), ajouter après la ligne 3 : Howard Craioley a vu VHélio- zoaire Vampyrella lateritia Leidij, qui porte quelques longs pseudopodes et un grand nombre de pseudopodes courts et capités, présenter au lieu de ceux-ci un manteau de nombreux flagella. Les spores des Héliozoaires sont d'ailleurs souvent flagellées. tome XXV, p. 36, (164) ajouter après le second paragraphe : Remar- quons que les Tenlaculifères capturent des proies d'un volume considérable relativement à leurs propres dimensions [pi. VI., fîg.lO;pl.XV,fig.2). p. 51 (179) ligne 8, premier mot : au lieu de 119, lire 118. p. 51 (179) note, ligne 1, mot 3, au lieu de 58, lire 56. p. 51, (179) note, ligne 4. mot 2, au lieu de 51, lire 50. p. 51, (179) note, ligne 7, mot 7, au lieu de 3, lire 2. A la même ligne, supprimer Podophrya fixa. p. 51, (179) note, ligne 7, ajouter : P. libéra, Tokophrya cylindrica). p. 51, (179) note, ligne 12, ajouter : P. fixa. p. 64, (192) ligne 15, ajouter : fig. 2. p. 78, (206) ligne 16, ajouter après le premier mot : sur le calice et la tige de Cainpanularia gigantea. p. 88, (216) dernière ligne, mot 3, au lieu de 7, lire 6. p. 89, (217) ligne 1, mot 5, au lieu de 3, lire 2 et ajouter : eau douce, mer et eau saumâtre (1) ; binnenlandfauna (1). p. 89, (217) ligne 14, mot 3, au lieu de 5, lire 6. Dernier mot de la même ligne, au lieu de 2, lire 1. p. 90, (218) ligne 6, après le mot 2, ajouter : eau saumâtre et. p. 107, (235) ligne 1, ajouter après le dernier mot : 4. p. 110, (238) ligne 7, avant dernier mot, au lieu de 79, lire 78. p. 110, (238) ligne 8, mot 3, au lieu de 39, lire 38. Même ligne, mot 5, au lieu de 34, lire 33. p. 110, (238) ligne 9, mot 5, au lieu de 1, lire 2. p. 111, (239) ligne 4, mot 3, au lieu de 39, lire 38. XXVI 8 ■H4 SOCIÉTÉ HELGE DE MICROSCOI'IE. p. 111, (239) ligne 5. mot 5, au lieu de 1, lire 2. p. 113, (241) ligne 19, mot 5, au lieu de intérieur, lire antérieur. p. 115, (243) remplacer ligne 12 par: Eau douce (18): eau douce et eau saurnâtrc (1) ; nier (7). — Europe, Amérique. p. 136, (2(34) ligne 13, après le mot 3, ajouter à 3. p. 156, (284) ligne 6, après le mot 3, ajouter : 84, 2. p. 174, (302) ajouter à la fin -le la ligne 3 : (pi. XIX, fie/. 3), p. 179, (307) ligne 16, mot 4, au lieu de 78. lire 79. p. 179, (307) ligne 22, supprimer les deux derniers mots, p. 183, (311) ligne 11, mot 4, au lieu de tt, lire [x. p. 196, (324) ligne 10, ajouter a{)rès le premier mot : pusilla. p. 200, (328) ligne 15, ajouter après le premier mot : et l'Eponge Lou- cosolenia (Grantia) compressa. p. 200, (328) ligne 19, mot 6, au lieu de 35, lire 55. TABLE DES MATIÈRES. INTRODUCTION. Plan de l'ouvrage . . . . • . tome XXIV, p. 59 Description sommaire des Suceurs en général .... 61 Notre mode de description des Suceurs . . • . . . 62 Nos méthodes 63 Faune 66 PARTIE GÉNÉRALE. Symétrie des Suceurs 73 Pellicule A) Nature de la pellicule 73 B) Mode de formation de la pellicule .... 74 G) Perles 75 D) Rôle de la pellicule dans la constitution des divers organes des Suceurs. — Non-existence des Acinétiens nus 80 E) Epaisseur de la pellicule . . . . . . 81 Ectoplasma et plasma cortical 82 Endoplasma. . A) Sphères protoplasmiques et huileuses, corpuscules de tinctine .......... 83 B) Pigment 88 C) Granules d'excrétion 89 D) Pseudo-trichocystes ou corpuscules naviculaires. . 89 Cyclose 90 Loge . . . . A) Nature chimique de la loge 90 B) Modo de formation de la loge. Pellicule interne, plancher de la loge 91 C) Cavité de la loge 96 D) Augmentation de capacité de la loge lors de l'absorp- tion d'une proie 96 E) La loge comme appareil protecteur .... 97 Enveloppes gélatineuses 98 iiC, SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Pédicule A) Forme du pédicule B) Longueur du pédicule C) Forme du pédicule en coupe transversale . D) Sommet du pédicule E) Base du pédicule F) Constitution du pédicule .... G) Sffiaftion du pédicule H) Renflements, plis et étranglements du pédicule I) Rapports de la logo et du pédicule J) Mode de formation du péra . Genre 13 : Amœboplirya (T) V Groupe 7""= Famille : Metacinetina Genre 14 : Mefacineta VI Groupe S'"» Famille : Acinetina . 48 52 54 55 57 57 58 59 61 61 62 70 71 72 83 83 84 84 85 86 87 88 89 89 98 i04 10.^) 107 107 109 110 110 (1) T signifie tableau analyti(|uo dichotomique, servant à trouver le nom de l'espèce auquel appartient un Tentaculifére. MKMOIKES. au Genre 15 : Hallezia (T) . Genre 16 : Tokophrya (T) Sous-genro 1 : Discophry Sous-genre 2 . Sous-genro 3 (T) Genre 17 : Acincta (T) . Sous-genre 1 (T) Sous-genre 2 (T) Genre 18 : Solenophrj'a (T) gmc Famille : Epholoiina (T) . Genre 19 : Ephelofa (T) . Génie 20 : Podocyatlius. Appendice : Formes voisines des Tontacul aux Suceurs . . . . , a(T) ifères on rapportées 111 114 115 129 133 1-JO 141 159 184 187 188 198 201 PARTIE SPECIALE. Dendrocometes paradoxus . • tome XXVI, p. 14 Ophryodondron belgicum • 14 Podophrya gelatinosa. 16 Tokophrya limbata 16 Tokophrya cylindrica. 18 Tokophrya elongata . 20 Acineta livadiana 21 Acineta crenata . 26 Acineta multitentaculata . 32 Acineta divisa 33 Acineta patula . â4 Acineta ornata . 37 Acineta tuberosa. 39 Solenophrya crassa 51 Ephelota neglecta 52 Ephelota Crustaceorunn 54 Ephelota truncata 56 Ephelota gemmipara . 57 Podocyathus diadema . 67 TABLES. Bibliographie 74 Table des figures 92 Eirata. . 113 Table des matières • 115 Pi'oeÔN lerbal tlc^ la «téaiifc du ^*i iiotoiiibre 1899. Présidence de M. Eukeha, Vice-président. La séance est ouverte à 8 i[2 heures. • M. Brice assiste à la séance. Communications : M. Brice présente à la société un petit appareil permettant d'observer et de photographier simultané- ment des organismes microscopiques en mouvement, et fait à la société la démonsti'ation de cet appareil qui s'applique sur la platine du microscope. La communication de M. Brice paraîtra dans les Annales de la société. A la suite de cette communication, MM. Errera, Fisch, Massart et De Wildeman échangent quelques observations. M. Fisch représentant de la maison Leitz, montre quelques instruments nouveaux fabriqués récem- ment ; la description de ces instruments sera publiée dans les Annales. M. De Wildeman décrit et montre sous le micros- cope, une Chytridinée nouvelle et intéressante qui a i22 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSf.OPIE. été récoltée à Francorchamps par M. J. Massart. Elle constitue la seconde espèce du genre Micromijces créé par M. Dangeard et il [)i'opose de la dénommer iM. Mesocarpi, la première espèce ayant été appelée M. Zygoyonii. Elections : M. Brice, présenté par MM. Fisch et De Wildeman, est admis comme membre etfectif. L'ordre du jour épuisé la séance est levée à 10 heures. MÉMOIKES. 123 Compte reii(lii»>> oi analyses. M. V. Payraii, vient de publier un travail intitulé « Recherches sur les Stropliantiis ». Ce travail exécu- té au laboratoire de l'École de pharmacie de Paris a eu surtout pour but l'étude des diverses espèces de ce genre au point de vue pharniacologique, il consti- tue certes un progrès sur les travaux précédents sur le même genre, mais la question est loin d'être élu- cidée. Le travail de M. Payrau est divisé en 5 par- ties : la première comprend un aperçu historique très sommaire du poison des Pahouins, c'est-à-dire de la pâte confectionnée avec la graine des Strophan- tus ; dans la seconde partie l'auteur expose la distri- bution des espèces du genre, les caractères botaniques et enfin reproduit le travail systématique de Franchet. Cette partie du travail est donc forcément incom- plète car depuis que Franchet a publié en 1895 sa monographie, de nouvelles espèces ont été décrites. L'auteur s'occu[)e ensuite de la moipliologie interne des tiges, feuilles, fleurs, fruits et graines de diverses espèces en s'aidant des travaux de ces devanciers, Blondel, Planchon, etc. Dans la troisième partie l'auteur étudie séparément les divers organes des S. Iiisiniln.s A. 1)(L, Konihe Oliv., ininor Pax, sarmen- tosus A. DC, Paroissei Franch., Courmoiiti Fvdnch., ecaudatusRo\ïe,Scliuchardti Pax, laineux du Zambèze, bracteatus Franch., Boivini Baill., d'Autran, gratus et TlwUoni, caudatus Kurz, de Sourabaya, divaricata Hook.etArn., (irevei, Waliicliii, congoensis, ogovensis et Wightianus, \U SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Enfin dans la 4* partie divisée en 5 chapitres l'auteur ti'aile successivement la composition chi- mique, les altérations et falsifications, et la phar- macologie. Dans ces conclusions l'auteur essaie une classifica- tions des graines basée en partie sur la morphologie externe, en partie sur l'histologie. On ne peut certifier que cette classification répond à tous les besoins, il n'y a que l'usage qui pourra en faire connaître la valeui*. Nous ne croyons pas sans intérêt de l'exposer sommairement ici : A. Graines glabres. A. Cellules de l'épiderme de la graine à épaississements à section cordiforme. Fruit de 30 cm. x 4 cm. ; feuilles coriaces à coupe à arc ligneux presque linéaire ; épiderme de la graine vu de face à cellules polygonales, allongées presque rectangulaires, à parois régulièrement épaissies. S. gratv^ Franch. 5. Tholloni Franch. R. Cellules de l'épiderme de la graine à épaississements circu- laires. Fiuit de 1.5 cm. x 4 cm. Feuilles papyracées à coupe à ai-c ligneux assez ouvert. a. Épiderme de la graine vu de face, à cellules polygonales régulières, à parois régulières. S. cmidatus Kui'z. ;3. Épiderme de la graine vu de face à cellules polygonales irré- gulières, à pai'ois épaisses, le lumen est arrondi aux angles ou circulaii'e. 5. divaricatus Hook. et Arn. B. Graines velues. A. Arête nue plus courte que la graine pi'oprement dite. a. Cellules de l'épiderme à parois épaisses, présentant une sec- tion an-ondie. Fruit de 1.5,5 X 2-3 cm. ; graines d'un brun roux. 5. (TAutran. ^. Cellules do l'épiderme à parois présentant une section ovale. * Graines lilanchàtres à longs poils laineux. \ Asprr. ** Graines gris-ln-un. MEMOIRES. il2S 1. Feuilles pubescentes à poils unicellulaires. 5. Boivini Baill. 2. Feuilles coriaces lisses. S. bracteatua Franch. B. Arête nue plus longue que la graine proprement dite a. Feuilles glabres. * Tégument de la graine contenant des ci-istaux prismatiques d'oxalate de chaux. S. Counnonti Franch. ** Tégument de la graine sans oxalate de chaux. 1. Feuilles papy racées. 5. sarmentonus A. DC. 2. Feuilles coriaces. Feuilles à 4 à 5 rangs de cellules palissadiques ; graines jaune-verdàtres, à arête nue plus petite que la partie barbue. 5. ecaudatus Rolfe. 00 Feuilles à 3 rangs de cellules palissadiques ; graines d'un brun-roux doré, à arête nue plus grande que la par- tie barbue. S. Paroissei Franch. p. Feuilles poilues. * Feuilles finement poilues, poils unicellulaires. S. Schuchardti Pax. ** Feuilles fortement poilues, o Graines de 10 à 17 cm. de long, d'un brun-roux doré, à arête nue plus petite que la partie barbue. ^S, hispidus A. DC. 00 Graines de 11 à 22 cm., d'un vert clair à arête nue plus grande que la partie barbue. 5. Kombe Oliv. Malheureusement comme on peut le voir par ce tableau toutes les espèces n'y sont pas reprises, il n'est donc pas complet. Le travail de M. Payrau se termine par un index bibliographique très étendu, ce qui ne constitue pas le moindre intérêt de ce travail. Les recherches de M. Payrau sont accompagnées de 9 planches et de 2 cartes, il est regrettable que l'on ne trouve pas dans les planches ou dans le texte quelques dessins supplémentaires sur les structures anatomiques sur lesquelles l'auteur s'appuie dans sa clef analytique, cela aiderait beaucoup la compréhension du travail i-26 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. qui est néanmoins, comme nous l'avons dit plus haut, en grand progrès sur ces prédécesseurs. È. D. W. Procès verbal de la »«éaiice du 18 décembre 1899. Présidence de M. Bauwens, membre du Conseil. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. Correspondance : M. Errera s'excuse de^ ne pouvoir assister à la séance. Communications : M. De Wildeman fait un exposé sommaire des données acquises sur les maladies des Algues, il montre les différents modes employés par les para- sites pour tuer leur hôte, décrit les phases succes- sives du développement et attire l'attention sur la résistance que semblent vouloir exercer certains organismes à l'envahissement du parasite. ïl établit une différenciation entre les parasites vrais attaquant et tuant les cellules d'Algues saines et ceux qui n'entament que des cellules déjà lésées ou affaiblies. L'ordre du jour épuisé la séance est levée à 9 1/4 heures. i;28 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. CoiiiptcM roiifliiM ol aiialr^^es. Au moment où les études de pathologie végétale acquièrent une importance de plus en plus grande et où la culture coloniale est poussée par tous les gouvernements coloniaux, il y a lieu d'attirer l'atten- tion sur la très remarquable étude de M. le D' G. Delacroix, intitulée « Les maladies et les ennemis des Caféiers » (i). Le travail de M. Delacroix qui avait paru par frag- ments en première édition dans la « Revue des cultures coloniales « a été complété par son auteur qui en a publié sous le titre (jue nous rappelions plus haut une nouvelle édition mise au courant de la science. Les maladies traitées dans cet opuscule sont naturellement de deux ordres ; celle d'origine non parasitaire et celles dues à des parasites animaux ou végétaux. Nous ne voulons point nous arrêter dans ce rapide compte rendu aux indications som- maires mais très judicieuses (jue donne l'auteur pour la première série, nous attirerons surtout l'at- tention sur celles produites par des parasites et en particulier (('lies produites par des végétaux. Parmi celles-ci il faut distinguer celles produites par des champignons, ce sont les plus nombreuses, celles produites par des Algues et enfin celles dont l'origine est due au pai'asitisme d'autres ])lantes supérieures. L'auteur étudie successivement dans la première de ces catégories Vllcmilea rastalrix Berk. et Br., dont (1) Paris. A. Challamel. Rue Jacob 17, 1900. MÉMOIRES. 120 il fait connaître les diverses phases de développe- ment, les dégâts qu'il cause, la répartition de la maladie, et des considérations très intéressantes sur l'origine de V llemilca et indique même dans cet ordre d'idées quelques recherches à faire, qu'un phytopathologiste devrait tenter ; un long article est réservé au traitement de la maladie. L'auteur préco- nise l'emploi d'une des houillies suivantes : Bouillie boi-delaise neutre à 2 7o de sulfate de cuivre. Bouillie à la chaux additionnée de 1 "/o de mélasse. Bouillie au savon. Bouillie à la colophane. Mais que l'on emploie l'une ou l'autre de ses bouil- lies il faut que la préparation en soit surveillée avec soin ; aussi M. Delacroix attii-e-t-il tout spécialement l'attention sur la manière de préparer ces liquides, Nous ne pouvons naturellement donner ici ces détails, nous ne pouvons que renvoyer au texte original où l'on trouvera toute une série de renseignements intéressants que nous ne pouvons signaler, La seconde maladie étudiée est le Koleroga (Pelli- cularia Koleroga), puis viennent celles dont la pré- sence se fait sentir par l'apparition de taches sur les feuilles ; ce sont les maladies produites par : Spliae- rella cojjëicola Cooke, Stilbum flavidum Cooke, Cercospora coU'eicola Berk. et Cooke, Ramularia Goel- diana Sacc, (Uoeosporium coffeanum G. Del., Fiisa- riiim cofjeieola lienn., Septoria coffeicola Henn., Clijpeokim megalosporiim Speg. et Mici'opeltis Tonduzii Speg. mais ces deux derniers ne causeraient guère de dégâts. XXVI 9 130 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. L'auteur passe ensuite aux maladies des racines, du tronc et des branches, celles-ci beaucoup moins connues, sont pai' ce fait même beaucoup plus inté- ressantes, aussi M. Delacroix s'étend-il assez longue- ment sur : (c Pourridié des racines », qui serait peut-être occasionné par un Hosellinia, se développant sur les racines d'un fngn servant d'abri aux cultures et que l'on trouve aussi sur les racines de Bixa orel- lana ; « maladie du collet », canker, maladie de Java, des branchettes du Caféier, du pied, du collet du Libéria {Euryaclwra liberica Red.), de Cochinchine, sur lesquelles il ne donne que quelques renseigne- ments et termine le paragraphe par l'indication d'es- pèces qui sont peut-être parasites mais dont on ne peut apprécier actuellement les dégâts. Une seule maladie est occasionnée par une algue, le Ceplialeiiros virescens Kunze, très répandu dans les régions tropicales, et qui est probablement inden- tique au Cephaleuros Cojfeae Went décrit en 1895 sur des échantillons récoltés à Java. M. Laurent nous a communiqué de beaux échantillons de cette Algue récoltés au Congo, où ils semblent atteindre sur cer- taines plantes un développement qu'il y aurait lieu d'arrêter. Parmi les phanérogames parasites attaquant le Caféier, l'auteur cite des Lorantlius et le Clusia insi- gnis Mart., les premiers ont été signalés au Vene- zuela, au Brésil et à Java, le second au Brésil seul. €e dernier serait fort nuisible bien que n'étant pas un parasite au sens vrai du mot, mais s'a[)pli({uant intimement au tronc du Caféier il finit toujours par le faire mourir. MEMOIRES. -134 Les 122 premières pages du volume sont consa- crées aux végétaux, les pp. 122 à 201 étudient les parasites animaux. Comme on a pu le voir par ce rapide aperçu, le travail de M. Delacroix, illustré de 50 figures est ce qu'il y a en ce moment de plus complet sur les mala- dies de cette plante d'un si grand intérêt commer- cial. É. D. W. Procès verbal de la Neaiiee du *i^ janvier lUOO. Présidence de M. L. Errera, vice-présideînt. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. Communications : M. Nypels décrit une maladie cryptogamique de VAbius (jlutinosa qui a été observée dans les environs de Tervueren. Il montre de beaux exemplaires de branches attaquées par le Champignon ( Valsa oxys- toma Rehm). Le travail de M. Nypels a paru dans le procès- verbal de la séance générale du 1*' Octobre 1899. M. De Wildeman attire l'attention sur quelques maladies peu connues d'Algues qu'il se propose de décrire prochainement dans un des fascicules des Mémoires de l'Herbier Boissier. M. le Prof. Errera rend compte des intéressants expériences de M. Yandevelde sur la plasmolyse et le degré de toxicité des alcools. Le travail de M. Yandevelde, est intitulé : Onderzoekingen over plasmolyse; bepaling van de giftigheid der alcoholen. L'ordre du jour épuisé, la séance est levée à 10 heures. MÉMOIKKS. 133 Comptes» rendus et aiialvse;^. Nous trouvons dans le volume XXI des Trans. of the Amer, miser, soe. un artiele intéressant de M. C. E. Bessey intitulé : « The modem conception of the structure and classification of Diatoms «. Nous aurions vivement désiré- reproduire en résumé le généra très intéressant de M. Bessey, mais la place nous fait défaut, nous devons nous contenter de ren- voyer le lecteur que la chose intéresse au travail original. Nous signalerons cependant un changement proposé par l'auteur ; d'après M. Bessey le genre Actinella Lew. ne peut être admis, il date de 1865 et il existe en systématique phanérogamique deux genres Actinella, l'un de Persoon (1807) l'autre de Nuttall (1818), or le premier de ces genres est admis dans la famille des Composées, il propose donc avec raison un nouveau nom pour ce genre du Diatomées qui s'appelle dès à présent Tibiella Bessey. É. D. W. ProcM'S verhal de la •^éaiic'e du lO iiiar^^ f 900. Présidence de M. J. Massart, memrre du Conseil. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. M. J. De Meyer assiste à la séance. Correspondance : Le secrétaire donne lecture d'une lettre de M. Van den Broeck, relative à la création à Bruxelles d'un club scientifique. M. Van den Broeck présent à la séance veut bien donner quelques renseignements complémentaires sur l'organisation de ce club. Il demande que la Société de microscopie veuille bien accorder son appui au club naissant et organiser avec l'aide de ses membres une séance de microscopie. Après une discussion entre plusieurs membres, il est décidé que la question sera soumise au Conseil. Communications : M. De Meyer expose le résultat de ses recherches sur la signification des ganglions sus-oesophagiens du Lombric, dont il a entrepris l'étude dans le labo- ratoire de Zoologie de l'Université de Bruxelles, sous MÉMOIIJES. ^3K les ordres de M. le Prof. Lameei'e. I.e travail de M. De Meyer sera inséré dans les Annales. Élection : Sur la présentation de MM. Lameere et De Wilde- man, M. J. De Meyer, est admis comme membre associé. L'ordre du jour épuisé la séance est levée à 9 3/4 heures. <3G SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOf'lE. C'oiiiptei^ rendus et analyses. M. G. C. Whipple a publié dans le volume XXI des Trans. of the amer, microsc. Soc. un article sur « Chlamijdomouas and its effect on water supplies » dans lequel il fournit quelques renseignements inté- ressants sur les propriétés que communiquent, à l'eau des réservoirs d'alimentation des villes, diffé- rents organismes. Les espèces de Diatomées appartenant aux genres : Asterionella, Cyclotella, Dialoma, Meridion, Tahella- ria et les Protozoaires : Cryptomonas, Mallomonas, et Chlamijdomouas communiquent à l'eau une odeur aromatique, ce dernier communique surtout une odeur peu agréable. Les Anabaena, Hivularia, Clathrocystis, Coelosphae- rium, Aplianizomenon donnent à l'eau une odeur herbacée et les Volvox, Eudorina, Pamlovina, Dic- tyosphaerium, Uroglena, Synura, Dinohnjon, Bursariu, Periditiium, Glenodinium communiquent une odeur de poisson ; par contre les Synedra, Metosira et d'autres Diatomées donnent à l'eau une odeur végé- tale. La notice de M. Whipple est accompagnée d'une planche dans laquelle nous remarquons particuliè- rement les figures 7à 9 que l'auteur considère comme des formes de Chiamydomonas pulvisculus en état de division. Ces stades, s'ils appartiennent vraiment à l'espèce en question, n'ont. pas été décrits. É. D. VV. Procès verbal PALPAini: : comprenant a) une aire pal- paire qui peut se spécialiser en un palpe ; b) un nerf palpaire ; c) un cerveau antérieur qui est consti- tué par une paire de ganglions nerveux primaires. 148 SOCIÉTÉ BELGE DE MICBOSCOPIE. Il peut y avoir, ou non, des ganglions palpaires secondai l'es. C'est à ce cerveau que se rattache la racine infé- rieure des connectils peri-oesophagiens. :2" Région sïncipitale ; donnant a) une aire sincipi- tale se spécialisant en organes du tact (antenne) et en organes de la vue ; b) un ou plusieurs nerfs ; c) un cerveau moyen qui est une :2^ paire de ganglions nerveux primaires. La racine supérieure des connectifs s'y rattache. Suivant le degré de spécialisation des organes des sens, il y aura ou non des ganglions antennaires, visuels et secondaires. 5" Région nucale : comprenant a) une aire nucale se spécialisant dans beaucoup de types en un organe nucal (i) ; b) un nerf ; c) un cerveau postérieur qui est la 5^ paire de ganglions nerveux primaires. Suivant le cas, ganglions nucaux secondaires. Ce schéma met beaucoup d'ordi'e dans la concep- tion morphologique des centres nerveux des Poly- chètes. Nous nous rappelons en etfet avoir lu, avant le mémoire de Racovitza, un travail de Pruvot (8) sur la même question paru en 1885 et n'avoir pu nous faire la moindre idée d'ensemble de la mor- phologie des ganglions cérébroïdes des Polychètes. L'auteur allait même jusqu'à admettre un centre stomato-gastrique. Nous avons eu une impression analogue en exami- (1) On sait que cet oi-gane de structure histologique assez com- plexe — il contient en effet des cellules nerveuses, frlandulaires, de soutien, des cellules à cils vibratils — a une fonction vraisembla- blement olfactive. Il est toujours dorsal. MÉMOIRES. UO liant la grande monographie des Oligochètes de Vejdovski (7). Un très grand nombre de lobes cépha- liques d'Oligocliètes y sont dessinés, les ganglions cérébroïdes y figurent complexes, très différents, en apparence, les uns des autres. M. le Prof. Pelseneer eu l'idée de nous faire examiner de plus près la dispo- sition des cellules dans l'encéphale d'un Oligochète. Et nous avons pensé que si nous y trouvions des masses nerveuses distinctes, rien ne nous empêche- rait de ramener leur dis|)osition au schéma tracé par Racovitza pour les Polychètes. Nous n'avons évidemment pas à insister sur les considérations anatomiques et systématiques qui nous permettent cette homologation. Nous devons nous attendre à trouver une structure cérébrale évoluée, réduite, plus concentrée, moins nette et vraisemblablement plus simple. L'état de régression manifeste des organes des sens des Oligochètes nous a ftiit faire cette hypothèse. Nous avons choisi pour nos recherches le Lumhri- cus agricola (Hoffm.) Comme la structure des cellules ne nous intéressait guère, nous avons employé la. méthode chissique de fixation au bichlorure de mercure acétique et de colo- ration au carmin boracique, à l'Hémalun de Mayer, au Carmalun. Nous croyons bon d'ajouter que la grande contractilité du lobe céphali(jue de ces ani- maux nous a parfois gênés. Soit que l'on sépare brusquement au moyen d'un scalpel le lobe cépha- lique du reste du corps, soit qu'on soumette tout IbO SOClETIi IJH;LGE DK MICUOSCOPIE. ranimai aux vapeurs de chlorot'oi'ine, de violentes contraetions se produisent toujours aux premiers anneaux. Le cerveau iilisse d'un côté ou d'autre du tube diijestif et il devient ditïicile d'orienter avec précision les pièces au microtome. La figure 1 p. 152 est une coupe à peu près sagit- tale de l'une des moitiés du cerveau. [1 est assez rare de tomber sur une orientation aussi propice. La figure :2 p. 158 est une coupe transversale d'une moitié du cerveau. Elle est un peu inclinée d'avant en arrière. * * * Macroscopiquement, l'encéphale du Lombric se présente sous forme de deux masses ovoïdes réunies sur la ligne médiane du corps. Latéralement et à peu près du même endroit partent 1° en avant deux paires de nerfs ; "2° en arrière les connectifs peri-oesophagiens. Les nerfs sont anastomosés sur un très petit par- cours près des ganglions. L'une paire par rapport à l'autre est supérieure et extei'ne, l'autre interne et inférieure. Ces nerfs se ramifient vers l'extré- mité du lobe cephalique ety forment « un fin treillis nerveux » (Vejdovski (7)). Nous avons pu voir aussi que la paii'e nerveuse supérieure et externe se dirigeait vers le bas du lobe et en innervait la partie latérale ventrale, que l'autre paire était uniquement localisée à la face dorsale. Avant de décrire la disposition des cellules dans l'encéphale, disiuis de suite que nous ne sommes pas d'accord avec tous les auteurs c[ui se sont ÏIÉMOIRES. m occupés jusqu'ici de ce centre. Les descriptions don- nées par Cllaparède ; celles qui ont suivi sont des descriptions macroscopiques et sont de peu d'intérêt. En parlant des éléments nerveux du (;erveau des Lombrics, Vejdovski dit : « Sie dWingen sich in unregelmassigen Ziigen von den Nevriiemn» bis in die Punksubstanz hinein ». B. Friediander (2) cependant a décrit très en détail le cerveau les Lombrics, surtout au point de vue his- tologique. La complexité de cet organe lui parait manifeste. Nos observations confirment ses prévisions car nous croyons y avoir trouvé un reste de l'organi- sation de l'encéphale polychète. Etudié sur une série de coupes, l'encéphale du Lombric comprend quatre parties, symétriques deux à deux. Ce sont deux paires de ganglions nerveux accolés les uns aux autres de fa(,*on à ne former qu'une masse et composés chacun d'une partie cellu- laire et d'une partie fibrillaire. Chaque ganglion de la 1^ paire est formé par un amas conique de cellules (fig. 1 p. 152 p. c. g. i) (i) dont les prolongements se dirigent surtout d'avant en arrière. La pointe de cet amas se trouve en avant et de la base de ce cône cellulaire partent de nombreuses fibrilles (fig. I p f g i) qui s'incurvent brusquement de haut en bas, reprennent aussitôt une direction d'arrière en avant et forment le nerf antérieur supé- rieur externe (n. a. s e). Cet ensemble est bien un ganglion : 1" En effet, en coupe à peu près sagittale, les cel- • 1) Les lettres sont communes aux deux figures. •la^i SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Iules sont coupées suivant leur plus grand axe alors que les cellules de la partie que nous considérons comme le 2'' ganglion sont coupées tout autrement. (Voir fig. 1 p c g i et p c g p). 2" Puis les fibrilles qui en j)artent sont nettement n.(tJ.e. l'iy 1 : ixiupe à peu près sagittale d'une des moitiés du cerveau. parallèles. Il n'y a pas moyen de les confondi'e avec celles de l'autre ganglion. (Voir p f g i et p f g p). 5" Sur des coupes très fines on voit que la masse cellulaire de ce ganglion est assez nettement isolée de l'autre. Nous appellerons cette 1* paire de ganglions : ijan- glions internes. La 2* paire de ganglions se présente d'une façon un peu moins nette. Elle entoure pres(|u'entièrement MEMOIRES. 488 la l^ I^^lle occiip(^ toute l;i face dorsale de l'encéphale avec l'extrémité coni{[ue de la 1^ paire de ganglions. Le grand axe des cellules est à peu près transversal par rapport au plan de symétrie de l'animal. (Voir fig. 1 et 2 p c g p). Les cellules des ganglions droit et gauche de la g.i.e.a. ,ff.pc.p. l'i;,'. 2 : Coupc transversale d'une des moitiés du cerveau (vors la partie postérit-ure). :2'' paire se confondent sur la ligne médiane, à partir de là elles augmentent vite en nombre, forment une large couche qui s'étend latéralement presque jusqu'à la face ventrale du cerveau. La coupe transversale monti'e en outre que le cône formé par les cellules des ganglions internes présente vers le haut, donc à la partie dorsale de l'encéphale une sorte d'arête. L'épaisseur de la couche de cellules nerveuses appar- tenant à la ^2" [)aire de ganglions est donc diminuée à cet endroit. (V, fig. ^ a. g. i.). De très nombreuses fibrilles partent de ces cellules et se rendent dans le nerf antérieur inférieur interne, (fig. I n a i i) A ces ganglions-ci nous donnerons le nom de ganglions périphériques. iU SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE, Les rapports de ces deux ganiilions avec les com- missures sont moins faciles à voir que chez les Polvchètes. La %. I (r e c) montre bien cependant une des racines de la commissure péri-oesophaijienne. Nous l'ajtpellerons racine externe. Cette racine est très courte et joint aux commissu- res la masse fii)rillaire des ganalions périphériques. Cette figure ne montre pas du tout la :2'' racine qui joint la commissure à la |)artie fihrillaii-e des ganglions internes. Cette racine est manifestement obli(|ue, très étroite et l'examen de toute une série de coupes de même dii'cction que celle l'epi'ésentée par la fig. 1 peut à peine nous révéler son existence. Il faut des coupes obliques pour s'en assurer. Cette seconde racine est interne par rappoi't à la première. Ce sera la racine interne. Nous représentons ici un schéma d'une coupe obliquedel'unedes moi- tiés de l'encéphale, cou[»e qui passe par l'axe de la racine interne. Vignal (0) ne parait r i c : racine interne des commissures m» p.jj^ avoir (listinuilC p f g i : partie fibriUaiie des ganglions , . f internes CCS (ICUX racUieS. « LcS pfgp : partie fihrillaire des gangi. (.olonucs UCrvCUSes VC- périphéiiquHs p. c. g. p : partie cellulaire des gan- Uant dcS COmUlissures « glions périphériques. ^j^_i| ,^ g^ continuent n. a Fig. 3 (Schéma) nerfs antérieurs MlïMOlUIiS. ISS dans les lianiilioiis cëi'éhoïdcs où par suite de raugmentation des cloisons les fibres deviennent plus fines ; se réunissent de chaque côté au point de soudure des deux moitiés du cerveau et y forment une sorte d'anse. « En résumé il y a dans la masse cérébroïde sus- oesophagienne : 1" une paire de gaïujlious internes d'où partent les nerfs antérieurs supérieurs externes, innervant la face latérale ventrale du lol)e céphalique rattachés aux commissures par les racines internes. 2" une paire de f/antflions péripitériques donnant naissance aux nerfs inférieurs internes innei'vant la })aitie dorsale du lobe céphalique et rattachés aux commissures par les racines externes. * * Remarquons en passant que B. Friedlander (:2) a vu et figuré des groupements de cellules dans le cerveau du Lombric. Ce sont des amas de quelques gi'osses cellules ganglionnaires unipolaires que nous avons fréquemment retrouvées. On ne peut en aucune façon les confondre avec les amas que nous avons interprétés comme ganglions. Les cellules y sont du reste peu nombreuses, leurs prolongements loin de se rendie aux nerfs s'entrecroisent dans le cerveau et se rendent aux commissures. Cet entrecroisement est bien visible en coupe trans- vejsale. La coupe transversale que nous figurons étant un ])eu oblique et appartenant à la partie pos- térieure du (cerveau ne saurait le montrer, * * 4 80 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Comment ramener cette structure au schéma tracé par Kacovitza pour les encéphales des Polychètes. Nous proposons de considère)* : \" les cjauf/lions hitcrnes, leurs nerfs et les orf/anes des sens de la partie latérale ventrale du lobe céphalique du Lombric comme lliomoloçiue de la réqion palpaire polychète ; ^" les ganf/lions périphériques, leurs nerfs et les orqanes des sens de la partie dorsale du lobe céphalique co)nnie l homologue de la région sincipitale polgchète ; ")" que i homologue de la région nucale des Polgchètes n'existe pas dans le Ijombrir. Cette assertion demande évidemment quelques explications. Remarcjuons : 1" Qu'aucun des auteurs consultés n'a fait allusion chez le Lomhric à un organe semblable à l'organe nucal polychète. ISos cou})es ne nous ont rien révélé de semblable non plus. Nous voyons dans ces faits une première preuve poui* la non-existence d'une région homologue à la région nucale. "2" Que dans le Polychète l'aire palpaire occupe la partie latérale ventrale du lobe ; l'aire sincipitale la partie dorsale ; S" Que dans le Lombric la pai'tie latérale ventrale est innervée par les nerfs supérieurs externes venant du ganglion interne, la paitie dorsale et surtout la lèvre supérieure par les nerfs inférieurs et internes venant des ganglions périphériques. Cela nous permet de rap})rocher : MÉMOIRES. iST La région palpaire polychète : de tout ce qu'in- nervent les ganiçlions internes ; La région sincipitale : de tout ce qu'innervent les ganglions périphériques. Et en considérant encore : 1" Que les ganglions [)ériphériques sont postérieurs par rapport aux ganglions internes comme la masse cérébrale innervant l'aire sincipitale suit dans le Polychète la masse innervant l'aire palpaire ; 2*" Que les ganglions internes et périphériques sont respectivement unis aux commissures peri- oesophagiennes i)ar les racines internes et externes qui sont donc les homologues des racines inférieures et supérieui'es des polychètes. 5" Que s'il n'y avait pas eu primitivement deux aires sensitives distinctes, les prolongements des cel- lules se seraient assez rapidement réunies en un seul tronc nerveux sans certainement constituer deux nerfs qui ne se rencontrent qu'à un millimètre du cerveau (i). Pour ces raisons nous pouvons ajouter : A. Que les ganglions internes sont avec ce qu'ils innervent, l'homologue de la région palpaire des Poly- chètes . B. Que les ganglions périphériques, avec la partie du lobe céphaiique qu'ils innervent, sont l'hotnologue de la région sincipitale de l'encéphale polychète. (1) Nous disions au début de cette note que ces nerfs semblaient s'anastomoseï'. Kn effet il n'y a pas anastomose, il y a simple super- position. 158 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Examinons ([nchjup peu la nature de la sensibilité nerveuse du lohe ('é|)hali(|ue du Lombric, et voyons jus(ju'à (juel point elle correspond avec celle du lobe cépliali({ue des Polycbètes. On sait que chez ces derniers la région [)ai paire a une sensibilité exclusivement tactile, la région sinci- pitale une sensibilité en partie tactile (s'exerçant par les antennes) et en [lartie visuelle. La région nucale semble avoir des fonctions olfactives. Chez le Lonibi'ic, F. E. Langdon (5) a décrit des amas de cellules épidermiques, à structure bien différentiée, communi(|uant toutes avec de fines extrémités nerveuses. Il y en a piir tout le corps, mais le nombre en est infiniment plus considérable dans les tout premiers anneaux. Cet amas de cellules est bien un organe des sens non sj)écialisé tel qu'on en trouve encore dans quel- ques Polycbètes. La [)résence de ces amas de cellules sensitives, à tous les anneaux du corps, n'infii'me pas cette manière de voir, pas plus cpie la sensibilité tactile qui s'exerce par tout le corps d'une annélide polycbète, n'em[)écbe de considérer un [)alpe ou une anteime comme un organe des sens nettement spécialisé. Au reste, ces éléments vus et figurés par Langdon se colorent ti'ès bien par la mélliode (iolgi. On sait aussi tpie Hotfmeister et Dai'win avaient reconnu au Lombiic une sensibilité })0ur la lumière. Hichard liesse (8) a rei)ris leurs expériences et a établi (pie tout le corj)s de ces animaux percevait les radiations lumineuses. La lèvre supérieure est d'une extrême sensibilité, les derniers segments du MÉMOIRES. 18» corps le sont déjà beaucoup moins. Ils sont plus sen- sibles cependant que les anneaux médians. H Hesse a confirmé les résultats de ses expériences par des recherclies bistologiques. Et partout où s'exerce cette sensibilité, il a pu mettre en évidence des cellules à protoplasme très réfringent, contenant un élément iiguré. Ces cellules se trouvent en très grand nombre dans l'épiderme, en nombre beaucoup moins consi- dérable dans les coucbes sous-jacontcs. Il y en aurait aussi, mais en petit nombre, dans la couche tout à fait externe des cellules de l'encéphale ; donc dans nos ganglions périphériques. (Il peut paraître paradoxal que ces cellules se ren- contrent dans le cerveau. Nous remarquerons qu'il est très commui! de trouver des cellules sensitives sous d'autres tissus L'anatomie comparée des organes des sens nous révèle une foule de faits analogues). Et aurions-nous à faire ici à des cellules dermi- ques ou à des cellules sensitives ; en d'autres termes faut-il admettre qu'il y a au lobe céphalique des Lombrics un organe diffus de la vision ? La question n'est pas douteuse pour R. Hesse (3). !" la présence constante chez ces cellules d'un prolongement terminal plus ou moins long, trop fin pour être sûrement suivi jusqu'au nei'f ; 2" le fait qu'elles se trouvent massées (luehfuefois en petits amas sur des tioncs nerveux ; 5° leur présence, en nombre fort considérable dans l'épiderme et surtout à la lèvre supérieure lui font dire « Wir mûssen dièse Zellen also dur- chaus fur Zinneszellen halten ». 160 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Ajoutons (jiie si ces cellules visuelles n'étaient que des cellules dermiques différentiées %secondaii'enient, sans rapport avec le système nerveux central, nous ne voyons pas bien comment et pourquoi elles seraient allées s'intercaler entre les cellules nerveuses des gan- glions périphériques. Nous adoptons donc entière- ment l'avis de Hesse. iNous répéterons encore ici ((iie leur présence à tous les anneaux n'infirme pas cette manière de voir. L'encéphale des Polyophtalmes ne rentre-t-il pas entièrement dans le schéma de Racovitza malgré des organes de la vue disposés l'égulièrement à chaque anneau ? (10). Et si nous concédons (|ue les observations nettes et précises manquent encore pour se prononcer sûre- ment au sujet de la nature de ces cellules visuelles nous térons remanjuer qu'il y a une certaine analo- gie entre la place qu'occupent ces cellules tactiles et visuelles chez le I^ombric et celle qu'elles occupent au lobe céphali({ue des Polychètes. On sait que la partie latérale ventrale du lobe céphalique de ces derniers ou l'aire palpai re, ne con- tient (jue des cellules tactiles ; que la paitie dorsale antérieure ou l'aire sincipitale contient des cellules tactiles (massées en grand nombre sur les antennes) et des cellules visuelles (qui se réunissent en une ou plusieurs paires d'yeux). Chez le Lombric il y a précisément un très grand nombi'e d'organes du tact à la partie latérale ventrale de la tète, il y en a également à la lèvre supérieure. Quanta la distribution des cellules visuelles voici les propres ternies de Hesse (5 page 40:2) : « sie finden MÉMOIRES. 464 sich bei allen Arteii, wo ich sie beobachtete, am zalilreichsten in der Oberlippe, in den zunachst darauf folgenden Segmente sind sie bei tveitem selte- ner. « On ne peut donc nier qu'il n'y ait sauf pour ce qui regarde la région nacale une correspondance manifeste entre la sensibilité du lobe céphalique des Lombrics et celui des Polychètes. Ces quelques derniers faits confirment, nous semble-t-il, l'hypothèse que nous émettions tantôt au sujet de l'homologie des deux ganglions cérébroïdes des Lombrics avec les cerveaux antérieurs et moyens des Polychètes. Les données que nous avons essayé de grouper constituent certes des indices trop frap- pants pour ne pas être des arguments. Il n'y a évidemment pas à soulever la question de ganglions cérébroïdes secondaires chez le Lombric. Ils ne se rencontrent en règle générale chez les Poly- chètes, que là où il y a des organes des sens forte- ment spécialisés. 11 se pourrait que chez Stylaria et Pristina, qui possèdent un tentacule médian, on retrouve de ces ganglions secondaires. Ce tentacule est assez grand, et est devenu sans aucun doute secondairement impair. Il pourrait être l'homologue des antennes des Polvchètes. Restent quelques mots à dire au sujet de l'absence de région nucale. XXVI ** <62 SOCIETE BELGE DE MICKOSCOI'IK. Deux questions se posent à ce sujet : 1" Un organe semblable peut-il avoir existé dans le cours de l'évolution du Lombric ; 2" Cet organe a-t-il disparu, où s'est-il confondu avec les autres aires sensitives ? En admettant que le Polychète errant représente la forme ancestrale de toute Annélide ; que les Lom- briciens sont les formes les plus évoluées des Oligo- chètes ; que Aelosoma possède encore une fossette à cils vibratils au protoméride, on pourrait répondre atlirmativement à la première question. La seconde question est plus nette. Que l'organe nucal ait disparu comme tel, aucun doute. On ne le retrouve plus. Qu'il se soit confondu, fusionné avec d'autres masses nerveuses, c'est à peu près invraisemblable. Pour l'admettre, il faudrait que des cellules nerveuses à sensibilité olfactive devien- nent tactiles ou visuelles. Et si nous examinons quelque peu le côté etholo- gique de la question, il n'est pas bien ditïicile de com- prendre qu'une fossette ciliée chez un organisme qui circule entre les particules de terre n'aurait aucun usage et serait même dans l'impossibilité absolue de fonctionner. Dans beaucoup d'animaux à espèces aquatiques et terrestres, nous constatons du reste la présence chez les premiers, de fosettos vibratiles ; chez les seconds, leur absence complète. Nous persistons donc à croire que la région nucale a bien disparu dans le Lombric. MEMOIRES. 163 CONCLUSIONS. L'appareil nerveux sus-oesophagien du Lonribric se divise aj En une rcxjion palpuire comprenant : 1" une i)aire de (janylions internes constituant un cerveau antérieur ; 2° une paire de nerfs supérieurs externes ; 5" une aire palpaire à organes du tact ; i" les racines internes des connectits peri-oeso- phagiens. b) En une région sincipitale comprenant : 1° des (jangHons périphériques formant un cerveau postérieur ; 2° une paire de nerfs inférieurs internes ; 5" une aire sincipitale à organes de la vue et du tact ; 4° les vacilles externes des connectifs péri-oeso- phagiens. Ces deux régions sont les homologues des régions palpaire et sincipitale des Polychètes. La région nucale n'existe pas chez le Lombric. Il est vraisemblable que tous les encéphales Oligochètes pourraient se ramener au schéma de Racovitza. 11 y aurait lieu de voir s'il ne reste plus de types à régions nucales rudimentaires. Nous avons eu pour but de soulever ces deux dernières questions. Nous remercions de leurs conseils, MM. les Prof. Pelseneer et Lameere, et ce dernier, particulièrement, pour la large hospitalité qu'il nous a accordée dans son laboratoire. 164 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. PRINCIPAUX TRAVAUX A CONSULTER. Une bibliographie assez complète dans le tome II de : Verzoich- niss der Seliriiten liber Zoologie. 0. Taschenberg. 1889. 1. E. G. Racovitza : Le lobe céphalique et l'encéphale des Annélides Polychètes (Anatoraie, Morphologie, Histologie) Archiv. de Zool. Experim. 3^ série, t. IV, N° 1 et 2, 189G. 2. B. Friedlander : Beitrage zur Kenntnis des Centralnervensystems von Lumbricus. (Zeitsch. f. wissensch. Zoologie 1888, t. 47). 3. Richard Hesse : Untersuchungen tlber die Organe der Lichtemp- lindung bei niederen Thieren — Die organe der Lichtempfindung bei den Lumbriciden. (Zeitschr. f. wissench. Zoolog., 1896, t. 61). 4. Richard Hesse : Zùr vergleichenden Anatomie der Oligochâten. (Zeitschr. f. wissench. Zoolog. t. 58, p. 394). 5. J. E. Langdon : The sensé organs of Lumbricus agricola. (Jour- nal of Morphology, 1895, Vol. XI, n° 1, p. 193 à 234). 6. Lenhossék : Ursprung, Verlauf und Endigung der sensiblen Ner- venfasern bei Lumbricus. (Arch. f. microsc. .\natomie Bd XXXIX p. 102 à 136, 1892). 7. Vcjdovski : System und Monographie der Oligochâten. Prague. 8. Pruvot. G. : Recherches anatomiques et morphologiques sur le système nerveux des Annélides Polychètes. (Arch. do Zool. Expérim. série 2, t. 3 ; 1885) 9. Vignal : Recherches histologiques sur les centres nerveux de quelques Invertébrés. (Archiv. de Zool. Expérim. Série 2 ; 1883). 10. M. Philippson : Note sur la famille des Ophéliaceae. (Zoolog. Anzeiger Bd XXII n" 600, 30 oet. 1899, p. 417). MÉMOIRES. 168 rVéci'olo^ie. J . - B . C A U N O Y , 1856-1899. Jean-Baptiste Carnoy naquit à Runiillies, près de Tournai, le 22 janvier 1850. Déjà tout jeune il avait un penchant très spécialisé pour les sciences naturelles, et quoique étant entré dans les ordres il n'abandonna pas les études de sciences. Peu a})rès son ordination il commençait à Louvain ses études de doctorat en sciences naturelles et fut proclamé docteur avec la plus grande distinc- tion. Il obtint la bourse de voyage du Gouvernement, et se rendit d'abord à Bonn pour étudier, sous la direction de Hanstein, dont il devint un des plus brillants élèves. Après avoir voyagé assez longtemps en Allemagne il se rendit en Autriche, mais rappelé par son évêque, il fut envoyé à Rome pour des ques- tions ecclésiastiques ; ces occupations ne prenaient pas tout son temps, la science reprit le dessus et s'étant lié avec les botanistes de l'époque, entre autres avec l'abbé Comte de Castracane, il commença à Rome même, des recherches originales. Ce fut par l'étude des Mucorinées qu'il débuta. Rappelé en Belgique, on lui promit en 1868, une chaire de Biologie généi*ale, à l'Université de Lou- vain, mais ce ne fut qu'en 1876 qu'il put rentrer à l'Université et encore ce ne fut pas avec le titre de Professeur de Biologie, mais bien comme titulaire du cours de Mic?'oscopie pratique, le premier de ces K.G SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. cours qui ait été fondé en Belii:i([ue. De 1808 à 1S70, après son retour de Rome et avant son entrée dans le professorat, il fut vicaire à Celles près de Tournai, puis de 1870 à 1870, il occupa la place de curé à Bauffe. Ce fut pendant ses années de vicariat qu'il rédigea, en 1809, son premier travail fait à Rome, les « Recherches anatomiques et physiologiques sur les Champignons » puhliées dans le Bulletin de la société royale de Botanique de Belgicjue t. IX p. 157- 5:21 (I). Dans ce travail important ([ui fut très criti- que et ohtint en 1870 le « Prix (juinquennal », Carnoy fait ressortir l'importance de l'étude expéri- mentale ; il a certes été des premiers à faire com[)ren- dre que pour hien connaître les espèces du groupe des Cham[>ignons, il ne suffit pas de les étudier telles qu'elles se présentent, ce qui amène tout naturellement la multiplication des espèces. « Au lieu de s'engager dans cette voie de morcelle- ment hrutal, dit l'auteur, si l'on avait imité la nature, si l'on avait semc les Cluunjnynons dans différents milieux, la science eut marché depuis longtemps d'un pas aussi rapide que sûr ». Les expériences résumées dans son mémoii'e si même entachées de certaines erreurs, très compi'éhensibles quant on se reporte à l'époque déjà lointaine où elles ont été faites et aux moyens assez primitifs mis à la disposi- tion de Carnoy, n'en ont pas moins été fructueuses et la manière de procéder recommandée [)ar Carnoy a porté des fruits dans d'autres mains. (1) La plupart de ces renseignements sur la vie de Carnoy sont extraits de l'éloge funèbre i)rt»uoncé, par noti'e confrère G. Gilson doyen de la Faculté des Sciences de l'Université de Louvain, devant le Corps académique et publié dans •• La Cellule » t. XVII, fasc L MÉMOIRKS. i Martin, Liège. (Bull.). Société malacologique do Belgique, boulevard du Nord, 108, Bruxelles. (Ann.). Société beige de géologie, de paléontologie et d'hydrologie, place de l'industrie 3<>, Bruxelles. (Bull.). Société médico-chirui'gicale du Bi-abant, 175 rue Royale. (Ann.). Société royale des sciences, à l'Univei-sité de Liège. (Mém.). Société des sciences, lettres et arts de Hainaut, Mons. (Mém.). MÉMOIRES. 170 Société royale des seieiices médicales et naturelles, D' Gallemaerts, 13 place du petit Sablon. (Ami.. Bull., lourn.)- Université de Bruxelles. Université de Gand. Université de Liège. Université de Louvain. Institut botanique de l'Université de Liège (Arch.). Alloniagnc. Botanisches Centralblatt, D'' Uhlworm, Cassel. Kaiserliche Leopoldinisch-Garoliniscbe Akademie der Naturfor- scher, à Halle (Leopoldina, Nova-Acta) Baumgarten's Jahresbericlit liber die Fortschrifte in der Lehre von den pathogenen Mikroorganismen à Tiibingen. Naturwissenschaftliche Gesellschaft, Chemnitz (Bericht.). Naturwissenschaftlicher Verein, Elberfeld (Jahresber.). Naturwissenschaftlicher Verein des Reg. Bez. M. Klittke. bibliot., Francfort s/Oder. (Abhandl.). Oflfenbacher Verein fiir Naturkunde, Offenbach s/M. (Bericht.). Physikalisch œkonomische Gesellschaft, Kœnigsberg (Schrift.). Société d'histoire naturelle de Colmar, Colmar (Alsace) (Bull.). Société d'histoire naturelle, rue de l'Évêché 25, Metz. Verein fiir Naturkunde. D"" Akermann. Cassel (Bericht.). Zeitschrift fiir wissenschaftliche Miki'oskopie und mikroskopische Technik, à Gottingue (D"- Behrens). Zoologischer Anzeiger, D'' Carus, Querstrasse 30, Leipzig. Centralblatt fiir algemeine pathologie und pathologische anatomie, léna. Kônigliche Biologische Anstalt, Helgoland. Botaniseher Verein der Provinz Brandenburg, Bei'lin, \\. Grune- wald-strasse 6-7 . Naturhistorischen gesellschaft Nurenberg (Jahresber., Abhandl.). Aii L. Piccaglia. secrétaire, Modène (Act., Annuar.) Societa italiana dei microscopisti, à Acireale (Sicile) (Att.). Revista de Scienze naturali e bolletino del naturalista, Siena. R. Academia dei fisiocritici à Siena (Italie) (Att. Rendic). Nuova Notarisia, D' G. B. De-Toni, Galliera Veneta (Padoue). Academia medico chirurgica di Perugia (Pérouse) (Mém.). Monitore zoologico italiano, Instituto anatomico à Florence. Enrico Sporri, Pisa. Liuxeuibour^-. Institut royal Grand-ducal. Section des sciences naturelles, place Guillaume III, Luxembourg. • Fauna », Société des naturalistes Luxembourgeois, Luxembourg. Grand-Duché. I\'orwè^e. Bergens muséum (Bibliothèque) Aarsberetning. « Tromsoë Muséum » Tromsoë (Norwège). « Stavanger Muséum ", Stavanger. Société royale norwégienne des sciences Trondhjen (Skrift.). ' Russie. Académie impériale des sciences, Saint-Pétersboui-g (Bull.). Société impériale des naturalistes de Moscou, maison Arkarkha- noff (Bull.). MÉMOIRES. 463 Société des Jiaturalistes de la Nouvelle-Russie, Odessa. Société des naturalistes de l'Université de Kiew (Mém.). Institut impérial de médecine expérimentale, St-Pétersbourg, rue Lopoukhinskaja 12 (Archiv. des sciences biolog.). Scripta Botanica, Horti Universitatis imperialis Petropolitanae (Bibliothèque de l'Université, Saint-Pétersbourg). Suède. Botaniska notiser, D"" Otto Nordstedt, 10, Kraftstorg, Lund. Académie des sciences de Stockiiolm (Handling.). Société royale des sciences, Gothembourg Institut de botanique de l'Université de Stockholm. Niiisse. Institut des 'sciences naturelles, Helmhaus, Zurich (Vierteljahr.). Institut national genevois, M. H. Pazy, secrétaire général, à Genève (Mém. Bull.). Naturiorschende Gesellschaft, Muséum. Bàle (Verhandl.). Naturforschende Gesellschaft, Berne (Mittheil.). Société desjsciences naturelles, Chur (.lahresber.;. Schweizerische Entomologische Gesellschaft, M. Th. Steck, Berne (Bull.). Société helvétique des sciences naturelles, Berne (Actes). Société des sciencesjiatui'elles, Neuchàtel (Bull.). Société vaudoise des sciences natui'elles, Lausanne (Bull.). Brésil. Museu Nacional do Rio de .laneiro (Arch.). Boletin du Commissao geographica e gcologica da provincia S. Paulo. Le Roy King, Boskurlter, à Sao Paulo (Brésil). Revista do museu Paulista. Canada. Halifax nova scotian institute of science. Costa-Rica. Officine de deposito y Canje de publicationes. Kepublica de Costa- Rica (Amérique centrale). 48i SOCIETE BELGE PE MICKOSCOPIE. Cuba. Ci'onica médico-quirurgica de la Ilabana. Calzada de la reina 92, apartada 465. Ktals-L'iiis dM^iiiérique. Académie des sciences de Philadelphie (Proceed.i. American Monthly microscopical Journal. Washington, D. C. W. Smiley, 1880. Society ofnatural history, Boston (Froceed.). Collège of Physicians of Philadelphie (Transact.). Essex institute, Salem (Mass.) (Bull.). Academy of sciences Boston (Proceed.). New Jersey state microscop. Society. Academy of sciences lave lyceum of natural histoiy. (Ann. and. transact.). Journal of applied microscopy Hochester. Academy of sciences San Louis i Transact.) U. S. national muséum Washington. The microscopical bulletin Philadelphie. Journal of the New-York microscopical Society, M. Zabriskie, Waverley Avenue. Flatbush, L. S., New-York. Joui-nal of mycology. N. S. Department of agriculture (Section of vegetable pathology). Washington. Minnesota Academy of natural sciences. Minneapolis (Bull.). Hochester Academy of science. Rochester N. Y. (États-Unis) (Proceed.). Journal of compai'ative Neurology. C. L. Herrick, professor of liiology Denison luiversity, à (iranville. Libi-arian of the Surgeon genei-al's Office S. Army. ^^'ashington. Columbia Collège school of Mines, New York. Missoiu-i Botanical garden, Saint-Louis, Mo. (Bull.). Muséum of Compai'ative zoology, Cambridge. Tufts Collège' Massachusetts, U. S. A. The microscope, Washington, D. C \\'agner Free Institute of Science, Philadelphie (Transact.). Sniithsonian institution, Washington. (Report). Wisconsin academy of sciences, arts, letters, Madison (Transact.). California Academy of Sciences, San Francisco (États-Unis) (Pro- ceed. BuUet., Occas. pap.). Wisconsin geological and natural history Survey (Bull.). MEMOIRES. ^8b The amei'ican microscopical Society University of Nebraska. Lin- coln. Geological and natural history survey of Minnesota. Zoolog. ser, (Report). Ulexiqiie. Sociedad Cieiitirtca « Antonio Alzate », Mexico (Mém.). Obsei'vatorio Meteorologico magnetico central, Mexico (Boiet.). Chili. Museo naciona] Montevideo. Revista Chilena de historia natural. Museo de Valparaiso. Actes de la Société scientifique française du Chili. Casilla, 12d, Santiago de Chile (par Magellan) (Actes). Valparaiso museo de historia natural. IMoiiveileis Galles du 8u(l. Linnean Society of New-South Wales, Linnean Hall. Elisabeth bay, Sydney (Proceed.). TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES CONTENUES DANS LE TOME XXVI Dl lilLLËTlN DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE HIICROSCOPIË. Pages Composition du Conseil admiuistratif pour l'exercice 1899-1900 5 SÉANCE DU 16 OCTOBEE 1899 7 Comptes-rendus et analyses 9 Études monographique sur le groupe des infusoires tentaculifères (suite) par René Sand 11 SÉANCE DU 22 NOVEMBRE 1899 121 Comptes-rendus et analyses . 123 SÉANCE DU 18 DÉCEMBRE 1899 •. . 127 Comptes-rendus et analyses 128 SÉANCE DU 22 JANVIER 1900 132 Comptes-rendus et analyses 133 SÉANCE DU 19 MARS 1900 134 Comptes-rendus et analyses 136 SÉANCE DU 23 AVRIL 1900 137 Comptes-rendus et analyses 139 SÉANCE DU 14 OCTOBRE 1900 142 Note sur la signification morphologique des ganglions sus-œsophagiens du Lombricus agrkola par J. De Meyer 146 J.-B. Carnoy, notice nécrologique 162 Comptes-rendus 169 Liste générale des membres de la Société .... 173 ANNALES SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE, T. XXVI. PLANCHE XVU. lifi 10 11 15 ANNALES SOCIETE BELGE DE MICROSCCPIE, T. XXVl. PLANCHE XVIII. ^\, /; ,11('^ 16 17 18 ANNALES SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE, T. XXVI. PLANCHE XIX. 10 11 12 ANNALES SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE, T. XXV. PLANCHE XX. 6 ANNALES SOCIÉTÉ BELGE DE MICKOSCOPIE, T. XXVI. PLANCHE XXI. ANNALES SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE, T. XXVI. PLANCHE XXII. 6 \ 10 16 ANNALES SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE, T. XXVI. PLANCHE XXIII. ANNALES SOCIÉTÉ BELGE Ï)E MICROSCOPIE, T. XXVI. PLANCHE XXIV. 6 7 8 9 10 11 13 14 15 a 16 17 18 19 ANNALES DB LÀ p p s VINGT-SEPTIÈME ANNÉE 1900-1901 Fasc. I BRUXELLES ALFRED CASTAIGNE, ÉDITEUR 28, rue de Beilaimont, 28 PUBLICATIONS DE LA SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Annales, t. I à XXV. Chacun des premiers volumes . . . fr. 7,00 Le tome XXVI >> 15,00 Pour les nouveaux membres qui pren- nent toute la collection, le volume . » 5,00 SECRETARIAT : É. De IVildenian, docteur en sciences naturelles, Jardin botanique, Bruxelles. TRÉSORERIE : Ij. Bauwens, rue de la Vanne, 33, Bruxelles. BIBLIOTHÈQUE : Jardin botanique de l'État, à Bruxelles. Tontes les commiinicallons doivent être adressées an Secrétaire. Les publications et les journaux doivent être envoyés an local de la Société : Jardin botanique de PEtat à Bruxelles» ^ ANNALES DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE MIGROSGOPIE ANNALES HK I,.\ VmG r-SEP TIÈME ANl\EE idoo-woi LIBRARY NEW YORK BOTANICAL GARDtJN BRUXELLES ALFRED CASTAIGNE, ÉDITEUR 28, rue de Berlaimont, 28 A paru le 15 avril 1901 nlvv york '^ctanicac COMPOSITION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION POUR L'EXERCICE 1900-1901 M. É. Laurent, Présideut. 1900-1902 M. J. Massart, Vice-Président. 1900-1901 M. L. Eerera, Id. 1900-1902 M. É. De Wildeman, Secrétaire. ' 1899-1901 M. L. Bauwens, Trésorier. 1899-1901 M. C. H. Delogne, Bibliotiiécaire. 1899-1901 M. L. Coomans, Membre. 1899-1901 M. Fr. Crépin, Id. 1900-1902 M. A. Lameere, Id. 1900-1902 Secrétariat : M. De Wildeman, au Jardin Botanique de l'État, à Bruxelles. Secrétaires-adjoints : M. le D' Péchère, r. de la Loi, 140. M. leD"" Rousseau, rue du Trône, 159. Trésorier : M. Bauwens, rue delà Vanne, 33, à Bruxelles. Bibliothécaire- AD.JOINT : M. P. Nypels, au Jardin bota- nique. Bibliothèque : au Jardin botanique de l'État, à Bruxelles. CD >- ANNALES DK LA SOCIÉTÉ BELGE DE MJCROSCOPIE Procès->%'orbal de la séance du f^ Octobre iOOO. Présidence de M. L. Bauwens, memiuie du Conseil. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. ^ Correspondance : M. J. Massart, qui s'était fait annoncer pour une communication sur les résultats des recherches faites au laboratoire ambulant de l'Université libre de Bruxelles, en 1900, prie ses confrères d'excuser son absence et de porter sa communication à l'ordre du jour de la prochaine séance. Cotnmunications : M. De Wildeman rend compte des discussions du Congrès de botani([ue de Paris de 1900, et expose les questions ayant trait à la microscopie qui ont été portées devant le congi'ès. 8 SOClÉTft BELGE DE MICROSCOPIE. M. De Wildeman, présente au nom de M. Fisch, représentant de la Maison l.eitz de Wetzlar un Micros- cope redresseur à préparer et à disséquei'. Cet instru- ment sera décrit dans une note que M. Van Heurck rédige pour le Bulletin. L'ordre du jour épuisé la séance est levée à 9 3/4 heures. LE NOUYEAl] MICROSCOPE A PRÉPARER Di. M. E. LEITZ PAR LE D' HENRI VAN HEIIRCK Professeur-Directeur au Jardin Botanique d'Anvers. Voici un instrument réellement nouveau, simple et très pratique. Il nous a été déjà si utile que, bien que nous ne l'ayons encore que depuis [)eu de temps, nous ne voudrions plus nous en passer. M. Leitz le nomme microscope à préparer à hiutijc redressée et l'idée lui en a été donnée par M. Pfeifîer. C'est tout simplement la lunette Porro appliquée au microscope. La lunette Porro fut imaginée, si nous ne nous trompons, il y a environ 55 ans. Son inventeur, un otïicier d'artillerie français, croyons-nous, la desti- nait exclusivement à l'armée. L'instrument fut décrit dans un journal très répandu à cette époque « La Science pour tous » et nous eûmes l'occasion d'en manier un exemplaire qui nous fut remis [>ar feu notre ami Arthur Chevalier. Le but de Porro était de fouinir aux otïiciers un appareil peu encombrant et très maniable, permettant d'apprécier la distance 10 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. d'un édifice, de l'ennemi, etc. Dans ce but, l'image venant de l'objectif traversait une série de prismes et un -micromètre, avant de frapper l'œil. Chaque division du micromètre correspondait à une distance donnée, et l'appareil, très petit quoique puissant, pouvait se tenir dans la main fermée. L'appareil n'eut pas de succès et tomba prompte- ment dans l'oubli le plus complet. Il faut probable- ment en chercher la cause dans la mauvaise con- struction de l'instrument, dans son prix élevé ou encore l'attribuer à la présence du micromètre, assez gênant pour l'emploi comme lunette ordinaire. La lunette Porro était si bien oubliée que la maison Zeiss réinventa, il y a quelque temps, la combinaison, sous forme de jumelle perfectionnée, sans rien savoir de la lunette de Porro. Il y a à distin- guer dans l'appa- reil le tube et la monture. Celle- ci est dis[)0sée de façon à pouvoir servir aussi de microscope de voyage. A. cet ef- fet, la monture se rei)lie et tout l'instrument se renferme dans une boite (jui n'a que :2l centimè- tres de longueur E.LEITZ,,V^TZLAR Fig. 1. MÉMOIIŒS. 11 sur 15 tic largeur et 8 de hauteur. Le pied est con- stitué par deux lourdes hai'res de cuivre qu'une charnière permet de séparer et de placer sous un angle d'environ 00" , ce qui assure la stabilité de l'instrunnent. Ce pied porte une colonne contenant le mouve- ment, à crémaillère, qui permet la mise au point. A cette colonne s'attachent, d'abord le miroir, plan d'un côté, concave de l'autre, puis Urplatine. Cette dernière, munie d'une puissante charnière, peut se rabattre latéralement et, dans la position horizontale habituelle, elle est maintenue par une vis de pression se serrant par un levier. La platine porte, latéralement, deux ailes, servant d'appui aux mains, qui se replient sur la platine, quand l'instrument doit être placé dans sa boîte. Au centre de la platine, il y a un disque épais en glace, s'enlevant à volonté, et sous lequel fonctionne un diaphragme Iris. Le tube est fort court. Il n'a (fue 8 centimètres de longueur y compris l'oculaire qui est du genre Ramsden et est très grossissant. Intérieurement, il renferme deux prismes croisés, qui redressent l'image tout en auijmentant considérablement la longueur effective du tube. Celui-ci s'ajuste à frottement doux sur la monture. 11 en est donc indépendant et peut s'acheter à part, au besoin, afin de l'adapter à toute autre monture de microscope simple que l'on aurait déjà. M. E. Leilz fournit habituellement l'instrument, accompagné de 5 objectifs à grande distance comme on peut s'en rendre compte par le petit tableau a SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ci-dessous : Objectifs. 1 2 3 Grossissement 18 40 80 diamètres Distance frontale 93 19 7 millimètres Toutefois, on peut y adapter tout objectif d'un autre constiucteur pourvu (ju'il soit muni du pas de vis anglais. II est loisible de se servir d'objectifs notablement plus puissants. Nous nous sommes servi de l'instrument tant pour des dissections que pour le triage et le placement de diatomées. Dans l'un et dans l'autre cas, nous l'avons trouvé parfait et infiniment supérieur à tout ce que nous avons manié jusqu'à présent. D'ici à peu de temps, croyons-nous, il lemplacera partout l'ancien microscope simple. Nous n'avions qu'un regret, c'est que l'instrument fut dépourvu de mouvement lent. Mais M. Leitz, dans ces derniers temps et sur notre suggestion, a remédié à la chose en donnant à l'oculaire un mouvement élévatoire en spirale. C'est maintenant un microscope de voyage complet permettant toutes les observations ({ui n'exigent pas bi lumière oblique et encore cette dernière peut-elle être olitenue par un ju-isme ol>li([ue comme celui dont on se servait il y a une <|uaran- taine d'années, dans les microscopes à tanibour de cette époque. Un tube oculaire supplémentaire permet 'd'em- ployer des oculaires ordinaires de même qu'un des excellents ocubiires à dessiner du même constructeur. On peut donc maintenant employei' le microscope avec les objectifs les plus puissants et sans rien MEMOIRES. 13 déplacer, dossinor l'organe que l'on vient de dissé- quer ou l'objet quelconque que l'on examine. Nous mentionnions, tout à l'heure et incidemment, les oculaires à dessiner de Leitz. Disons quelques mots de ces appareils dont depuis plusieurs années nous nous servons journellement, ils consistent en un ocu- laire ordinaire surmonté d'un prisme à réflexion totale permettant de voir le crayon, en même temps que l'image, donnée par le microscope, arrive directe- ment à l'œil . Il se fait que par cette combinaison l'image de l'objet ne perd rien ni de sa luminosité ni de sa finesse, ne subis- \ sant aucune déformation. \ Comme le papier est géné- \ralement trop lumineux, on peut affaiblir son éclai- rage par des verres neutres joints à l'appareil. M. E. Leitz construit deux genres d'oculaires à dessiner, l'un, représenté dans la figure 2, pour le microscope vertical, et l'autre, figure 5, pour le microscope incliné. C'est ce dernier genre que nous utilisons et nous en avons deux numéros. L'un cor- respond à l'oculaire N° II ordinaire et l'autre à l'oculaire compensateur 1:2, mais il n'est construit qu'exceptionnellement par M. Leitz. On a donc à sa r \ 1 r-^-^ Fie. 2. u SOCIETE BELGE DE MIGROSCOPIE. disposition tous les grossissements utiles et le rem- placement de l'oculuire habituel par l'oculaire à dessiner se l'ait en un instant. Fig- 3. Nous pi'éférons cet oculaire à dessiner à toutes les chambres claires que nous employions jusqu'ici. Il les remplace avantageusement et ne modifie en rien, comme nous le disons plus haut, l'image donnée par le microscope. Georges CLAUTRIAU mmu mnmmi PAR L. ERRERA GEORGES CLAUTRIAU ESQUISSE BIOGRAPHIQUE (i) (1863-1899). Georges Clautriau naquit à Marchienne-au-Pont le 14 mai 1865. 11 lit, à partir de la sixième (de 1874 à 1880), au collège communal de Charleroi, ses humanités complètes. Il entra en 1880 à l'Université de Bruxelles. On le destinait à la pharmacie et il conquit, dès 1883, avec la plus grande distinction, son diplôme de pharmacien. Mais un goût très vif pour les sciences lui était venu pendant son séjour à l'Université, et il obtint de ses parents de pouvoir poursuivre ses études durant plusieurs années encore. 11 se remet aussitôt au travail avec cette ténacité souriante qu'il apportait en toute chose, et est reçu, en 1887, doc- teur en sciences naturelles, avec la plus grande dis- tinction. Il avait choisi comme branche approfondie le groupe des sciences chimiques. A cette époque, le doctorat en sciences naturelles, moins spécialisé qu'aujourd'hui, comprenait à la fois les sciences chimiques, minéralogiques et géolo- (1) Extraits de la biographie publiée, avec portrait, dans les Annales de la Société roijale des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles, IX, 2-3, 1900. 2 iS SOCIÉTÉ BKLUE DE MICHOSCOPIE. giques, zoologiques et botanicjues. C'est ainsi que j'eus le honheui- de conipter Clautiiau — avec Emile Laurent, (^liarles Maistriau et quelques autres — parmi mes tout premiers élèves. Il s'inscrivit au nouveau Laboratoire d'anatomie et de physiologie végétales, le jour même de son ouverture, le 17 mars 1884. Tout eu achevant ses études de doctorat, Clautriau s'était installé comme pharmacien à iMarchienne-au- Pont. Et ces doubles occui)ations ne sulïisaient point à son activité : de cette époque datent aussi ses pre- mières recherches personnelles. La Société roifale des sciences médicales et nutiir elles avait mis au concours pour I880-I88G l'étude de la localisation microchimique des alcaloïdes dans les plantes. La question était intéressante, elle n'avait guère été al>ordée jusque-là. Elle rentrait tout à fait dans le domaine du laboratoire nouvellement fondé, et, au i>rintenips de 188i, Ch. Maistriau ratta(|uait bravement en étudiant le Co/(7//tw//<,pnis Xe^icotiana. Mais les recherches étaient longues, surtout au début, alors qu'il s'agissait d'éliminer les causes d'erreur et d'écarter les doutes que la méthode microchimique pouvait soulever ; et il apparut bientôt qu'il serait nécessaire de s'atteler à jilusieurs à la même tâche, pour la mener à bonne tin dans le temps prescrit. Georges Clautriau, auquel j'en avais i)arlé, accepta avec empressement de coopérer à un travail qui répondait si bien à ses goûts, et il se chargea spécia- lement d'étudier l'Aconit. Les Premières recherches sur la localisation et (a signification des alcaloïdes dans les plantes (jui sor- MEMOIRES. 4fl tirent de cette collaboration furent accueillies avec indulgence par la Société, ([ui leur accorda le prix. On peut dire (|u'elles contribuèrent à fixer l'orienta- tion scientifique de Clautriau, car la topographie et le rôle des alcaloïdes ne cessèi*ent de l'intéresser et, comme nous le verrons, il y est constamment revenu. * La pharmacie de Marchiennes faisait de très bonnes affaires. Mais notre jeune savant, qui avait entrepris maintenant l'étude des alcaloïdes du Pavot, se sen- tait trop éloigné de tout centre scientifique. Il cher- cha donc pour son officine un élève-pharmacien, instruit et svir, afin de pouvoir passer quatre ou cinq jours par semaine au Laboratoire d'anatomie et de physiologie végétales, à Bruxelles. Il chercha long- temps sans trouver ce qu'il lui fallait, et il en était désespéré. Aussi, quelle joie lorsqu'il put enfin m'an- noncer, à la Hn de mai 1890, qu'il avait découvert te stagiaire rêvé ! Dès le lendemain, il accourait à Bruxelles ; et, deux jours après, il s'y remettait à la besogne. Des dosages d'azote dans le Pavot l'occupèrent d'abord. Quand arriva l'automne, il vit bien que cette existence en partie double, de pharmacien à Marchiennes et de phytochimiste à Bruxelles, ne pouvait durer. Encouragé aussi par son ancien mai- tie, M. le professeur Depaire, et par le regretté Ileni'i Doucet, l'un des membres les plus dévoués du Conseil de notre Université, il se décida à vendre sa pharmacie et à se fixer dans la capitale. Il fallut 20 SOCIETE nELGE DE MICROSCOPIE. batailler un peu contre les siens, vaincre surtout les résistances si compréhensibles de son excellente mère Mais Georges Clautriau avait véritablement le « feu sacré » : il sut répond le à toutes les objec- tions et réaliser son projet. Peu api'ès, le Laboratoire d'analomie et de physio- logie végétales (qui était logé dans deux mansardes au Jardin botanique) se trouvant absolument trop à l'éti'oit, la création d'un Institut botanique fut déci- dée, et nous eûmes la bonne foitune d'associer Clau- triau, en (fualité d'assistant, à l'ceuvre nouvelle Son temps se pîutageait entre ses fonctions d'assis- tant et ses recherches personnelles à l'Institut bota- ni([ue. Il remplissait celles-là avec un soin scrupu- leux, avec une habileté incomparable à tourner les menues ditïicultés expérimentales et, mieux que cela, avec un joyeux entrain. Quant à ses propres travaux, il y mettait cette ténacité que rien ne rebute, cette modestie, cette critique de soi, cette largeur de vues qui embrasse toutes les inconnues du problème, en môme temps que cette persévérance qui les aborde toutes, cette loyauté surtout qui n'a d'autre souci sinon la recherche inconditionnée de la vérité, toutes ces qualités, en un mot, du savant véritable. * * * On ne saurait reti'acer l'évolution intellectuelle de Georges Clautriau, sans parler aussi de ses voyages d'études scientificpies. Kn I(SÎ)2, il fait une visite de (juclques semaines à Wimereux, au laboratoire si hospitalier de .M. le professeur Giard, où il est MEMOIRES. 21 retourné encore deux ou trois fois dans la suite. Il se rend, on 1894, à Gi'oningue, pour étudier, au point de vue des alcaloïdes, la riche collection de Papavéracées que M. le |)rot'esseur MoU y avait réunie au Jardin botanique de l'Université ; il examine microchiniiquenient cin([uantc-cin({ espèces et varié- tés de Papavéracées et — ajoutons ce détail inédit — il obtient chez toutes des réactions d'alcaloïdes. C'est surtout le voyage accompli })ar lui en 1890- 1897, à Java et Ceylan, grâce à une mission du Gouvernement belge et de l'Institut botanique de Bruxelles, qui contribua à élargir beaucoup son horizon scientifique. L'accueil (ju'il reçut à Buiten- zorg, auprès de M. le docteur Treub et de ses colla- borateurs, en particulier de MM. Van Bomburgh, Janse, Boerlage, Lohmann, tut des plus aimables. Deux questions occupèrent (^lautriau pendant son séjour à Java : le rôle de la caféine et la digestion Carnivore des i\epentlies. Mais outre cela, à l'exemple de notre collègue M. Massart, qui l'y avait ])récédé de deux ans, il récolta là-bas une série vraiment remarquable de spéciniens végétaux' de diverse nature qui ont enrichi les collections du Jardin botanique de l'État et de l'Institut botanique, sans parler d'une foule de curiosités ethnographiques, dont il tira parti dans de charmantes causeries après son retour Bentré de son grand voyage, Clautriau acheva les recherches qu'il avait commencées à Java. C'est au (c Jardin de montagne » de Tjibodas, à une trentaine de kilomètres de Buitenzorg, qu'il avait étudié la digestion dans les urnes de Nepent/ws. Il y habitait le laboratoire que le Jardin de Buiten- 22 SOCIÉTÉ BELGE DE MICKOSCOPIE. zoiu a construit sur le mont Gedeh, à la lisière même (le la foi'èt vierge. Mais il s'agissait de faire })lus encore et de suivre, sur place, la marche de la diges- tion dans les urnes, accrochées aux arbres de la grande forêt. Tous les matins, il se rendait donc à ])lus d'une lieue du laboratoire, emportant les instru- ments nécessaires à des lecherches de chimie et montant, parmi les lianes, ce rudiment de labora- toire. L'installation, comme il nous l'apprend lui- même, était des plus sommaires : « Quelques bal- lons, quelques tubes de verre poui* faire des pipettes, une lampe à alcool et quelques réactifs. » Cela lui sufïit, grâce à son ingéniosité, à aborder une série de questions délicates de chimie physiologique. Et lors- qu'il eut complété ses expériences sur les plantes cultivées en serre en Euiope, il s'en servit pour répondre à une question de l'Académie royale de Belgique : son mémoire reçut, le lo décembre 1898, la médaille d'or. Quant à sa thèse sur la caféine, qu'il termina il y a quelques mois à peine et dont il corrigeait les der- nières épi'euves au moment où la mort est venue le surprendre, il la destinait à l'obtention du grade de docteur spécial près la Faculté de médecine de notre Université. La pul)lication en a été faite par les soins de la Société royale des Sciences médicales et natu- lelles de Bruxelles, qui avait jadis couronné et imprimé son premier travail. En dehors de l'Institut botanique, cette Société était l'un des centres préférés de Clautriau. On sait que le nombre des membres est en limité. Tout jeune, alors qu'il habitait encore Marchiennes, il y MÉMOIRES. i23 avait été appelé en qualité de correspondant, le 2 août 1889 ; et trois ans plus tard, une lois établi à Bruxelles, il était élu à l'une des trentc-cin([ jdaces de membre titulaire. Il v retrouvait, dans les der- nières années, à côté de plusieurs de ses anciens professeurs, bon nombre de ses (;amarades d'études, et tous éprouvaient pour lui une égale sympathie. Il faisait encore partie de la Société belge de microscopie, de la Société royale de botanique de Belgique, etc. * Passons rapidement ses travaux en revue. On m'excusera de devoir, en le faisant, parler parfois de moi-même : cela ne se peut évitei', puis([ue, depuis plus de quinze ans, nos vies scientifiques étaient pour ainsi dire en contact constant. Nous avions eu l'occasion d'obsei'ver qu'un petit Champignon, le Plujcomijces, inlléchit ses filaments fructifères vers le camphre et qu'il ne se courbe pas vers le thymol. A quoi cela pouvait-il tenir ? D'autres expériences nous ayant appris que le P/iijcomyces est attiré ainsi par les corps qui condensent la vapeur d'eau, par les corps hygroscopiques en un mot, il semblait que l'on fût autorisé à conclure que le camphre ordinaire est hygroscopique, tandis ({ue le thymol ne l'est pas. Mais les traités de physique et de chimie étaient muets à cet égard. L'illustre Stas, consulté, conservait des doutes, et il était, de toute façon, un peu téméraire de n'appuyer cette conclu- sion que sur une expérience physiologique. Clautriau, Î4 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. en la précision de qui on pouvait avoir confiance, fut donc prié de contrôler le fait et, ])ar des pesées exécutées avec grand soin et répétées trois fois, il put en établir la réalité. Il termine ce petit travail (91) (i) par une remarque intéressante. Il fout bien distinguer dans l'hygroscopicité, dit-il, la grandeur et l'intensité de l'action. Le camphre sec, par exem- ple, ne condense en tout qu'une quantité d'eau assez minime, mais il le fait avec une telle force qu'il augmente encore de poids dans un espace ne renfer- mant que très peu d'humidité. L'influence que divers sels exercent sur le point de coagulation des albuminoïdes a fait l'objet d'expé- riences approfondies de la pari de Clautriau, dont il n'a malheureusement publié (ju'un résumé fort court {92, 2), relatif au nitrate d'urée et au sulfate ferreux. Avec le premier de ces sels, l'allure du phénomène est tout à fait singulière et l'on peut, suivant les proportions employées, empêcher la coagulation ou l'obtenir à volonté à toute température. Pour le sulfate ferreux, les efléts sont plus marqués encore : un tnillioinème suffît à empêcher la coagulation du blanc d'œuf dilué d'eau. Ces recherches avaient pour origine une étude que nous avions entreprise ensemble sur une ques- tion importante pour la physiologie et dont les résultats seront publiés ultérieurement : la variation de la fluidité des matières albuminoïdes. Elles con- duisirent d'autre part à une application précieuse : (1) Ces numéros se rélèrent à la liste bibliogi-apliique placée à la fin de cette notice. MÉMOIRES. "28 l'emploi (le bouillons de culture ali)uniineux, sté- rilisahles par la chaleur et iucoagulables, qui peu- vent rendre en bactériologie de si grands services. On sait que les Champignons ne produisent point d'amidon comme le font habituellement les végétaux, mais que la plupart forment la réserve ternaire découverte par Claude Bernard dans le règne animal, où elle est très répandue : le glycogène. Ce fait était connu, mais la quantité de glycogène extraite jusque- là des Champignons avait toujours été petite, la purification incomplète, et une étude chimique plus approfondie de ce corps s'imposait. Malgré les diffi- cultés, Clautriau y réussit admirablement, en des recherches (95) que l'Académie royale a publiées. Dans ce mémoire se trouve tracée, d'une manière détiuitive, la marche à suivre ]>our l'extraction du glycogène des Champignons, et l'on devra dorénavant se servir chez eux, surtout lorsqu'ils sont riches en mucilages, de la « méthode de Clautriau », comme on emploie pour les tissus animaux la méthode de Brûcke. Les difficultés expérimentales à surmonter étaient plus grandes encore pour la Levure que pour les autres Champignons. Il s'agit d'abord de la cul- tiver dans des conditions telles qu'elle puisse fabri- quer beaucoup de glycogène. Puis, il tant tuer et broyer les cellules : opération délicate, car ces cel- lules sont si petites et si rondes qu'elles glissent sous le pilon sans se laisser entamer, même lorsqu'on les mélange avec du sable. Il parvint, après quelques tâtonnements, à ti'ansformer la Levure, additionnée de silice pulvérulente et de silicate de potasse, en âG SOCIETE BELGE DE MICKOSCOPIE. une masse dure, véritable « pierre de Levure » que l'on pouvait maintenant user et })ulvériser à la meule. Le iilycoii;ène extrait par Clautriau des Champi- gnons [Ainunitd, liolctus, Phallus) et des tissus d'animaux (t'oie de Lapin et iMoules) est d'une grande pureté, il en a détini très soigneusement les pro- priétés et a pu confirmer, par cette démonstration rigoureuse, l'identité des produits provenant des deux règnes. Tous ont la même foi'mule : 6 (C,;Hio05) -|- H2O, et sensiblement le même pouvoir rotatoire : (^-)d = -j- ''^^" 1^ • Seul, le glycogène de Levui'e se distingue quelque peu de tous les autres glycogènes, animaux ou végétaux, et cela par deux caractères : une opalescence plus faible des solutions et une coloration plus foncée, plus violacée par l'iode ; cette teinte disparait sous l'influence de la chaleur à une température de 8° plus élevée que pour les autres glycogènes. Les indications que renferme cet excellent travail relativement à la coloration du glycogène et de l'amidon par l'iode, méritent d'être encore spéciale- ment signalées. Clautriau a su débrouiller avec une précision renuirquable l'influence des divers facteurs sur ces colorations : il y a là des données (juantitati- ves qu'il serait intéressant, je pense, de reprendie et de discuter théori({uement, à la lumière des idées nouvelles sur les coetïicients de partage d'un corps entre plusieurs dissolvants. J'ai déjà fait allusion à son mémoire, couronné ]»ar l'Académie, sur la our la première fois pjir le dosage de l'azote, que les produits de la digestion sont réellement ab- sorbés. De plus, un exemple curieux d' « inhibition » est mis en évidence : une fois séparée de la plante, l'urne ne sécrète plus ni acide ni zymase, et toute digestion s'y trouve arrêtée net. * ♦ Vne mention ra}>i(le sullira pour quelques autres publications consacrées plutôt à la vulgarisation scientifique qu'à l'exposé de recherches personnelles. Tel est le cas pour un articulet sur les bactéries phosphorescentes (96, i) : Clautriau excellait à les cultiver, et il avait réussi à obtenir, par lenr propre lumière, de belles photographies, encore inédites. Il montre, à ce pi'opos, que le Phycomyces, Mucorinée très héliotropique, se courbe nettement vers la lu- mière émise par ces microbes ; et il avait fait, à ma demande, quelques expériences sur le rôle de leur fonction photogène, qui mériteraient d'être complé- tées. Tel, le cas aussi pour une analyse (96, 2) des im- portantes observations de M. Treub sur le Vangium edule — cet arbre étonnant qui contient de l'acide prussique, de quoi tuer dix mille personnes — ; et pour le Sommaire d'un cours sur la Chimie dans la vie quotidienne (99, 1), qu'il avait pi'ofessé à V Exten- sion de l' Université de Bruxelles. L'an passé, Clautriau avait commencé à insérer, "26 SOCIETE BELGE l>E MICROSCOPIE. dans la lîcviie de l'Université de Bruxelles (90, 2), des comptes rendus des « Conférences de lal)oi'atoii'e » (jui, depuis dix ans, se tiennent cba(|ue semaine à l'Institut botanique. Très' précis malgré leur extrême brièveté, ces comptes rendus donnent une idée assez syntbéti(jue du mouvemenl bi()logi(|ue actuel, en particulier dans les sciences qui toucbent à la bota- nique. Il est à soubaitcr (jue cette publication soit continuée. On sait que les travailleurs du Laboi'atoire de Wimereux ont offert, l'automne dernier, à M. le pro- fesseur Giard, un beau volume de « Miscellanées bio- logiques ». Clautriau y tigure (99, 4) avec un article critique où il réunit et examine les données éparses dans la littérature l)()tani(|ue sur les réserves hydro- carbonées des Thallophytes. Il s'y occupe, tour à tour, des Myxomycètes, des Fias^ellates, des Scbi/o- phytes, des Algues proprement dites, des Rhodoidiy- cées, des Champignons, Pour plusieurs de ces orga- nismes, il ajoute aux renseignements fournis par les auteurs, les résultats d'observations personnelles, qu'il se proposait du reste de poursuivre. A la suite de son grand voyage, il adressa au Gouvernement belge un rapport détaillé sur les installations botaniques et l'organisation agricole de Java et de Ceylan, (jui fût sans doute demeuré enterré dans les oubliettes ministérielles, si une de nos revues agricoles n'avait eu l'heureuse j)ensée de demander et d'obtenir l'autorisation de le publier (99,5). Il faut en recommander la lecture à tous ceux qui, MÉMOIRES. H) dans notre Belgi([ue ou ailleurs, s'intéressent aux cultures coloniales et veulent se foire une idée claire des facteurs (|ui en favorisent ou en entravent le développement. Riz, Café, Thé, Canne à sucre, Indigo, Quinquina, plantes à gutta-percha et à caoutchouc, etc., y sont examinés successivement, A propos du Kiz, l'intéressante question de savoir si des orga- nismes fixateurs d'azote ne jouent pas un rôle notable dans les rizières est incidemment soulevée. Le para- graphe sur les Quin(|uinas est particulièrement attachant. La Canne à sucre fournit à l'auteur l'occa- sion de montrer, de façon topique, comment les méthodes perfectionnées d'exploitation, le recours aux laboratoires et aux stations d'essais dus à l'intel- ligente initiative des planteurs ont réussi à régénérer une industrie agricole presque ruinée. Aussi n'hésite- t-il pas à conclure que « toute culture coloniale, de nos jours, doit tendre à devenir absolument scienti- fique ». Ses publications sur la topographie et le rôle des alcaloïdes dans les végétaux forment un ensemble important : elles auront grandement contribué à la solution de ce double problème. 11 convient de les examiner à part. Nos « Premières recherches » (87) avaient eu sur- tout pour objet de montrer la possibilité d'une loca- lisation microchimique précise des alcaloïdes et d'en tracer les grandes lii^nes. Dans cette tentative com- mune, Clautriau s'était chargé, ainsi que nous l'avons dit, de VAamitum. Quant à la signification 30 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. des alcaloïdes, tout en déclarant que le moment n'était pas encore venu d'édifier une théorie complète, nous arrivions à la conclusion ([ue ce sont très [)ro- bablement des déchets de l'activité protoplasmi(jue, secondairement employés par la plante comme moyen de défense contre la voracité des animaux. Il y aurait là, en un mot, un très joli exemple de ce que l'on nomme dans l'industi'ie l'ulilisation des sous-produits. Bientôt après, Clautriau faisait paraître son travail sur la localisation des alcaloïdes dans le Pavot (88). Dans ce mémoire, il s'attachait à la caractérisation soigneuse de la morphine et de l'acide méconique : il les décelait microchimiquement à l'intérieur des tissus frais, marquait leur siège dans les divers orga- nes, les suivait aux différents âges de la plante, montrait que les alcaloïdes manquent au début du développement, qu'ils s'accumulent ensuite et qu'ils disparaissent presque tout à fait à la maturité, et il tranchait définitivement, par la négative, l'ancienue controverse sur la présence de morphine dans les graines. Il se demanda si, dans ce cas, les alcaloïdes se conduisent réellement à la façon de déchets, ainsi que nous l'avions soutenu, ou si leur disparition ne signifie point qu'ils servent à la formation des matières aibuminoïdes des graines. Celait à l'analyse quantitative de répondre, ap})uyée sur l'expérimen- tation physiologiipie. Par une double série de dosages très minutieux de l'azote dans le Pavot (9:2, i), il établit que si, i)en(lant la maturation, la quantité d'albuminoïdes augmente dans les graines, cela s'explique, et au delà, par la diminution concomi- MEMOIKES. m tante d'albuniinoïdes que l'on (constate dans les capsules ; l'azote nitrique diminue également ; de sorte qu'il n'y a aucun motif pour faire intervenir la faible cpiantitë d'azote des alcaloïdes dans la forma- tion des matières protëiques des graines. Un fait inattendu résultait aussi de ces analyses : elles four- nissaient la preuve que, à la lin de la végétation, une partie de l'azote organique de la plante disparaît, se dégageant dans l'atmosphère. Il fallait rechercher maintenant si les conclusions déduites de l'étude du Pavot se vérifient pour d'autres graines (94). Ce contrôle était d'autant plus désirable que certains auteurs avaient conclu, un peu légère- ment, de la diminution des alcaloïdes durant la ger- mination du Ihitura Slramonium et de quelques autres espèces, à leur utilisation pour la nutrition de la plantule. Clautriau commence par montrer que la localisa- tion des alcaloïdes est très variable dans les graines : celles du Pavot et du Tabac en sont privées ; celles de la Belladone, de la Stramoine, de la Jusquiame et de la Ciguë en renferment dans des couches sous- tégumentaires ; celles de la Staphisaigre en con- tiennent dans tout l'albumen, tandis que les Stryc/i- iios en ont en même temps dans l'albumen et dans l'embryon. Pour cette recherche, notre auteur s'est servi, entre autres, d'un nouveau réactif : l'iodure de potassium iodé additionné de carbonate d'ammo- nium, qui offre le sérieux avantage de précipiter les alcaloïdes, mais non les matières albuminoïdes ni les peptones. Une fois la localisation des alcaloïdes bien précisée, 3-2 SOCIETE BELGE DE MIRROSCOPIE. une expérience en quelque sorte cruciale se présente à son esprit. Il pèle un certain nombre de semences de Daturn Strumonium, s'assure que tout l'alcaloïde leur a été ainsi enlevé et constate que, néanmoins, les graines germent tout aussi bien et même plus vite que les graines normales. L'expérience peut se faire également avec le Conium macidatiim. L'alca- loïde n'est donc pas nécessaire à la germination. Mieux que cela : loin qu'il soit utilisé par la jeune plante, on voit, au contraire, celle-ci en produire de nouvelles ([uantités dès le début de son développe- ment. Enfin, dans son dernier mémoire, qui devait lui servir à obtenir le titre de docteur spécial près de notre Faculté de médecine, notre ami regretté, tout à fait maître de son sujet, réunissait et discutait les nombreuses expériences qu'il avait exécutées à Java sur la caféine dans les Co/j'ea et les Tliea, et il en profitait pour présenter un exposé, bien coordonné et mûrement réfléchi, de nos connaissances sur « la nature et la signification des alcaloïdes végétaux » (1900,2). Après avoir passé en revue les principaux alca- loïdes et les corps qui s'y rattachent, l'auteur est d'avis qu'il faut attribuer au mot alcaloïdes une signification plutôt physiologi(iue que chimique : ce sont, pour lui, des substances organiques azotées, alcalines, provenant de la décomposition intracellu- laire des matériaux plastiques. Puis, il indique suc- cinctement ce que l'on sait de leur présence dans les divers groupes du l'ègne végétal, de leur recherche microchimique, de leur topographie. MÉMOIUES. 33 Pîumi tous les alcaloïdes (au sens large du mot), la caféine se signale par sa grande richesse en azote, et s'il est un de ces corps pour lequel on pouvait espérer établir un rôle d'aliment, c'est bien celui-ci. Avant de commencer ses recherches, Clautriau par- tageait aussi rimpression que la caféine est une sub- stance plastique, mais les résultats de toutes ses multiples expériences le conduisirent à une conclu- sion opposée. Il trouve, en effet, que la disparition éventuelle de la caféine ne correspond pas à une augmentation des matières albuminoïdes ; tandis qu'en provoquant dans les rameaux une destruction exagérée des matières albuminoïdes, on amène, du même coup, une notable augmentation de la quantité de caféine. Un parallélisme physiologique complet — au([uel nous ne nous attendions pas — se mani- festait ainsi entre la caféine et les autres alcaloïdes beaucoup plus pauvres en azote. Il semble bien que tous doivent être envisagés comme des déchets, des décombres cellulaires. Ce qui n'empêche pas qu'ils ne soient très précieux comme moyen de défense et qu'ils ne puissent même, ainsi que notre auteur le fait justement observer, être ultérieurement détruits et ramenés à des produits azotés assez simples pour resservir à la nutrition de la plante. Telle est, en quelques mots, la portée de cet excel- lent mémoire. Je n'hésite pas à le regai'der comme l'un des meilleurs qui aient été produits sur ces questions ardues : avec la belle étude de (Clautriau sur le glycogène, ce sont les deux ceuvres maîtresses de sa tjop courte vie scientihque. * * 34 SOCIÉTÉ BELGK DE MICROSGOPIE. Il était simple, modeste, remarquablement désin- téressé. Son énergie et sa puissance de travail étaient grandes : il paraissait vraiment infatigable. Peu d'iiommes ont, mieux (jue lui, réalisé le mot clas- sique des K veilles studieuses. » Que de fois, rentrant cliez lui très tard, comme il aimait à le faire, — à :2 heures, à "> heures de la nuit, — il reprenait encore la besogne interrompue — Sa constitution était robuste. Pendant longtemps il brava impunément toute fatigue et se moqua de toute précaution. 11 aimait à sortir sans pardessus, en [dein hiver, et s'amusait à laisser ouvertes les fenêtres de son laboi-atoire, alors ([ue nous grelot- tions tous. De temps en temps seulement, dans ces dernières années, il toussillait légèrement, d'une toux brève et sèche, qui nous inquiétait un peu. Mais il ne voulait pas qu'on y fit attention. L'automne dernier, une attaque d'iniluenza survint dont il ne se remit pas complètement. Mais, encore une fois, malgré nos instances, il reprit ses occupations et sa vie habi- tuelle. On réussit pourtant à le décider à s'octroyer un peu de repos et à retourner à Marchienne, auprès de son frère Emile à qui l'unissait la plus tendre affection et qui le soigna avec une sollicitude touchante (son père et sa mère étaient morts). L'affection bronchique dont il était atteint sem- blait d'une nature bénigne et tout à fait curable. La recherche du bacille de Koch, faite par lui-même et par plusieurs médecins de ses amis, conduisit tou- jours à un l'ésultat négatif. Cela contribuait à nous donner, ainsi qu'à lui-même, bon espoir .... HÉMOIRES. 3iS Peu à peu, sa physionomie changeait. Malgré l'effort qu'il faisait pour ne le point laisser paraître, on sentait (ju'il souffrait, que le mal était sérieux. La fièvre était presque continuelle. La toux était devenue plus fréquente et plus pénible. Un pli dou- loureux commençait à creuser sa figure ; une ombre de tristesse planait sur lui. Une consultation médicale eut lieu : on lui pres- crivit un séjour à Davos, et il s'y rendait le 5 avril. Il s'y trouva très bien. Le 17 avril, il écrivait : « Depuis mon arrivée ici, il y a une amélioration sensible dans mon état. » Cependant, la fièvre ne le quittait pas... Il n'en continuait pas moins à corriger les épreu- ves de sa thèse de doctorat spécial. Il s'informait, dans toutes ses lettres, des cours, des herborisations, de l'Institut botanique, et, ce qui prouve à quel point, fort heureusement, il conserva ses illusions jusqu'à la fin, c'est que le 15 mai encore il n'avait pas abandonné toute idée de nous accompagner à une excursion scientifique qui devait avoir lieu au début de juin. Tout le temps, il ne cessa de faire preuve d'un courage et d'une patience extraordinaires. Le !25 mai, sans que rien fît prévoir une issue fatale, il mourut étouffé par une quinte de toux .... Au reçu de la douloureuse nouvelle, son frère partit pour Davos et ramena le corps à Marchienne- au-Pont, où les funérailles eurent lieu, le 50 mai. Une foule nombreuse, unanime dans son recueille- ment et dans ses regrets sincères, l'accompagna jus- 3G SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIF.. qu'au ciniotière de campagne où il repose, parmi les fleurs, sur la colline qui domine la vallée de la Sani- bre .... Il laisse à tous ceux qui l'ont connu un souvenir atfectueux et ému ; il laissera dans la science, qu'il aimait tant, une trace qui ne sera point effacée. LISTE yiIILlOGRAPIIlOllE DE G. CLAIITRUU. 8Î. Premières recherches sur la localisation et la signi- fication des alcaloïdes dans les plantes (en collabo- ration avec MM. Errera et Maistriau) (Journal de la Société royale des sciences médicales et natu- relles DE Bruxelles, 1887. — Mémoire couronné au concours de 1S85-1886. — Reproduit dans les Annales de la Société belge de microscopie, t. XII, Mé- moires.) SH- Recherches microchimiques sur la localisation des alcaloïdes dans le Papaver somniferum. (Annales de la Société belge de microscopie, t. XII, 1888.) îll. XJeber das hijgroshopische Ycrhaltvn von Campher und Thymol. (Berichte der deutschen chemischbn Gesellschaft, 1891.) O^, 1. Uazote dans les capsules de Pavot. (Bulletin de la Société belge de microscopie, t. XVIIÏ, 1892.) 9'i. 2. Sur la variation du point de coagulatioyi des albumi- noïdes. (Ibid., t. XVIII, 1892.) Î>-1. Localisation et signification des alcaloïdes dans qtielques graines. (Annales de la Société belge de microscopie, t. XVIII, 1S94.) 05. Étude chimique du glycogène dans les Champignons et les Levures (Mémoires couronnés et autres mémoires de l'Académie royale de Belgique. in-8°, t. LUI, 1895.) t>G, 1. Sur les bactéries lumineuses. (Bulletin de la Société royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, février 189(3.) OC, 2. L'arbre à acide prussique. (Revue de l'Université DE Brltxelles, mai 189G.) OO, 1- La chimie dans la vie quotidienne. (Sommaire du cours professé à l'Extension de l'Université libre de Bruxelles, 1S?9.) 38 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. 1lî>. 2. Les conférences de laboratoire de V Institut botanique. (Revue de l'Université de Bruxelles, juin-juillet 1899.) î>0, '6. Les installations botaniques et Vorganisation agri- cole de Java et de Ceylan, avec cinq planches hors texte. (L'Ingénieur agricole de Gembloux, 1899 ) tm, 4. Les réserves liydrucarbonées des Thallophytes. (Mis- cellanees biologiques dédiées au professeur A. Giard, 1899.') ltl, 1 . La digestion dans les urnes de « Nepenthes ». (Mémoire ayant obtenu la médaille d'or en 1898. Publié dans les Mémoires couronnes et autres Mémoires de l'Académie royale de Belgique, collection in-8°, t. LIX, juillet 1900.) I tlOO, 2. Nature et signification des alcaloïdes végétaux. (Travail destiné à l'oljtention du ;,n'ade de docteur spécial près la Faculté de médecine de l'Université de Bruxelles, publié après le décès de l'auteur. Annales de la Société royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, t. IX. 1900.) L^OBJECTIF APOCIIROMATIQUE A VERRES DURS DE M. CARL REICHERT PAE LE D"" H. Van Heueck. L'invention des objectifs apochromatiques, due au génie de M. le Professeur Abbe, est certainement la plus importante de l'optique qui ait été réalisée dans les dernières années du siècle qui vient de finir. Elle permit, en effet, de reculer l'ouverture utile des objectifs bien au delà de ce que l'on eût pu espérer et, elle a donné non seulement à l'œil du micro- graphe expert des images d'une beauté incomparable mais elle a encore fait faire en photomicrographie des progrès considérables. L'introduction de ces objectifs est donc un des plus beaux titres que la maison Zeiss possède à la reconnaissance des travail- leurs. M. Cari Reichert, de Vienne, a été, croyons-nous, le premier opticien qui marcha sur les traces de la maison Zeiss et nous avons publié, en 1888, dans les Annales de la Société belge de Microscopie, une note sur un premier objectif apochromatique de ^2 mm. 1.50 N. 0. qui fut bientôt suivi d'un de 2 mm. 1.40 0. N et puis d'un de 8 mm. et d'un de 4 mm. 40 SOCIÉTÉ BELGC DE MICROSCOPIR. Tous étaient d'excelloiitc (jualité, M. Reichert est d'ailleurs un constructeur de Ljrand talent, comme une mésaventure (|ui nous arriva il y a une dizaine , d'années, nous permit d'en juger. Un objectif hors ligne, [)ouvant être employé à sec, à l'eau et à l'huile, que Toiles envoya à l'I^xposition universelle de Paris de 1878, se trouva fort endommagé après nous en être servi constamment pendant des années. Sa première frontale était si abimée que l'objectif était devenu à peu près inutilisable. Toiles étant mort, nous nous adressâmes à (|uel- ques uns des pi'emiers constructeurs de l'époque mais aucun n'osa en entreprendre la réparation. M. Reichert, sollicité ensuite par nous, plus hardi, tout en nous prévenant que l'extrême difficulté du travail rendait un échec très possible, accepta de faii'e la réfection. Le résultat fut au-dessus de toute attente, la frontale nouvelle était si parfaite que l'objectif réparé était plutôt supérieur (ju'inférieur à l'ancien. Mais, retournons à nos aj)ochromatiques. On sait que les premiers qui furent construits frévSentaient un grave défaut. Quelques unes des substances — c'est à dessein (jue nous n'employons pas le mot verre — n'étaient pas léellement des verres, dans le sens que l'on attache habituellement à ce mot. Extrê- mement tendres, elles se rayaient au moindre contact et s'altéraient même sous certaines iniluences clima- tériques. Aussi, la maison Zeiss ne s'endormit pas sur ses lauriers. Elle tâcha de perfectionner ses verres, calcula de nouvelles fornniles et tinalement, elle MEMOIRES. 41 construisit do nouveaux objectifs, dépourvus cette fois-ci de tout défaut. iNous en avons donné une des- cri})tion dans les Bull, de la soc. belge de micros- copie, il y a deux ans. C'est dans cette voie nouvelle que s'est orienté M. Reichert à son tour pour l'objectif nouveau que cet habile consti'ucleui* vient de finir, objectif qui présente quelques points spéciaux que nous aurons à signaler. L'objectif, dont nous figurons une coupe ci-contre, est composé de sept lentilles dont la nature est comme suit : L I en crown optique ordinaire. L ^ en fluorine. L ") en flint à base de baryte. L i en fluorine. L 5 en crown à base de baryte. L en flint à base de baryte. L 7 en spath fluor. Ces sept lentilles sont combinées et disposées comme on le voit dans la figure. L'objectif, qui a une ouverture numérique de 1.55 à 1.56 et est corrigé pour la longueur de IGO à 170 millimètres, donne des images excellentes avec les oculaii'es compensateurs et le champ visuel est extraordinairement plan. Les matériaux dont il est composé, lui assurent une durée parfaite sous tous les climats. Nous avons vérifié l'objectif aussi bien cà l'œil que par la photographie, les résultats des essais dans les ia SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. deux cas ont été parfaits. La résolution des tests les plus (litliciles ne laisse absolument rien à désirer. Celle de VAmphipleura, entre autres, est très remar- quable. Nous croyons que cet objectif sera une excellente acquisition pour la technique courante aussi bien que pour les recheiches de haute ditïiculté. MÉMOIRES. +3 HotoM «le teclinu|iie. M. (ioris a présenté an Congrès de pharmacie à Paris une lamelle spéciale dont il se sert dans ses études microchimiques. Cette lamelle possède en son milieu une très légère concavité cylindrique, la coupe qui y est déposée, est emprisonnée dans un petit espace vide quand on a déposé sur elle le couvre- objet. Grâce à cettii disposition, la coupe n'est pas comprimée et les réactifs peuvent facilement y péné- trer. En outre, une ou plusieurs gouttières sont creusées dans l'épaisseur du verre et viennent déboucher au bord de la concavité, permettant l'introduction facile des réactifs et un lavage soi- gneux. Il est ainsi très facile de suivre sous le microscope toutes les phases des réactions. M. G. Doucet donne, à propos de méthode pour la coloration des flagella, les renseignements suivants sur l'emploi et la préparation du liquide préconisé par le D' F. B. Smith (Micrographe préparateur, 1901 n. 4). « Dans une capsule en porcelaine, faire dissoudre à l'ébullition 10 grammes de bichlorure de mercure ou sublimé dans 50 grammes d'eau distillée ; la solution faite, y ajouter 10 grammes d'alun d'ammo- niaque et continuer lentement l'ébullition jusqu'à dissolution. Laisser refroidir complètement et filtrer. Cette solution sert indéfiniment. 44 SOCIÉTÉ BELGE DE MICHOSCOPIE. (c Au inoniont do l'emploi ajoutera 10 ce. de cette solution rHereui'i(jue, 1 ce. d'une solution récente à iO p. loi) de tanin à l'étliei' de très bonne (pialité et 5 ce. de fuchsine phéniquée de Ziehl. (( Filtrer sur papier et inordancer. « i^e mordant ainsi obtenu est à peine coloré en lilas. » É. D. W. MEMOIKES. 4S Coiii|>te!^-i*«Mirès international de Paris, 2 au 1) août 1900, un travail sur la niicrochimie des gi'ains d'aleurone. Les conclusions de ce travail sont assez importantes i)Our que nous les donnions ici in extenso. De leurs expériences les auteurs déduisent : l" Les grains d'aleurone des grains de lin, de ricin, de chanvre, de Bertholetia et de fenouil se composent principalement de globulines qui corres- pondent, par leurs propriétés, à celles des matières albuminoïdes animales, et, comme les plantes qui produisent ces graines appartiennent à des familles différentes, il est prol)abie qu'il en est de même pour les grains d'aleurone, de toutes les plantes ; ±' Les cristalloïdes se composent d'un mélange d'au moins deux globulines de solubilité différente dans les solutions salines de i à 10 p. 100 ; elles sont insolubles dans la solution concentrée de sul- fate d'ammoniaque, dans la solution concentrée de chlorure de sodium acidulée, ainsi que dans la solu- tion concenti'ée de phosphate monopotassique et, en outre, insolubles ou difficilement solubles {Bertlw- latiii) dans la solution concentrée de sulfate de magnésie ; 5" L'ancienneté de semences est un indicateur important quant à la solubilité des cristalloïdes et de la substance fondamentale ; 4" La substance fondamentale des grains d'aleurone contient peut-être, avec la globuline, de petites 46 SOCIETE BELGE DE MICROSCUPIE. (|uaiitités (rall)iimoses ; elle est insoluble dans la solution concentrée de sulfate (ramnionia(|ue et insoluble ou partiellement insoluble dans la solution concentrée du sulfate de magnésie ; 5" Les globoïdes (contiennent des substances pro- téiques, de la cbaux, de la mairnésie et de l'acide |)bospboi'i(juc, (|ui est probablement uni à un corps organique à l'état de combinaison stable ; 6" Les globoïdes, contraireinent aux ciistalloïdes, se dissolvent dans la solution concentrée de sulfate d'ammoniaque, dans la solution concentrée acidulée de cblorure de sodium, ainsi que dans la solution concentrée de phospbate monopotassique, et ces réactifs sont à ajouter aux dissolvants jusqu'ici connus comme permettant de distinguei* les glo- boïdes ; 7" Les globoïdes sont parfois ditlicilement solubles et même insolubles dans la solution concentrée de sulfate de magnésie ; ils peuvent alors être consi- dérés comme des combinaisons de protéine ayant les caractères des globulines ; 8° La solution diluée et concentrée de phospbate monopotassique est un des meilleurs dissolvants des tcloboïdes ; 9° Les globoïdes restent, malgré le vieillissement des ifraines, et à l'inverse des cristalloïdes et de la substance fondamentale, toujours solubles dans une solution de chlorure de sodium de 10 à :20 p. 100 ; 10" Il existe une étroite relation entre la capacité de solution des cristalloïdes (et même de la sub- stance fondamentale, dans le lin) et le pouvoir ger- minatif des semences. La i»uissance germinative MEMOIRES. 47 dépend, piohîiblement, directement de la solubilité des cristalloïdes dans la solution diluée de chlorure de sodium. 1 1" Les coi'ps albuminoïdes formés dans les vieilles semences , insolubles dans une solution de sel à 10 p. 100, mais solubles dans une solution à 1 p. 100 de carbonate de soude, correspondent aux albumi- nates de Weyl et ne sont pas identiques h la modifi- cation insoluble des globulines d'Osborne , qui prennent naissance pendant la préparation des glo- bulines, et restent, comme résidu insoluble, lors- qu'on dissout les globulines précipitées par le sulfate d'ammoniaque, ajouté jusqu'à saturation aux extrac- tions salines ; 1:2° L'huile ne se trouve pas dans les semences sous forme de gouttelettes, mais à l'état de mélange homogène avec le plasma cellulaire (œlplasma Tschirch). Les grains d'aleurone ne contiennent pas d'imile. * Le « Bulletin of the collège of Agriculture, Tokyo Impérial University Japan vol. IV, n" 4, Juin 1901, renferme différents articles intéressants, parmi les- quels nous citerons trois notices sur des questions biologiques concernant le thé. Le premier intitulé (( On the rôle of oxydase in the préparation of the commercial tea » est dû à M. K. Aso. Depuis longtemps, on sait que la ([uantité de tanin contenue dans le thé noir est beaucoup moins considérable que dans le thé vert. Dans 100 parties de substance sèche, il y a dans les feuilles de thé 48 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. n'ayant subi aucune pT'ô]>aration, 1^,01 de tanin. Dans le thé vert il n'y en a plus (|ue H),()i pour 100 et dans le thé noir i,8!) pour cent. D'après M. Aso, l'origine de la couleur noire, serait due à l'action d'une en/vuie oxychinte sur le tanin. Le thé vert du comnieire, conserverait sa couleur verte grâce à la destruction, pendant les premières phases de sa préparation, de cette oxydase spéciale ; tandis que dans la pré[)ai'ation du thé noir, cette enzyme oxydante, ne se trouve détruite qu'à la lin de la préparation et peut agir j)endant plus long- temps sur le tanin. L'auteur a pu en outre déceler dans les feuilles de l'arhuste à thé, des piotéides, contenant du 1er et du manganèse. Les deux autres travaux sont de M. Lî. Suzuki ; le premier intitulé « Contributions to the physio- logical knowledge of the tea plant. » L'auteur se demande tout d'abord si les graines contiennent de la théine et arrive à la conclusion que, comme l'avait déjà signalé M. Kellner, la théine n'existe pas dans les ii;raiues. Les résultats de l'analyse des graines ont donné à M. Suzuki, des chiffres ([ui concordent avec ceux obtenus par M. Kellner. [^a formation de théine pendant la germination ne peut être due à une simple dissociation des protéides, mais, parait devoir être considérée comme une transformation éloignée des produits de métabolisme. La lumière ne semble pas avoir une grande iniluence sur la for- mation de la théine ; les graines en germination con- tiennent dans leurs cotylédons une très légère quan- tité de théine, les tiges et racines en contiennent MEMOIRES. 4» également un certain pourcentage toujours beaucoup moins considérable que dans les feuilles. Celles-ci en renferment une grande quantité, (jui est en pro- portion avec leur développement. C'est ainsi que en mai, les feuilles ont été trouvé contenir 1(),5 °/o de théine, en juillet :22,i "/o, en novembre 10,2 et ultérieurement de vieilles feuilles, développées en mai, seulement 8,(3 °/o. L'écorce de la plante contient des traces de théine, mais les yeux dormants en contiennent une certaine quantité. Le second travail de M. Suzuki, « On the localiza- tion of théine in the tea leaves », s'occupe de la distribution de ce principe dans la plante. Notre regretté confrère G. Clautriau avait également étudié cette question mais n'était pas parvenu à des résul- tats nets. L'auteur semble être arrivé à pouvoir localiser la théine dans les feuilles. Il a tout d'aboi'd employé l'acide phos[)hotungstique, ce réactif pro- duisait un précipité plus ou moins abondant dans toutes les cellules, mais plus considérable dans les cellules épidermiques. Ce réactif précipitait pi'o- téides et alcaloïdes, il ne pouvait donner une loca- lisation piécise. 11 en fut de même du réactif sodé, mais ce dernier donnait un résultait bien plus précis quand on faisait agir d'abord de l'acide chlorhy- drique ou sulfuri({ue, et montrait une coloration plus forte des cellules épidermiques que de celles des autres tissus. Ces cellules épidermiques, ne ren- ferment plus d'albumine active car elles ne réagis- sent pas quand on les plonge dans une solution de 0,5 "/o de théine, mais renferment pas contre toute la théine des feuilles. C'est le tanin qui a donné le 4 80 SOCIÉTÉ BELGE DE BIICROSCOPIE. meilleur résultat au point de vue de la localisation ; une coupe de la feuille ayant séjourné pendant deux jours dans une solution de tannin de 554 7o environ, a montré dans les cellules épidermiques un précipité volumineux formé de j>etils liiohules, les autres tissus de la coupe ne présentaient guère de réaction. Ce précipité était bien constitué par du tanate de théine reconnaissable ii:ràce à sa facile dissolution dans de l'ammoniaque fortement diluée, les protéosomes ne se dissolvant pas dans ce réactif. De ces expériences l'auteur conclut tout naturelle- ment ([ue la théine est localisée dans l'épiderme foliaire. É. D. \V. * * * L'étude des Champignons parasites a acquis dans ces dernières années une importance capitale. 11 est souvent, en excursion, difficile de se rappeler les noms des divers parasites attaquant les plantes. M. G. i.indau du Jardin botanique de Berlin, a essayé de combler cette lacune en publiant son « Hilfsbuch fiir das Sammeln parasitischer Pilze, mit Beriicksichtigung der Nahrj)flanzen Deutschlands, Oesterreich-Unga- rus, Belgiens, der Schweiz und der Nierderlande, nel)st cinein Ânhang iiber die Thierparasiten » (i). Dans ce petit volume de format pratique, pouvant se glisser facilement dans la poche, l'auteur a classé les phanérogames pai* ordre alphabétique, inscrivant (1) Berlin Gebr. Borntraeger. S. W. 46 SehOnebergei'strasse 17 a. Prix 1.70 mark. MEMOIRES. 54 en dessous de chacun de ces noms ceux des parasites observés dans le domaine. Parmi ceux-ci, l'auteur n'a pris en considéi'ation que les Chytridiacées, Péronosporées, Ustilaginacées, Urédinacées, Exobasidiacées, Exoascées et Périsi)oria- cées. On ne doit pas espérer trouvei' de diagnose dans le petit vade-mecuni de M. Lindau, c'est un simple aide-mémoire qui permet de s'orienter et qui est, nous en sommes persuadé, destiné à rendre bien des services aux botanistes herborisants ; il devrait être entre les mains de tous ceux qui ont à s'occuper de cultures. L'auteur consacre à la fin de son petit opuscule deux pages aux Champignons parasites d'animaux, parmi lesquels les Laboulbéniacées sont en assez grand nombre. É. D. W. ANNALES DE lA SOCIÉTÉ BI:LGR de MICROSCOPIE Procès-verbal de la Séance du 26 novembre 1900 tenue dans Tauditoire de botanique à IXniversIté de Bruxelles. Présidence de M. L. Errera, Vice-Président. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. Correspondance : Le secrétaire donne communication d'une lettre de M. le Prof. Ém. Laurent, président qui prie ses collègues de la Société d'excuser son absence. Communications : M. L. Errera fait projeter une série de micropho- tographies de la Maison Deyrolle et fils de Paris, relatives à la Botanique et aux Protozoaires. Plusieurs de ces clichés ont été pris directement et donnent de forts belles projections. Pour chacun des clichés qui défilent devant les yeux des nombreux auditeurs 84 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. M. Ei'1'ci'a donne quelques explications suivies parfois d'observations de membres de la Société. MM. Nypels et De Wildeman font à la suite de cette causerie, le premioi* une communication sur des maladies de plantes, le second sur un organisme parasite des Vnuclieria. Ces deux communications seront publiées ultérieurement dans le Bulletin. L'ordre du jour épuisé la séance est levée à 10 heures. MÉMOIRES, 85 (Joiiiptes-rciidiiM et analyses. M. E. Leiuinermanii a publié dans les Abhandl. Natui'w. Ver. Bi'emen, Bd Wll Heft I un intéressant travail résumant les indications connues relatives aux Champignons parasites et saprophytes des Algues. La liste comprend 195 esi)èces de Champignons. Les Monadines sont représentées par 51 espèces, les Phycomycètes par 130, les Ascomycètes par 8, les Basidiomycètes par 4. Le grand nombre de Phyco- mycètes déjà rencontré est loin de représenter la totalité des organismes de ce groupe qui peuvent être parasites ou vivre en saprophytes sur les Algues; une étude un peu approfondie des Algues des eaux douces, saumàtres ou salées en fera certes découvrir un grand nombre, c'est ainsi que les quelques recherches que nous avons consacrées à l'étude de ces organismes ont amené la découverte de 30 espèces nouvelles, parasites d'Algues, donc le cinquième des espèces connues. Il y a là comme on le voit encore une j'iche mine à exploiter. É. D. W. Dans le même genre de recherches il y a lieu de signaler un important travail de M. R. Lûdi, publié dans « Hedwigia, PJOl ». i\L Lûdi s'est occupé spécialement du genre Syncliy- trium, un groupe de Chytridinées pai'asites de plantes supérieures et décrit une espèce nouvelle le Sync/iij- trium Urabae trouvé par M. le Prof. Ed. Fischer sur le Draba aizoïdcs en Valais. Il y discute aussi la structure du Cladoclujirium Menyantliis de By, com- 86 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. battant les idées du créateur de l'espèce au sujet de la formation des spores dans les espèces de ce genre. Deux planches accompagnent les recherches de M. Lûdi. ^ É. D. W. M. Johs. Schmidt a décrit (Hedwigia 1901, p. 11-2) un genre nouveau de c\ano|)hvcée vivant à l'intérieur O cit. des cellules d'un Itli'nosolona du j)Iankton de la iMer Rouge et de l'Océan Indien. Cette Algue est voisine des Microchaete, dont elle diffère par l'absence de gaine et par sa présence dans le corps d'une autre Algue. Elle est constituée par un filament de 50-105 [X de long droit, formé de 7 à 20 cellules, l'hétéro- cyste est basilaire. L'auteur en possède quelques matériaux de la Mer Rouge, mais c'est surtout dans les récoltes du déti'oit de Malacca et dans celles faites dans les eaux baignant le Siam qu'il en a observé le plus grand nombre. Ce Hiclielia intracellularis, qui est la première Cyanophycée rencontrée dans les cellules d'une autre Algue, parait être S})écial au Wiizosolenia styiifortnis ;dans les récoltes étudiées par M. Schmidt, il y avait différentes espèces de Wiizosulenia, mais le Hiclielia se rencontrait uniquement dans le Rliizoso- lenia styliformis. É. D. W. AlV^'ALES DK 1,A SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Pi*ocès«%'Ci*l>al de la séance tlu 8 févrîoi* 190(1. Présidence de M. L. Errera, Vice-Président. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. Correspondance : M. le Prof. É. Laurent, retenu à Genibloux, regrette de ne pouvoir assister à l'intéressante séance de la société et prie ses confrères de bien vouloir excuser son absence. Le secrétaire annonce la mort de M. le Baron de Sélys-Longchamps, survenue à Liège le 21 décembre dernier. Une lettre de condoléance a été adressée à la famille. M. le secrétaire, prie M. Lameere de vou- loir donner à l'assemblée quelques détails biogra- phiques sur cet homme éminent que la science belge vient de perdre et qu'il a connu plus particulière- ment. 38 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIK. Une notice biographique paraîtra dans le Bulletin de la Société. (jOinmunications : l/oi'dre du jour était spécialement consaei'é à l'exposé des travaux faits à Coxyde en HM)(), par le Lal)oratoii'e ambulant de l'Université de Bruxelles. M. le Prof. Lameere a exposé le résumé des tra- vaux entrepris, puis M"'' Stefanowska, a rendu compte des expériences faites sur la déshydratation du pro- toplasme vivant chez les Infusoires. M""' Maltaux a étudié les mycorrhizes de quehjues plantes des dunes, M. le Prof. L. Errera les grains de paraglycogène de VAnweIndium, M. le Prof. J. Massart quelques parti- cularités anatomiques et biologiques de deux formes de Polifijonnui amplujbium, entin M. De Meyer, une grégarine du lombric. Plusieurs de ces exposés ont donné lieu à des échanges de vue entre les auteurs et les membres de la Société. Ces divei's travaux seront publiés in extenso dans le Bulletin. L'ordre du jour épuisé la séance est levée à Ji) i/4 heures. rVoioN le. MEMOIRES. Gd Mais les mares et les fossés d'eau stagnante nous fournissent comme toujours leur contingent intéres- sant d'organismes de tout groupe ; nous pûmes com- mencer à établir une comparaison entre ce que nous avions vu dans les eaux douces de Kinroy en Campine et ce que nous observions dans ceJles des polders. D'une manièi-e généi'ale, nous avons pu constater l'abondance des Crustacés, déjà signalés par M. Pla- teau ; j'ai même découvert un Cladocère non encore signalé en Belgique, Ceriodaphnia quadrangula P. E. Miill., qui pullulait dans une mare en compagnie des Daphnia pulex et magna. Par contre, les Rotifères, si nombreux en Campine, étaient très pauvres en espèces ; nous avons cependant eu la chance d'en rencontrer une forme extrêmement remarquable que bien peu de naturalistes ont eu l'occasion d'observer, Hertwigia vulvocicola Plate, parasite des colonies de Volvox. Volvox aureus Ehrbg. (minor Stein) pullulait en deux endroits différents ; un grand nombre de colonies renfermaient de un à cinq ou six exemplaires du Rotifère. Celui-ci, com- modément installé dans la sphère gélatineuse, se nourrit des cellules reproductrices, puis quitte la périphérie ; il est vivipare : les jeunes sortent des colonies pour nager librement et pénètrent dans de nouveaux Volvox probablement à l'aide de l'appen- dice conique assez volumineux dont leur extrémité antérieure est munie. Le moment de l'année était malheureusement mal choisi pour l'étude comparative de la faune des Flandres et de celle de la Campine. Ces deux faunes ont dû être très semblables jadis, mais les cultures C-i SOCIETE BELGE DE MICHOSCOI'IE. ont inoditié de fond en eoinI)Ie lu population animale des Flandres ; les eaux douées ont vi'aiseinhlaMement eonservé leurs earaetères pi'iniitit's et ce sont les Inseetes pi-ineipalenient les Dytiseides et les Hydro- (iliilides (jui (lourraient apporter le |)lus de docu- ments pour résoudre la (juestion ; seulement il faudrait aller les récolter en autonme ou au prin- temps. AuG. Lamkeue. I iiÉSHïiiiuTiîii III' PROfOPiiisi mm PAR rélliei% le 4*lii4»i'of4»riii4> ei Ttil «*<»«» I. ConlrUmtion à réliule du tnéciuiisme de ranesthésie PAR W M. STEFANOWSKA Docteur és-sciences de la Faculté de Genève. En étudiant l'action des anesthésiques sur les intiisoires, j'ai observé quelques faits intéressants, sur lesquels je désire attirer ici l'attention. Ces êtres sont, comme on le sait, très fragiles, de sorte que l'éther et le chloroforme les tuent rapidement. Cei)endant on parvient en tâtonnant à trouver la dose compatible av^ec la vie des infusoires et dès lors on }>eut facilement ol)server les modifications qui s'opèrent au sein du protoplasme vivant pendant l'anesthésie et après sa fin. J'ai étudié l'action des anesthésiques principale- ment sur les Vorticelles et notamment sur le genre y. inicrostoma, Ehi'. (voir fig. 1) qui est un excellent sujet poui* ces recherches. Le volume considérable et la transparence de son corps, ainsi que sa mobilité limitée facilitent beaucoup ce genre d'observations qui peuvent se continuer pendant plusieurs heures. 64 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. On fait l'expéiience dans une clianil)re humide, dont une des parois est traversée [)ar une petite pipette en verre par la(|welle on introduit de temps en temps une ou plusieurs iijouttes (suivant le cas) d'eau saturée d'éther ou de chloroforme ou bien de l'alcool faible à 45 "/„ ou 50 °/o. Ces liquides tombent sur le plancher de la chambre humide, le gaz anes- thésiant s'en échappe et arrive jusqu'aux infusoires qui se trouvent suspendus dans une goutte d'eau au plafond de cette chambre. L'ancsthésie modérée débute toujours chez les Vor- ticelles par une phase d'excitation : elles contractent violemment leur longue tige et exécutent une série de bonds rapides ; les cils vibratiles montrent un surcroit d'activité ; l'unique vacuole piilsaîile se con- tracte vivement. Après plusieurs minutes de cette agitation les mouvements de la Vorticelle deviennent de plus en plus paresseux, son corps se contracte, il perd sa forme ovale et devient globuleux ; en même temps les cils du péristome se rétractent, la tige apparaît souvent contractée en tire-bouchon. C'est le moment où des modifications notables vont se produire à l'intérieur du protoplasme. Mais pour ])ouvoir observer ces modifications dans toute leui' netteté il ne faut pas pousser l'expérience jusqu'à l'extinction complète de tous les mouvements chez l'infusoii'e, car la mort peut s'en suivre facile- ment. Il est préféi'able donc d'arrêter l'ancsthésie dès que les mouvements des cils vibratiles deviennent très affaiblis et transpoiter aussitôt le couvre-objet avec les Vorticelles dans une nouvelle chambre humide, afin de les soustraire aux vapeurs de l'anes- thésiquc. MEMOIRES. 65 Remis dans une atmosphère fraîche, les infusoires ne se réveillent pas immédiatement, au contraire ils continuent pendant un certain temps à être immohiles ou presque immobiles et voici ce que l'on observe à l'intérieur du protoplasme. La vacuole pul- satile est immobilisée, elle est devenue plus grande qu'elle ne l'est à l'état normal. De plus on observe que dans le voisinage de cette vacuole se sont formées plusieurs autres vacuoles remplies de liquide et ayant la même couleur mauve pâle que la vacuole primitive. (voir Hg. ±). Mais tandis que cette dernière com- mence bientôt à donner de faibles signes de con- traction, les vacuoles nouvellement apparues ne se contractent pas ; elles ne restent pas non plus stationnaires. 11 parait évident qu'à l'intérieur du protoplasme existent des courants qui poussent ces nouvelles vacuoles à se rapprocher et à se fusionner soit entre elles, soit avec la vacuole contractile. Par suite de ce fusionnement il arrive parfois qu'au centre de l'infusoire apparaît une énorme vacuole, remplie de liquide transparent et homogène qui refoule le protoplasme vers la périphérie (voir fig. 5). Dans d'autres cas au lieu d'une vacuole géante au sein du protoplasme apparaissent des vacuoles plus petites mais nombreuses (Hg. ï et 5). Dans plusieurs expériences j'en ai compté jusqu'cà dix et même davantage. D'ailleurs, le nombre, la disposition et le volume de ces vacuoles temporaires varient conti- nuellement chez un même individu soumis à l'anes- thésie, mais toujours elles affectent la forme parfai- tement régulière, sphérique. En même temps on observe que le protoplasme de 5 Gfi SOCIETE BELGE DE MICBOSCOHK. l'infusoire a beaucoup changé d'aspect : il est devenu plus transparent, plus pâle, et plus réfringent que chez rinfusoire normal, de sorte que les fines granu- lations qui le remplissent se détachent à présent plus nettement qu'à l'ordinaire. Par suite de ces modifications, on remarque dans l'anesthésie la slrialion transversale de la cuticule, qui à l'état noi-mal est presque invisible chez cette espèce. Les bols alimentaires qui d'habitude remplissent le corps de l'infusoire s'eft'acent presque complètement dans ce degré d'anesthésie. Bref le protoplasme se présente maintenant comme une masse uniformément granu- leuse, légèrement grisâtre, au sein de laquelle ont apparu plusieurs cavités rondes, remplies de liquide homogène, dont la couleur mauve pâle le tait bien détacher sur le fond gris du protoplasme. La vacua- lisation du protoplasme peut persister chez les Vor- ticellcs pendant une heure et même davantage. L'accumulation du liquide persiste même longtemps après que les infusoires commencent à se réveiller (voir fig. 5). Mais à mesure que les Yorticelles reprennent leurs mouvements vigoureux, les vacuoles diminuent et finalement disi)araissent complètement ; il ne sub- siste plus (jue l'unique vacuole conti'actile. A ce moment les Yorticelles entrent dans une nouvelle [)hase non moins intéressante. Dès qu'elles ont repris leurs mouvements on observe (jue de la cavité buccale de chacjue infusoire s'échappe un fiot continuel de licpiide, chargé de granulations.; ce flot, grâce à des mouvenjents vigoureux des cils vibratiles buccaux est projeté loin au dehors et produit une MÈMOIKES. 67 longue trainée comme la fumée qui s'échappe d'une cheminée, ('.es vomissements se continuent très long- temps après l'emploi de l'anesthésiqne ; dans certains cas, ce phénomène persiste encore deux heures après la fin de l'expérience. Les Vorticelles se remettent très bien après le degré de V aneslhésie modérée que je viens de décrire ; si l'on a soin de les garder dans une chambre humide, on les trouve bien portantes le lendemain, elles ont repris leur aspect habituel, le protoj)lasme toutefois parait être plus pâle qu'à l'ordinaire. On peut sou- mettre ces infusoires le jour suivant à une nouvelle expérience et observer la même série des phéno- mènes, décrits plus haut. Cependant les faits se passent différemment si l'on procède à une anesthésie trop violente, si l'on admi- nistre aux Vorticelles une dose d'anesthésique trop considérable. Dans ce cas la vacuolisation du proto- plasme que je viens de décrire n'a pas lieu, dans l'empoisonnement aigu, la phase d'excitation n'existe pas non plus, le corps de l'infusoire se contracte en un clin d'œil et prend la forme d'une sphère qui bientôt gonfle un peu, et l'on observe que de sa cavité buccale s'échappent d'énormes vésicules trans- parentes (voir fîg. 5). Ces vésicules tantôt s'arrêtent près de la bouche, tantôt s'en détachent et s'éloignent. A. leur aspect on serait tenté de croire que ce sont les bulbes de gaz qui s'échappent du corps de l'infusoire; mais en observant la préparation plus longtemps, on remarque que ces vésicules finissent par s'aplatir et par prendre la forme irrégulière d'une petite mare liquide qui ne se mélange pas d'ailleurs avec l'eau 08 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. de la préparation et s'en distincrue nettoinent par sa couleur mauve. Les Vorticelles ne sont pas capables de revenir à la vie après l'expulsion de ces vésicules au dehors, tandis ([u elles se remettent très bien après une anesthésie qui a produit une vacnolisdtion même très considérable à l'intérieui' de leur corps. A présent la question qui se pose est de savoir, d'oîi vient cette grande ([uantité de liquide qui rem- plit les nombreuses vacuoles pendant l'anesthésie modérée ? Deux explications peuvent naître dans l'esprit. La première est celle-ci : le protoplasme vivant, soumis à la tension du gaz anestbésique a abandonné la grande quantité d'eau qui entre nor- malement dans sa constitution. Cette interprétation serait d'accord avec la théorie que liaphaël Dubois a fojunulée sur le mécanisme des auestliésiques. Mais on pourrait se demander également, si le liquide ([ui remplit les vacuoles ne provient pas du dehors par suite d'un changement de pouvoir osmo- tique dans la membrane qui enveloppe le corps de l'infusoire. Je dois dire tout de suite ([ue cette seconde inter- prétation me paraît avoir peu de vraisemblance vu que le corps de Fintusoire ne j)résente point de gonllement dans l'anesthésie, ou l)ien le gonlle- ment est très peu prononcé. De plus mes expérien- ces ultérieures démontrent avec évidence que le liquide, que charrienl les vacuoles, j)rovient réelle- ment du protoplasme même de l'infusoire. Voici les faits. Dans une seconde série d'expériences j'ai soumis MÉM0I1U:S. 09 les Yorlicelles à l'action des gaz anesthésiques très faibles do manière que l'anesthésie i)ro[)i'ement dite n'eut pas lieu, et les infusoires conservaient tous leurs mouvements, à peine quehiue peu ralentis. Voici ce qu'on observe dans cette anestliésie incom- plète : la vncHolisalion du protoplasme ne se produit pas, par contre runi([ue vacuole pulsatile travaille plus énei'giqnement qu'à l'état normal. Elle se con- tracte avec plus de fréquence et vide rythmiquement son contenu dans la cavité buccale, d'où le liquide chargé de granulations s'échappe ensuite au dehors. Après quelques minutes de ce travail on observe que le volume du corps de la Vorticelle diminue rapidement, de sorte qu'au bout d'une demi heure il est réduit souvent d'un tiers ou même de moitié. En même temps l'infusoire a perdu sa turgescence, il paraît affaissé ; ses contours ne sont plus réguliers et la cuti- cule fait des plis. Tout ceci démontre que le protoplasme a perdu de l'eau, qui n'est pas remplacée immédiatement par de l'eau venant de l'extérieur. Ces effets sont obtenus indifTéremment par les vapeurs de chloroforme, d'éther et d'alcool. En résumé, mes expériences sur les Vorticelles démontrent que sous l'influence des vapeurs anesthé- siques le protoplasme vivant perd une grande quantité de liiiuide, probablement de l'eau mélangée à d'autres substances. Mais dans les vapeurs anesthésiques très diluées les mouvements du protoplasme n'étant pas paralysés, l'organisme chasse au dehors ce liquide au fui' et à mesure qu'il s'accumule. Dans ce cas on n'observe qu'une seule vacuole pulsatile ; le corjjs de la Vorticelle dinjinue de volume. 70 SOCIÉTÉ, BELGE DE MICROSCOPIE. Au contraire, dans l'anesthésie proprement dite, les mouvements du [)rotoplasme étant complètement paralysés, l'eau qui se sépare du protoplasme ne peut pas être chassée au dehors ; elle s'accumule donc au sein même du protoplasme et forme ces nombreuses vacuoles qui sont représentées sur les fig. 2, 5, 4 et 5. Dans ce cas le volume de l'infu- soire ne varie point. En somme quel que soit le degré de l'anesthésie, les vapeurs anestliésiques produisent une déshydratation du protoplasme vivant. Mes observations actuelles sur l'anesthésie des Vorticelles s'accoi'dent complètement avec les faits découverts par Raphaël Dubois (i). Rappelons briève- ment ces faits. Les plantes grasses soumises à l'action des anes- tliésiques perdent de l'eau, qui s'accunmle à la sur- face de leurs feuilles sous forme de rosée. Dans les mêmes conditions le même phénomène se pi'O- duit avec les différents tissus animaux, comme les muscles, la cornée etc. Enfin la surface des (leufs de poule, des fruits (poire, orange) se couvre également de gouttelettes d'eau, si l'on soumet ces objets à l'action des anesthésiques dans des conditions con- venables ; si les tissus animaux et végétaux sont riches en lacunes, dans ce cas l'eau s'accumule dans ces lacunes et n'apparaît pas à la surface. En ce basant sur ces faits nombreux R. Dubois admet (|ue les anesthésiques, quels qu'ils soient au ])oint de vue chimique, exercent une action déshydratante sur les (1) Raphaël Dubois : De la déshydratation des tissus par le chloroforme, Véther et l'alcool. Société de Hiolof^ic, 18t>4. MÉMOIRES. 71 tissus et que par une sorte de soustraction d'eau ils altèrent la nature cliimicjuc des cellules vivantes (i). iMoi-mènie j'ai eu souvent l'occasion d'observer que les grenouilles placées sous une cloche rennplie de vapeurs d'éther ou de chloroforme se mettaient aussi- tôt à suer fortement, de sorte que dans quelques minutes il se formait autour d'elles une flaque d'eau visqueuse sortie de leur peau. Dans ces conditions la peau des grenouilles devient plus gluante qu'elle ne l'est d'habitude. Mes observations actuelles sur les Yorticelles ap- portent une contribution nouvelle à l'étude de l'anes- thésie. Je viens d'établir que par l'action des anestliéù- (jucs la dcshydratatioii du protoplasme s'effectue dans un orrjanisnic unicellulaire vivant et mobile et qu'on peut assister à toutes les phases de cette déshydratation. En consignant ce fait je ne veux nullement aflir- mer que ce soit là une action spécitique des anesthé- siques ; au contraire, il peut y avoir d'autres facteurs qui en troublant les fonctions normales du proto- plasme lui soutirent une quantité considérable d'eau ; mes expériences récentes sur les Infusoires le démontrent clairement ; voici les faits : On place sur un porte-objet une gouttelette d'eau renfermant les Paramaecium ou bien Colpidium et on couvre la préparation d'un couvre-objet, sur lequel on exerce une légère pression à l'aide d'une aiguille pour faciliter l'adhésion de deux lamelles. Dans quelques minutes déjà on peut observer au microscope, que dans tous les infusoires se sont (1) Raphaël Dubois : Mécanisme de Vaction des onesfhésiques. I;evue générale des sciences, 18'.)1, p. 501-507. 72 SOCIETE BELf.E DE MICROSCOPIE. formées des tiomb7'eiises vacuoles immobiles, reparties dans les différents points du corps ; de plus on voit que le volume des vacuoles contractiles est devenu beaucoup })lus grand. Mais si l'on ajoute à la pré- paration de l'eau, la pression, qu'exerçait le couvre- objet, diminue, et les infusoires reprennent petit à petit leur aspect normal, la vacuolisation disparaît. L'apparition de vacuoles est encore plus rapide, si au lieu d'exercer une pression sur le couvre-objet on le fait tomber un peu brusquement sur les infusoires. Dans cette expérience les infusoires reprennent également leur aspect liabituel dès qu'on les replace dans les conditions normales. Nous voyons donc que les anesthésiques produisent dans le protoplasme vivant des modifications morphologiques analogues [vacuolisation du protoplasme) à celles qu'exercent les irritants physiques tels que le choc et la pression d'un corps dur. Comme le mécanisme de l'action des anesthésiques nous est encore imparfoitement connu, il me parait intéressant d'attirer ici l'attention sur les modifications que ces substances chimiques provoquent dans le parenchyme de la cellule vivante, accessible à ce genre de recherches. Ce travail a été entrepris à Coxyde s/m, pendant la saison d'été 1900, au laboratoire ambulant de Biologie de l'Université de Bruxelles. Que les direc- teurs de ce laboratoire, .MM. J. Massart et A. Lameere reçoivent ici mes meilleurs remerciements pour leur cordiale hospitalité. MEMOIRES. 73 Explication des figures de la planche I. 1. — Vorticelle normale vivante ; cb, cavité buccale ; vp, vacuole pulsatile ; h, bols alimentaires. 2. — Vorticelle anesthésiéc par les vapeurs d'éther ; à rintérieur du corps se sont formées trois vacuoles, dont l'une très volumineuse. 5. — Héveil d'une Vorticelle après l' anestliésie clilo- roformujue ; la vacuole pulsatile travaille déjà ; en outre au centre on voit une énorme vacuole immo- bile. 4. — L' anestliésie par réther a produit de nom- breuses vacuoles ; les cils vibratils sont rétractés ; la tige s'est détachée. 5. — Vorticelle mourante par suite de l'action prolongée des vapeurs d'éther ; on voit la vacuolisa- tion du protoplasme et de plus une vésicule expulsée au dehors. ANN. SOC. HKLCE I)K MICUOSCOPIE T. XXYII l'L. I k- M. Stefanowska, ad nat. del. LISTE DES FLAGELLATES observés aux environs de (Oxyde et de Nieu])ort par Joaii llIASSAHT. Les Flagellâtes d'eau douce proviennent des fosses i\ purin, des mares et des fossés de Coxyde, de La Panne, de Fûmes et de Palingbrug. Les Flagellâtes d'eau saumâtre et d'eau de mer ont été recueillis presque tous près de l'embouchui'e de l'Yzer (chenal de Nieuport). a) Sur les schorres du chenal ; l'eau laissée par les marées dans les flaques se concentre et atteint souvent une densité de 1,030, alors que l'eau de mer n'a qu'une densité de 1,026. h) Dans une huîtrière située à droite du chenal tout près de Palingbrug (Lombartzijde) ; l'eau de mer, de densité normale, y est beaucoup plus riche en orga- nismes (jue dans la pleine mer ou sur la plage. c) Deri'ière cette huitrière, dans un fossé oii pénètre la marée ; l'eau y est fortement saumîUre ; sa densité égale 1.025 à 1,025, suivant les endroits. Dans la région la moins salée habite le Ruppia marina. d) Enfin, à gauche du chenal, dans un ruisselet à 76 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. courant peu rapide. Près de la source, l'eau est pres- que douce (densité 1,002) ; mais les infiltrations marines la salent petit à petit, et à environ 500 m. en aval la densité est déjà égale à 1,007 ; au moment où le ruisselet débouche dans l'ancien fossé des foi*- tifications de Meuport la densité de l'eau égale 1.019. Tous les Flagellâtes récoltés dans ce ruisselet, vien- nent d'endroits où l'eau avait une densité d'au moins 1,007. Dans la liste suivante, les espèces et variétés nouvel- les sont en italiijues ; les genres nouveaux sont en petites capitales. I. Euflag;ellata. 1. PANÏOSTOMATINEAE. RhIZOM ASTIGACEAE . 1. DiPLOMASTiGAMAEBA vovax. — Puriu à Furnes. 2. Cercobocio alternans (Klebs) Senn. — Purins à Coxyde. 5. C. primitiva. — Purin à Coxyde. 2. PROTOMASTIGLNEAE. OlCOMOINADACEAE. 4. Oî«*oiiioiias Termo [Elir.) Ivcnt, — Fossé sau- màtre à Palingbrug. 5. LcpionionaM lunulata. — Eau de mer à Coxyde. MEMOIRES. 77 6. Aiicvroiiioiia!"* parasitica. — Sur Bodo ros- trala, dans de l'eau de mer à Coxyde. CRASPEDOlMO^ADA(;EAE. 7. $î)alpiii;;;oe<*a gi-acilis J. (Aark. — Fossé à Coxyde. MONADACEAE. 8. lloiia»^ vivipara Ehr. — Fossés à Coxyde. 9. m. guttula Elir. — Fossés à Coxyde. 10. AiiiliopliTsa vegetans (0. F. Millier) Slein. — Purins à Coxyde. BODONACEAE. il. Bodo rostrata {Kent) Klebs. — Eau de mer à Coxyde. 12. i;. Lens ((>. F. Millier) Klebs. — Eau de mei' à Coxyde. 15. B. Ingranulata . — Huîtrière à Palingbrug. 14. Plcui'oiiioiias jaculans Perty. — Purins et fossés à Coxyde' Amphimonadaceae. 15. CTailioiiioiias tiuncata [Fiesenius) Fromentel. — Purin à Coxyde. 16. Plagiostomim spirale. — Fossé saumâtre à Palini>l)i'ui''. 17. DiPiiYLLEiA rotans. — Mare à Coxyde. 18. Blii|»iiii«»noiiioiiaw roseobt Stein. — Fossé sau- niâtre et huitrière à Palingbrug. Flaques d'eau de mer concentrée sur les schorres. 50. Saillira uvella Elir. — Fossés à Coxyde. mémoires. 7» Phaeocystaceae. 51. Pkymnlsium salldus. — Fossé sauniâtre à Paliiig- brug. 5^. I*liaei»<*>!iiii»ii Pouclietii Layerheim. — Eau de inei' à Coxvde. ;>. CRYPTOMOiNADINEAE. 35. Cliilonioiia^i^ Paramaociuni Eh7\ — Purins, fossés et mares, partout. CrypIoiiioiinK. Sect. Eucryptomonas. 5i. C cylindriea E/ir. — Fossés à Coxyde. Ruisse- let saunuUre à Nieuport. Flaques d'eau de mer concentrée sur les schorres. 55. C. erosa Ehr. (incl. C. curvata Elir.). — Mares et fossés à Coxyde. 5(). 1'. ovata Elir. — Mares et fossés à Coxyde. Sect. Pyrenopliora. 57. C3. glauca Ehr. — Fossés à Coxyde et à La Panne. Ruisselet saumàtre à Nieuport. Fossé saumàtre à Palingbrug. 38. C siihintcyra. — Fossés ;\ Coxyde et à La Panne. 59. C. niaryaritifera . — Ruisselet saumàtre à Nieu- port. Fossé saumàtre à Palingbrug. Flaques d'eau de mer concentrée sur les schorres. 6. EUGLENINEAE. ASTASIACEAE. 40. Asiasîa mars;aritifera Schmarda. — Fossés et mares à Coxyde. 80 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. il. A. cui'vata KIchs. — Fossé à Coxyde. 4:2. ^l<>iioil. le Professeur Schloesing fils et qu'il ne cessa d "étendre durant toute sa vie ; il s'était même proj)osé de compléter sur le terrain, pendant son dernier voyage en Afrique, des études qu'il avait reprises sur ce sujet et dont il n'avait pas encore eu l'occasion de publier les résultats. Il se rendait compte de la grande importance de ce phénomène d'assimilation de l'azote pour l'agro- nomie coloniale. La mort l'a empêché, malheu- reusement, de nous donner un avis personnel et circonstancié sur ce ({u'il avait observé à ce point de vue, dans son minutieux examen de certaines cultures africaines. Pendant la dizaine d'années de professorat à Vil- vorde, Emile Laurent [)oursuivit une série d'études microbiologi(|ues, à l'Institut botanique de Bruxel- les, dont il avait été le pi'emier élève, et à l'Institut Pasteur de Paris, avec le([uel il est resté en relations juscju'à la fin de sa vie. Sur ces entrefaites, la chaire de Sciences natu- MÉMOIRES. 91 relies était devenu vacante à l'Institut agricole de Gembloux ; Laurent postula immédiatement cette situation et, au commencement de 1891, il fut chargé de donner à cet Institut les cours de Botîuii([ue et de Physiologie végétale. En 1892, il quitta définitive- ment Vilvorde, ayant été désigné comme agrégé à l'Institut, dont il devint, deux ans plus tard, profes- seur en titre. Emile Laurent se trouvait dès lors dans la situation qu'il avait rêvée ; il pouvait se consacrer tout entier à ses études favorites de micro- biologie et de physiologie végétale, qui, toujours, pour lui, avaient un but bien défini : concourir à développer ou à relever l'agriculture de notre pays ou celle du domaine colonial créé en Afrique par notre Roi. Dans le laboratoire qu'il fonda à Gembloux avec son assistant, M. Ém. Marchai, et quelques élèves, il entreprit une nouvelle série de recherches de pathologie végétale. Il démontra comment certains champignons saprophytes peuvent devenir, quand les conditions sont favorables, des parasites dange- reux pour les plantes de grande culture. Sans insister longuement sur ces recherches, nous croyons cependant utile d'attirer un instant l'atten- tion sur les conclusions de cette étude (i), elles devront être méditées par tous les agronomes. « La culture, disait Laurent, déjà si intensive à l'époque actuelle dans les pays très peuplés le deviendra plus tard encore davantage. Les substances minérales qui sont nécessaires à la vie des plantes, surtout les (l) Rechei'ches expérimentales sur les maladies des plantes. Annales de l'Institut Pasteur, 1898. 92 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. phosphates et les sels de potasse, nous semblent ne devoir être épuisés que dans un avenir lointain. L'agriculture n'aura pas sans doute à s'en préoccuper d'ici à plusieui's siècles. Mais elle est menacée d'un danger plus redoutable : l'extension continue des parasites, particulièrement des maladies cryptogami- ques par suite de l'évolution de certains saprophytes. La variabilité des fonctions chez les organismes infé- rieurs, leur adaptation graduelle à la vie parasitaire, ne sont aujourd'hui plus contestables. La culture intensive avec ses conséquences fatales, répétition des mêmes plantes sur le même sol, l'emploi d'en- grais abondants qui ne sont pas toujours bien appro- priés aux besoins immédiats des plantes, constitue une cause permanente d'infection. Pour préserver les champs cultivés des épidémies meurtrières ainsi occasionnées par des organismes ubiquistes, dont la destruction est impossible, il ftiudra recourir à des procédés fondés sur l'influence de l'alimentation minérale dans la résistance des plantes à leur para- site. » C'est là une voie nouvelle, pour la pathologie végétale, devant être prise en considération tant par les agronomes de notre vieille Europe que par ceux des colonies. Nous ne pouvons naturellement nous appesantir ici sur les autres études du jeune maître ni sur celles suggérées par lui aux nombreux élèves (|ui fiéquen- taient assidûment le laboratoire de bolani(jue à Gembloux ; le nombre de ses travaux est trop con- sidérable pour ([ue nous puissions en donner une analyse même superlicielle. La Société de iMicroscopie MEMOIRKS. a d'ailleurs eu l'occasion de publier un grand nombre des travaux intéi'essants de Laurent, qui aimait à la faire profiter des résultats des études de micros- copie et de microbiologie qu'il poursuivait avec une ardeur peu commune. Nous avons tenu à faire suivre ces lignes de la liste des principales publications d'Ém. Laurent, afin de bien montrer la multiplicité de ses études et de faire voir qu'aucune des parties de la science botanique pure et de l'agronomie ne le laissait indifférent. Il estimait d'ailleurs avec raison qu'il convient de ne pas se spécialiser à l'excès, et il prenait volontiers l'exemple de Pasteur, dont le génie avait abordé avec éclat les sujets les plus variés. Les diverses études entreprises par Laurent, les nombreux écrits scientifiques qu'il avait analysés et qui si souvent touchaient h des données du grand problème de l'expansion mondiale lui mirent en tête l'idée de se rendre compte par lui-même des besoins de l'agriculture en cette Afrique tropicale, tant à l'ordre du jour chez nous depuis un certain nombre d'années. Depuis longtemps, lui qui avait fait de la pratique avait compris que des études pratiques seules, quelque approfondies qu'elles soient, ne suffisent pas pour faire progresser sûre- ment l'agriculture, elles gagnent considérablement, comme le disait naguère son regretté professeur et ami Léo Errera, à être vivifiées et comme éclairées par le rayonnement de la science pure. Ém. Laurent partit en 1895 pour le Congo, chargé par le Gouvei'nement de l'État Indépendant d'une ^lission scientifique dans le Bas-Congo. Pendant le 94 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. second semestre de cette année, il parcourut la région du Mayombe, accompagné par M. Fuchs, vice-gouverneur de IKtat. Il revint enchanté de ce voyage, durant lequel il avait fait connaissance avec cette flore tropicale qui, depuis quelque temps, l'intéressait vivement. iMais ce voyage l'avait fatigué et, pendant les premiers mois de son retour en Europe, ses nombreux amis purent craindre pour sa santé ; la forte constitution d'Emile I^aurent reprit cependant rapidement le dessus. Laurent était redevenu ce qu'il était aupara- vant, mais on le sentait, comme la plupart de ceux qui ont séjourné en Afrique, possédé du désir de revoir encore le continent africain dont il avait gardé en lui une si profonde impression. Dès sa rentrée ;ni pays, Em. Laurent fut naturelle- ment invité par différentes sociétés scientifi(jues à exposer en public le résultat de ses pérégrinations au Congo, et les diverses conférences ([u'il lit sur ce sujet attirèrent sur le botaniste- voyageur l'attention d'une nouvelle catégorie de personnes. Certaines opinions qu'il s'était formées durant le cours de ce premier voyage ne lui paraissaient [)as suffisamment assises pour pouvoir être lai'gement dévelopi)ées ; de ce qu'il avait vu au iMayombe, il n'osait tirer des conclusions pour ce qui se présentait ailleurs, dans le centre et dans le Haut-Congo, et il attendait avec anxiété l'occasion de reprendre ses études d'agronomie coloniale. L'occasion se présenta pour lui en 189^ : l'Etat Indépendant désirait être fixé sur la valeur des plantations établies un i>eu partout dans ce vaste domaine et sur les résultats MÉMOIRES. «S desquelles couraient des bruits très différents ; il s'adressa naturellement à Éni. i.aurent, tout disposé à entreprendre un voyaiie circulaire autour du Congo. Rien n'avait [)u le dissuader de cette nouvelle eiiti'C- prise, les exhortations de ses amis les plus intimes ne purent faire rejeter ce voyage, auquel Emile Laurent rêvait depuis son premier retour. Embarqué le 25 août, à Anvers, il arriva un mois après à Boma, qu'il quitta le 30 septembre 1895. Le 18 octobre, il était à Léopoldville, de là, il remonta le fleuve pour s'engager dans le Kasai et le Sankuru dont il remonta assez haut le cours, il se rendit ensuite par terre à Lusambo et à Pania Mutombo, se dirigea vers Nyangwe et redescendit le Lualaba et le Consfo tout en collectant notes et échantillons d'herbes, et même des plantes vivantes, car il n'oubliait pas sa serré de Gembloux. 11 rentra sans encombre, à Anvers, le 16 mai 1896. Ce voyage ne l'avait nullement abattu, et l'avait rendu plus enthousiaste encore de l'œuvre congo- laise ; il rapportait, d'ailleui's, des matériaux variés qui allaient lui permettre de largement documenter ses appréciations sur le brillant avenir réservé à l'État du Congo. Nous eûmes, en 1905, l'occasion de publier une petite étude sur les plantes recueillies en 1893 et 1895-1896 ; nous y avons relevé plus de 300 espèces différentes trouvées par Ém. Laurent pendant ses deux premiers voyages dans les diverses zones bota- ni(jues du territoire congolais. Le Rapport publié sur ce voyage dans le Bulletin Officiel de l'État du Congo (1896), les conférences 96 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. qu'il fit sur les cultures et en particulier sur celle du café, fixèrent de plus en plus l'attention du public sur Ein. Laurent ; dans les milieux scientifiques, et même dans les journaux quotidiens on discuta, par- fois très vivement, ses opinions. Malheureusement il n'exprima pas toutes celles qu'il s'était faites ; il garda pour lui beaucoup d'entre elles, se réservant, comme il le disait lui-même, « de les mûrir ». Certaines des opinions défendues par lui au début avec l'ardeur qui le caractérisait étaient cependant sans conteste discutables. INous ne croyons pas, en effet, que l'affirmation si catégorique de Laurent, relative au caféier, se réalisera jamais. « Lorsque, il y a deux ans, disait-il dans une communication fiiite à la Société Royale de Bota- nique de Belgique, sur le caféier et sa culture, je remettais à M. le baron Éd. van Eetvelde, secrétaire d'Etat de l'Etat du Congo, mon rapport sur mon voyage autour du Congo, j'afiirmais ({ue ce pays sera dans un siècle une (jrande colonie à café, comme le Brésil l'est à l'époque actuelle. » Depuis lors j'ai beaucoup réfléchi aux ressources des territoires con2:olais. Si le caoutchouc en est à l'heure actuelle la plus importante, on ne doit pas oublier que c'est un produit qui s'épuise dans les forêts et qu'il faut des années pour (jue les lianes recouvrent leur capacité de pi'oduction. C'est donc sur l'agricultui'e (jue nous devrons fonder nos meil- leures espérances ; elle est, du reste, la source de richesse la plus durable des colonies équatoriales. » Et il ajoutait : « Parmi les plantes écon()nii(|ues, c'est-à-dire celles dont on peut exporter les produits, MÉMOIRES. éî qui peuvent être cultivées au Congo, le caféier est au tout premier rang ». Dans le Rapport auquel nous taisions allusion plus haut, il prouve encore sa ferme croyance à l'avenir de la culture du Coffea, en consacrant un chapitre spécial aux observations faites sur ce sujet dans le cours de son second voyage au Congo. Il conclut de ses remarques, tout d'abord, que c'est le caféier de Libéria dont il faut conseiller la culture, et ajoute à propos du caféier d'Arabie que l'on regrettera d'en avoir trop planté, il entrevoyait bien à cette époque la valeur du caféier dont il avait découvert, lui-même, des pieds sur les bords du Lomami et du Sankuru et, qu'en 1900, nous lui dédiâmes sous le nom de Coffea Laurentu, mais il n'osait pas préconiser encore la culture en grand de cette plante indigène. Et cependant, c'est sur les caféiers indigènes qu'il faut se baser pour la culture en grand, comme nous avons eu l'occasion de le dire souvent depuis la mort d'Em. Laurent et comme l'ont démontré récemment, par des chitfres, les recherches du Laboratoire du café à Java (i) où fonctionne actuellement, comme botaniste, un des élèves d'Ém. Laurent le D' Cramer, qu'il avait laissé dans son Laboratoire au moment de son dernier départ pour l'Afrique. D'autres raisons militaient encore, pour Em. Lau- rent, en faveur de l'extension de la culture du caféier dans l'Etat Indépendant du Congo ; il estimait que les produits de cette plante n'exigeaient pas comme (1) Verslag omtrent de te Buitenzorg gevestigde Tecluiische afdeeling van het Département van Landbouw, 1905. Batavia 1906. 9Ô SOCIÉTÉ BELGK DE MICROSGOPIE. ceux (]o beaucoup d'autres plantes une main-d'œuvre délicate, réclamant des aptitudes spéciales ou une longue préparation. Ce premier argument n'a plus actuellement la valeur (|ue lui accordait Laurent il y a dix ans. Une autre raison, ([u'il mettait volontiers en avant, était celle du non encombrement du marché, de l'augmentation de la consommation et de la menace croissante des grandes plantations du monde par les graves maladies parasitaires, telle celle produite par VHeniileia vastatrix (jui semblait à cette époque ne pas exister au Congo. Hélas ! ces arguments sont tous tombés ; la crise du catc est venue briser l'avenir commercial du café, et VHeniileia existe au Congo, probablement dans la forêt vierge. Ém. Laurent récolta d'ailleurs, durant son dernier voyage, une espèce {\Uemileia sur une Uubiacée indii^ène. En conseillant si vivement la culture du caféier il envisaiifeait d'ailleurs encore le bien-ctre du pays : « Nous consommons annuellement, disait-il, » :2G,(I(I0,000 de kilos de café qui valent iU,000,000 » de fran(;s, et que nous achetons à l'étranger. Avant )) vingt ans, si les Belges le veulent, ce sont eux et » leurs capitaux qui fei'ont produire tout le café » nécessaire à la consommation nationale. » Il insistait en 180G non seulement sur l'importance (lu caféier mais dans son rapport il attire encore l'attention de l'Ltat sur la nécessité de préconiser la culture du cacaoyer. Ici l'avenir lui donnera complè- tement raison, déjà les cultures entreprises au Congo produisent des résultats surprenants. MÉMOIRES. • 9Ô Il faut aussi, disait-il, songer à remplacer par des plantations d'essences caoutchoutifères les produc- teurs indigènes de gomme élasti([ue et il insistait sur l'intérêt qu'il y aurait à acclimater les arbres à gutta- percha. Mais les indications qu'il fournissait ne pouvaient être que peu précises ; à cette époque en etYet l'agri- culture coloniale était loin d'être aussi avancée que de nos jours. Aussi si Em. Laurent était encore là pour discuter les résultats de son voyage, reviendrait-il lui-même sur plusieurs des opinions émises par lui en 1890 et sur les arguments trop peu décisifs sur lesquels il les avait étayées. Mais il relèverait certes plus vigou- reusement encore l'importance de l'agriculture pour le développement d'une colonie, qui sans elle ne peut accroître sa prospérité. Profondément pénétré du grand avenir réservé à l'agriculture congolaise, il n'hésita pas à écrire, ce qui n'a jamais été réfuté : « Tous ceux qui s'occupent d'agriculture coloniale et qui jugent imjMrtialement le Congo, surtout ceux qui ont eu l'occasion de le visiter, sont d'accord pour reconnaître que de toute l'Afrique centrale, la région équatoriale couverte de forêts est la plus fertile, la plus riche. » Et il ajoutait : « L'organisation de l'agriculture est donc pour l'État du Congo une question capi- tale ». Aussi insista-t-il longuement dans son rapport sur l'organisation à donner au service des planta- tijns. Le Gouvernement de l'État du Congo tint compte des observations d'Ém. Laurent, elles furent le point de départ de l'organisation du Service agri- 100 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. cole et forestier qui journellement se développe. Il eut le ])l;nsir de voir figurer dans eette organisation nouvelle, appelée à un très grand avenir, plusieurs de ses élèves ; nous eiterons avec plaisir MM. L. Py- naert et Marc. Laurent. Les discussions souvent très vives, que des opi- nions parfois trop exclusives avaient soulevées dans ditïërents milieux, ne lurent point perdues. Em. Lau- rent n'était pas de ces hommes qui n'admettent aucune discussion, au contraire il recherchait la contradiction, persuadé que dans les arguments de son adversaire il trouverait des données intéres- santes. Aussi ces luttes créèrent-elles un courant et elles lurent probahlement pour beaucoui) dans le projet qu'il forma de reprendre une troisième fois le chemin de l'Al'ricjue centrale, dont il était enthou- siaste. Cet enthousiasme qu'il piofessait pour l'œuvre géniale de notre Roi éclate à chaque page dans les lettres congolaises qu'il publia un jour sur les instances de quelques amis ; on y voit percer par- tout l'intérêt qu'il portait à la réussite des efforts de ses compatriotes et amis, groupés, à l'appel du Roi, sous le drapeau bleu étoile d'or de l'État du Couffo. Un voyage dans l'Afrique du Nord, en Egypte, entre[)ris au début de 1905, donna probablement encore à Ém. Laurent un stimulant au désir qu'il avait de revoir le Congo. Il s'agissait d'étudier les ])ossibilités d'un « settement » juif dans la Pénin- sule de Sinaï et il fut choisi pour faire partie de l'expédition envoyée par feu le D' Th. Herzl, prési- MEMOIHES. lui dent du comité sioniste. Du voyage faisaient partie sept personnes : les ingénieurs Kessler et Stephens, le colonel anglais A. Goldsniith, mort également depuis peu, l'architecte Marmorex, le docteur en médecine Jotfé, le D' Soskin et Em. Laurent. La petite troupe quitta Le Caire dans les premiers jours de février et se rendit dans le désert de Sinaï où elle resta près de quarante jours, mais Laurent, dont les occu- pations exigeaient la présence à Gembloux, ne resta sur le terrain que pendant une vingtaine de jours. Pendant ce voyage les cartes illustrées nous arri- vaient nombreuses, il se trouvait enchanté de son expédition, mais les renseignements qu'il fournis- sait étaient laconiques. Il s'était engagé, il est vrai, à s'entendre avec son collègue le D' Soskin pour donner son avis sur la valeur du sol et à ne rien publier sur ce voyage avant que tous ses compagnons n'eussent déposé leurs rapports. Jusqu'à ce jour rien n'a encore été publié et nous ne savons pas si Lau- rent a donné son avis par écrit. Il avait rapporté de ce voyage une petite collection de plantes sèches qui nous est ari'ivée en assez mauvais état et dont la détermination a été confiée aux spécialistes du Jardin botanique de Berlin. Au retour de ce voyage pei'sonne en Belgique ne croyait Em. Laurent disposé à entreprendre cette même année encore une nouvelle expédition en Afrique. Il était certes très préoccupé de ce qui s'y passait. Il avait du reste formé, à son école, son neveu Marcel Laurent, ingénieur agricole, (jui peu après sa sortie de l'Institut avait pris service à l'État du Congo et s'était rendu au Conao où il fut attaché T. XXVII. 7 102 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIË. au Jardin botanique dont la création avait été décré- tée à Eala par le Gouvernement du Congo. Ce fut donc avec surprise que les amis d'Emile Laurent apprirent la résolution qu'il avait prise d'accomplir un nouveau voyage scientifique au Congo. Ce voyage devait être une promenade, très courte ; six mois au plus sulïisaient pour mener à bien les observations qu'il voulait faire, c'était un vrai voyage d'agrément. Toutes les facilités devaient d'ailleurs lui être accordées, cette excursion se faisait quasi en famille, son neveu devant l'accompagner durant tout le voyage. Aussi toutes les objections qu'on lui présenta furent-elles vaines. On devait naturellement reconnaître qu'ayant résisté à deux séjours en Afrique, dans des conditions moins bon- nes, il aurait, cette fois encore, raison du climat meurtrier de certaines zones congolaises. Mais ce ne fut pas sans appréhensions que ses nombreux amis le conduisirent à Anvers, où il s'embarqua le 5 sep- tembre 1905 et l'on suivit avec anxiété les étapes de ce voyage. Quel plaisir, à chaque courrier, de rece- voir des nouvelles ; les cartes postales, en style télégraphique, se suivaient marquant son enthou- siasme du voyageur et décrivant en peu de mots le magnifique état des plantations dont il avait vu les débuts en 1805 et en 18Do-189G. 11 ne marchandait les éloges ni pour les agents des sociétés commer- ciales s'occu|)ant de culture, ni pour l'Etat à qui revient l'honneur d avoir été le promoteur des grandes cultures. De Benza-Massola, 1*' octobre 1905, il nous écrit entre autres : « Revenu au Mayombe, bien changé Mi^;Moinks. 403 depuis dix ans, beaucoup de belles cultures de cacaoyers et de caoutclioutiers », et, dans toutes ses cartes : « nous récoltons ferme ». Dans une lettre qu'il nous adresse de Kwamouth, le 25 octobre 190"», il dit : « Nous sommes à l'em- bouchure du Kasai, très bien portants et très con- tents ; nous travaillons beaucou[), arrêtons où nous voulons, moissonnons abondamment. Nous avons douze presses en mouvement et c'est encore trop peu ». Certains jours, les récoltes étaient si abondantes que oncle et neveu s'en occupaient pendant toute la matinée, aidés dans \n préparation des plantes par quatre ou cin{{ boys. A chaque courrier, Em. Laurent reparle des récol- tes de la mission ; elles s'accumulaient et nécessi- taient presque journellement l'augmentation des porteurs de sa caravane. Le 29 novembre, il écrit à son maître Léo Errera une lettre datée de Lusambo : « Demain matin, nous partii'ons pour Stanleyville, par Kwamouth ; nous visiterons les stations et les postes de cultures du fleuve et comptons rentrer à Léopoldville dans les premiers jours de février et arriver à Anvers le 1*' mars. La réalisation de ce projet est naturellement subordonnée à la mar(;he réii,iilière de notre vapeur et à la bonne santé de ses passagers. Nous n'avons pas trop à nous plaindre des microbes tropicaux ; nos deux compagnons blancs ont eu quelques petits accès de fièvre; j'ai résisté jus((u'ici, grâce sans doute à l'emploi méthodique de la quinine et à ma vieille expérience. Hier nous nous sommes pesés dans une iOi SOCIÉTÉ BELGE DE MICHOSCOPIE. factorerie ; des 92 kilos apportés d'Europe, je n'en ai perdu (fu'un seul, résultat assurément honnête dans ce pays de soleil féroce. D'ici à trois mois, ce déficit sera compensé » (i). Hélas ! il n'en devait pas être ainsi ! Cependant, tout le monde le croyait hors de dan- ger ; on le savait emhar([ué pour l'Europe et déjà l'on se préparait à aller le recevoir à Anvers dans les premiers jours de mars quand le brutal télégramme est venu déjouer tous les projets et plonger dans la consternation tous ceux qui désiraient fêter son retour. La mort d'Emile Laurent survenue assez l)rusque- ment, en pleine mer, dans la nuit, malgré les soins dévoués de son neveu Marc. Laurent, de son ami M. le gouverneur général Fuchs et du médecin du bord, le D' Waersegers, ne permit pas de confier son corps à la terre d'Afi'ique ; dès le lendemain, Emile Laurent, entouré du drapeau national, fut précipité dans les flots. Durant cette triste cérémonie, M. Fuchs qui avait parcouru le Mayombc avec lui en 1895 et en 190i, retraça en quelques mots la carrière déjà si bien remplie, mais malheureusement trop vite brisée, dÉm. Laurent, un des amis de sa famille. C'est avec un serrement de cœur que l'on songe à cette fatale disparition et à ce que la Belgicpie, la science botanitpie et nos sociétés scientifiques ont jierdii pai' la moi't de celui dont les idées et l'exemple (1) Noua remercions M™« Léo Errera d'avoir bien voulu nous communiquer les lettres qu'Em. Laurent avait écrites à son ancien professeur et ami, pendant les voyages qu'il fit en Afrique. MEMOIRES. -lOo avaient rénové l'enseignement de la botanique agro- nomique en Belgi([ue et avaient imprimé en Belgique aux études de niierobioloi>ie un élan nouveau. Nous savons ce qu'il fit pendant les derniers mois de sa vie ; la « Mission Laurent » montre dans la somme des matériaux ([u'il avait collectés ; plus de 5,500 feuilles d'herbier sont venues auijmenter les collections confiées au Jardin botanique de Bruxelles, par le Gouvernement du Congo ! Ce chiffre ne suffit-il pas pour démontrer l'ardeur inlassable d'Em. Laurent ? On le voit, dans les notes qu'il prenait jour par jour, s'attachanl avec ténacité à la recherche des variétés de caféiers indigènes, à l'étude des myrmé- cophytes et à l'étude de la dispersion des types végétaux caractéristiques, toujours en éveil scrutant le moindre fait pour essayer de remonter à ses causes. Ém. Laurent avait, comme l'a si bien dit Léo Errera, « l'enthousiasme, l'énergie et la ténacité servis p;n' une merveilleuse puissance de travail ». Malheureusement, cette puissance de travail avait une limite, il la dépassa et mourut victime des trois qualités maîtresses de son caractère. Rappelons encore que les travaux scientifiques, nombreux et variés, d'Em. Laurent lui valurent les titres scientifiques les plus enviés. Nommé Corres- pondant de l'Académie des Sciences de Belgique en décembre 1900, il fut élu Correspondant de l'Institut de France en 1902 ; déjà la Société nationale d'Agri- culture de France lui avait octroyé la médaille d'or à l'etïificie d'Olivier de Serres et l'avait nommé Corres- i06 SOCIÉTÉ BELGE DE MlCUOSCOl'IE. pondant. Peu de temps avant son dépari, le roi le créa Chevalier de l'Ordre de Léopold. II l'avait, comme souverain de l'Ktat du Congo, créé (Chevalier de l'Ordre de la Couronne, Nous n'avons pas ici à examiner Em. Laurent, comme professeur ni même connue honnne. Tous ceux qui ont connu Km. Laurent, tous nos confrères ont su apprécier son caractère franc, son esprit d'élite ; tous ses amis aiment à se rappeler sa bonne humeur et son entrain. Comme le disait si justement Léo Errcia <( On ne saurait trop faire ressortir les mérites d'honnnes tels que lui. En notre temps de compromission et de veulerie, Emile Laurent, laisse un admirable exemple de droiture, de fidélité aux principes, d'énergie et d'efl'ort individuel ». Si, pour nous conformei' à sa volonté, nous ne pouvons faire à sa nuMUoire l'injure de regrettei' sa mort, n'oul)lions pas ce[)endant (|u'une giandc |)artie de son ceuvre coloniale a été engloutie avec lui à tout jamais dans l'océan. Hélas ! il restait également dans ses cartons des notes sur une série de recherches inachevées, la Société de Microscopie serait heureuse de pouvoir se mettre à la disposition de celui (jui entreprendra la publication des travaux délaissés par Em. Lauries (Bull, de la Soc. roy. de Bot. de Belgique, t. XXIX, 1890). Expériences sur la réduction des nitrates par les végétaux {Pinn. de l'Institut Pasteur, t. IV, 1890). 'Expériences sur l'absence de bactéries dans les vaisceaux des plantes (Bull. Ac, roy. de Belgique, 3" série, t. XIX, 1890). Influence de la radiation sur la coloration des raisins (Soc. roy. de Bot. de Belgique, t. XXIX, 1890). Influence de la nature du sol sur la dispersion du gui {là., t. XXIX, 1890). Réduction des nitrates par la levure et par quelques moisissures (Bull. Ac. roy. Belg., 3« séiie, t. XX, 1890, et -i" série, t. XXI, 1891). Expériences sur la production des nodosités microbiennes chez le pois à la suite d'inoculations (Bull, de l'Académie royale de Belgique, 3« série, t. XIX, 1890). Sur le microbe des nodosités des Légumineuses (Comptes-rendus de l'Académie des Sciences de Paris, 17 novembre 1890). Tableaux (18) pour l'enseignement de la botanique appliquée à l'agri- culture (Publication faite sous les auspices du Ministère de l'Agri- culturej. Etude sur la variabilité du bacille rouge de Kiel (Annales de l'Institut Pasteur, t. IV, 1890). Réduction des nitrates en nitrites par les graines et les tubercules (Bull. Ac. roy. de Belgique, 3« série, t. XX, 1890). Réduction des nitrates par la lumière solaire (Id., 3® série, t. XX, 1890, et t. XXI, 1891). Observations au sujet d'une note de MM. A. Gautier et R. Drouin, en collaboration avec Th. Schlœsing fils (Comptes rendus de l'Académie des Sciences de Paris, 28 décembre 1891). Sur la fixation de l'azote gazeux par les Légutnineuses, en collabora- tion avec Th. Schlœsing fils (Comptes-rendus de l'Académie des Sciences de Paris, 17 nov. 1890 ; 30 nov. 1891 ; 7 nov. 1892). Recherches sur la fixation de l'azote libre par les plantes, en collabo- ration avec Th. Schlœsing fils (Annales de l'Institut Pasteur, t. VI, 1892). Sur la fixation de l'azote libre par les plantes, en collaboration avec Th. Schlœsing fils (Id., t. VI, 1892). Le Bas-Congo, sa flore et son agriculture (Bull, de la Société Royale de Botanique, 1894). Résumé du cours de botanique et d'agriculture donné en iS95 à la Société des Etudes coloniales de Bruxelles (1895). Rapport sur un voyage agronomique autour du Congo (Bulletin officiel de l'État Indépendant du Congo, 1896). no SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Recherches expérimentales sur V assimilation de Vazote ammoniacal et de l'azote nitrique par les régétaux, en collaboration avec E. Marchai et E. Carpiaux (Bulletin de l'Académie royale de Belgique, 3« série, t. XXXII, 1896). Lettres congolaises, 2 séries (Revue de l'Université libre de Bruxelles, 1896). Planches (15) de physiologie végétale avec texte descriptif, en collabo- ration avec Léo Errera, 1897. Le caféier et sa culture au Congo (Bulletin de la Société Royale de Botanique. 1898). Recherches expérimentales sur les maladies des plantes (Annales de l'Institut Pasteur, t. XIII, 1898). Be Vinfluence de l'anhydride sulfureux sur les plantes de serres, en collaboration avec H. Gillot (Bulletin de l'Agriculture. 1898). Enquête sur la carie du froment en Belgique, en collaboration avec A. Damseauxdd., 1899). Essais relatifs à la dispersion du gui en Belgique (Bull, de la Société Royale de Botanique, t. XXXVIII, 1899). Les collections botaniques de V Institut agricole de VÉtat (L'Ingénieur agricole de Gembloux, 1899). Emploi de la nicotine en agriculture (Bulletin de la Société nationale Agriculture de France, 1900). Les vergers en Hesbaye. Création, entretien et restauration (Bulletin de l'Agriculture, 1900). Conférences sur le Congo. Bruxelles, Lamertin, 1900. 8ur l'origine des variétés panachées chu: les plantes (Bull, de la Soc. roy. de Bot. de Belgique, t. XXXIX, 1900). Expériences sur la greffe de la pomme de terre (Id., t. XXXIX, 1900). Nouvelles expériences sur la greffe de la pomme de terre (Id., t. XXXIX, 1900). Un nouveau type de maladie des plantes : la dégénérescence graisseuse (Id., t. XL, 1901). Observations sur le développement des nodosités radicales chez les Légumineuses (Comptes rendus de l'Académie de Sciences de Paris, 23 décembre 1901). Le rôle des sciences botaniques dans l'enseignement agronomique (l'Ingénieur agricole de Gembloux, 1901). De Vinfluence du sol sur la dispersion du gui et de la cuscute en Belgique (Bulletin de l'Agriculture. 1901). Sur l'existence d'un principe toxique pour le poirier dans les baies, les graines et les plantules du gui (Comptes-rendus de l'Académie des Sciences de Paris, t. CXXXII. 1901). De l'action interne du sulfate de cuivre dans la résistance de la pomme de terre au « Phytophtora infestans » (Id. 8 décembre 1902). Résumé du cours de microbie générale donné à l'Institut agricole de l'État (1902). MKMOIHES. n-l Notes agricoles rapportées de Grèce (L'Ingénieur agricole de Gembloux, 1902). Essais sur l'influence des verres colorés sur la production des pig- ments rouges et jaunes chez les plantes (Revue de l'Horticulture Belge, 1902). Une nouvelle variété de colza à siliques et à graines monstrueuses (Journal agricole du Brabant-Hainaut, 6 septembre 1902). Recherches sur la descendance des betteraves à sucre extrêmement riches (Id., 18 octobre 1902). Les " Platycerium n du Congo (Revue de l'Horticulture belge et étrangère, 1902). Expériences sur la durée du pouvoir germinatif des graines conservées dans le vide (Comptes-rendus de l'Académie des Sciences de Paris, 15 décembre 1902). Sur le pouvoir germinatif des graines exposées à la lumière solaire (Id,, 29 décembre 1902). Influence de V alimentation sur les variations chez les plantes. Recher- ches sur la betterave à sucre et la carotte (Bulletin de l'Agriculture, 1903). Expériences sur la coloration des fleurs de lilas soumis à la culture forcée [U., 1903). Observations sur les spores ou variations par bourgeons chez les plantes (Id.. 1903). Recherches sur la synthèse des substances albuminoïdes par les végé- taux, en collaboration avec R. Marchai (Mémoire couronné par l'Académie Royale de Belgique, 1903). Observations sur la subérisation pathologique chez les plantes et spé- cialement chez la vigne (Bulletin de l'Agriculture, 1903). Une maladie bactérienne du fraisier (Id , 1903). De Vinfluence de l'alimentation minérale sur la production des sexes chez les plantes dioïques (1) (Comptes-rendus de l'Académie des Sciences de Paris, 2 novembre 1903). Recherches sur l'origine du caoutchouc des herbes, en collaboration avec Marcel Laurent (Belgique coloniale, décembre 1903). Plus de nombreux articles de vulgarisation publiés dans Y Ingénieur agricole de Gembloux, la Belgique coloniale, la Revue des cultures coloniales, la Revue de V Horticulture belge et étrangère, les Annales de la brasserie et de la distillerie, le Journal de la Société agricole du Brabant-Hainaut , la Revue soientifique (Paris), la Revue des sciences pures et appliquées (Paris), etc., etc. (1) Cette note a été rédigée sur le navire qui l'emmenait au Congo et a été envoyée de Ténériffe à l'Académie des Sciences de Paris. il2 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Citons encore la création des archives du Laboratoire de botanique de llnstitut agricole de Gembloux, publiées sous le titre de : Recherches de biologie expérimentale appliquées à l'agriculture. Elles devaient paraître en volumes de 400 pages, le tome I seul a paru en 1903. * * * Des notices sur Em. Laurent ont été publiées par Henri Gillot. Notice sur la vie et l'œuvre d'Emile Laurent (extraite de Vlngénieur agricole de Gembloux), c'est la notice la plus complète qui ait paru sur Emile Laurent ; par Léo Errera (la Gazette, 25 février 1904) ; E. De Wildeman (le Mercure de Belgique, 1904 et la Revue des cul- tures coloniales [Paris], 20 mars 1904) ; dans la Tribune congolaise, le Progrès agricole du HainatU, dans le Bulletin de l'Association des anciens élèves de V École d' Horticulture de l'État, à Vilvorde (n° XV, 1904), le Congo, la Belgique colo7iiale. Cérémonie commémorative de l'Institut Botanique (Revue de l'Université de Bruxelles, 1904) et dans Inauguration du médaillon d'Emile Laurent à l'Institut agricole de Gembloux, 7 mai 1905 (Annales de Gembloux, 1905) et dans « Mission Laurent >i, publication de l'État Indépendant du Congo et consacrée aux travaux d'Emile Laurent pendant son dernier voyage en Afrique. SOCIÉTÉS ET INSTITllTIOINS avec lesquelles LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE EST EN RELATIONS D'ÉCHANGE. Belgique. Annales de la Société médico-chirurgicale, rue des Augustins, 26. Liège. Académie royale des Sciences, Arts et Belles-lettres de Belgique, Bruxelles. Académie royale de médecine de Belgique, Bruxelles. Association belge de photographie. Ch. Puttemans, Palais du midi. Musée royal d'Histoire naturelle de Belgique, Bruxelles. Société royale de Botanique, au Jardin Botanique de l'Etat, Bruxelles. Société entomologique de Belgique, Bruxelles. Société scientifique de Bruxelles, 11, rue des Récollets, Louvain. Société belge de géographie, rue de la Limite, 116. Société géologique de Belgique à Liège. Société malacologique de Belgique, 14, rue des Sols, Bruxelles. Société belge de géologie, de paléontologie et d'hydrologie, place de l'industrie, 39, Bruxelles. Société royale des sciences, à l'Université de Liège. Société des sciences, lettres et arts du Hainaut, Mons. Société royale des sciences médicales et naturelles, D'' Gallemaerts, 13, place du petit Sablon. Université de Bruxelles. dU SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIË. Université de Gand. Université de Liège. Université de Louvain. Alleiiiag^ne. Botanischcs Centralblatt. Cassel. Kaiscrliclie Leopoldiniscli-Carolinisclie Akademie der Naturt'or- schei', Halle. Jahresbericlit iiber die Fortsctirifte in der Lelire von den patho- genen Mikroorganismen, Tûbingen. Naturwissenschaftliche Gesellschaft, Cliemnitz. Naturwissenschaftlicher Verein, Elberfeld. Naturwissenschaftlicher Verein des. Reg. Bez., Francfort s/Oder. Offenbacher Verein ii'ir Naturkunde, Ofl'enbaeh s/M. Pliysikaliscli œkonomische Gesellschaft, Kœnigsberg. Société d'histoire naturelle de Colmar, Colmar (Alsace). Société d'histoire naturelle, rue de l'Évéché, 25, Metz. Vei'ein fur Naturkunde. Cassel. Zoologischer Anzeiger. Querstrasse, 30, Leipzig. Centralblatt fiir algemeine pathologie und pathologische anatomie, léna. KoniglicliG Biologische Anstalt, Helgoland. Botanischer Verein der Provinz Brandenburg, Berlin W. Gruue- waldstrasse G-7. Aiiti*i<*lic-Hon^rie. K. K. Naturhistorisches Hofmuseum, Vienne. K. Akademie der Wissenschaften, Vienne. Mittheilungen der Section fur Naturkunde des " Osterreichischeu Touristen-club v. Burgring N» l. Vienne. Bulletin international de l'Académie des sciences de Cracovie. Institut L et R. géologique d'Autriche, Vienne. K. K. Zoologisch-Botanische Gesellschaft, Herrengasse, 13,à Wien L Naturforschonder Verein. Bninn. Naturwissenschaftlicher Vorein fiir Steirmark. Gratz. Société des Sciences naturelles de Croatie, Zagreb, Agram. Société royale hongroise des sciences naturelles, Budapest. Société adriatique des sciences naturelles, Trieste. Ungarischer Karpathenvercin, Loese. Verein zur Verbrcitung naturwissenschaftlicher Kenutnisse, IV, techn. Hochschulc, Vienne. SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Uîi li)»ipa^iie et l^ortug^al. Boletin de medicina y farmacia, calle del Hôpital, 93, Piso 2°, Barcelone. Cronica scientifica. Barcelone, Ronda de Z. Pedro, 38. Gaceta Medica Catalana, à Barcelone. Sociedade de Instrucçao do Porto, S. Domingos, .57, à Porto Larfjo. Revista clinica do los Hospitales. Madrid, PI. de Isabell, II. Revista de sciencias naturaes e sociaes, rua dos Clerigos 96, à Porto. France. Annales de l'Institut Pasteur, rue de Fleurus, 35b, Paris. Annales de micrographie. Rue Amelot, 100, Paris. Académie des sciences, lettres et beaux-arts de Dijon. Bibliothèque de l'Université, Dijon. Bulletin scientitique du nord de la France, M. le professeur Giard, Lille. Bulletin de la Société d'étude des sciences naturelles, à Béziers. Feuille des jeunes naturalistes, 35, rue Pierre Charron, Paris. Revue scientitique du Bourbonnais, 10, Cours de la Préfecture, à Moulins (Allier). Le Botaniste, M. Dangeard, professeur à la Faculté de Poitiers. Revue bryologique, M. Husnot, à Cahan, par Athis (Orne). Société Borda, à Dax. Société Linnéenne du nord de la France, rue Voiture, S, Amiens. Société des sciences physiques et naturelles, Hôtel des Facultés, Bordeaux. Société Linnéenne de Bordeaux, Société d'étude des sciences naturelles, 16, rue Bourdaloue, Nimes. Société d'agriculture, sciences, belles-lettres et arts, à Orléans. Société des études scientifiques, Angers (Maine et Loire). Société française de photographie, rue Louis-le-Grand, 20, Paris. Société des amis des sciences naturelles de Rouen (Seine inférieure). Société d'histoire naturelle de Toulouse, 44, rue Saint-Rome. Société d'agriculture, 20, rue Saint-Antoine du T., Toulouse. Société d'histoire naturelle de l'Hérault, Montpellier. Société des sciences naturelles, à Semur (Côte d'Or). Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne (Auxerre). Société des sciences naturelles, à Cherbourg (Manche). Société Linnéenne de Normandie, Caen (Calvados). Société d'études scientifiques, 55, rue Pierre Charron, Paris. Société Linnéenne de Lyon, place Sathonay, Lyon. ■i-JO SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Giraiiile-l{retag;iie. Brightou and Sussex natural history Society. Brighton. Croydon Microscopical and natural history Club. Croydon. Norfolk and Norwicli naturalist Society, Norwich, Quekett Microscopical Club, Londres. Royal Microscopical Society. King's Collège. Londres. Royal pbysical Society ot Edinburgh. Phylosophical Society, Cambridge. Patent Ofllce Library, 25, Southampton Buildings, Chancery Lane, London W. C. Science progress. The scieutitic Press Limited, 428, Strand W. C, London. Royal Dublin Society. Leicester House, Dublin. Hollande. Société hollandaise des sciences de Harlem. Société Néerlandaise de zoologie, D'' P.-C. Hoek, au Helder. . Société royale de zoologie (Natura artis magistra) d'Amsterdam. Physiologisch laboratorium, Université à Utrecht. Italie. Academia pontilici de Nuovi Lincei, Palazzo délia Cancellaria. Rome. Académie des sciences de l'Institut de Bologne. Académie des sciences, lettres et arts de Modène. Académie royale des sciences de Turin. Ateneo de Brescia. Bollettino scientitico, Pavie. Bolletino délia Societa Romano per gli Studi zoologici, Université, Rome. Comité géologique d'Italie, Via S. Lusama, Rome. Institut royal des sciences, lettres et arts de Venise. Société des naturalistes de Modène, à Modène. Societa italiana dei microscopisli. à Acireale (Sicile). Revista de Scienze naturali e bolletino del naturalista, à Siena. R. Academia dèi lisiocritici à Siena (Italie). Nuova Notarisia, D"" G. B. De-Toni, Galliera Veneta (Padoue). Academia medicochirurgica di l'erugia (Pérouse). Monitore zoologico italiano. Instituto anatomicu à Florence. Eurico Sporri à Pisa. SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. 447 LiU'xeinbourg^. Institut royal Grand-ducal. Place Guillaume III, Luxembourg. Fauna, Société des naturalistes Luxembourgeois, Grand-Luxem- bourg. ^O' ]\Iorwèg;e* Aarsberetning, Bergens muséum (Bibliothèque). « Tromsoé Muséum n à Tromsoé. « Stavanger Muséum «, Stavanger. Nyt Magazin for naturvidenskaberne. Jardin Botanique de Chris- tiana. Russie* Académie impériale des sciences, Saint Pétersbourg, Société impériale des naturalistes de Moscou, maison Arkarkha- noflf. Société des naturalistes de la Nouvelle-Russie, Odessa. Société des naturalistes de l'Université de Kieff. Institut impérial de médecine expérimentale, S '-Pétersbourg, rue Lopoukhinskaja, 12. Scripta Botanica, Horti Universitatis imperialis Petropolitanae (Bibliothèque de l'Université) Saint-Pétersbourg. ^tiède. Botaniska notiser, D>- Otto Nordstedt, lo, Kraftstorg, à Lund. Académie des sciences de Stockholm. Institut de botanique de l'université de Stockholm. Puisse* Société des sciences naturelles (bibliothèque), Helmhaus, Zurich, Institut national genevois, à Genève. Naturforschende Gesellschaft. Muséum, Bâle. Naturforschende Gesellschaft, Berne. Société des sciences naturelles, à Coire. Schweizerische Entomologische Gesellschaft, Berne. Société helvétique des sciences naturelles, Berne. Société des sciences naturelles, Neuchàtel. Société vaudoise des sciences naturelles. Lausanne. T. XXVII. 8 us SOCIÉTÉ BELGE t)E MICHOSCOPIÉ. Brésil. Museu Nacional do Rio de Janeiro. Bolelin du Commissao geograpliica e geologica da provincia de S. Paulo. Le Roy King, Boskurlter, à Sao Paulo (Brésil). Revista do Museu Paulista, Caixa do correio 500 Sào Paulo. Costa Rica. Officine de deposito y Canje de publicationes. Republica de Costa Rica (Amérique centrale). Cuba. Cronica médico-Quirurgica de la Habana. Calzada de la reina, 92 apartada 465. r f £tats*L'nii» d^4uierique. Acaderay of science, Rochester (New- York). Académie des sciences de Pliikidelphie. American Montlily microscopical Journal. Washington, D. C. W. Smiley. American naturalist, Robert P. Bigelow editor in ehief. Boston Mass. Boston Society of natural history, Boston. Collège of Physicians of Philadelphie. Essex Institute, Salem (Mass.) Journal of the New-York microscopical Society, M. iiabriskie, Waverley Avenue, Flatbush, L. S., New- York. Journal of mycology. N. S. Department of agriculture (section of vegetable pathology) à Washington. Minnesota Academy of natural sciences. M;mneapolis. Rochester Academy of science. 2 T5 ■M « s Qt CI *■ -•* ~ — ' s • «1 ss ^ {3 • if) -a « £ «i « OB « 93 s t2 b 'S 3 £ o •^ o^ ^ « > co ci 23 §• S r o -a; tu ro 1-- 4) -O) 00 œ es ex. rtj S .-. (U c ^ ^ > — ^ fi S cd -Tl 'f lO O.'O 00 ço (Si C3 1-. 60 . , -o ro « <à ,,-^ ^..^ c3 __^ ^ ^ câ ^ ^ • r- 1 ^^ ^ 5 -1^ 'S CQ r—* s^* — r -f lO OO C5 05 rH '^l Ci O r~ c s b co ce co 00 O) co co co OO O"* 2î- oc > Cl ■- o o X ■a o rH r— 1 SvJ co ■* co -* m. 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L'illustre de Lacaze Duthiers, après avoir exploré, au point de vue zooloi^ique la Méditerranée, le Golfe de Gascogne, la Manche et inénie la mer du Nord vint se fixer à Roscoff en 1872 où il créa, dès cette année, le premier rudiment de lahoratoire qui porte son nom. Les ressources dont il disposait étaient peu considérables. II lit toutefois installer une pompe à bras pour se procurer l'eau de mer et divers aqua- riums. Les travailleurs étaient oblii^és de travailler dans la chambre où ils logeaient. Un petit bateau fut acquis pour la modique somme de trois cents francs et deux matelots furent engagés pour la durée de la saison. De nombreuses pêches et draguages méthodicjues furent organisés et démon- trèi'ent que la nouvelle Station zoologique était établie dans une situation réellement prédestinée : un riche matériel d'étude était désormais constamment à la portée des chercheurs qui se mirent immédiate- ment à l'œuvre ; ils se sont succédés ainsi, toujours plus nombreux pendant plus d'un tiers de siècle accumulant de nombreux travaux ([ui attestent com- bien le choix de Roscoff, comme centi'e d'explorations marines, avait été judicieusement choisi. Grâce à la persévérance de son fondateur et au dévouement sans borne consacré à l'œuvre qu'il avait entreprise, le laboratoire, très modeste aux débuts, finit par englober une série de maisons et même une école entière. Nous allons décrire les installations telles qu'elles existent aujourd'hui en prenant pour ])ase le plan '20 SOCIETE BKLGK DE MICROSCOPIE. général de la Station représenté par la figure 15. STATION MARiiint - Roscorr Fig. 13. — Plan A. — Vivipp. B. — Aquarium. C. — Cabinets de travail. E. — Atelier. F. — Appartement du Directeur. G" — Snlle de chimie. H, — Magasins de verrerie et reactifs. I. — Salon. J. — S^lle de P.-ycliologie zoc- logicjue. K. — Salle (le manipulations des étudiants. L. — Logement du Surveillant en chef. DE LA Station. M. ^ Cabinetdu Sous-Directeur. 0. — Cabinets noirs de photo- graphie. P. — Magasins aux engins de pèche. Q. — Réservoir d'eau de mer. R. — Réservoir d'eau douce. S. — Tuyau amenant l'eau du larj^e dans l'évier. An-dessus de K, bibliothèque et coileciions. Au-dessus de et P, labora- toire du Directeur. MÉMOIRES. 21 L'ensemble des constructions (jiii abritent le labora- toire forme deux ailes placées perpendiculaiiement l'une par ra[)i)ort à l'autre. L'aile orientée suivant le nord-est, et qui fait face à la place de l'Eglise, a quatre vingt mètres de longueur : elle renferme l'babitation, LL, du surveillant en chef, une salle KK construite l'année dernière par Monsieur Delage et destinée aux manipulations des étudiants : elle mesure cinquante mètres carrés de superficie. Puis, viennent outre le salon, des cabinets pour le sous directeur et un cerlaiji nombre de laboratoires CCCG occupés ordinairement par des professeurs qui se livrent à des travaux originaux. Et enfin, à l'angle nord de cette aile, se trouvent un atelier et la salle des machines. Celle-ci renferme un moteur à essence dont la force est huit chevaux et qui actionne une pompe rotative permettant de remplir, en cinq heures, un réservoir QQQ de cent quatre vingt-cinq mètres cubes de capacité et élevé sur l'ensemble des autres constructions de manière à fournir Teau de mer sous une pression convenable dans tous les bâtiments. L'autre aile qui fait face à la mer, est orientée suivant le nord-ouest : elle est donc disposée, comme nous l'avons dit plus haut, perpendiculairement à celle que nous venons de décrire. Elle abrite : 1° Une grande salle commune divisée en stalles GGG qui sont aménagées en cabinets de travail et oii prennent place les travailleurs. 'îl" Les laboratoires des maîtres de conférences et des préparateurs. 5" tne grande galerie B vitrée ayant trente mètres 22 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. (le ionii sur dix de lai'^e et où sont installés des l'éservoirs ou aquariums de manière que chaque travailleur, autant ([ue possible, en ait un à sa dis- position (Phot. 1:2). Au milieu de la galerie sont creusés deux bassins de forme ovale dans lesquels des animaux peuvent être mis en expérience, tels que des poissons de lirande taille, des céphalopodes, etc. ¥ Un laboratoire QQ de photographie fort bien amenasse. 5° Un magasin aux engins de pêche. Un laboratoire J (Phot. 11) de psychologie marine et de psychologie comparée a été récemment installé et muni de tous les instruments indispensables. Le laboratoire de Roscoff fournit gratuitement à ceux qui sont autorisés à y travailler : 1° Un cabinet de travail, 2° Les instruments, S'' Les l'éactifs usuels (pour les réactifs chers, la quantité peut être limitée). 4° Quand la chose est possible, un aquarium à courant continu. 5° Le transport par embarcation du laboratoire aux lieux des recherches des animaux, 6'' Les animaux dont la nature réclame des engins man(euvrés par l'équipage (dragues, faubert, etc.) et qui ne peuvent être péchés par les travail leui's eux-mêmes. 7° Le nettoyage et le service des cabinets de travail. Si le travailleur, afin d'être à proximité de son travail, désire être logé au laboratoire, une chambi'c meublée peut être mise à sa disposition à chai'ge par lui d'ac(iuitter les frais de ménage évalués par semaine à la somme de :2,50 fr. MÉMOIRES. 23 Pour se procurer le matériel d'étude quatre bateaux sont attachés au laboratoire : ce sont d'abord la Cynthia et le Bayard qui sont deux canots : puis, la Laura, bateau à voiles et le Dentale cotre de sept et demi mètres de long : ce dernier est ponté. Enfin, on vient d"ac(|uérir un bateau automobile le Pliitcus qui a été construit à Bordeaux et dont on attend les meilleurs résultats (i). Les marées à Boscott' sont très fortes : elles atteignent jusqu'à neuf et dix mètres aux équinoxes : on sait que les eaux se retirent alors considérable- ment : on compi'end quelle immense surface d'explo- ration est ainsi mise à la disposition des zoologistes et des botanistes qui peuvent allei* facilement prendre les espèces qu'ils désirent étudier à l'endroit même où elles vivent. Les recherches à la mer constituent certainement une attraction et les étudiants surtout retirent de cet exercice une ample moisson de con- naissances relatives à la vie des animanx, à leurs mœurs, à leur habitat, etc. Pendant les mois de juin, de juillet, d'août et de septembre, il est organisé, aux moments propices, des excursions qui ont pour objet l'étude de la faune et de la flore marines des environs de Boscoff". En face du laboratoire se trouve l'île verte qui n'est séparée de la côte que par un chenal que l'on traverse (l) Pendant le séjour que nous avons fait à Roscoff en août der- nier, nous avons eu l'occasion de constater que le Pluteus était un excellent bateau répondant pai-l'aitement aux besoins que présente une station maritime telle que celle dont il s'agit ici. Le Pluteus a t'ait allègrement le trajet, aller en retour, de Roscoff à Plymouth ayant à bord Monsieur Y. Delage et plusieurs travailleurs qui dési- raient visiter le laboratoire de cette dernière ville. 24 SOCIETE BELf.R DE MICROSCOPIE. facilement à pied à basse marée, l'eau qui séjourne encore n'ayant en certains endroits que quelques centimètres de hauteur. Avant d'arriver à l'ile, on rencontrera une vaste prairie de zosters abritant de nombreuses formes animales. Parmi les plus intéres- santes nous nous contenterons d'en sii^naler une qui s'y trouve en abondance : c'est un joli cœlentéré, la lucernaire,(iue l'étudiant ne manquera pas d'observer tant au point de vue moi-pliologique qu'au point de Vue physiologique. Le littoral de l'île Verte est très riche : il est abordable presque tous les jours à pieds : ce n'est qu'aux mortes eaux qu'une eml)arcation, un canot, devient nécessaire : mais alors la pèche sera nécessairement moins fructueuse. Attenant à l'île et dans le chenal se trouve un grand réservoir que Monsieur de Lacaze Duthiers a fait bâtir en pierres sèches : il est évacué par les eaux à la basse marée : sous les pierres se cachent des formes animales les plus variées. L'exploration méthodi(jue et journalière de l'île Verte et du chenal suftirait à défrayer pendant toute une campagne l'activité de l'étudiant le plus dévoué et le plus l'ésolu. L'île de Batz n'est pas moins intéressante : mais pour l'aborder une embarcation est toujours néces- saire. Signalons encore ici un type présentant à tous les points de vue un intérêt ca})ital ; c'est un turbel- larié acccle nommé Cnnvolutn paradoxa. Des (Iraguages et des pêches pélagicpies sont orga- nisés péi'iodiquement, et en cas de nécessité, ces opérations sont prati([uées à la demande des travail- leurs qui s'adressent à cet effet au directeur ou aux préparateurs. MIOMOIRKS. 2S Une cinquantaine de zoologistes séjournent cliacjue année au lal)()rat()ii'e de Lacaze Dutliiers de mai à octobre : c'est pendant les mois d'août et de sep- tembre (|u'ils y sont en plus grand nombre. Quarante-deux biologistes belges ont été admis a Roscoff depuis 1876. Le tal)!eau récapitulatif ci-joint et la bibliographie relative aux travaux qu'ils ont eu l'occasion d'élaborer à Roscoflf sufïiront pour taire apprécier les immenses services rendus à la Science belge par la belle Institution créée par de Lacaze Duthiers. Disons que Monsieur Delage suit les traces de son illustre maître et que, sans cesse le désir d'améliorer les installations de Roscoff pour les tenir toujours à la hauteur des progrès de la science, le préoccupe. C'est avec la même libéralité qu'il accueille les savants étrangers et nous nous empres- sons d'ajouter qu'en toute circonstance, il a exprimé aux belges venant travailler à Roscoff la plus vive sympathie dont chacun lui est profondément recon- naissant. Un plan des installations de Roscoff et de nom- breuses photographies figurent à l'Exposition de Liège. Ces documents donnent une idée objective de l'importance de ce bel Institut. Enfin on verra dans la Section de zoologie un choix de belles préparations d'animaux propres à la faune de Roscoff. On remarquera particulièrement une séi'ie d'espèces conservées dans de grands verres de montre et incbises dans une substance gélatineuse, par des procédés originaux qui ont été découverts récemment a Roscoff et (|ui seront décrits par la suite. 2G SOCIÉTÉ BELGE DE MICIIOSCOPIE. 5 i^ ^ © e -s il * e N OS •• -1^ ■ QQ en 03 00 ÇD ^^ 3 co c ^.^ ^ _C} _® Sh 03 esi 03 c o > 00 œ 5 m ;-. 8 -3 73 .22 00 >> a a e -fj S r- "- 3 p- ^ .3 îC o 3 _2 «3 «3 3 «3 13 3 S p 00 ■r. _2 q3 1^ S 9. s: > +3 1— • 1 "0 Si 00 S -3 •03 «3 03 03 ■es à. -fi p a 03 03 co 00, X 3 6 ■r. 5 9 Eii r3 5 a «3 00 'A c C 00 S ■*—' 5 3. en a 03 ci 1 ïn 00 "5 _© ■p 03 > g c: 73 _d ■y: 73 .2 3 •ri r2 5) ■n a p Î35 -a 5 _3 -2 73 _a3 .2 73 _a3 ■3 173 •03 p 1 3 .2 3 O; © 73 "03 C •0 c c6 "3 -03 "O <> -^^ Vj 4-JI p X O '.V 3 ■a 3 '> -3 C ■0 te •03 te 3 7; .S ^ •â •0 te ^ 3 > _o M M s ^ .M 73 s V3 73 73 ^ ^ ■0 M 73 05 -2 O C T^ •4-3 WD , 8 ■/) _ri 03 . •0 ^ ~ ,03 33 ^3 ?J -*-J ^ ^ c --^ •3 z OJ 5 C Èf *^ tH c a © "o ■tJ 3 'O ,^ "^ ^ S. 3 3 ,1^ -3 u ,-»- 3 -V C^ r ^ r^-> '■■.-'' j^ c '^'\ ••^1 ^^"^ •^ 00 —, C5 *-H _, ^_, c» rti <>i 5^ ;;] t^ t- r- t- r- 00 O) -Ji ce Vj 00 00 5 o :d ►— t y. ^ >^ t-H t— 4 yyx >■ i-' '""' > ;> " ■"^ > >• ^— « •"^ '-' ■Jl 00 t- _, -r 00 10 10 00 cr. -, «V» rt^ Sv» î-( s^ 0^ .—4 S^i 01 ^^ — 00 -, _ C-. 1 , ■>! 73 73 w t^ t- ?^ (^ t- 00 00 73 OC m OJ 03 C a 03 ■a H > > > l-H > t— 4 —H 1—1 1— 1 > > a s > Ô a ■3 a 03 M «vj 0^ Oi 10 p-l 3 r— ( i—i 72 in r^T l/j 3 oi 3 3 3 ,3 .5 r* O D ^ _o _o "a ri c5 O >-> f— ' •S? fcfi '•S? a ci te Q) -3 r-» ■a? > 3 O -^ yj ."2 M < j CO '■^ J _J -r J J M ^ H , , , u Ct-H P ^ Q L. 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OJ ci © >1 a> -*— ' ^i O 03 o . t3 03 03 S r~] O t| 3 J3 -o — -3 -3 o o -3 -3 3 -3 F^ J3 — X3 rt ^ '3 '^ 1 ^1 Ta ^ ^ ^ >^S >^ S ^ 1— 1 i'^ >iX>< at^ Bx O «— t ^^ ^ > ^ > -^ ^ ^ 1— ( i— ( 1 — 1 > ^ > ^ t» 00 C2 -* f- t^ --< LO 05 ce t~- t- ïO o l.O --1 co t- ^^ •—t C>i •^ Oi ^^ ^H ^ (ÎJ '^* r- t— \- ï— t~- co co "X^ 00 H 'n m ^^ Ci Ci Ci Ci Ci Ci Ci cri c^ •a O fc— * — •— ' 1— ( H-H >— H l-H t-H l-H es g ^— ^ 1 — 1 ■— 1 1 1 1-H t— ( H— t 1— ( >— 1 1 — ( r^ (— 1 1— t 1— t l-H >— t — l— ( HH t— ( S — > > > > > > > > > > H p Ol ■- -o t- t- r- i-O t~ t- t- a >-3 05 m -/3 OT M 73 73 ,3 X M O _2 s ^j G O. 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Actuellement c'est Monsieur le Professeur Pruvot qui dirige la Station zoologique de Banyuls aidé par Monsieur Racovitza ; ce dernier remplit les fonctions de sous directeur. Les installations de Banyuls ressemblent à celles de Roscoff : l'organisation est sensiblement la même dans ces deux établissements. Les biologistes ont à leur disposition un cabinet de travail (l' étage). L'éclairage et le cbauffage des appareils sont assurés par l'électricité et l'acétylène. L'eau douce y arrive par une canalisation générale. Si l'on désire loger au laboratoire, au second étage sont aménagées, de très jolies chambres, fort bien meublées, et qui sont mises à la disposition des hôtes du laboratoire dans les mêmes conditions qu'à Roscoff. Le rez de chaussée est presque complètement occupé par un aquarium présentant pour le public, qui y est admis gratuitement, comme pour les zoolo- gistes le plus haut intérêt. Grâce à la pureté de l'eau de mer, des espèces, telles que le corail rouge, y 3Ô SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. vivent en permanence : on y voit encore pleine de vie les formes si variées de la Méditerranée. Des aqua- riums spéciaux pour les travailleurs ont été également construits et sont disposés de manière à rendre facile les observations des espèces que Ton désire tenir en vie pendant longtemps. Signalons encore : i" La bibliothèque qui est très complète et qui reçoit de nombreux périodi({ues ±' La salle des collections renfermant de très jolies pré[)arations d'espèces récoltées à Banyuls et dans les différentes excursions entreprises par la direction du laboratoire ; c'est là un vrai musée qui permet d'apprécier en quelques instants la richesse de la faune marine du golfe du Lyon, fi" Un laboratoire de photographie avec tout le confort moderne. Pour la distribution de l'eau de mer, il existe un réservoir taillé en plein roc et qui est alimenté par une pompe mue à volonté, soit par une machine à vapeur, soit par une machine à pétrole. Ces machi- nes mettent en action les outils de l'atelier de méca- nique annexé au laboratoire et rendu nécessaire par les réparations au petit vapeur dont nous parlerons plus loin et j)our la construction des engins de pêche, tels ({ue diagues, etc. Un vaste vivier a été construit vis-à-vis du laboratoire entre celui-ci et l'île Grosse. Les bateaux dont dis[)ose le laboratoire sont : 1" Un beau yacht a va[)eur « le Roland » qui peut tenir longlemiis la mer et qui })ermet des excui'sions au loin. Il est muni de tous les engins modernes pour les explorations océanographiijue. MÉMOIHES. M 2° La « Gerardia » batoau à voiles. 3" La « Doi'is « qui est un canot à voiles. Nous n'avons pu obtenir la liste des biologistes belges qui ont travaillé à Banyuls. A notre connaissance, nous savons cependant que les personnes suivantes y ont ftiit un séjour : J. Deinoor, Chapeaux, J. Chalon, P. Francotte, Wauthy, R. Sand, M. Philipson, Querton, Ensch, Rousseau et Van Rysselberghe. Nous ne pouvons atïir- mer si cette liste est complète. Nous nous abstenons de donner la bibliographie parce nos renseignements sont aussi incomplets, quant à ce point. Toutefois nous pouvons atïirmei' qu'à la suite de leur séjour Demoor, Chalon, Francotte et Sand ont publié des travaux dont le matériel avait été recueilli à Banyuls. IV Laboratoire de concarneau (BRETAGiNE). Il dépend du Collège de France. Il eut pour fonda- teur en 1857 le savant embryologiste Coste qui pro- céda dans cet établissement à ses premiers essais de pisciculture et d'ostréiculture. Il eût ensuite succes- sivement pour directeurs Robin, Pouchet, Balbiani. Actuellement, il est encore sous la direction de d'Arsonval, de Ranvier et de Fabre-Domergue, Inspec- teur général des pêcheries de France. Le laboratoire est installé dans une s:rande cou- struction rectangulaire élevée sur un rocher grani- tique qui émerge de quelques mètres au bord de la mer. Il comprend six cabinets de travail pourvus de 32 SOCIETE BELGE DE MICKOSCOPIK. tous les îiccessoires nécessaires : l'eau douce, l'eau de mer, le gaz, l'électricité sont installés dans les cham- bres de travail. Signalons encore une très grande salle pour les manipulations qui demandent beau- coup d'espace ; elle sert, en outre, de laboratoire de physiologie ; elle est d'ailleurs bien aménagée à cet effet : nous v avons vu d'Arsonval y exécuter des recherches sur la respiration des poissons et sur l'électricité chez la torpille etc. On peut dire que sous ce rapport la Station zoologique de Concarneau est à la fois un Institut de mor[)hologie, de physiolo- gie et de pisciculture ; c'est là ce ([ui la distingue des autres établissements similaires. Un aquarium est établi dans les souterrains : il a été créé par Coste lui-même. Il comprend un certain nombre de bassins qui sont à la disposition des travailleurs et dans lesquels on a établi des expé- riences intéressantes concernant le développement de la sardine et d'autres poissons : turbot, soles, etc. Un moulin à vent dont les ailes sont garnies de voi- les, qui existait déjà du temps de Coste, actionne une pompe puisant l'eau à la mer et l'envoyant dans un grand réservoir. Par temps calme, la pompe est actionnée par une machine marchant avec le pétrole ou avec le gaz à volonté : cette dernière machine actionne encore les outils d'un atelier de mécani(|ue servant à la fabri(;ation d'engins de pêche et à des réparations. Un laboratoire de photographie bien aménagé est à la disposition des hôtes du laboratoire. Une bar(ju(' à voiles est utilisée j)our la pêche pélagique et pour transporter les travailleurs dans les différents endi'oits de la baie dont la l'aune est MÉMOIRES. 33 excessivement riche. Un canot de pèche fait des excursions aux îles Glénans si curieuses à tous les points de vue : là, il est facile de se procurer l'Amphioxus et le Balanoiilossus. Par ce que nous avons pu voir pendant les différentes excursions que nous avons faites aux Glénans, nous pensons que le zoologiste qui s'y étahlirait quelque temps et les explorerait systématiquement recueillerait une ample moisson défaits nouveaux concernant la faune marine influencée par les courants d'eau dont la température est toujours élevée et qui contournent ces îles. Il ne nous à pas été possihle de dresser la liste des travailleurs belges qui ont fait un séjour à Concar- neau : nous savons 1° que Monsieur le Professeur Van Beneden y travailla en 1868 ; ^'^ P. Francotte y fit des recherches en 1881, 1896, 1897 et 1898. En 1896, il fut accompagné par deux élèves de l'Univer- sité de Bruxelles : Wauthv et Sand ; 3° Monsieur Van Gehuchten y fit également un séjour en 1887. Nous savons encore que Messieurs Van Beneden, Sand, Wauthy et Francotte ont recueilli des matériaux qui ont fait l'objet de publications. Lauoratoiue du Portel (près de Boulogne sur mer). Nous avons eu l'occasion de faire plusieurs séjours au laboratoire du Portel, créé en 1888 par Monsieur le Professeur Hallez de l'Université de Lille. Pi'imitivement, le laboratoire occupait une grande maison louée qui avait été très bien aménagée pour T. XXVIII. 3 34 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. assurer un travail facile : il y avait une canalisation pour l'eau douce et pour le gaz. Plusieurs salles étaient transformées en cabinets de recherches par- parfaitement outillés. Un bateau le « Béroë » prenait trois fois la mer par semaine et allait au large procéder à des dragua- ges. Chacun pouvait choisir dans le riche matériel rapporté et qui était niis à la disposition des travail- leurs ce qui convenait le mieux aux recherches commencées. Actuellement le laboratoire est installé dans des bâtiments spéciaux, nouvellement construits près du port en eau profonde. Le laboi'atoire est aménagé sur le type des meilleurs établissements similaires; c'est en tout point, une institution modèle. ' Nous ne possédons pas la liste des travailleurs belges qui ont séjourné au laboratoire du Portel. Nous savons que Messieurs Sand, Schouteden,Wauthy y ont recueilli des matériaux qui ont servi à l'élabo- ration de travaux actuellement publiés. Nous même, nous avons récolté pendant nos différents séjours des polyclades qui ont servi à la préparation de notre travail sur la maturation publiée en 1897. VI LAtiOlUTOtRË MAniTIMË DE ViLLEFRANCIIE SUR MeR. La baie de Villefrancho sur Mer est au point de vue de la fjiune une station réellement })rivilégiée : les animaux pélagi(|ucs y abondent variés et nombreux. Aussi depuis longtemps les naturalistes y sont venus MKMOIRES. s'installer individuelleirient, mais sans y créer d'éta- blissement fixe. Dans l'avant propos de cette note, nous avons constaté (jue Ivl. Van Beneden, A. Fœt- tinûer et G. Moreau de Lièsje v étaient venus faire des recherches. Fol, l'illustre embryologiste, y fit aussi de nom- breux séjours. En 1881, Bai'rois y établit le premier laboratoire ofTiciel (jui dépendait de l'Université de Lille. Kn 188^, pendant que nous étions installé, le laboratoire fut fermé. Des bruits s'étant répandus que le choléra pourrait en ce moment envahir la France, l'admi- nistration de la marine décida de reprendre momen- tanément les bâtiments mis à la disposition de Monsieur Barrois. Par la suite, ([uand la marine russe abandonna les locaux de son dépôt de charbon, Monsieur Korotneff obtint l'autorisation d'y installer un laboratoire qui est maintenant l'une des plus importantes stations maritimes qui existent. Une dizaine de chambres d'étude sont mises à la disposition des zoologistes ; il existe en outre une salle commune où peuvent prendre place autant de chercheurs à des tables bien aménagées. Il arrive ainsi ({u'une vingtaine de personnes sont en même temps les hôtes du laboratoire de Villefranche. Il existe une canalisation d'eau de mer, d'eau douce et de gaz. Une pompe alimente, d'eau de mer, un château d'eau : elle est mue par une machine à air chaud. Pour ce qui concerne le matériel, des pêcheurs expérimentés disposent d'un bateau à pétrole et d'une 36 SOCIÉTÉ BKLGE DE MICROSCOPIE, eiiil)ar('ation à voile. Tous les matins, ils prennent la mer et la plupart du temps, (juand les travailleurs arrivent au laboiatoire, ils trouvent les animaux qu'ils ont demandés la veille. Un aquarium très bien anuMiagé et accessible au public est installé dans le laboratoire. Les animaux les plus variés y vivent fort lu'en. En l'absence de Monsieur Korotneff, c'est Monsieur Davidotf (|ui assure la direction des différents services de cette installation modèle. Nous avons fait plusieurs séjours au laboratoire de Villel'rancbe et nous y avons rencontré le D' Schlei- cher, ancien élève de Van Bambeke et ancien prépa- rateur de Scbwann. BiBLIOGUAPHIE GÉ^ÉHÂLE (MISSIONS AVANT 1881). (79). Fraipont J. — Recherches sur les Acinétiens de la côte d'Os- tendefU^iJ.Gp/. Bulletins \cacl. Royal Belg. T. XLIVet T.XLV.) (80 a). — Recherches sur l'organisation et le dével. de la Campa- nularia angulata ['i^p. S pi. Arch. de Zoologie expérimentale et générale, t. YIIl Paris. 1889). (80 b). — Histologie, dévelop. et origine du testicule et de l'ovaire de la Campamilaria angulata {Comptes rendus, Acad. des scien- ces. Institut de F/-ance, Paris 1880). (81). — Origine des organes sexuels des Campanularides \Zoolog. Anzeiger w 51 1880). (81). Francotte. P. — Sur l'appareil excréteur des Turbellariés den- drocœles et Rabdocœles [Arch. de biologie. Tom. H 1881 et Bul. Acad. royale Belg. T. II). (76). Fredericq, L. —Contribution à l'étude des Echinides (Archives de Zoologie e.vp. T. Y 187(1). (78 Ji). — Recherches sur la Physiologie du Poulpe commun (Octopus vulgaris) [Arch. de Zoolog. T. Vil 1868). 78 b). — La digestion des albuminoïdes [Aixk. Zoologie exp. T. V77 1878). MEMOIRES. 37 (69). Van Beneden, Éd. — Recherches sur hi composition et la signi- flcation de l'œuf {Mém. in 4° Acad. Roijale Belg. T. XLI 1S69). (72 . — Méniûii'e sur une nouvelle espèce de Dauphin de la Baie de Rio de Janeiro {Mém. Acad. T. XLL 1879). (76'. — Recherches sur les Dieyémides survivants actuels d'un embranchement des Mézozoaires [BuL Acad. roijale de Belg. T. XLletXLIIlSlG). BlBLIOGKAPlIIE RELATIVE A LA StATION ZoOLOGIQUE DE Naples. (1880 à I005) (90). Cerfontaine. — Recherches exp. sur la régénération et l'hété- romorphose cliez Astroïdes et Pennaria {Arch. hiolog. tom. 19). (90). De Bruyne, Ch. — Monadines et Chytridiacées parasites des algues du Golfe de Naples {Arch. de Biol. T. 10, 1890). (94). — Contribution à l'étude de la phagocytose {Mém. in 4<' Acad. R. de Belg. 1896). (81). Fœttinger. — Rech. sur quelq. infusoires nouveaux des cépha- lopodes {Ar^ch. de biologie T. II 1881). (82). — Note sur la formation du mésoderme dans la larve de Phoronis hippocrepia {Arch. de biologie, vol. 771882). (82 a). Fraiponl. — Le rein céphaUque du polygordius {Bul. Acad. royale de Belg. T. VIII 1882). (82 b). — Le système nerveux central et périphérique des archi- annélides {T. VIII Bul. Acad. roy. de Belgique). (84 a). — Le rein céphalique de Polygordius {Arch. de biologie t. VI Gand, 1884). (84 b). — Recherches sur le système nerveux central et périphé- rique des archiannélides {Arch. de biologie 1884). (87). Monographie du genre Polygordius (12.5 p. in-i° et atlas \^pl. in-i°, Fauna und Flora des Golfes von Neapel). (01). Frédericq L. — Sur la concentration moléculaire du sang et des tissus chez les animaux aquatiques {Bul. de VAcad. r. de Bel- gique 1901, n° 8). (84 a). Gravis. — Travaux botaniques pendant un séjour au labo- ratoire de la station zoologique de Naples {Extrait de la Belgique Horticole 1886). (84 b). — Procédés techniques usités à la Station zoologique de Naples en 1883 (Bul. Soc. Belge de Micros. 1884). (97'. Heymans J. F. — Le bromure d'éthyle comme anesthésique opératoire chez les céphalopodes. Gand 1897. 38 SOCifiTK BELGE DE MICHOSCOl'IE. (98). — Sur le système nerveux de l'Amphioxus et en particulier sur la constitution et la genèse des racines sensibles (coUab. avec Van der Stricht). (Mém. coiœonné par la clas. des se dans la séance dit 15 déc. 189G). (04i. Janssens. — Production artilicielle de larves géantes et mon- strueuses dans l'Arbacia tLa Cellule T. XXI). (04). Janssens et Elrington. — L'élément nuclôinien pendant les divisions de maturation dans l'cpiif de l'Apli/sia pitnctata (La Cel- lule T. XXI). (84 a). Julin, Ch. — La segmentation cliez les Ascidiens dans ses rapports avec l'organisation de la larve (BuL Acad. R. de Beîg. T. VII. n" 5 18S4 et Arch. de Biologie T. Y 18S4) CoUab. avec Éd. Van Beneden. (84 b). — Le système nerveux central des Ascidies adultes et ses rapports avec celui des larves urodèles {Bul. Ac. R. de Belg. T VIII 1884 et Ai^ch. de Biologie T. V 1884). CoUab. avec Éd. Van Beneden. (86). — Recherches sur la morphologie des Tuniciers {Arch. de biologie, t. VI 1S86). (87). — De la signification morphologique de l'épiphyse (glande pinéalei des Vei"tébrôs (Bulletins se. nord de la France etc. l?87. 2^ sctie, 10 année). (95). — Recherches sur la Blastogénie chez Distaplia magnilarva et D. rosea ( Comptes rendus des séances du S» congrès internat, de Zoologie. Leide 1895). (99 a). — Contribution à l'histoii'e phylogénétique des Tuniciers, recherches sur le dévelop. du péricarde, du cœur et les transforma- tions do l'épicarde chez les Ascidiens simples. Paris 1899. (99 b). — Sur les phénomènes intimes de la fécondation chez les Tuniciers [Comptes rendics du Congrès de l'Associât, française pour l'avancement des se. Boulogne 1899). (99 c). — Le dévelop. du sac rénal des Molgulidées {idem 1899'. (04 a). — Recherches sur la phylogénèse des Tuniciers. Dévelop. branchial iZeitsch. f. IV. Zool. Bd. LXXVI, 19(»4 Leipzig). (04 b). — Recherches sur la phylogénèse des Tuniciers. Archiasci- dia neapolitana nov. gen. nov. sp. (Mitth. aus Zool. Station zu Neapel Bd 16, 1904). (98). Lebrun. — Guide de l'Aquarium de Naples (traduction fran- çaise). (02). Legros, R. — Contribution à l'étude de l'appareil vasculaire de l'Amphioxus (Mitth. aus, der Zool. Station zu Neapel). (88). Pelsener. — Sur la valeur morphologique des bras et la com- position du système nerveux central des ('éphalojwdes (.-Irc/i. de Biologie, Tom. 8, 1888). MKMOIRi:S. 39 (89 a). Pergens.— Deux nouveaux types de Bryozoaires Cténostomes [Ann. de la Soc. royale de Malaco. T. XXIII, 1889). (89 1)1 — Untei'suchunpron an Seebryozoeii (Zool. Anzciger 18S'.)j. (83i. Swaen. — Étude des feuillets, etc., dans le blastoderme de la Torpdle {Bnl. Acad. R. Belg. 3" série 1885). (81 a). Van Beneden, Éd. — Kechei'ches sur l'oi-f^aiiisation et le déve- loppeuiont des ascidies simples et &oo\?ûei {Comptes rendus de l'Aca- démie des sciences de Paris, mai 1881). (81 b). — Existe-t-il un cœlome chez les Ascidiens l [Zoolog. Anzeiger Bd. 771881). (84ai. — La segmentation chez les Ascidiens dans ses rapports avec l'organisation de la larve {Bul. Acad. R. de Belg. T. VII, n» 5, 18,84 et Archiv. de biologie T. 71884) Collaboration avec .Iulin. (84 h), — Le système nerveux central des Ascidies adultes et ses rapports avec celui des larves urodèles {Bul. Acad. R. de Belg. T. III 1884 et Arch. de biolog. t. Y, 1884) Collab. avec .Iulin. (95). Van der Strlcht. — La maturation et la fécondation de l'œuf d'Amphioxus \-M\ceo\»Xus,. {Bulletins de VAcad roy. de Belgique., 3« série, t. XXX, n" 11, 1895). (96 a). — Anomalies lors de la formation de l'Ami^hiaster de rebut. {Bibliogfxqyhie anatomique n° 1. 1896). (96 b}. — Le premier Amphiaster de rebut de l'ovule de Thysa- nozoon. Une figure mitosique peut-elle rétrograder ? (Bibliographie anatomique, n° 1, 1896). (96 c). — La maturation et la fécondation de l'œuf de Thysano- zoon {Comptes rendus du Congrès de Carthage de f Association franc, pour l'avancement des sciences, 3 avril 1896'. (97). — Les ovocentres et les spermocentres de l'ovule do Thysa- nozoon {Verhandl. d. anat. Gesellsch. in Gent. 1897). (98 a). — Sur le système nerveux de l'Amphioxus et en particu- lier sur la constitution et la genèse des racines sensibles. En colla- boration avec i\I. le professeur Heymans. Mémoire coicronné par la classe des sciences le 15 décembre 1896. (Tome 56 des Mém.oires couronnés et Mémoires des savants étrangers, publiés par V Aca- démie royale des sciences. 1898J. (99 a^ — La formation des deux globules polaii'es et l'appaiition des spermocentres dans l'œuf de Thysanozoon. (Archiv. de Biolo- gie, t. XV, 1898). (99 b>. — Étude de plusieurs anomalies intéressantes lor.s de la formation des globules polaires. (Livre jubilaire de M. le Prof. Yan Bambeke, 1899). (99 c). — Etude de la sphère attractive ovulaire à l'état patholo- gique, dans les oocytes en voie de dégénérescence (Livre jubilaire de M. le Prof. Van Bambeke, 1899). 40 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. (99 d). — Sur l'existence d'une astrophère à l'intérieur de l'oocyte au stade d'accroissement dans l'ovaire d'Ecliinodermes {Communi- cation faite au congrès des anatomistes français d Paris, ô jan- vier 189|f SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. BlBLIOGUAl'Uli: UELATIVE AU LaBOUATOIUE DU POKTEL ET DE CONCAUNEAU. (97). Francolte. — Recherches sur la maturation, la fécondation et la segmentation chez les Polyclades (Mchn. cour, et mcm. des savants ûtrangers. Académie royale de Belgique t. LV, 73 p. 3 pi. 8A photo). (95 . Sand, R. — Les acinétiens (.\nnales de la Société Belge de microscopie (Mémoires), p. 121 à IST, \pl .2% fig). (y on- aussi la bibliographie générale, page 36). MÉMOIRES. 4â POST-SCRIPTUM. Au moment où nous corrigions les épreuves de cette courte notice, notre Collègue, Monsieur J. Delage, nous annonçait la mort de Marty qui fut, dès la création du Laboratoire de Iloscofl',un pré- cieux auxiliaire pour Monsieur de Lacaze Duthiers. Il était patron des différentes embarcations dont nous avons parlé antérieurement et en même temps gardien en chef de la Station zoologique. Il cumulait encore les fonctions de mécanicien ; bref, il était au cou- rant de toutes les nécessités qui peuvent se présenter dans une station zoologique. Marin expérimenté, c'est lui qui conduisait, aux endroits propices, les chercheurs voulant faire des explora- tions de la mer. Mais il avait surtout le mérite de connaître à fond la faune de Roscoff. Nous avons souvent été étonné de la sagacité, de la perspicacité que Marty mettait dans les recherches des espèces que lui demandaient les personnes qui venaient travailler au labo- ratoire de Koscott". Nous possédions plusieurs clichés représentant Marty photogra- phié pendant les diverses excursions dans lesquelles nous l'accom- pagnions. Nous avons pensé que les travailleurs nombreux qui ont connu Marty, et qui ont pu apprécier toutes ses qualités, tout son dévouement, seraient heureux de posséder l'image de cet homme aussi modeste que serviable et intelligent et qui, dans ses humbles fonctions, sut rendre d'éminents services à la Science ; c'est ce qui nous a décidé à publier l'un de nos clichés (flg. 14, pi. IX)' sur lequel il est représenté. Marty se trouve sur la " Laura » dans l'attitude d'un marin qui scrute l'iiorizon ; réellement, il guette un poisson lune qui est poursuivi et il manœuvre de manière à amener, le plus près possible de la proie désirée le petit canot qui est trainé à la remorque et qui est monté par la personne que l'on voit debout (tig. 15) dans la barque, appuyée sur une rame et munie d'un har- pon. Quand la môle sera proche, le harpon sera enfoncé dans le flanc de ce poisson qui sera maintenu contre l'embarcation. Celle-ci sera amenée contre la Laura et à l'aide d'un marin la môle sera hissée à bord. La pêche dont nous venons de parler brièvement, est un véritable sport, plein d'intérêt et vraiment entraînant ; Marty était passé maître dans l'art de diriger son yacht de manière à pouvoir captu- 'U SOCIETK BELGE DE MICROSCOPIE. rcr, comme nous venons de le décrire, le poisson dont il s'agit ci- haut et ([ui ;i une importance capitale au point de vue des nombreux parasites dont il est couvert. Il importe de le capturer soi-même alin d'obtenir vivants les parasites qu'il porte PI. II. Station zoologique de Naples. Fig. I. Cliché de I'. Francotte. 1884 1872 1905 Aquarium de Naples. Fk Cliché de P. l-rancdtlc. Cérianthe. l'I. III. Aquarium de Naples. Fi"-. 3. Cliché de P. l'rancotte. Cérianthe. FiR- 4- Clichr de r. l'ranmtte. Spirographe. PI. IV. Aquarium de Naples. Fi"- 5 Cliché de P. Francotte. Spirographe. Fig. 6. Cliché de P. Francotte. Corail. station maritime de Roscoff. l'I. V. Fi. Cliché de P. Francotte. De Lacaze Duthiers, fondateur du laboratoire de Roscoff. Fi^. iS. — Vue prise de la mer. PI. \l. Fig. (j. — Laboratoire de psychologie zoologique. l'I. \ll. Laboratoire maritime de Roscoff. l'ii;. lo. — Vue prise de l'Église. Fii;. il. — Vue prise dans le jardin. PI. VIII. Station maritime de Roscoff. Fig. 12. — Grande salle des Aquariums. Fii;. i3. — Salle des élèves. Laboratoire maritime de Roscoff. IM. IX Fif^-. 14. Marty. Fig. i5. 1 4_. - layi —- ^^-«^4-^*. , -"jT^^ ap.»^ .V ^ -^v^r;''' ■ ^S6^\. PUBLICATIONS DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Annales, t. I à XXVIl Chacun de ces volumes tV. 7,00 Pour les membres qui prennent toute la collection, le volume » 5,00 H ■ ■■ ■ ■ I SECRETARIAT : É. Ile IVildeiuan, docteur en sciences naturelles, .lardin botanique, Bruxelles. TRÉSORERIE : tu. Kanwon^, rue de la Vanne, 33, Bruxelles. BIBLIOTHÈQUE : Jardin botanique de l'État, à Bruxelles. T011I08 lo!!i eoiuiniinicalions «loivonl olre adressée»» an Seerélaire. I^es piililiealions el les journaux doivenl êlre envoyés an local de la Soeiété: •lardin l>olani<|iie de rÉtal à Bruxelles. NOTE SUR UN CONDEINSATEIR A MIROIR DESTIl\É A MONTRER LES PARTICILES ILTRA-MHROSCOPIOIES PAU LE ^'BRAJ^V D Henri VAN HEURCK ^otasicIl Professeur-Directeur au Jardin botanique d'Anvers. ^^Oen. MiVI. Zsigmondy et Siedentopf en soumettant, au Congrès des Naturalistes de Cassel, leurs appareils qui permettent de rendre visibles, les partieules ultramicroscopiques, ont donné une nouvelle impul- sion aux recherches microscopiques et ont ouvert un nouvel horizon aux investigations scientifiques. Dès lors, déjà C. Reichert de Vienne s'occupa également de la question et après de nombreuses recherches, et une suite d'expériences, il fut amené à prendre une nouvelle base dans la réalisation de la méthode d'éclairage du champ obscur, et à simplifier dans une grande mesure les appareils employés. . Les appareils construits dans les ateliers de M. Reichert, en vue de rendre visildes les particules mi- t^croscopiques, et exécutés d'après les indications de Sieur collaborateur Mr. Oscar Heimstadt, sont basés ce sur le principe de l'éclairage du champ obscur mais ^"^ T. XXVIII. 4 4G SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ils ont un point de départ tout à fait opposé à celui de l'appareil de Siedentopf. Tandis que M. Siedentopf n'emploie que les rayons lun)ineux ayant une ouverture de à 0.2, on supprime dans la méthode Reichert tous les rayons dont l'ouverture est plus i;rande que \. notaniment ceux de 1.05 jus(ju'à 1,3. Les avantages ainsi obtenus sont les suivants : 1) On peut employer un objectif à sec quelconque. Dans l'installation de Siedentopf certains objets ditïi- ciles, par exemple les traces d'albumine dans le sang humain, ne sont rendues visibles que par un objectif à immersion, tandis que par la méthode de Reichert on peut appercevoir sans peine ces particules, en employant le condensateur à miroir et des objectifs faibles ou de force moyenne p. ex. les N° 5 à o com- binés avec un oculaire puissant (ocul. compensateur 18). fêtant donné la faible ouverture de ces objectifs, la profondeur du champ de vue est naturellement plus grande et l'image mieux rendue. 2) Cet éclairage particulier a pour résultat de sup- primer les irrisations si gênantes qui entourent l'image de l'objet dans la disposition de Siedentopf. On obtient donc par la méthode de Reichert une image aussi fidèle que possible, ce qui est très im- portant, surtout dans la recherche des bactéries. 5) La quantité de lumière utilisée au moyen du con- densateur à miroir est environ 15 fois plus grande, et la force absolue de lumière de tout l'appareil d'éclairage avec l'emploi de l'obiectiflX" 9 est environ huit fois plus grande que dans les dispositions pré- cédemment employées. Par conséquent on peut employer des sources de lumière de laible intensité, MÉMOIRKS. 4^ par exemple la luniière des lampes Nei'iist, et obte- nir cependant un résultat satisfaisant. La figure 1 Fig. 1. montre d'une ftiçon visible, la différence qualitative et les quantités de lumière amenées dans les 2 dis- positions. Le champ du petit cercle intérieur corres- pond à la quantité de lumière amenée à l'aide de l'ancienne disposition et celui du cercle extérieur à la quantité de lumière amenée par lemploi du con- densateur à miroir. On peut résumer la nouvelle méthode employée pour rendre visible les parties ultramicroscopiques de la façon suivante. On éclaire avec des rayons d'une ouvertuie plus grande et on repi'end l'image aves des rayons d'ouverture plus petite. 48 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. L'instrument pi'incipal est un condensateur à miroir, tel qu'il est représenté dans la fig. 2. Cet Pig. 2. appareil consiste essentiellement en une lentille piano-convexe dont la partie médiane de la courbe a été enlevée à la meule. La partie plane ainsi obte- nue est parallèle à la lace frontale de la lentille et le restant de la partie courbe de la lentille est argentée. La marche des rayons dans le condensateur A est indi(|uée dans la tig. 5. Un rayon provenant de la source de lumière est rélléchi par le miroir en b vers b' et b" ; la même chose a lieu avec un deuxième rayon, qui vient de c, celui-ci est rélléchi vcrsb". La MEMOIRES. 40 plaque Bl arrête tous les rayons du faisceau d'éclai- rage dont l'ouverture est plus petite que 1.05. Elle 3-Obj.T. 4— «— c -«— a ~*-- a Fig. 3, — Condensateur A. est placée contre la première surface plane de la lentille-miroir, afin qu'il ne puisse se produire aucune réflexion nuisible. Après l'usage la plaque B peut être enlevée, et l'éclairage ordinaire par miroir est ainsi rétabli. Il ressort également de la fig: 5 que tous les rayons qui entrent dans le condensateur et qui ont une ouverture de 1.05 jusqu'à 1.50 subissent une réfiexion totale à la surface du verre de couver- ture, de sorte que l'entrée des rayons éclairants dans l'objectif d'observation est entièrement exclue. L'ob- jectif ne peut recevoir que les l'ayons qui ont subi 80 SOCIETE ItELGE DE MICHOSCOPIE. par inflexion à rintoi'ieur de la préparation une déviation de leur diiection primitive et ces rayons infléchis sont ceux qui entrent dans le microscope. La lentille-miroir du condensateur projeté une image lumineuse intense de la surface de la préparation. Cette dernière doit toujours être à distance égale de la deuxième surface {)lane du condensateur, puisque l'éloignement de la source lumineuse est sans impor- tance en raison de la faible distance focale du con- densateur. On remplit cette condition par l'emploi d'un porte-objet d'épaisseur déterminée (2mm.). Si cette condition n'est pas remplie, l'effet du condensa- teur est imparfait, et l'on n'aperçoit plus par exemple les petites parties ultramicroscopiques dans le sang humain. Cette circonstance conduisit à la construc- tion B léû:èrement différente d'un condensateur à mii'oir. Cet autre condensateur est représenté par la fig. 4. Ici la lentille-miroir est i-emplacée par un verre ayant la forme d'un cône tronqué. La marche des rayons à l'intérieur de ce tronc de cône est repré- sentée dans la lig. i. Les rayons lumineux qui frappent ici l'objet sont moins concentrés et il est par conséquent inutile d'avoir un porte-ol)jet d une épaisseur déterminée. On peut employer avec un égal avantage des [)orte- objets d'une épaisseur de 1 à 2, 5mm. L'emploi de ces condensateurs est surtout recommandé dans le cas où l'on dispose de sources lumineuses d'intensité suffisante. Le premier condensateur, A, donne de bons résul- tats non seulement avec la lumière solaire et la lumière de l'arc électrique, mais aussi avec les MEMOIRES. 51 Obj.T Fig. 4. — Condensateur B. -ea a o œ |i o u ^ B 3 O) O P •a o Fig. Microscope avec lampe à ai c Lilipiit. 82 SOCIÉTÉ BELGB DE MICROSCOPIE. sources luminoiises d'une intensité moins grande, par exemple avec les lampes à arc « Liliput », qui peuvent être branchées sur n'importe quelle conduite de lam})es à incandescence. La lampe Nernst rend également de bons services. Depuis quelque temps la Société Auer livre une installation d'éclairage, au moyen de laquelle on obtient une grande force lumi- neuse par le gaz comprimé. Cette nouvelle lam[)e s'est également montrée d'un emploi avantageux dans les recherches ultramicroscopiques. La fig. 5 représente la disposition avec l'emphM d'une lampe électrique « Liliput » et d'une lentille d'éclairage, / qui est nécessaire dans ce dernier cas. L'emploi des condensateurs à miroir s'est montré prati({ue : 1] Dans l'examen des solutions colloïdales 2) )) » du sang 5) » l'observation des bactéries vivantes et incolores de toutes sortes. 4) Dans l'examen des corps solides transparents lorsqu'on peut en obtenir des coupes fines. Dans l'emploi des condensateurs à miroii* la con- dition essentielle pour obtenir des résultats irrépro- chables est la propreté. Des petits grains de pous- sière, des rayures, les marques les plus petites, les bulles d'air et toutes les autres impuretés quelcon- ques dans le porte-objet ou le verre servant de couvre-objet, produisent l'effet le plus désastreux, lN)ur cette raison il ne faut employer que des porte- objets et des couvre-objets d'une fabrication ti-ès soignée. Tous les objets, li(|uides, bactéries, tissus, etc.. peuvent être examinés de la façon ordinaire, MEMOIRES. 83 en les plaçant simplement sur le porte-objet et en les recouvrant d'une lamelle. Fig. G. C.omme condition essentielle il faut veiller à obte- nir une combinaison sans l)ulle d'air, et aussi bomo- ifène que possible, entre la surface du condensateur et la surface inférieure du [)orte-objet. L'huile de cèdre est ce qu'il y a de mieux pour cet emploi. Il est nécessaire avant de pi'océder à l'examen propre- U SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ment dit, d'amener l'image de la source lumineuse exactement dans le milieu du champ de l'objectif, en employant un objectif plus faible. Pour l'examen des solutions colloïdales on recom- mande rem])loi de petites chambres composées d'un porte-objet d'épaisseur déterminée et d'une lamelle percée d'un trou au centre. Cette lamelle doit être mîistiquée sur le porte-objet ; son ouverture peut- être fermée au moyen d'un couvercle en verre. La profondeur de la concavité peut, suivant les besoins, être de i/lO, 2/10 et 5/10 de mm ; le diamètre sera de 10 mm. Alors, que le li([uide à examiner sèche facilement entre le porte-objet et le couvre-objet, on peut le conserver dans ces sortes de chambres pen- dant des heures entières, sans qu'il subisse de chan- gement. Des li(|uides dont on doit examiner de plus grandes quantités, et dont on veut examiner au microscope les mélanges avec d'autres solutions, sont dirigés à travers une chambre humide représentée par la fig. 6, mise en communication au moyen d'un tuyau en caoutchouc avec une cuvette en verre fermée par un support. Le liquide est forcé de passer dans un espace réservé au milieu de la chambre. Pour l'examen des bactéries les porte-objets avec une légère concavité sont très commodes, mais, en général, il su (lit d'employer les porte-objets ordi- naires sur lesquels on place une goutte de liquide mélangé avec les éléments d'une culture et que l'on recouvre d'une lamelle. Les diverses sortes de bacté- ries à cils {[). e. le Spirill. volutans) se voient très distinctement à laide du condensateur à miroii', mais il est nécessaire de soumettre les l)actéries à 1 action MÉMOIKKS. S8 d'un aiiesthési(}iio (Hiclconqno, afin de ralentir les mouvements, qui sont d'ordinaire extrêmement vifs. On eherehera ensuite, au fur et à mesure des cas, des milieux d'inclusion possédant un coétïicient for- tement éloii-né du coétïicient de réfraction de la substance des bactéries. LES MÉDIUMS A HAIT INDICE PAU LE D^ Henri VAN HEURCK Professeur-Directeur au Jardin botanique d'Anvers. Depuis l'époque — en 1885 — où nous intiodui- simes dans la technique des préparations microsco- piques l'emploi de médiums végétaux à haut indice de réfraction nous n'avons cessé de continuer nos recherches dans cette voie et nous venons résumer aujourd'hui les résultats obtenus. Styrax. — Le styrax que nous avons introduit dans la technique en 1885 continue à être le meilleur des médiums que l'on puisse employer pour la prépa- ration des diatomées. Les préparations (jui ont été faites en 1885-1886 pour notre publication « Types du Synopsis », sont restées inaltérées depuis lors, et la teinte légèrement jaunâtre qu'elles avaient à l'ori- gine est entièrement dis[)arue. Nous avions indi((ué dans le temps une maison parisienne (pii })réparait le styrax d'après nos indi- cations, mallieureusemcnt le produit avait une teinte beaucoup trop foncée. MÉMOIRES. ^7 Nous avons depuis cette époque appris qu'il existe un procédé très simple pour obtenir rapidement du styrax pur, de bonne qualité mais malbeureusement foncé. 11 sutlit de purifier le styrax liquide du com- merce. On commence par le mettre à l'étuve pour le priver autant que possible de l'eau qu'il contient, puis on le traite jusqu'à dissolution complète, par son poids d'alcool bouillant. Le liquide ainsi obtenu est filtré, placé dans une capsule de porcelaine et mis à l'étuve jusqu'à évaporation complète de l'alcool. On obtient alors une masse plus ou moins dure d'un jaune brunâtre que l'on dissout dans la benzine de houille et que l'on filtre encore une fois. On peut trouver du styrax dépuré assez pâle que, l'on n'a plus qu'à dissoudre dans la benzine, dans le commerce de la droguerie allemande, nous en avons eu, dans le temps, du très bon que nous avions fait acheter chez MM. Gehe et Cie, à Dresde. Mais aucun styrax ne vaut celui qu'emploie M' J. D. Moller le célèbre préparateur de Wedel. Il est d'un jaune pâle. Nous ne connaissons pas le mode de préparation du styrax de Moller mais nous pensons bien qu'il en fournirait sur demande. M' le D' L. van Italie, professeur de pharmacologie à l'Université de Leyde, a spécialement étudié (i) le styrax et le Liquidambar et nous a également envoyé du styrax dépuré pâle extrait du styrax commercial. D'après ce que vient de nous apprendre ce savant pharmacologue, pour obtenir pareil produit, il suf- fit de traiter le styrax brut par l'éther de péti'ole. (1) Ueher den orientalischen und den imerikanischen Styrax, par L. VAN Italie. — Thèse pour le Doctorat. Leideu 1901. S8 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Une partie du styrax se dissout et après évai)oi'ation de TEtlier, l'exti-ait obteiui est tout a fait transparent et très pâle si on a eu soin d'employer un styrax brut qui ne soit pas trop foncé. LiOiin.vMHAU (ou STVUAx) ET piPÉiu.NE. — La ])ipérine se dissout parfaitement dans le liquidambar et le styrax et l'on peut obtenir ainsi des médiums très précieux. Si l'on chautlè à une clialeur modérée un mélange en poids de : Pipérine Une partie Ui(juidambai' .... Une partie on obtient un médium ayant pour indice 1,03 et (pii est resté parfaitement stable depuis cin(| ans environ. Mais on peut obtenir un indice plus élevé : si l'on prend : Médium ci-dessus ... parties i . , , . en poids Pipérme 1 partie ) et qu'on fosse refondre doucement, le médium aura pour indice N. D. 1,66 toutefois, au bout de 4-5 ans il s'y est formé quelques cristaux ; nous avons alors refondu en ajoutant un peu de liquidambar et les cristaux ne se sont pas reformés. Le même médium pourrait s'obtenir en dissolvant la pipérine dans le styrax, mais nous ne lavons pas essayé. Benjoin de Siam. — Nous avons essayé, depuis quel- que temps déjà, le benjoin de Siam en belles larmes brunâtres à l'extérieur, dun blanc laiteux intérieu- MEMOIRES. 89 rement, et étroitement agglutinées. Il ne faut pas confondre ce pioduil avec la sorte inférieure qui se trouve habituellement dans le commerce et qui est le Benjoin de Sumatra qui est en masses brun- chocolat et renfermant une grande quantité d'impu- retés et montrant (,;a et là quelques larmes blanchâtres à l'intérieur. ^ Le Benjoin de Siam se dissout entièrement dans le chloroforme et donne un médium dont l'indice peut atteindre iN. D. = J,60 environ mais il est légèrement jaunâtre et nous ne savons s'il ne foncera pas par l'âge. Il a l'avantage de devenir très dur. Pour l'emploi on verse une goutte de la solution sur les diatomées et sitôt que le chloroforme est évaporée on peut achever la préparation : on n'a qu'à ramollir le baume en chauffant légèrement le slide au-dessus d'une lampe à alcool. On fait bien d'ajouter un peu de styrax à la solu- tion pour éviter que le médium ne puisse se fendiller par l'âge sous le cover quoique nous pensions la chose peu probable. Baume de Tolu. — Le Baume de Tolu a été proposé par M. le Professeur Brun. Nous l'avions essayé longtemps au[)aravant, en même temps que le styrax et le liquidambar, mais nous l'avions rejeté comme donnant des préparations beaucoup trop foncées. Il n'a d'ailleurs aucun avantage sur le styrax et comme le Baume de Tolu devient cassant par le temps nous n'oserions garantir la durée des préparations que l'on en ferait. Baume et Monobromuue de Naphtaline. — Un mélange de ces deux produits a été préconisé et 00 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. emi>loy('' })ar divers pirparateurs dans le but de reni- plaecr le styrax. Nous ne parlons ici de ce mélange que pour le condamner tbrmellement. Ce mélange exige une cellule en gélatine, et, lestant lluide, ne présente aucune résistance sous le couvre-objet. Mais ce (pii est encore bien plus grave, sous l'influence de la chaleur et de la lumière il se décompose. De petites gouttelettes de monobromure se séparent de la masse, et s'attachent au diatomées. Il en résulte que celles- ci, ainsi surchargées, présentent un aspect très désa- gréable et ne peuvent non plus être photographiées convenablement. iMaint de nos type-platten coûteux a été ainsi mis hors d'usage. i\l. Môller qui a égale- ment eu de grands dégâts dans les typen-platten qu'il avait fournis l'a rejeté depuis plus de douze ans et ne se sert plus depuis lors que du styrax. Bkomuhe d'Antimoine et impêkine. — On obtient un médium ti'ès réfringent en fondant ensemble dans une capsule de porcelaine 5 parties de pipérine et 2 parties de Bionmre d'Antimoine. 11 ne faut pas dépasser la température nécessaire à la li([uefaction sinon le mélani'e brunit. Fait convenablement, le mélange à une couleur jaune-safran et son indice de réfraction est environ N.D. = 1,70. Il semble inaltérable et des ju'épara- tions d'Ampbipleura que nous fîmes il y a plus de dix ans ne se sont pas modiliées. 11 est bon, toutefois, d'employer une très petite quantité de médium, de fayon que celui-ci n'atteigne pas les bords du cover, et de remplir le vide restant à l'aide de paratïine. La c()ul(!ur jaune est l'inconvénient pi-incipal de ce médium. MDMOIRKS. 61 iMoNOBuoMiui': i)i: Naphtaliink. — - La naphtalino monol)i'Oinée, qui a été proposée en 1880 par M' le Pi'of. Abbe, est un jnoduit buileux incolore, d'une densité de 1,555, soluble dans l'alcool et dans l'éther, d'une odeur désagréable, persistante. 11 irrite légère- ment les yeux. Son indice de rétraction est 1,658 et les diatomées s'y montrent admirablement. Ses inconvénients sont de brunir à la lumière et de n'opposer aucune résistance à la cassure du couvre-objet. Les préparations ne peuvent non plus se faire au vci'nis ordinaire ; il faut le mettre dans une cellule à la colle-forte et lutter le couvre-objet avec le même produit. On peut ensuite terminer la préparation par une couple de couches de vernis alcoolique coloré comme on emploie d'habitude. (oDLUE DE MiVniYLE. — Liquide incolore, très dense (2,27) un peu volatil a odeur désagréable rap[)elant en même temps celle du chloroforme et de 1 iodo- forme. Son indice est 1,745. Ses inconvénients sont ceux du Monobromure de Naphtaline et, en outre il brunit niême dans l'obscu- rité. On ne peut donc l'employer pour des préparations permanentes. loDO-MEUcuRATE DE POTASSiUM(lodure doublc de mer- cure et de potasse). — Ce produit (jui a été employé par Moller, sous le nom de « lodkalium Quicksilver iodid )) pour des préparations de tests se pi'ésente sous forme de.solution très réfringente, extrê?nement dense et légèrement jaunâtre. L'indice de réfraction T. XXVIII. 5 02 SOCIETE BRLGE DE MICROSCOPIE. (le la solution eni[)loyée \)iïv M()ller est N.D = l,0o4'. Les diatomées s'y monlrent admii'al)leineiit. Ses inconvénients sont d'abord d'être très fluide el par suite de ne présenter aucune résistance sous le couvre- objet qui se casse très facilement ou plie quand on le heurte avec l'objectif. Il en résulte que les dia- tomées se détachent pai'fois du cover. In autre inconvénient est qu'il ne peut être employé avec les encollai2:es ordinaires à base de colle de poisson, de gélatine ou de gomme adagante, car ceux-ci s'y dissolvent. Pour préparer ce médium on commence par faire une solution saturée d'iodure de potassium dans l'eau puis on y ajoute de l'iodure rouge de mercure jusqu'à refus. Il n'y a plus alors qu'à filtrer la solu- tion qui est prête à l'emploi. Il ne faut par perdre de vue que cette solution est extrêmement vénéneuse. Médium ausenicvl de H. L. Smith. — Pour la prépa- ration de ce médium nous renvoyons à notre Traité du microscope où elle est longuement expli(fuée. Ce médium est sujet à s'altérer et à devenir opaque par suite d'un dépôt de soufre. Nous avons fini par en trouver la cause : c'est (jue l'ébullition entre le cover et le slide a été insutïisante. Il faut la prolonger juscju'à ce que tout le l)ionnire d'arsenic ait été abso- lument évapoi'é. Lors([ue le slide est suffisamment l'cfroidi on entoure le cover d'un cercle de [)araffine et lorsque celle-ci est tout à fait dui'e et refroidie on met par dessus un bon cercle de vernis. Les pré[)a- rations ainsi traitées se sont montrées absolument stables. Conclusiou. A notre avis, [)Oui' la lecbni(iue des Ml'lMOIUES. 03 préparations de (lialoriiées le lîaniuc du Canada n'a plus aucune valeur. I^our tous les usages courants, le li({uidainl)ar étant li'o[) dillicile à obtenir, c'est au styrax que l'on s'adressera. L'iodo-inercurate de Potassium qui se mêle à l'eau sera utile pour l'exa- men rapide de valves ou de frustuies dont on veut voir la structure au moment où on les retire de l'eau. Ne pas oublier (|ue c'est un li(}uide très vénéneux et (ju'il ne faut en mettre qu'une gouttelette entre le slide et le cover, pour qu'il ne déborde pas, car le mercure pourrait attaquer la monture des lentilles. Enfin le médium ai'senical de H. L. Smith sera réservé à rendre visibles les détails ultra-ditliciles. LÉO ERRERA 1858-1905 LÉO ERRERA 1858 — 1905 Lîi Société l)t'liie do Microscopie a depuis quelques années eu le nialheur de perdre plusieurs de ses membres les plus actifs. L'une des pertes les plus sensibles quelle ait éprouvées est celle du prof. Léo Errera, enlevé brus- quement au moment où elle comptait plus que jamais sur lui pour conserver et augmenter le renom qu'elle a acquis à l'étranger. Errera fut emporté inopinément à Uccle, dans son Cbàteau de Vivier d'Oye, le l^"" août 1905, peu de jours après son retour d'un voyage en Autriche- Hongrie, où il avait représenté la Société de Bota- nique de Belgique au Congrès International de botanique de Vienne. Rien ne pouvait faire prévoii* celte fin prématurée ! La mort est venue le ravir au sein d'une réunion de famille. La nouveMe de la bruscjue disparition de notre regretté président se répandit ra|)idement dans toute la Belgi(|ue et dans les milieux scientifiques de létranger, causant partout un étonnement profond. Personne ne voulait croire à la mort de cet bomn^e 6G SOCIETE liELGE I)K MICUOSCOPIE. que les j)rin('ij)iiiix botanistes d'Europe et d'Amérique avaient eu l'occasion de voir en pleine vigueur peu de jours auparavant. Léo Errera était pres(|u'universellenient connu, les travaux variés (ju'il a publiés avaient attii'é sur lui l'attention de tous les boninies de science et aux regrets des botanistes s'ajoutait encoi'e celui de voir disparaître une intelligence et un savoir aussi étendus. Notre Société a perdu en Léo Errei'a un de ses principaux protecteurs ([ui, à mainte reprise, dirigea ses travaux et occupa presque sans discontinuité une place au sein de son Bureau. Le nom de Léo Errera restera à jamais gravé dans les fastes de notre Société. « Rien n'est plus intéressant que de démêler dans les traits, dans le caractère, dans la tournure d'esprit d'un bomme distingué, les multiples influences qui l'ont fait tel qu'il est, afin de reconnaître par quoi il répète l'un ou l'autre de ses ancêtres et par quoi il innove dans sa lignée », disait-il en ouvrant la note qu'il écrivait sur notre regretté François Crépin, au moment où la mort est venue le frapper. Que ne pouvons-nous suivre pour ces notes ce beau plan et essayer de déceler dans ce caractère d'élite la part (jui revient à rbérédité, au milieu et à la variation personnelle. Né à Laeken le i septembre I808, Léo Errera fut dès sa jeunesse porté vers l'élude des sciences exactes cl naturelles. Encoïc enfant il s'assimila rapidement MKMOIUKS. 67 les langues vivantes et à l'âge de 1() ans il parlait le flamand, le français, l'italien, l'allemand et l'anglais. 11 tit également des humanités ti'ès complètes, en partie en suivant les cours de l'Athénée royal de Bruxelles, en partie chez lui sous la conduite des meilleurs professeurs. C'est durant son passage à l'Athénée royal de Bruxelles qu'il commença, avec Louis Pire et avec François Crépin, l'étude de la végétation indigène qui devait lui permettre de l)roduire plus tard des études hiologiques pouvant servir de modèle. Entré tout jeune à l'Université de Bruxelles il se fit inscrire à la Faculté de Philosophie et Lettres où il acquit, avec un très grand succès, le diplôme de candidat. Ces études philosophiques et littéraires eurent un immense retentissement sur sa carrière et ce fut admirahlement préparé par cet enseignement qu'il suivit les coui's de la Faculté des Sciences, où il obtient le ]*" août 1879, un diplôme de docteur avec la plus grande distinction. Ses examens univer- sitaires terminés, il se rendit à l'étranger. 11 avait compris qu'un examen universitaire quel qu'il soit ne peut être vraiment fructueux que si l'on a fré- quenté des lahoiatoires, et si l'on a, autant que possil)le, travaillé les grandes questions scientifiques avec ceux-là mêmes qui les ont présentées. Pendant les semestres d'hiver de 1879-1880 et 1881 nous le trouvons à Strasbourii; où il suit les cours du [)rof. de Bary et où il fré(|uente le labora- toire renommé du célèhre cry[)togamiste. Tout en assistant avec assiduité aux leçons de de Bary, il fréquentait les leçons de chimie biologique et le 08 SOCIETE ItELGK DE MICROSCOI'IE. lalxH'atoiie du })rof, no{>i)C-SoYlor, (ians lecjucl il jmisa les fondenieiils de plusieurs de ses travaux ultérieurs. La ehiinie fut toujours une de ses branches préférées, elle a, il est vrai, tant de rapports avec la physiologie végétale, à l'étude de laquelle Léo Errera s'était particulièrement consacré. En 1882 nous trouvons Errera à Wïirzhourg où pendant le semestre d'été il s'occupe de physiologie sous la direction du prof. Sachs. Les leçons de de Bary et de Sachs influencèrent profondément le travail du jeune botaniste belge et l'on peut dire (jue c'est dans ces laboratoires (ju'il réunit les éléments d'où sortirent plus tard plusieurs de ses magistrales études et beaucoup de travaux, de ses élèves. A son retour délinitif à Bruxelles, Léo Errera présenta comme thèse d'agrégation à l'Université un travail entamé en Belgique alors qu'il était étudiant et dont il avait parachevé l'étude i)endant son séjour en Âllemai^ne. Cette thèse « L'Epi plasme des Ascomyeètes et le Glycogène des végétaux », constitue une (iMivre remar(|uable. Publiée en 1882, les conclusions qui s'en dégagent sont encore concordantes avec la science actuelle. Déjà d'après ce travail et surtout d'après les thèses annexes, on peut se rendre compte de l'étendue du savoir de Léo Errei'a. 11 envisage en effet dans les propositions qu'il a émises, non seule- ment des études pliysi()logi(iues et chimiques se ra[)portant au règne végétal, mais même s'engage dans des démonslralioiis de nialh(Mnati(|U('s pures. mi':moiiu:s. (59 Tout jeune, l.éo Ei'i'era avait l'ondé avec des amis étudiants à riîniversité : llenson, Paul et Gustave Gevaei't, Edmond Desti'ée, un « Cercle des jeunes botanistes » où, à tour de lole, les membres s'exer- çaient à parler et à résumer les travaux botani(|ues marquants de l'époque. En I87(), il n'avait que 18 ans, il prit pour la première fois la parole en public au Cercle artistique de Bruges. En 188i, le conseil académique de l'Université de Bruxelles le chargea du cours d'Anatomie et de phy- siologie végétales, spécialement appliquées à l'étude des Cryptogames », dont on avait décidé la fondation. Il était tem[)s de donner un peu plus d'extension, au sein de la Faculté des Sciences, aux études botaniques dont toutes les branches pesaient sur les épaules d'un seul professeur, notre regretté J. É. Bommer. •Lorsque Léo Errera prit j)ossession de cet enseigne- ment, il n'y avait point à l'Université de laboratoire de botanique, où les étudiants eussent pu voir de près la structure des organismes végétaux et appren- dre à faire des recherches oriiiinales. Dans un inté- ressaut opuscule « Le rôle du laboratoire dans la science moderne », qui est le résumé de la leçon d'ouverture de son cours, il fait ressortir l'impor- tance du laboi-atoire et démontre qu'un cours scien- tifique ne saurait être fructueux s'il n'est expéri- mental, s'il n'est dans la plus lai'ge mesure accom- pagné (le démonstrations et complété par un labora- toire. « Pour ré])andi'e l'instruction populaire, disait-il, nous avons pris comme devise : des écoles, nous devons de même, pour vivifier l'enseignement 70 SOCIÉTÉ IlELGE DE MICROSCOPIE. supérieur des sciences, n'avoir aujourd hui qu'un seul mot d'ordre : des laboratoires ! » et il ajoutait encore « Ou notre enseignement scientifique univer- sitaire donnera une place prépondérante aux labora- toires, ou il est condamné à une irrémédiable déchéance ». C'est encoi-e dans cette même notice que nous trouvons cette phi-ase digne de remar(|ue : (c Ceux qui apprennent les sciences selon l'anciçu système, sans mettre, comme on dit. lu main à la pâte, me paraissent ressembler aux spectateurs assis dans la salle, tandis que le drame se déroule sur la scène, ils sont immobiles, extérieurs à l'action ; ils regardent en simples dilettantes les acteurs (jui s'agitent et les péripéties qui se succèdent. Grâce au laboratoire l'étudiant est transporté de l'autre côté de la rampe, il devient lui-même acteur, il se sent mêlé à ce drame éternel et sublime de la pensée humaine aux prises avec l'inconnu )>. Cette revendication de l'utilité des laboratoires scientifiques actuellement à nos yeux si })uéi'ile était bien nécessaire à cette époque, chez nous, et ce ne fut pas sans ditîiciilté qu'il finit par obtenii' gain de cause grâce à lappui de Doucet et de François Crépin et qu'il put faiie installei- un embryon de laboratoire de botani(pie dans trois chambi'etles que l'on amé- nairea sous les combles, dans les anciens locaux du Jardin botanicjue de l'État. Ce modeste laboratoire a été le point de dé[)ai't du mouvement (pii s'est créé en Belgi({ue ; les Instituts se sont constitués nonilu'eux pour toutes les recher- ches scientifi(jues et Ia'O Krrera a eu la grande joie de voir les idées qu'il avait émises en 188 i, sanc- MKMUIUKS. 71 tionnées de toute part plus lari^ement même (ju'il ne l'avait espéré. Lui-même n'était d'ailleurs pas resté en an-iôre et le petit laboratoire où ses premiers élèves avaient travaillé avec tant d'ardeur et dont nous les anciens, nous aimons à nous souvenir, se transforma en cet Institut l)()tani(pie ({ui désormais porte son nom et qui peut être cité connne un petit modèle. Si le local n'est pas vaste, s'il ne peut être comparé à celui des Instituts de quelijues lirandes villes universitaires de l'étranger, on doit reconnaître que tout a été aménagé avec tant de soins et d'une manièi'e si i-aisonnée que le travail y devient facile. La mort du prof. J. K. Bommer, survenue en 1895, laissait vacante la chaire de botani({ue générale qui immédiatement fut dévolue à Léo Errera. Du jour au lendemain, en pleine période de cours. Errera repi'it l'enseignement l)rusquement interrompu par la mort de son maître, auquel il consacra avec émotion la leçon de réouverture du cours de bota- nique à la candidature en sciences naturelles. Je n'ai pas à insister ici sur le grand rôle joué par Léo Errei'a au sein de l'Université, ni à faire l'éloge de ce professeur modèle. Il a su imprimer à son enseignement un cai'actère spécial : la clarté de l'exposé, l'érudition, entraî- naient la conviction. Notre confrère M. J. Massart, qui a succédé au maître dans la lourde charge du professorat nous a montré ailleurs la carrière profes- sorale de Léo Errera, nous n'y reviendrons pas (i). jNous avons tous eu mainte et mainte fois l'occa- (1) J. Massart. — Léo Errera, 1S5S-1905 {Revue de l'Vaiversité, 190(3). T-l SOCIÉTÉ BELGE DK MICUOSCOPIE. sion, durant nos séances de remarque!' la gi'ande i'acilité avec laquelle Léo Errera s'assimilait les plus difficiles questions et les exposait à ses confrè- res, faisant pénétrer dans leui' esprit les conclusions précises auxquelles étaient arrivés les travaux de ses collègues. Léo Errera était de ceux qui improvisent rarement mais qui étudient constamment ; il recherchait les causes et classait dans son cerveau la multitude des faits qui s'accumulent petit à petit autour d'une question. Aussi les objections et les pi'ohlèmes qu'on lui posait trouvaient-ils très rapidement une réponse. Il aimait la discussion et entraînait ses élèves à ai'gu- nienter contre lui, sachant que c'est par le choc con- stant des idées que s'éclaircissent les problèmes les plus difficiles. C'était dailleui's dans ce but ([u'il avait, un des premiers en Belgique, créé les confé- rences de laboratoire où il aimait à voir se réunii' élèves et anciens élèves. Sans vouloir analvser en détail ses nombreux tra- vaux, dont nous avons relevé les titres à la suite de cette esquisse, il est, pensons-nous, nécessaire d'in- sister un peu sur certains d'entre eux, non seulement pour démontrer leur im[tortance, mais encore pour faire voir l'enchainement des études à première vue si dissemblables de Léo Errera et faire ressoitii- une fois de plus sa vaste érudition. Il était âgé de i() ans lorscju'il (h'bnla coninic botaniste en |mliliant dans les a Hnlletins n de j.i Société de liotani([n(' de l)elgi(iii(' une notice sur (juehpu's espèces nouvelles ou peu connues de In MKMOIRKS. 73 zone argilo-sablonneuse, et, l'année suivante, ayant fait durant les vacances un séjour à Nice il envoya à François C.répin une lettre sur la végétation hivernale des environs de la belle station méditerranéenne. Notre regretté Secrétaiie ne put résister au désir d'insérer cette lettre dans les [)ul)lications de la Société et nous devons lui en savoir gré, car de nos jours où la végétation de toute l'Europe est bien connue, la lecture de cette notice est encore restée attrayante et l'on y trouve déjà cette précision dans l'expression qui a été une des caractéristiques de l'œuvre de Léo Errera. La lecture des ouvrages de Darwin qui venaient de paraître et dont il était question dans le monde savant, imprima une nouvelle direction aux études de notre jeune botaniste qui abandonna la systématique végétale vers laquelle il avait été porté par ses pre- miers maîtres Crépin et Pire, pour se lancer dans les études biologi(|ues et physiologiques que soulevaient la question des plantes carnivores et celle de la fécon- dation des Heurs par les insectes. En collaboration avec son ami Gustave Gevaei't, il donne aux Bulletins de la Société de Botanique une série de notes sur la fécondation chez les Pentstemon et Primula et se pro- })osait de continuer ces recherches, car on a retrouvé dans ses papiers des séries d'observations nouvelles sur la structure des fleurs de primevères, sur les caractères de macrostylie et de microstylie, et certes si la mort n'était venue arrêter ces travaux, il aurait publié sur ces questions un mémoire plus documenté encore que ne l'est l'œuvre posthume, mise à jour par une de ses élèves M"' .1. \Yéry. 71. SOCIKTE BRLr.K DE MICHOSCOI'IE. Ce tilt diiranl son séjoiu' à Strasl)()iirii clie/. le professeur de Bai'v qu'il étudia la substance de réserve des Cliaiiipiiiiions. Toutes les reelierehes avaient ahoMti jusiprà cette éjxxjue à taire considérer les Cliampignons comme un iiroupe aberrant bien diffé- rent des végétaux supérieurs, dont les représentants paraissaient incapables d'accumuler des matières de réserve. Léo Errera parvint a démontrer la présence chez ces organismes d'une substance de rései've qui n'était autre que le glycogène découvert par Claude Bernard. Il prouva que cet hydrate de caibone est très répandu dans ce groupe de végétaux et se rencontre même dans des groupements différents ; des recher- ches toutes récentes sont venues pleinement démon- trer les indications données primitivement par Léo Errera. Il compléta cette étude dans le laboratoire de Iloppe-Seyler et parvint à mettre en relief le fait très important que la présence ou labsence du gly- cogène ne peut servir de caractère ditféi'cntiel entre les oi'uanismes animaux et végétaux. Ce travail sur le uhcoL'ène est le fondement de toutes les très nombreuses études entreprises depuis sur cette sub- stance. Durant toute sa vie Errera n'abandomia [las cette question soit (|u'il en continuât lui-même l'étude, soit qu'il engageât Clautriau à la reprendre dans certaines de ses parties, lamenant ainsi à nous donner un des plus beaux travaux soi'tis de l'Institut Léo Errera. Le dossier réuni par Ei'rera sur le glycogène végé- tal, boMi'i'('' (le notes personnelles et d'indications de tout geiH'e a [)U être mis en ordre [>ai' .M. .1. Massart MKM01Ri:,S. 78 qui l'a fait paraître dans le « Recueil de l'Institut I)olani(|ue Léo Errera » avec les nombreux dessins de localisations accuniulcs, i)ar Errera depuis des années. Ce n'est pas dans la seule étude du glycogène que Léo Errera nous montre ce remarquable espi'it de suite. Jamais il n'a abandonné les recliercbes aux- quelles il s'est successivement livré et sur toutes on a retrouvé dans ses papiers des séries nombreuses de notes et de résumés. Aux études sur le g;lycogène dans le règne végétal, par lesquelles Léo Errera avait déterminé à l'aide de la microchimie la présence de ce corps dans les cel- lules, se rattachèrent tout naturellement une série d'autres travaux micro-chimiques, en particulier ceux sur la localisation des alcaloïdes et des g;1uco- sides chez les plantes. Le premier mémoire sur ce sujet date de 1887, il le publia en collaboration avec deux de ses élèves : Georges Clautriau et le Dr. Maistriau. Il porte sur les alcaloïdes des : Colchicum, Psicotiana, Àconitum, ISarcissus, Canna, Veratrnm, Solamim et Strijclinos. Ce travail pour lequel Ei-rera avait pris comme devise cette phrase de de Sénarmont : « Il faut tâcher de coordonner les observations de façon qu'on puisse en tirer des conclusions » en amena un certain nombre d'autres qui furent vérifiés par toute une série de recherches subséquentes sorties soit du labo- ratoire d'Errera,soit d'instituts étrangers qui avaient, dans cette voie, suivi la trace du professeur belge. Cette question avait pour notre professeur une gi-ande importance car il espérait déduire de ces 76 SnCIKTÉ ItKLGE DE MICROSCOPIE. traviuix dos conclusions générales. Aussi lorsqu'il se décida à fonder le Recueil de l'Institut, réunit-il tout ce (jui avait été fait sur ce sujet dans son laboratoire et le tome II du Recueil de l'Institut l)otani(|ue ren- ferme la iéim[>ression des principaux travaux de localisation (|ui ont vu le jour à l'Institut botanique de Bruxelles. Un autre travail de Léo Errera, dans le même ordre d'idées, mérite ici une mention spéciale, c'est celui qu'il [)ublia en 1889 dans les Annales de notre Société belge de microscopie « Sur la distinction microcliimicjue des alcaloïdes et des matières pro- téiques «. Il y fait voir comment il est possible de distinguer, miciocbimiquement, dans les tissus végétaux ces deux groupes de corps (|ui dans cer- taines conditions donnent les mêmes réactions. C'était là un travail d'une haute portée, car cette méthode simple permettra de multiplier les recher- ches et d'arriver à des l'ésultats très précis dans l'étude de certains faits physiologiques et biolo- giques. Dans les papiers accumulés par notre regretté confrère, se trouvaient des notes nombreuses sur la bil)li()graphie déjà si considérable des alcaloïdes, glycosides, tanin, etc. et l'Institut botani([ue a fait vi'aiment œuvre utile en publiant ces documents que Léo Ei-rera avait amassés précieusement. Cette biblio- graphie relativement ti'ès complète nous montre une fois de plus avec quelle assiduité Léo Errera pour- suivait les études qu'il avait une fois commencées et avec (juels soins il suivait l'évolution d'une question, j)Oui' tirer ultérieurement le })lus lai'gement parti de MÉMOIRES. 11 ses lectures. C'est grâce à cette méthode régulière d'études qu'il était arrivé à posséder les connaissances encyclopédiques que l'on a tant admirées en lui. Pendant son séjour à l'Université de Wûrzbourg, un chapitre du cours de botanique pi'ofessé par Sachs fit une impression particulière sur le cerveau d'Erre- ra, c'était celui où le maître allemand exposait le principe de l'attache rectangulaire des cloisons de la cellule au moment de leur formation, principe dont la base se trouvait dans la forme particulière présentée par le fuseau achromatique au sein duquel se constitue la nouvelle membrane. Déjà dans les annexes de sa thèse d'aiiréûjation, Léo Errera insiste sur ces données et dans un travail qu'il fit paraître quelque temps après sous le titre : « Sur une condition fondamentale d'équilibre des cellules vivantes » il démontre que la membrane cellulaire animale ou végétale est, au moment de sa naissance, totalement comparable à une lamelle liquide. Par- tant de ce point et se basant sur les travaux de notre physicien Plateau il put déduire qu'au moment de sa formation une membrane cellulaire quelconque doit prendre la forme que prendrait dans les mêmes conditions une lamelle liquide. Mais il ne se contente pas d'émettre le principe ; par des expériences il démontre qu'à l'aide de bulles de savon, c'est-à-dire, de lamelles liquides minces, il est possible de repro- duire toutes les formes cellulaii'es primordiales. Complétant alors ces premières recherches, il fait voir que la disposition des membranes cellulaires d'après un système de trajectoires orthogonales ne T. XXVIII. (3 78 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE, doit être considérée que comme cas limite. L'étude de cette ([uestion })réoccu[)ji, elle aussi, vivement Léo Errera, <{ue l'on peut l'egarder comnu' le j)récurseur de cette science ([ue les zoologistes ont baptisée un peu pompeusement peut-être du nom de « Embryo- mécani(|ue ». Léo Errera possédait sur cette question des docu- ments nouveaux (ju'il ne lui a pas été possible de mettre en lumière. Si je m'arrête un peu plus longuement sur ce sujet, c'est que plus que tout autre il me remémore notre regretté confrère. Ce fut en effet pour appuyer ce prin(^ipe qu'il me proposa, tandis que je fréquen- tais son laboi'atoire, d'étudier les cloisons obliques des rliizoïdes des Characées et des Mousses. J'eus le bonlieur de pouvoir corroborer toutes les conclusions du maître et d'insister sur le principe très simple auquel est soumise la constitution de la cliarpente cellulaire, quelque variable qu'elle puisse paraître à première vue. Je me rappelle avec plaisir les heures que nous avons passées ensemble, discutant les résul- tats des observations et des expériences et essayant de nous rendre compte, par des formules mathéma- tiques, de la position que devaient prendre théori- quement les membranes des cellules végétales. Certains de ces problèmes mathématiques sont encore sans solution et pendant que je me reporte à ces études déjà lointaines, je retrouve dans mes dossiers certaines consti-uctions géométriques que nous avons tenté détablii' pour essayer de détermi- ner comment devraient se disposer les cloisons cel- lulaires dans une cellule en forme de fuseau, se MEMOIHES. 79 divisant successivement on deux parties par des cloisons obIi({ues, comme cela se voit chez certains Algues. Que de ibis nous avons repi'is ces construc- tions sans oser nous fier aux résultats obtenus bien qu'ils semblassent se rapprocher sensiblement de ce que nous observions directement au microscope. C'était là encore une des particularités de ce (;arac- tère d'élite, tout devait être mûrement réfléchi, rien de fait à la légère et Léo Errera travaillait parfois pendant des années à un même mémoire, car il vou- lait ses travaux irréprochables. On peut dire, sans exagération, que bien peu de savants ont atteint dans leurs productions la clarté et la précision que nous ont toujours montrées les travaux de Léo Errera. 11 était aussi sévère pour lui que pour ses élèves et rien ne sortait de son labora- toire sans qu'il eut discuté et vérifié les conclusions du travail ; il a rendu ainsi un service inestimable à tous ceux qui ont eu la chance de travailler sous ses ordres. Tout en s'attachant à démontrer que les jeunes membranes cellulaires sont sous la dépendance des lois générales de la tension superficielle, Léo Errera recherchait le moyen d'expliquer par ces mêmes lois le mouvement du protoplasme à l'intérieur de la cellule et le mouvement tout entier des corps proto- plasmiques nus tels que les amibes. Il eut l'occasion de revenir sur la question à la séance de février 1004 de la Société royale des Sciences médicales et natu- relies de Bruxelles pendant laquelle il fit pi'ojeter des amibes artificielles dont la mobilité est indiscu- tablement l'égie [)ar la loi de la tension siiperlicielle. 80 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Dans cette voie sùi-eiiient féconde il fut donc encore un initiateur. De la tension superficielle aux études chiniico- et physico-phvsiolotïiques il n'y avait naturellement qu'un pas, et dans ce domaine (jui ac(juiert pour l'étude de la cellule une très grande importance, Léo Errera aurait certainement fait ressortir des conclu- sions nouvelles, car il avait entrevu les rapports entre tous ces facteurs et n'avait pas encore osé insis- ter lancement sur eux. Ses études de phvsioloe:ie cellulaire portèrent en grande partie sur les phéno- mènes osmotiques et l'amenèrent à proposer la créa- tion d'une unité osmotique pour laquelle il proposa le nom de « mvriotonie ». 11 avait donc saisi l'importance de ce phénomène dar>s la vie cellulaire et il a ena:aii:é dans l'étude de ces phénomènes différents de ses élèves qui recher- chèrent les conditions suivant lesquelles les cellules végétales sont capahles de s'adapter à des solutions de concentrations différentes. Il est nécessaire, pensons-nous, d'attirer l'atten- tion sur un autre travail d'Errera, étude d'un genre bien différent et qui a paru dans les Bulletins de la Société de Botanique. C'est celui qu'il a intitulé : « Un ordre de recherches trop négligé. L'etïicacité des structures défensives des plantes. » Dans ce mémoire qui ouvre également un sillon, il propose à ses collègues belges de délaisser un peu la systé- mati<|ue locale et les convie à s'occuper de biologie, cette science nenient et de renseignement mondial, il n'est pas inopportun d'insister sur des idées ([u'il n'a pu malheureusement défendre au moment le plus proi)ice avec la fougue et l'enthousiasme que beaucou[) d'entre nous ont bien connus. Combien de fois dans ces derniers temps n'avons-nous pas regi'etté, dans nos assemblées, l'absence de Léo Errera, il avait l'indiscutable talent de synthétiser la discussion et de faire ressortir d'un chaos d'idées celles qu'il fallait mettre en pratique, celles qui vraiment étaient capables de produire de bons fruits. Ayant en 181)0, assumé la charge de rédiger le rapport pour le prix Joseph De Keyn, nous le voyons s'insurger dans les quelques pages qu'il communique à l'académie, avec combien de raison, contre la non spécialisation des auteurs d'ouvrages classiques. Ecoutons cette phrase et demandons-nous si elle n'est pas digne d'être inscrite en lettres gigantesques dans l'antichambre de tous nos éditeurs de classiques. « N'écrire (jue lorsqu'on a quelque chose à dire et ne parler que de ce que l'on sait, cela semble une règle banale, et pouitant, combien peu satisfont à cette simple exigence ! » et plus loin : , « mais peut-être ne serait-il [)as excessif de deman- der ([ue les manuels de physique soient écrits par (les ])hysiciens, les manuels de chimie [>ar des chi- mistes et les maimels d'agri(;uUure par des agro- nomes. Au lieu de cela nous voyons des auteurs, très 81 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOl'IE. estimahlos, d'ailleurs, rédiger à la fois un traité de chimie, un traité de physique et un traité de météo- rologie. Encore y ajoutent-ils lré(juemment un ouvrage sur l'arithmétique et sur la botanique ». Nous devrions citer des pages entières de ce rapport si documenté où Léo Errera fait ressortir si juste- ment le défaut de compétence des auteurs qui, ne se donnant pas la peine, ou n'étant pas capables, de faire œuvre personnelle emploient comme il le définit « ce talent si moderne : l'art d'écrire avec des ciseaux >^. Cet art est malheureusement plus ditïicile qu'on ne le pense, il ne sutïit pas de puiser à l'aventure dans les diverses sources (jue l'on a à sa disposition, il faut encore et surtout savoir discerner la valeur de ces sources. Dans un autre ordre d'idées nous voyons émettre par Léo Errera des appréciations qu'il eut été si utile de faire ressortir au dernier Congrès mondial où les mêmes questions fui'ent agitées. Jetons un coup d'œil sur le rapport qu'il rédigea, avec un soin jaloux, au sujet de la création du Palais du peuple et de l'organisation de sa salle de bota- nique. Il nous parait utile d'insister un instant sur la façon dont notre regretté confrère y définissait les musées. « Pour que le musée soit véritablement elïicace, il faut que la science y vienne au devant du visiteur, attrayante et facile ; qu'il se sente comme pris par la main et conduit pas à pas ; qu'on n'exige de lui aucune connaissance préliminaire et ([u'on lui demande un minimum d'effoits » ; et })lus loin, en insistant sur la limitation des sujets exposés dans un musée populaire, il disait : « cette modération MKMOIKKS. 85 s'impose encore si Ton veut s'abstenir de faire (i()ul)le emploi avec les musées spéciaux : Musée d'histoire naturelle, collections de l'Observatoire royal, Jardin botani(jue de l'État, etc. Il est bien entendu que c'est toujours à ceux-ci que l'on devra recourir pour une étude plus comi)lète, pour tout ce qui est érudition et science spéciale. Le Palais du peuple devra servir d'introduction à tous les musées et ne faire concur- rence à aucun. » Léo Errera indiquait donc bien clairement la diffé- rence profonde qui doit exister entre le Musée popu- laire et le Musée scientifique spécial que de nos jours on voudrait voir supprimer. On voudrait voir une spécialisation toute particulière se jeter dans ce domaine, toute la science devrait pour ces novoteurs devenir populaire et se morceler par pays au lieu de rester au dessus de nos subdivisions politiques ([ui sont bien rarement des limites naturelles. Errera comprenait la valeur des musées spéciaux si néces- saii'espour l'étude complète d'une question et il savait, pour l'avoir expérimenté lui-même, qu'une étude botanique ou zoologique ne peut être poussée que si elle est faite d'une façon continue sur des matériaux accumulés par les musées spéciaux. S'il était encore parmi nous, lui, le chercheur méticuleux, l'opposant de la spécialisation à outrance, il aurait vite trouvé des arguments pour rejeter bien loin cette demande de morcellement inutile de nos collections scienti- fiques qui ne permettrait plus de faire de la synthèse, but vers lequel doivent tendre tous les efforts de la science. N'était-ce [)as d'ailleurs une thèse bien connexe 86 SOCIÉTÉ BELGE DE MICUOSCOPIE. qu'il i\ défendiio dans une conférence qu'il n donnée on 1892 à l'KcoIe des Mines de Mous et pour laquelle il avait pris le titre : La nécessité des études super- flues. « On prétend, disait-il, (ju'il existe à Chicag:o une machine fameuse pour la [)réparation des boudins. A l'une des extrémités on introduit l'animal vivant et il en sort à l'autre bout sous forme de boudins prêts à être servis , mais n'est-ce pas un peu là l'idéal universitaire de bien des ifens ? On nous amène aujourd'hui un tout jeune homme, presque un enfant, qui n'a pas même appris à a})prendre, et on nous demande pour le lendemain un docteur i>rêt à plaidei', à guérir, ou simplement à raisonner juste. On l'a bien vu dernièrement, lors des discussions de la loi sur l'enseignement supérieur : tous proposaient à l'envi que l'on réduisit l'enseignement à une pré- paration immédiate platement utilitaire, en vue de la carrière choisie. » N'est-ce pas ce que nous voyons couramment ! Là git la grande raison pour laquelle nous voyons actuellement si peu de jeunes gens s'adonner à cer- taines études, en particulier à celle de la botani(|ue. A quoi pourrait-elle servir, cette science aimable ? Quehjues places de professeurs dans les Universités, quehjues chaires dans les Instituts spéciaux, i^ourquoi donc faii'e le doctorat en Science botani(|ue? « De plus en plus nous nous cantonnons, dit-il, dans notre coin, nous restreignons nos regards à notre toute petite sphère, pareils à des chevaux de manège nous tournoyons chacun dans le cercle de nos intérêts immédiats et nous avons comme des (cillèies (|ui MÉMOIltKS. 8T nous empêchent de rien voir au delà.... il faut que chacun de nous cherche à compléter ce qu'il sait ; aux connaissances qui lui sont directement néces- saires pour son métier, pour ses fonctions, pour sa carrière, (juil ajoute des notions étrangères, inutiles si l'on veut, atin de secouer la torpeur intellectuelle et d'élargir son horizon. » Il y a dans ces quelques pages hien des pensées qu'il serait utile de mettre en vedette et comme il le disait dans sa conclusion, il faut encourager le culte du superflu car, « hien plus que les préoccupations de noti-e métier de chaque jour, il représente ce qu'il y a de durablement utile.... cherchons surtout à donner à la jeunesse une intelligence ouverte et non pas seulement une carrière lucrative ». (c Et de môme que la Grèce rayonnera éternelle- ment dans le monde par ses penseurs, aux spécula- tions abstraites, par ses artistes aux œuvres superflues, persuadons-nous bien que la grandeur d'un peuple se mesure à son désintéressement ». Il ne faut pas signaler spécialement sa connaissance étendue des langues vivantes et mortes. Elle faisait de lui en même temps qu'un polyglotte, un orateur parfait que dans toutes les réunions scientifiques on a tant admiré. Mais on nous a révélé lors de l'inauguration solen- nelle du l)uste de Léo Errera, offert par sa famille à l'Institut botani(pie, un autre tournant de cet esprit déjà si vaste. On nous l'a monti'é poète. Qu'il nous soit permis de reprendre ici les trois strophes qu'il écrivit le 1 1 mai 1875 entre Vivier d'Oye et Bru- xelles : 88 SOCIÉTÉ RELGE DE MICROSCOPIE. L'hymen des fleurs se prépare Sur l'arbre en fête qui pare D'un diadème son front ; Peupliers, ormes et frênes Mûriront bientôt leurs graines Et les feuilles tomberont ! Juchés sur les branches souples Les oiseaux perchent par couples Sous les grands dômes feuillus ; Quand les petits de l'année Auront leur tour d'hymenée Les parents n'y seront plus ! Nature, âpre Créatrice, Il faut donc que tout fleurisse Puis tu dis à chacun : meurs ! Tu veux que les êtres s'aiment Et, dès que leurs fruits se sèment Tu viens faucher les semeurs ! Dans ces deux dei'iiiers vers ne peut-on voir résumée la ti'op coui'le vie de Léo Errera, oui la nature, cette àpi-e Créatrice est venue faucher trop tôt la plante dont les fruits commençaient seulement à se disperser. Ne semble-t-il pas qu'en écrivant ces lignes Errera ait pressenti sa destinée ! La vie scieutificpie d'Errera a été intimement unie à celle de la plupart de ses élèves et il avait mis un peu de sa propre science, de son vaste savoir, dans les nombreux travaux sortis de son laboratoire. Quand dans la mémorable cérémonie commémo- rative destinée à ra[>[)('ler le souvenir de Franc^'ois Crépin et de trois élèves du « Laboratoire d'anatomie et de j>liysioloii;ie végétales » : Âlired Dcwèvre, MEMOIRES. 89 Geoi'ges Clautriau, Emile Laurent, trop tôt disparus, il letrace leur vie déjà si bien remplie, faisant res- sortir l'immensité du deuil qui s'était abattu sur son Institut, qui eut soupçonné que le jour où la mort inexorable viendrait frapper le chef de cette jeune institution déjà si endeuillée, était si proche et que les paroles si bien senties qu'il prononça en termi- nant son discours, s'a})pliqueraient si nettement à sa propre personnalité. « Le temps des chercheurs isolés n'est plus, dit-il, la science est aujourd'hui troj) vaste et trop complexe pour (ju'on puisse la faire progresser autrement que par la coopération, par la coordination des volontés. Notre ambition doit être de créer des organismes scientifiques, viables et bien vivants, qui durent après nous, où le présent s'appuie sur le passé et prépare l'avenir. Et qu'est-ce qu'un orga- nisme sans histoii'e, sans traditions ! Or toute his- toire est nécessairement douloureuse, puisqu'elle consiste, pour une grande part, dans le souvenir de ceux qui ne sont plus ; mais elle est fortifiante aussi, puisqu'elle est faite de leurs exemples, qui demeu- rent. » « Chers amis, chers collaborateurs disparus ! Ici, dans cet Institut consacré à la science que vous avez aimée et pratiquée, l'atmosphère est tout imprégnée des effluves vivifiants de vos exemples et de votre souvenir. » « Ainsi, dans chacun des efforts, dans chacune des découvertes de ceux qui vous succèdent, il y aura ([uci(jue chose de vous qui aura survécu... » Ce n'est pas seulement dans cet Institut que Léo Errera a tant aimé, que quelque chose de lui ÔO SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. survivra ! Tous nous le conserverons dans notre souvenir et la Société (ju'il a si a;énéreusement dotée, pourra faii'e admirer, dans l'avenir, son nom parmi ceux des Belges qui ont le plus contribué au renom scientifique de notre pays, dans Iccpiel nous pla(,*ons avec orgueil le berceau de la botanique. Si le nom de Léo Ferrera brille avec éclat dans les sciences natui-elles, la })liilosopbie, la littérature, l'industrie, l'économie politi({iie ont fait l'objet de ses éludes, et lui doivent même cei'tains travaux remar([ués. Ils sortent eux totalement du cadre de cette notice et notre incompétence en ces matières ne nous permet pas d'ailleurs de faire ressorter leur valeur. Nous n'avons cependant pas voulu passer sous silence cette partie de l'œuvre de notre regretté maître, car elle montre une fois de plus combien vaste était l'érudition de celui que tous nous regret- tons. Les travaux qu'il a laissés, en partie inacbevés, sont considérables et la publication complète de tout ce que Léo Errera a écrit le montrera sous des aspects inconnus ou à peine soupçonnés. L'œuvre de Léo Errera est pour nous, ses élèves, ses collègues ou ses admirateurs, un magnifique exemple de ce que peut le travail bien conduit ; pour ceux qui nous suivront elle deviend