'^m^m mtv.i'fiT, ■^•' ^^- 1.^ i^- - *■■■'> ..■■- r ':^-a .^>!^yr fH'fl < ANNALES DE LA TOME XXV BRUXELLES ALFRED CASTAIGNE, ÉDITEUR 28, rue de Berlaimont, 28 1899 ANNALES DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSGOPIE ANNALES DE LA TOME XXV ..NÎCAL GAKDEN. BRUXELLES ALFRED CASTAIGNE, ÉDITEUH 28, rue de Berlaimout, 28 1899 ÉTUDE MONOGRAPHIQUE SUH LE <;itOUI'K IIES mmm: mmmtm (Suite.) I' A R RENÉ SAND Candidat en sciences naturelles et en médecine. Mémoire couronné au concours universitaire de 18'JS. PARTIE GENERALE. (Suite). CLASSIFICATION. Les divisions établies par BûtschJi (87-89) dans le iijroupe des Tentaculifères nous semblent en général très justifiées. Nous n'y proposons qu'une seule modi- tication ; la famille des Podoplirijina contient un pi'e- mier groupe : Podoplii^ija, Spliwroplinja et Endospliœra , formes très voisines l'une de l'autre ; et un second gi'oupe, Ephelota et Podeajathus, deux genres fort semblables aussi, mais qui n'ont rien de commun avec le premier groupe. Dans celui-ci, la reproduction a lieu par scissiparité et dans le second par bourgeon- nement externe. Dans le premier, les tentacules ne sont pas différenciés, dans le second, ils se spécialisent en tentacules suceurs et tentacules préhenseurs ; les uns ont à peine un pédicule, les autres possèdent un pédoncule souvent énorme ; les premiers sont petits et sphériques, les seconds grands et pyramidaux ou irréguliers. xNous croyons donc pouvoir scinder la famille des l\)dophnjina en deux familles : les Podo- phryiua vrais et les Ephclotiua. xNous proposons donc la classitication suivante : Ilijpocomina, Urimlina, Mcta- XXV. 1 SOCIETli BELGE DE MICROSCOPIE. (inetina, Podophnfiuu, Kplielotina, Acinetinn, Dendro- sotniiKi, Dcndvocomet'ina . Parmi ces familles, (|uel(}ues-iiiies sont réunies par des rapports étroits : ainsi llijpocomimi et Urnulinu présentent ee caractère de se diviser par scissiparité et de posséder des tentacules spécialisés, très réduits en nombi-e. Les Eplielotina se rappro- chent plus ou moins des Acineîina par les carac- tères de leurs pédoncules : ainsi Tokophrija Lipighjji a exactement le pédicule d'une Epliclota ; certaines Acineta se mulliplient par boui'geonnement externe. Kntin les Oplinjodendron sont très voisines des Tri- chophnja : une Ophrijodendron est une Triclirophrija qui n'a qu'un seul faisceau de tentacules. Ce fais- ceau est situé à l'extrémité d'un prolongement du corj)s, phénomène qui se présente aussi chez les Triclioplirija, mais d'une façon moins accentuée. La résolution de l'énigme des Lagéniformes et de celle des coi'ps naviculaires rapproche à ce point les Ophriiodcndron des Trichophrija que c'est tout au plus si la famille des Oplinjodendrina doit être maintenue, iXous pouvons donc classer comme suit les Tenta- fères. l" GUOIIPE. L" (il mi lie . Ikndrocomvthm 1 Dendrocotnctes 2 Stylocotnetes II* GROUPE. 2* famille : Dcndrasomiim 5 Trirliop/n'jfd i DendroHoiua 3*^ famille : Ophnjodcndrinu o Ophryodcndron MÉMOIRES. 9 IIP GROUPE. 4* famille : Ifypocnnnna 6 Hypocoma 5" famille : Urnulina 7 Bhyncheta 8 Uriiula 9 Acinetopsis W" GROUPE. 0'' famille : Podopliryina 10 Podophrya 11 Sphœroplirya 12 Endospliœra 15 Amwhophrya V" GROUPE. 7' famille : Metncinetina 14 Metacineta VP GROUPE 8' famille : Acineta 15 Hallezia 16 Tnkoplirya 17 Acineta 18 Solenophrya 9' famille : Eplielotina 19 Eplielota 20 Podocyatlius PHYLOGÉNÈSE. Partant d'un Héliozoaii-e vrai, comme. 4 caMf/iorî/s(is, nous rencontrons d'abord Acantliocystis pectinata Penard qui s'entoure de spicules de chitine (Penard, 89). Nous trouvons ensuite les Heliocometes, entourés d'une pellicule continue de chitine, prolongée en tubes par où passent les pseudopodes. Le noyau. iO SOCIETE HELGI-: DE MICKOSCOI'IE. peu (litlerent du reste de eelui des Hcliozoaires, a pris les earaetères de eelui des Tentaeulifères. Le eytoplasma est devenu seinidable à eelui des Suceui'S. La reproduetion a lieu ])ar eni])ryons eiliés. Les pseudopodes sont eonstituës, eoinnie ehez tous les lléliozaires, d'un fil axial revêtu d'eeto- plasma. Le fil axial ne s'insère plus sur leeenti'osonie, puis((ue celui-ei est, comme le noyau, excentrique. Presque sans changei' de formes extérieures, nous passons (V Heliocometcs cligitatus (pi. Il, fii;. 4) à Dendrocometcs paradoxus, et, en même temps dUclio- couictes conspicmis (pi. H, fig. 1) à Stijlocometcs diyi- iatns (pi. XXI, fig. 5 et 10). Que s'est-il i)assé? Dans les deux cas, le pseudopode, au lieu de i)roéminer hors du tube, n'a pas dépassé la longueur de celui-ei. Son eytoplasma s'esl légèrement invaginé ou écarté au sommet, et le fil axial a été mis à mi. Là se sont bornés les changements. (^es quel({ues modifications ont suffi, au point de vue morphologi([ue, poui' taire d'un Ueliocometcs un Tentaculifère. Au point de vue physiologique, les tubes de chitine sont devenus réti-actiles (bien (pu* cette rétraction ne se produise (ju'avec une exti'ème lenteur) et le fil axial est devenu projectible à l'extérii'ur. (>)mnu^ il n'y a, chez Styloconictes, de tentacules (jue sur I • moitié du corps, les fils axiaux des tentacules de l'autre moitié ont fbui'ni des baguettes qui servent de s(|uelette au cor[)s. Ces formes ont donné naissance à ini lypc (|iii constitue le centre des Tentaciiiil'ères, à Trichophnm (pi. X, fig. I, -2, 5, 4 ; pi. XYIII, lig. 8 et 15); MliMOlKES. 11 ^ rd '^i O *T3 OJ.. O ^\ 04 W : i-2 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. le tentacule conique de Stylocnmetes en devenant cylindi'iciue et en s'évasant à son sommet s'est trans- formé en un tentacule de Truhophrija. Les tentacules se sont groupés en faisceaux, portés quelquefois sur des prolongements des corps. De Trirlwphrija , six types ont divergé : I. Notre deuxième famille : Demlrosomu qui est une Triclioplu'ija très ramifiée, à prolongements tentaculifères très longs ; H. Notre troisième famille : Ophnjodcndron qui est une Tr'uhophrifa ])ossédant un seul (rarement trois) faisceau de tentacules sur un [U'olongement tentacu- lifère (pi. XXI, fig. 15) ; I[I. Le troisième groupe de notre classilication, dans lequel le nombre des tentacules se réduit dans des proportions considérables, par suite de la spécia- lisation ou du perfectionnement du tentacule. a) Chez Hypoconui, qui suce les Zootlunnuium, un seul tentacule suffît : la proie est toute trouvée, elle est toujours à portée : il n'y a plus de capture, de pré- hension : il n'y a plus que la succion, et pour cela un seul tentacule suffît. Mais lorsqu'une coloniede Zoo///r///j//iMm esté])uisée, il faut i{u/[ijpoconia puisse se transporter sur une autre colonie : aussi cet Acinétinien garde-t-il ses cils à l'état adulte (pi. XVIII. tig. 9). b) Chez les iîmilina, le tentacule se pei'feclionne : de rigide, il devient flexible et mobile ; gi-àce à ses mouvements en tous sens, il piésente à lui seul la même surface de captuic (pi'un grand nombre de tentacules immobiles : il parcourt en effet constam- ment tous les points d'une demi sphère qui a pour MÉMOIRES. 43 centre son insertion au corps et pour rayon sa lon- gueur ; or, cette zone est plus considérable que la surface de capture de la plui)art des Tentaculifères, grâce aux dimensions plus fortes du tentacule unique des Urnidina. De Hhijnchetd , forme nue, (pi. XXII, fig. 6) on passe, soit par simple sécrétion, soit par mue pelliculaire partielle, à Urnula qui présente une loge et à Acinetopsis qui possède une loge et un pédoncule : évolution parallèle à celle que nous verrons se produire dans le VI*' groupe, pour passer de Triclwphrija à Solcnop/irija et à Acineta ; IV. De Tricliophrija nous passons facilement au quatrième groupe de notre classification, car Podo- plirija gelatinosa présente encore cette évolution sous nos yeux : d'un stade Triclwplirya (pi. XVIII, fig. 8 et 15), ce Suceur passe en effet à un stade Podophrya (pi. XVIII, fig. II) par la sécrétion d'un tube mince de pellicule, à l'endroit par où il est fixé ; puis, l'animal peut devenir Sphœroplirya en résorbant son pédicule (pi. X, fig. 15). L'évolution, parallèle dans la phylogénèse et chez Podophrija gelatmosa est donc : Triclwplirya, Podo- plirya, Sphœroplirya. Endosphœra et Amœboplirya sont des Spliœrophrya qui ne présentent de particulier que leur endoparasi- tisme ; V. De Triclwplirya on passe à Metacineta par la sécrétion d'une loge qui sert en même temps de pédicule : le procédé de division prédominant est, comme dans le quatrième groupe, la scissiparité ; VI. Enfin Triclinpiirya a donné naissance à notre 6^ groupe : U SOCIÉTÉ HELGE DE MICHOSCOPIE. a) Une Trkiwpimju devient une Solenophrijd par la sécrétion d'une loge (pi. XVlll, fig. 1 et 5) ; b) Une Trichoplinfa fixée par un hourgeon de cyto- plasnia est une Ildllczia i])\. XXI, fig. 9) : cette trans- formation a encore lieu sous nos yeux, chez lluUezia (wiformis (pi. V, fig. i, 2, 5, 4). Si ce bourgeon se vide, il ne reste plus que la pellicule et un })édoncule très court est formé : nous obtenons une Tokop/rnja du second sous-genre de Biitschli (pi. VIII, fig. 8) ; l°Que ce pédicule s'allonge et nous formons les Tokophrya du troisième sous-a:enre (pi. WIV, %-"2)- 2" S'il s'élargit à son sommet ou dans sa totalité, les Tokophrija du premier sous-genre (pi. VI, fig. o) prennent naissance. De celles-ci j)roviennent a) par sécrétion ou décollement partiel de la pellicule, Xe'è Acineta. La filiation est : ToliophrijH limlmtd (pi. VIII, fig. 5, 5, 6) et mucrostyla (pi. XX, fig. 8), Acineta Vorti- celloïdes (pi. VIII, fig. I), Acineta Jorisi (pi. XXII, fîg. 10, 14 et 4), Acineta divisa (pi. XIV, fîg. 1), Acineta patula (pi. XV, fig. 8 et 1), Acineta inuUitentaculata. Des Acineta du premier sous-genre s'est détaché le second sous-genre des Acineta (pi. VII, fig. 11). j3) par différenciation des tentacules, Ephelota (pi. VI, fig. 7) ; le point de déj)art est Tokitphrifa Lichtcnstcinii, Tok. Steinii, Tok. Lipu/hifi {\A. VI, fig. 5). Une Ephelota poiii'vue d'une loge est une Podocyatlms (pi. III, fig. (3). MÉMOIKES. 48 IMusieiii's raisons militent en faveur de cette classi- fication : I" Elle respecte les groupes que nous avons créés plus haut et les familles de Biitschli (^) ; 2° Elle fait de la famille des Dendrocometiua le type originel des Tentaculifères. Or, Dendrocometes, (jui a conservé un grand nomjtre de caractères pri- mitifs, notamment la lenteur des mouvements et l'aspect semblable à celui dlleliocoinetes digitatus, est de plus très aberrant, ce qui indique en général un type primitif dont toutes les transitions avec sa descendance actuelle ont disparu. 5- Tous les stades de l'évolution que nous avons esquissée sont reliés par des transitions insensibles. Pour deux de ces groupes, la transformation indiquée a encore lieu actuellement dans des espèces vivantes. D'après cette classification, le mode de reproduc- tion fondamental serait la formation d'embryons. La gemmation et la scissiparité n'apparaissent qu'à l'extrémité des branches terminales de l'arbre généa- logique. CONTRACTIONS DU CORPS. Aux divers mouvements cités par Bûtschli (87-89), il faut ajouter les mouvements amœboïdes ; observés déjà par les auteurs chez Ophrijodendron variabUe et chez Amœbophrija, ils existent, d'après nos obser- (1) Cette affirmation est prouvée par le tableau généalogique ci-joint, dans lesquels les groupes sont séparés par des traits pleins et les familles d'un même groupe par des traits pointillés ; les traits gras mai"quent la phylogénie. ^6 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. valions, chez Trichophnid udontopliora (pi. X, tig. o) et Tridwphnja Amœboides : cette dernière espèce allonge un tentacule, le fixe, se haie sur lui par des mouvements amœboides, puis en allonge un autre, et ainsi de suite (pi. X, fig. I, 2, 5, 4). VARIABILITÉ DES SUCEURS. Chez certaines espèces de Tentaculifères, tous les individus semblent coulés dans le même moule. D'autres, au contraire, sont susceptibles de variations considérables qui étonnent les naturalistes habitués à la fixité infiniment plus grande des espèces chez les Inf'usoires et chez les Métazoaires. Il est certain que le mode de nutrition, d'une part, et le système de reproduction, d'autre i)art, sont pour beaucoup dans ces variations. L'exemple le plus caractéristique de l'influence du mode de nutrition est fourni par nos figures 10 et 12 de la planche XXIIÏ, qui reproduisent deux clichés microphotographiques pris par nous à Roscofï', à vingt minutes d'intervalle ; elles représentent toutes deux le même individu, au même grossissement ; le premier cliché, reproduit fig. 12, est la photogra- phie d'une Acineta tuherosa vivante ; la jdiotographie étant terminée, nous avons fait passer un courant de glycérine acétique dans la prépîiration ; ce réactif a déterminé une osmose dont le résultat a été le gon- flement au maxinnim du corps de l'Acinète, gonfle- ment analogue à celui cju'on observe lors((ue celle-ci absorbe une quantité considérable de nouriture. MEMOIRES. ^ 7 L'Acinète de la fig. 12 est miiigrc, aiii»uleuse ; elle a la forme d'une pyramide ; le corps allongé présente un étranglement à la base des faisceaux tentaculi- fères; le bord antérieur est brisé, concave; la pellicule, trop grande pour le corps, est plissée de toutes ])arts. L'Acinète de la tig 10 est bourrée ; toutes ses dimensions ont augmenté, et de concave dans tous les sens, elle est devenue convexe, arrondie ; son volume a doublé ; il n'y a plus d'étranglement ni de plis dans la pellicule distendue ; le bord antérieur est rectiligne, l'animal a acquis son maximum de volume. Que va-t-il arriver, si cette Acinète suce encore une proie ? Elle est incapable d'absorber encore quoi que ce soit ; mais elle va sécréter de la chitine, allonger sa loge et sa pellicule intérieure et c'est ainsi que se produisent ces Acineta tuherosa démesuré- ment longues dont la largeur (juelquefois ne repré- sente que le quart de la longueur (pi. XVJ, fig. 15). Puis elle va produire un ou plusieurs embryons. Après leur expulsion, il y aura un vide relatif dans la pellicule et dans la loge : celles-ci vont se plisser, des étranglements vont se former, les parois devien- dront concaves ; le corps se détachera de plus en plus de la loge ; la forme maigre sera ainsi réapparue. C'est donc à ces deux causes que nous rapporterons les variations si grandes des Tentaculifères : mode de nutrition qui introduit quelquefois dans le corps une masse protoplasmique double du volumedu corps lui-même (voir pi. \V, fig. 2 : une Acineta nieuporten- sis su(^'ant un Infusoire considérablement plus gros qu'elle et planche VI, fig. 10, un groupe de Slylomj- XXV. 2 ^8 SOCIÉTÉ UKLGE DE MICKOSCOPIE. cliia sucés par quelques Pndophnja (/eldtinosd) —mode de reproduction [Ophrijodcndvon (dnetinum, d'après (^laparède et Laclmiann, émet quelquefois plus de vingt embryons). A ces causes spéciales aux Tentaculifères, il faut évidemment joindre les facteurs qui agissent chez les autres êtres ; obstacles à la croissance, inégalités de croissance, etc., etc. ANOMALIES. Nous avons eu l'heureuse fortune de rencontrer chez les Suceurs plus (jue des variations : nous avons observé une véritable anomalie. Acineta tuberosa noi'male (') est une pyramide à quatre pans dont la base forme un rectangle très allongé, à chaque extrémité du({uel se trouve un faisceau de tentacules (pi. Vil, fig. M). En projection sur le papier, Acineta tuberosa est donc un triangle isocèle. Si, du sommet de ce triangle, on abaisse une perpendiculaire sur la base, celle-ci sera partagée en deux parties égales et le triangle isocèle divisé en deux triangles rectangles égaux. C'est-à-dire que, dans l'espace, la [)yramide (juadrangulaii'e (voir schéma pi. XXll, tig. 1) sera divisée en deux demi-pyranjides égales cpii diffèrent de la j)yramide primitive par un seul caractère : la longueui' de base est chez chacune d'elles [)lus [)etite de moitié (juedansla pyiamide originelle (voir schéma pi. Wil, fig. 5). (1) Nous décrivons la variét(> CC Acineta tuberosa qui se rapproche le plus de l'individu anomalique. MEMOIRES. ^9 Or, nous avons vu dans un t^roupe iVAcineta tnherosa parfaitement norniales, un individu présen- ter trois faisceaux de tentacules (pi. \l, tig. 7) : le corps résultait de la juxtaposition ï'adinire de trois demi-pyramides analogues aux deux demi-pyramides (}ui, par leur juxtaposition linéaire, forment l'Acinète normale : ces trois demi-pyramides se coupaient à aniçles de 120". Nous pensions d'abord avoir sous les yeux un individu d'une espèce nouvelle ('). Mais à part cette variation, il était si exactement semblable en tout aux Aeineta tuberosa qui l'entouraient, que nous avons cru devoir admettre l'existence d'une anoma- lie. Celle-ci, il est curieux de le constater, modifie complètement la symétrie ({ui, de bilatérale, devient l'adiaire et cependant, comme nous l'avons montré, la constitution du spécimen anomalique se rattache facilement à celle des individus normaux puisqu'il est constitué, en somme, de trois moitiés A' Aeineta tuberosa normales. C'est là un cas tout différent des anomalies déjà signalées chez les Protozoaires, notamment de celles ({ue Balbiani (91) a observées chez les Stentors ; ces anomalies consistaient en une dualité de certains organes, c'est-à-dire en somme en une bipartition inachevée. Il s'agit au contiaire chez Aeineta tuberosa d'une transformation complète de la symétrie de l'animal. (1) Il n'existe qu'une seule Acincia à 3 faisceaux de tentacules, c'est Aeineta Jolyi, avec laquelle la confusion n'était pas possible. 20 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. DÉGÉNÉRESCENCE DES SUCEllHS. Eors(]iie lo inilieii dans lequel se trouve le Tenta- culifère devient défavorable, notamment lorsijue l'eau est désoxviiénée et sureliai'iïée d'anhvdride car- ])oni(|ue, le eyto])lasme se vaeuolise ; ces vacuoles non jjulsatiles sont, dit Fraipont, « disposées irréiiu- » lièrcnient dans la substance protoplasmi(|iu' ; leurs » dimensions et leur forme sont fort variables ; ce » sont des cavités qui se creusent dans le parencbyme, » qui se remplissent d'un liquide byalin, et (|ui peu- » vent, chez cei'tains individus, envahir la plus » grande partie du corps, » (pi. III, fig. 5 ; pi. XI, fig. :2). Des chanuements surviennent également dans la vacuole pulsatile et ici peut s'a})pli({uer très exacte- ment la description que donne l^enard (89) à ]»ropos de la Nacuole des Héliozoaires : « sur l'animal en » bonne santé, l'intervalle ({ui s'écoule entre deux M systoles est assez régulier, mais varie d'individu à » individu ; généralement il est de iO à KM) secon- » des ; mais sur des individus fatigués ou manquant » d'eau fraîche, toute régularité est perdue. J'en ai vu )) (jui après avoir battu plusieurs fois à intervalles » l'éguliers et normaux, restaient cinq minutes et » plus à l'état de diastole avant de se décider à se » l'émettre à l)attre. « De plus, chez les animaux en bonne santé, l'ex- » pansion de la vésicule contractile est toujours lente » et progressive, puis, arrivée à l'état de dilatation )) maximum, cette vésicule garde un instant de repos, » pendant le(|uel on ne voit pas de changement et MÉMOIRES. il M enfin elle se contracte tout d'un coup et vivement. « Tout autre est le processus sur les exemplaires )) maïupianl d'oxygène ; la dilatation de la vésicule » est ti'ès lente et l'ai'rèt à l'état d'expansion très » long ; puis la vésicule ne bat qu'à moitié, se fer- » mant sans grande vivacité et s'arrètant en chemin ; » enlin elle finit par ne ])lus pouvoir se contracter du » tout et garde l'état d'expansion maximum jus(ju'à » la mort de l'individu. » Si l'on ajoute de l'eau fraîche, tout redevient normal. Lachmann (9i) a vu les mêmes phénomènes chez l'Hétérotriche Cœno- morplui Hcnrici. Les tentacules aussi subissent une désorganisation progressive signalée par nous en 1890 : « L'Acinétien )) pousse de nouveaux tentacules, très fins et très )) longs (jusque 5 fois le diamèti'c (hi corps). Les » tentacides se déforment, rentrent et sortent douce- » ment en se plissant » (les fig. ï et 8 de la planche YI, représentent ces tentacules défoi'més ; voir aussi pi. V, fig. 6 et pi. IX, fig. o). La pellicule aussi se plisse et se ratatine. Enfin se produisent des crénelures considérables dans le corps du Tentaculifère (pi. XII, fig. i). H nous semble pos- sible, écrivions-nous en 189(3, cpie « Acineta contorta » et Acineta J^arroccli ne soient que des formes patho- » logiques de ce genre. Elles sont en effet plissées, )) ratatinées. (]e qui ajoute à la vraisemidance de cette » hy})()thèse, c'est le fait que ces Acinétiens ont été » découverts dans le Vieux-Port de Marseille, à l'en- M droit où les égoùts y débouchent, donc dans un .) milieu très impur et dans une eau défraîchie. « Enfin se produit le phénomène que Dujardiii a 22 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOI'IE. observé chez les Infusoires : « Du protoplasme en » voie de décomposition sortent des exi)ansions pâles. •>■> qui dessinent sur ses bords des festons saillants, » les(|uels se pédiculisent, puis tombent dans le •>•> Ii(}uide ambiant sous forme de boules (boules sar- » codiques) qui bientôt ])àlissent et disparaissent. » (Duval). Ces boules sarcodiques, nous les avons sou- vent vues ogivales, alors (ju'elles restaient en contact avec le corps. Nous avons laissé queb{ues.4r?«crff Hnmnri, humec- tées seulement d'un peu d'eau de mer, dans un petit vase, et au bout de deux jours, nous avons constaté que le cytoplasma contenait une, deux ou trois gran- des vacuoles, dont le contenu se colorait en bleu pâle par le vert d'éthyle ; les contours de ces vacuoles étaient irréa;ulièrement curviliiines ; ils formaient des angles sortants et des angles renti'ants. Quehpie- fois de minces lamelles rendaient ces vacuoles plu- riloculaires. Dans certains cas, elles occupaient tout le centre de la cellule, le cytoplasma ne faisant plus que tapisser la pellicule comme dans les cellules végétales. D'auti'cs fois, la vacuole, placée à l'union de la partie intérieure à la loge et de la partie exté- rieure, partageait le cytoplasma en deux demi-sphères (pi. I, fig. 7>). Le noyau se fragmentait, le centro- some subsistait (piebpiefois : la loge se ])lissait ainsi que les tentacules et la portion du corjjs extérieure à la loge. MftMOlRKS, 23 DISTRIBUTION DES SI CKUKS ('). A) Al l'oiM i)i: vii: i)i:s mimi;i;x. Les Teiitaculitei'cs sont l'ëpandus dans tous les milieux a({uati([ues : nous en avons trouvé dans les ruisseaux, les tleuves, les étanij^s, les mares, les prai- ries inondées, dans les mares saumàtres à faible salure; dans la mci' depuis le rivaiio jus(|u'à plusieurs lieues au lartie, et de la surface jus({u'à 50 et 60 mètres de fond (-). Entz (76 et 79) en a récolté dans l'étang salé de Szamosfalva (Houiiriej, Parona (8:2, 2 et 85, 2) dans les salines de Cagliari (Sardaigne), Stokes (94) dans un marais salant de l'Amérique du Nord, Gourret et Rœser (86) à l'embouchure des égoùts dans le Vieux- Port de Marseille, B) Ai; poiM lu: vie (;i:o(;uAPinyLE. Les Suceurs ont été signalés sur toutes les côtes et dans tous les pays européens, dans l'Inde (Carter 65, Simmons), au Japon (Ishikawa), en Afrique (Maupas), (1) Nous croyons tlevoir nous étendre sur ce point intéi'essjinl qui n'a été traité en détail i)ar au(;un auteur. (2) Les indications de Maupas (81) concordent tivec les ohifTres que nous donnons ici 11 a dragué les supports iVEphelota gernmipa^Yi par 20 à .30 mi^ives,, (V F.phclota TJioulcti (^ gemmipara)\\nv ih i\ 30 mètres, de Tohophrya limhala par 30 à 40 mètres, (VAcinetn pusilla par 2.5 à 30 nnètrcs, (VAcincta Jolyi\)î\v 25 à 30 mètres, û! Ephclota riiicruso7}}a {-^ f/curûiipard) pai- :!0 à 40 nièli'os.. -2\ SOCIETE BELGE DE MICKOSCOPIE. dans les nioi's lilacialcs (Meresclikowsky 79), aux États-Unis (Leidy, Kollicott, Nutling, Stokes), dans la R<''|)ul)li(|uo Argentine (Frenzel), à la xXouvelle- Zélande (Kiik, Maskell). C) Al POIM DK VUi: DES SLPPOUTS. Entîn, les Tentaculifères sont répandus sur les dél)i'is et les objets inanimés, les Algues, les herbes el les branchages flottants ou immergés, les plantes a((uatiques et marines de toute espèce, les Proto- zoaires (Tokophrifa qiiadripmtiui , iJrmila Epistijlidis, Triclwpinfia Epislijlidis sur Epistiflia ; lfijpi)conia sur Zootiuunn'mm) les Éponges (Podocijathus diadcnia et Acincta )nultitentaculata sur Leucosolenia) les Polypes (une Tokoplnifci a été vue sur Pcropliora annectens par Ritter), les Hydroïdes, les Crustacés, les Insectes acjua- tiques, les coquilles et les byssus des Mollusques [Àcinctd liradianu observée pai' nous à Nieuport). On les trouve encore sur les Bryozoaires ; à la surface iAcineta tuberosa, Entz 8i) et dans la cavité branchiale ( Trichopknfa SalpnritnuEniz^ï; Tokophinja Lifngbifi, Xobis^ des Ascidies et des Salpes, sur les branchies des Poissons Hnchophrifa l*isciuni, Lieberkiihn) ; enfin ils sont parasites dans le cytoplasme d'antres Protozoaires \Àmœbophrifu, Endosphaera). D). Cosmopolitisme des espèces marl^es. Quoi(|u'en ait ditMeieschkowsky, lecosmoj)olitisme de la faune marine des Protozoaires semble incon- testable. MÉMOIKËS. 2S En ofïet, on a trouvé Ephelola gemmipara à Helgo- land (HertAvig 70), dans ri^^scaut (Rees), à Ostende (Frai[)ont), à Nieuporl (Nob.), au r^)i'tel (Nob. DO), à Jei'seîy, dans le Devonsbire, k's Cornoiuiilles, les Galles du Nord (Kent 80-8^), en Irlande (Perceval Wrigbt), à Koseofï' (Hertwig;, 7(), Nob.), à Conear- neau (Robin, Nob.), à Banyuls (Nob.), à Gènes (Gruber 8i), à Naples (Entz 8i), à Messine (Kocb), à Venise (Lieberkûbn 5G), en Sardaiiinc (Parona 85, !2), à Aloer (Maupas 81). Acincta tuberosa a été observée dans la Mer Blanebe et la Mer Noire (Merescbkowsky 79, 80, 81), en Norvège (Claparède et Laebniann), à Wisniar et à Copenhaiiue (Ehrenberg), à lleli-oland (Hertwig 70), à Kiel (Mœbius 88, i), dans l'Escaut (Rees), à Ostende (Fraipont), à Nieuport (Nob.), au Portel (Nob.), à Jersey, sur les côtes du Devonsbire et des Galles du Nord (Kent 80-82), à Roscotï' (Maupas 81, Nob.), à Concarneau (Nob,), à Banyuls (Nob.), à Marseille (Gourret et Rœser80), à Gènes (Gruber 84), à Naples (Entz 84) en Sardaigne (Parona 82, 85, 84), à Alger (Maupas 81), dans l'étîing salé de Szamosfalva en Hongrie (Entz 79), dans un marais salant de l'état de New-York (Stokes 94). Acineta livadiana, découverte dans la Mer Noire, et que Merescbkowsky pensait appartenir exclusive- ment aux mers du sud de l'Europe a été retrouvée dans le Devonsbire, les Cornouailles, les Galles du Nord, par Kent (80-82) ; à Nieuport, au Portel et à Roscoff, par nous ; à Concarneau, par Robin et par nous ; à Banyuls, par nous ; à Gènes i)ar Gruber (84), à Naples par Daday, en Corse par Gourret et Rœser [B^ 26 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIR. Nous pouvons (loiJf ;i|>[)uyer «"t coiilii'iiior pour los ïentaculifères les projiosilions d'Entz (Si;, relatives aux Infusoii-es : i" La faune inarine des Intusoires est iiotal)lenH'nt différente de celle de l'eau douce ; peu d'espèces leur sont communes (.S/?Arrro^//?'?/r/ pusilla, Mctac'meta nnjs- tacina et Aciiicla ptipHli/cra). 2' Beaucou}) d'inl'usoires marins, apjiartenant tous à la faune littoi'ale, se retrouvent dans les eaux intérieures salées {Acineta tiihcrosa, Ariurfa pnpilli- fera). 5" Les faunes marines ne ditï'èi-enl pas heaucoup plus entre elles que les faunes d'eau douce, pour ce qui concerne les Protozoaires, En effet, si nous avons ti'ouvi' dans les cin([ stations marines où nous avons travail^', Kplirlotd (jcnimiparu , Acineta livculiana, Acineta tuhcrosa, Toliophnja lim- bata, c'est que ces espèces sont partout les plus abondantes. Les autres formes observées pai' nous dans une, deux ou trois seulement des stations mari- times où nous avons séjourné, n'étaient représentc'cs que par de rares individus, d'où il suit ({u'elles ne sont sans doute pas moins cosmopolites, mais moins fréquentes que les (juatre espèces signalées plus liant. E) CoSMOrOI.ITFSME DKS ESPÈCBS d'eaU DOICK. Il n'a jamais été contesté. F) AboM)AiNCK KELATIVE des SlCEUUS SELON LES MILIEIX ET LES SIPPOUTS. Au point de vue de leur aliondance dans les diver- MÉMOIRES. 17 ses conditions énumérées plus iiaut, nous avons fait les remar([ues suivantes. Dans l'eau douce, ils sont surtout n()nil)reux dans les mares. Mais un moyen très simple de s'en procu- rer est d'immeriiei' dans une cuvette ou un cristalli- soir rempli d'eau douce une plante partiellement ou temporairement immergée, un peu de cresson, par exemple : les Tentaculifèrcs enkystés y abondent toujours et sortent de leui'S kystes au bout de quelques jours. Nous attirons l'attention sur la facilité de ce procédé, (pii pourra être utile aux professeurs et aux préparateurs désireux de montrer à leurs élèves des Tentaculifèrcs vivants. Les Suceurs sont moins nombreux dans les cours d'eau (]ue dans les eaux stagnantes. (]ette préférence s'expli(|ue aisément : les Infusoires sont plusabondants dans les mares, parce que le repos de l'eau favorise leur développement ; les Suceurs y trouveront en conséijuencc des conditions plus favorables. Les Tentaculifèrcs sont fréquents sur les Crustacés et les coquilles, aussi bien dans les eaux stagnantes que dans les eaux courantes. Dans la mer, les Hydroïdes et les Bryozoaires que l'on trouve à peu de distance de la côte, pai' 20 à 40 mètres {^) de fond, sont leur habitat préféré. Ils y pullulent quelquefois à ce point (ju'une petite pierre rapportée par la drague peut fournir au cher- cheur la matière de plusieurs journées de travail, pour peu qu'elle supporte (fuelques Hydraires ou quelques Bryozoaires. 28 SOCIETL UELGR DE MICROSCOPIE. Lorsijue, \)nv la tempête, les Algues, les llydraires, les Bryozoaires sont ari'aeliés des roehers sous-marins où ils sont fixés, ils airivenl souvent à la eôle entor- tillés et roulés par les vagues, et éehouent à marée descendante. Ce phénomène n'est évidemment per- ce])tible (jue sur les grèves de sable : sur les cotes rocailleuses, ces paquets d'herbes nuirines, se conton- dant avec les Algues attachées aux débris rocheux qui couvrent la plage, })assent inaperçus. Dans ces pa(iuets roulés, on reti'ouve naturellement la même abondance de Tentaculit'ères que dans les fonds d'où ils proviennent, mais souvent les individus sont endommagés, les pédicules brisés, les corps proto- ])lasniiques ai'rachés de leur loge. Quoiqu'il en soit, cette ressource est précieuse pour le naturaliste : c'est en quelque sorte un dragage que la nature lui offre tout fait. L'on peut même, par la direction du vent et celle des courants, déterminer le lieu de provenance des animaux que l'on récolte ainsi. Sur les supports qui découvrent à marée basse (Algues, Varechs), on ne trouve aucun Tentaculifèro : il n'arrive jamais qu'un de ces animaux senkyste régulièrement à chaque marée basse poui* sortir de son kyste à mer haute, connue peuvent le faire d autres organismes ; mais il doit arriver évidem- ment que des Tentaculifères mis à sec pai' une mer très basse s'enkvstent, et (lue leurs kvstes soient emportés [)ar le vent. Le même fait se |»rodnit dans l'eau douce ; il assure la dispersion des Suceurs, conjointement avec la repi'oduction pai* embryons ciliés et avec l'état mobile que ces êtres p'euvent MÉMOIRES. 29 acquorir pondant la période adulte. L'enkysteiTient permet la dispersion à de gi'andes distances ; les deux autres modes n'assurent qu'une aire de colonisation restreinte, limitée en tout cas aux eaux qui communi(iuent entre elles. L'endoparasitisme temporaire (') des Amwhuplrrijd est aussi un moyen de disj)ersion. Sur les supports immeriiés à marée basse, mais accessibles au naturaliste allant « taire la marée », c'est-à-dire sur les Hydroïdes, les Bryozoaires, les Algues, les Éponges, les Crustacés de la plage, les Tentaculiteres existent, mais ils sont moins nombreux ([ue par des [jrofondeurs plus considérables et un éloignement plus grand des côtes. Dans les viviers et les bassins clos, les Suceurs peuvent se multiplier au point que si l'on y prend au hasard une Algue quelconque, on peut, sans riscjuer de se tromper, non seulement atfirmer que l'on y trouvera plusieurs Tentaculifères, mais encore préciser quelles espèces on y rencontrera. C'est ainsi que le vivier du laboratoire de Roscoff, par exemple, est peuplé d'Ac'meta tuberosa, et, en beaucoup moins grande abondance, d'Acineta patiila ; il contient enfm un petit nombre d'Acineta soletio- pliryaformis. Quelquefois ces conditions sont réalisées sur une plage par des roches qui forment, grâce à leur réunion, un vivier naturel. Les Crustacés fournissent un moyen jiresque infaillible de trouver une espèce : il était très rare, (1) II est limité à la période de jeunesse du Suceui". 30 SOCIÉTÉ BELGE T)E MICROSCOPIE. à Concarneaii, de ne point rencontrer, dans la cavité brancliiale deVAscidin jnenluln. plusieurs exemplaires du Co})épode ^sotodclplnjs. Allituoii Tliorell couverts dÀcineta tuhcrosn. En somme, pour se procurer, à coup sûr, un grand nombre de Tentaculil'ères, il suffit de faire une infu- sion de cresson, et, si l'on désire des Acinétiniens marins, de rechercher les Crustacés des Ascidies. Cette indication a son importance : on n'obtient de cette manière que très peu d'espèces, deux ou trois tout au plus ; mais le nond)re des individus est considérable, condition nécessaire à l'étude des phénomènes de la reproduction. Malheureusement, les séjours dans les laboratoires maritimes ne peuvent être, en général, sutïisamment prolongés, et l'on doit <|uittei' la station au moment même où l'expérience acquise commence à rendre la récolte abondante et le travail facile. Gj DlSTHIBl TIO.N DKS SuCEUKS DANS UN RSPACK KESTUI.INT : GIlOl PKS, SOLS-GUOLPi:S, FAMILLES, INDIVIDUS. Ce qu'il tant noter surtout, au point de vue de la distribution des Suceurs, c'est que ces animalcules vivent par groupes. Ainsi, dans telle flaque, sur tel rocher, on rencontrera un millier d'individus, tous de la même espèce. Autour de ce rocher s'étendra une zone, parfois très vaste, complètement privée de Tentaculifères. Plus loin, on trouvera de nouveau un amas d'Acinétiniens, (jui pourra être une colonie du premier groupe ou un groupe d'une autre espèce. MEMOIRES. 34 (vhiHjUc groupe est divisé en sous-groupes, séparés aussi par des iiifervailes vides de Tentaeulifères ; ainsi, sur le rocher pris connne exemple, l'extrémité d'un Hydroïde formera un sons-groupe, une touffe d'Algues insérée sur un Brvo/oaire en sera un second, et ainsi de suite. Chacpie sous-groupe est enfin divisé en familles, comprenant de deux à sept individus, issus en général d'un seul parent, entouré d'une progéniture qui augmente avec son âge. Cette disposition par familles, sous-groupes et groupes résulte du fait ({ue, le plus souvent, les embryons et les uemnies des Tentaeulifères s'arrêtent dans le voisinage de l'organisme-mère. Cependant des courants ou d'autres circonstances peuvent les pous- ser assez loin et déterminer ainsi, selon la distance, la formation d'une famille, d'un sous-groupe ou d'un groupe nouveau. Dans quelques cas, ce résultat peut aussi être atteint par la mobilité que l'animal adulte est susceptible d'acquérir [Podoplirijci, Dendrocometes, Styloannetes). Des faits exposés plus haut, il résulte que les Tentaeulifères sont groupés par localités et non par supports. C'est ce que constatait Fraipont, et nous après lui. Toute espèce quelque peu abondante en un endroit s'y retrouve sur les Bryozoaires et les Hydraires les plus diiférents. Aussi les auteurs voient- ils les mêmes espèces sur les supports les plus divers. Eplidota ijcmmipara , (|u'Hertwig (76) avait ti'ouvée un grand nombre d'Hydroïdes et de Bryozoaires, Fraipont sur Campanularia dicliotoma et Koch sur Plumularia selacea, a été observée par nous sur Mcmbranipora pilosa, Sdlacia ahietina, Hydralmannia 32 SOCiftTft BELGE DK MICROSCOPIE. f'alcata, Ualecium lieanii, Ceramhun rubrum, sur des Algues vertes. Acineta tuhcrosa ;i été découverte sur Cci^ainiiim, Sciftosiplum, Fucus, Filu)n, lAujuncula, Bou'cHianlda,C(inip(inulari(i,ScrtuUnia, sur des Algues, sur Hahnlaclijlc.s, sur des byssus de Moules, sur des Éponges, sur des Iloiuards, sur le Copépode Noto- delpfujs Allnumi, sur Gammnrus inarinus, sur Spltœ- roma serrata, sur des débris de toutes sortes. H) Localisations favouites dks diverses espèces de Suceurs. D'après Claparède et Lachmann, Toliophrija Cijclo- pum recheiclie les endroits où elle est le plus à l'abri des traumatisnies et des injures extérieures : elle se place le plus volontiers entre les pattes, à la base des antennes, entre les deux brandies de la queue. Cette observation peut être étendue à'tous les Tentaculifères parasites des Crustacés et des Insectes: mais, à mesure que les Suceurs deviennent plus nojn- breux sur leur support, ils envahissent son corps entier, et peuvent lui constituer un revêtement pres- ((ue complet : ainsi un iSotodcIpItys AHmmii observé par nous portait une centaine (ï Acineta tuhcrosa. Mais le princi})e du lieu de piédilection est néan- moins respecté. Ainsi nous n'avons jamais vu aucune Acinète fixée sui' l'extrémité lii)re des pattes ou des antennes. Les Tentaculifères se placent de préférence dans les touffes de poils ou de soies, où ils sont plus abrités contre les courants et les chocs ; ils peuvent s'y multiplier dans des proportions énormes : les MÉMOIRES. 33 poils du telson d'un Homard que nous avons observé à Roscoff contenaient plus de trois (;ents Acineta Ho mari. D'après Schewialvoft'(95, 1), Tiuliophrifa cordiformis se fixe entre les branches de la t'urca des Cifclops : elle se nourrirait des matières fécales de celui-ci en intro- duisant ses tentacules dans l'anus. N'est-il pas plus vraisemblable de supposer que cette Trichophrija se nourrit des Infusoires du rectum des Cyclops que des matières fécales ? Ou, plus vraisemblablement encore, que les matières fécales expulsées par le Cyclops attirent des Infusoires dont Trichoplirija fait sa proie? Entz (84) a observé que les Trichopkrija Salparum, parasites dans la cavité branchiale des Salpes, se plaçaient toutes à égale distance l'une de l'autre, délimitant ainsi des districts de chasse parfaitement égaux. Dendrocometes paradoxiis se fixe toujours sur les phupies branchiales du Gammarus pulex et du Gam- marus putancus. Nous en avons vu cependant un exemplaire vivant attaché parmi les poils des pattes ; mais le fait est évidemment très rare, puisqu'il n'avait point encore été signalé. Stylocomeies est localisé, d'après Plate (88), sur la partie externe et postérieure des plaques basâtes iVAsclla, parce qu'à cet endroit, le courant respiratoire est dirigé de l'extérieur vers l'intérieur : les Styloco- metea sont donc placés à l'entrée du circuit parcouru par le courant d'eau, et reçoivent dès la porte, si nous osons nous exprimer ainsi, les Protozoaires entraînés. Lors(|ue ces places sont complètement garnies, alors seulement les Styloconietes envahissent les autres par- XXV. 3 34 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOl'IE. tii's de la pla(|ue basale. Par (|uel iiiécaiiisine a lieu cette localisation ? C'est ce qu'on iii;noi'e complètement. Sur les Bryozoaires, les Suceurs se placent aux environs des couronnes de tentacules ; ceux-ci, grâce aux tourbillons qu'ils produisent, leur fournissenl des proies en grande abondance. Il en est de même pour les Hydroïdes : les Tentaculifères se fixent de préférence sur les hydrothèques, à cause du mouve- ment de l'eau déterminé par les tentacules. Quant aux Tentaculifères parasites des Poissons, on les a trouvés abondants sur les branchies, qui leur offrent les avan taises d'une û:rande sécurité et d'un renouvellement continu de l'eau, amenant de nom- breux Protozoaires. En général, les Tentaculifères aiment les fouillis, les mélanges : par exemple, un amas d'Algues, de Bryozoaires et d'Hvdraires mêlés ou insérés les uns sur les autres. Plus il y aura de vie dans le support, plus les Protozoaires seront nombreux aux environs, donc plus favoral)les seront les conditions de vie pour les Suceurs. C'est ainsi que Claparède et Lachmann ont trouvé Oplinjodcndron abietinum sur des Campa- nularia fixées elles-mên)es sur des Zostera. I) BUEVIPES ET LOXilPES. CllOIX DE l.A PROIE. Les Tentaculifères j)lacés dans un courant ou sur un support mobile (Insectes, Crustacés), n'ont évidem- jnent besoin que d'un pédicule court : la longueur de l'organe de sustentation serait une cause de fragilité, et rien de plus. 11 en est tout autrement des Suceurs épi parasites des Algues : là, deux ordres de proie MEMOIRES. sont à capturer: certains Protozoaires longent l'Algue, souvent en y adhérant intimement, la suivant dans tous ses détours, évitant ou contournant les obstacles, les Diatomées, les petites Algues parasites sur la première, etc ; d'autres Protistes, prenant un chemin plus direct, passent à une certaine distance de l'Algue, pour éviter tous ces obstacles. Là encore, il y a eu une adaptation merveilleuse : certaines espèces de Tentaculifères ont un pédicule très long, pour capter les Protozoaires de la seconde catégorie, d'autres possèdent un pédoncule fort court, d'autres enfin, fait des plus significatifs, comprennent une variété hrevipes et une variété longipes, qui coexistent souvent sur le même support. 11 n'y a guère de pédoncules de longueur movenne. Grâce à cette disposition, la même espèce (ou la même variété) de Suceurs capte toujours à peu près la même espèce d'infusoires, et c'est par elle que l'on peut expliquer les observations d'Engelmann (7tj), de Dangeard, les nôtres et celles de Maupas (76) qui a vu Podophrija Maupasi dédaigner Paramœcium Aurélia et Coleps liirtiis,el se nourrir de Stylonijcliia liistrio (^). Mais pour expliquer des faits, tels que l'indiffé- rence absolue d'une Podophrija pxa bousculée par Litonotus fasciota (Dangeard), il ne reste que l'hypo- thèse émise par nous en 1895 : (i) Stein (59-78) a nié ce choix. Il est évident que s'il provient du pliônomène indiqué par nous, il n'est pas absolu, ce qui explique la contradiction des auteurs. Pour nous, nous avons toujours vu un choix si absolu qu'on eût pu le crou'e délibéré s'il ne s'était agi d'êtres aussi inférieurs. 3C SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ce l^'Acinétieii l'cconnaîtrail les Iiifusoires à leurs » mouvements : telle espèce tourbillonne, telle autre » se dirige en droite ligne, les cils d'une troisième M ont des mouvements ondulatoires spéciaux, etc. » En somme, l'explication de ce phénomène, observé chez des êtres qui semblent dépourvus de tous les sens hormis le toucher, est aussi difficile que celle de la fixation des embryons à des })laces bien déterminées, sur le bord des plaques branchiales d'un (iiuiDnarits, par exemple. J) PllÉSENCE SIMILTANÉE DES AciNÉTfEiNS, DES VOUTICELLIENS ET DES DiATOMÉES. On rencontre très souvent des Péritriches (Vorti- celliens dans le sens le plus large du mot) à côté des Suceurs, et sur les mêmes supports : l'on i)eut dire que la présence des seconds implique presque néces- sairement l'existence des premiers. Le phénomène s'expli(|ue par le genre de vie de ces deux groupes (rètres, assez semblable à certains points de vue. Mais, les Péritriches étant beaucoup plus répandus que les Suceurs, on trouve souvent les premiers sans les seconds. l^ar contre, les Diatomées fixées par un ]»édicule aux Algues et aux Hydroïdes semblent très nuisibles aux Acinétiniens, car elles les font complètement dis- paraître et envahissent bientôt le support tout entier, se multipliant au point d'être littéralement pressées les unes contre les autres. Ce phénomène se produit surtout dans les bassins et les viviers. Jamais on ne MEMOIKES. 37 voit un Suceur sur les supports ainsi infestés. Est-ce en accaparant toute la place que les Diatomées chas- sent les Tentaculifères, ou bien en éloignant les Infusoires, qui ne visitent plus guère les supports peuplés (le Diatomées ? Nous ne saurions trancher la question. INFUSIONS DE SUCEURS. Si l'on met infuser du cresson dans un cristallisoir remi>li d'eau douce, on constate, pendant les pre- miers jours, une absence de vie presque totale dans le milieu aquatique ainsi constitué. Petit à petit, cependant, apparaissent des Schizophytes, des Fla- gellés, des Diatomées, des Algues, parfois de petits Rhizopodes et des Héliozoaires. A])rès un laps de temps variable avec la saison et avec la température, on voit se répandre des Ciliés herbivores : Coipoda, Colpidium, Parcnnœcium, Vordcella. Quelques jours après, se montrent les Ciliés carnassiers {Colcps) et enfin viennent les Acinétiniens. Maupas (87) a déjà signalé une partie de ce déve- loppement : (c Dans les petits aquariums à infusions, » écrit cet auteur, les espèces de Ciliés apparaissent 1) successivement en se remplaçant et en se supplan- » tant dans un ordre à peu près constant. L'adapta- » tion alimentaire particulière des espèces expli<{ue » sans peine ce phénomène. Au début, les espèces )) herbivores, trouvant une abondante nourriture de » Schizomvcètes, itullulent en nettoyant l'eau de ces )) microphyles. Puis viennent les carnassiers, qui. 38 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. » pourchassent les herbivores pour s'en nourrir et )) tinissent par les taire disparaître, en se nuiltipliant » à leur tour. La fatalité inexorable de la lutte pour » l'existence ne se manifeste nulle part avec une » évidence plus intense que dans ce petit monde. » J'ai vu nomlu'e de fois des cultures fort riches » d'herbivores ravagées et détruites en (juelques » jours par des Coleps liirtm. Ce petit carnassier, » avec sa puissante armature buccale, peut attaquer » victorieusement tous les Ciliés, seraient-ils dix et » vingt fois plus volumineux que lui. » Ces idées doivent être étendues dans le sens que nous avons indiqué : toute culture passe par cinq phases successives : 1) Absence de vie ; 2) Prédominance des Schizophytes, des Flagellés, des Diatomées, des Algues, quelquefois des Ulii/o- podes et des Héliozoaires ; 5) Prédominance des Ciliés herbivores ; 4) Multiplication des Ciliés carnassiers ; 5) Multiplication des Acinétiniens. La succession de ces phases se compi'end du reste aisément, pour les raisons indiquées par Maupas. Lorsqu'on laisse se développer une telle cultui'e (il n'est pas nécessaire d'aérer ni de renouveler l'eau), un moment arrive où les Protozoaires y deviennent extrêmement nond)reux : une goutte d'eau de la solution renferme, j)ar exemple, cin- quante Paramécies et vingt Poilophrifu (jclulinosu, pour ne parler que de ces deux espèces. MÉMOIRES. 39 ClUlRi:s PI TRES DE SI CEIUS. On sait qiio Ball)iani est })ai'venii à faire des ciilturos ])ares (rintUsoires : il fait bouillir de la mâche (s;dade de blé), et dans la décoction il intro- duit un ou ])lusieui's (Ciliés de la même espèce : ceux-ci s'y nmltiplient et peuplent la culture. JNous avons essayé d'imiter ce j)roeé(lé et de faii'e une culluie pure d'un ïentaculifère et d'un Cilié (pii lui servii'ait de proie : nous avons donc ensemencé notre décoction de mâche avec (juehfues Paramécies et (pichpu^s Podoplinja gclatinosa. Ball)iaui se sert, pour l'ensemencement, d'une pipette, les Infusoires dont il prépare des cultures étant Yisi])les à Van\ nu. Ce }trocédé étant inappli- cable à notre cas, nous employons le moyen suivant : dans une culture de cresson où abondent les Para- mécies et les Podoplinja gclatinosa, nous prélevons une petite goutte d'eau etites sphères très colorahles par les tein- tures nucléaires. Le noyau de VÀcinrta tiihcrosa reste très distinct, très lingihle. Puis il [)àlit, se décolore : la chromatine s'amasse en gros grains à sa]>ériphérie; le noyau se déconipose en plusieurs fragments irrégu- liei's, parfois sphéricjues. Lentement et progressive- ment, lecytoplasma se désagrège du sommet à la base de la loge en même temps ({ue du centre à la surface. Les sphères de réserve se décomposent en granula- tions irrégulières, le cor])s se vacuolise et devient plus clair, Quehpiefois, le (]ham])ignon en dévore la partie médiane, de telle sorte que le Suceur est divisé en deux poi'tions (pi. IX, fig. l). Dans d'autres cas, le Tentaculifère, avant d'être tué par la Saprolégniée, recule dans sa loge, c'est-à-dire cpi'ahandonnint à l'ennemi la partie antérieure du corps, le noyau se retire dans le fond de la loge, entouré de cyloplasma très dense. A ce moment le noyau possède encore sa coloration nojmale et, par les teintures, le cytoplasma vivant du Tentaculifère se distingue très aisément du cytoplasma mort. Mais bientôt ce culot accumulé dans le fond de la lo^e est envahi à son tour, malgré la densité du cytoplasnia (|ui le compose, et la désa- grégation totale a lieu. A mesure que celle-ci s'accom- })lit, le cytoplasma s'éclaircit, les granulations s'y faisant de plus en plus rares et la colorabilité dimi- nuant toujours. Souvent le corps et le pédicule s'en- tourent de micriobes, de dél)ns de toutes sortes. MÉMOIKES. 43 Les Saprolégniacét's, qui |)eii(laiit tout ce processus ont été reconnaissahles facilement à leur coloration par les teintures, forment maintenant des sphères isolées dans la loi^e vide (pi. Vil, tig- 8 ; pi. XII, fig. 7 et il : dans celle-ci, il reste encore du cytoplasma du Tentaculifère). Leurs dimensions augmentent jusqu'à ce qu'elles atteignent celles du noyau d'iicineta tube- rosd. A ce moment, elles se transforment en tubes rappelant les boyaux polliniques, qui se contournent, s'entrecroisent, s'anastomosent, percent la cuticule et la loge et se répandent au dehors (/) (pi. XII, fig. 5,5, 8). Ces tubes, arrondis et fermés à leur extré- mité, se composent d'une membrane assez épaisse et de granulations formant un reticulum plus serré vers l'extérieur que vers l'axe du tube. Tin de ces tubes se terminait par une grosse sphère, un s})orange, contenant un grand nombre de petites sphères, les spores (pi. XII, fig. I). Une Acineta tuberosa d'où sortent en tous sens ces boyaux contournés, souvent assez longs, a un aspect chevelu très caractéristique. i" Il se peut que les diverticules générateurs à'Àcineta divisa (Fraipont), rYAcineta tuberosa (Kep- pen, I) et d'Acineta papilUfci^a (Keppen, 1) soient des parasites ou des commensaux, de même que le bour- geon que Claparède et Lachmann ont vu une fois à la l)ase d'une Toliophrija (fuadripartita : telle est du moins l'opinion de Biitschli (87-89) et de Keppen. Nous avons souvent observé ces espèces (à l'excep- tion d' Acineta papillifera), et jamais nous n'avons (1) Ce stade a été figuré par Fraipont qui a pris ce boyau con- tourné pour le noyau (voir sa pi. III, Ilg. 21 et 22). 44 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. aperçu rien (faiialogiu'! à ces divcrticules, ce (jui ten- drait à taire admettre l'hypothèse du i)arasitisnie. .")" Entin, les i)etits einhryons de Tolioplinja (juadri- pariita sont, à n'en pas douter, (h^s Enduapliœra para- sites, puis(]ue Keppen a vu l'un de ces enihryons ciliés sorti d'une Tokophi'va s'enfoncer dans le corps d'une autre Tolwplirija (juadvipartita et y j)erdre ses cils. CONCLUSIONS PERSONNELLES. Au moment où paraissait la monographie de Bûtsehli, le groupe des Suceurs était loin encore d'être homogène : on croyait à l'existence d'Acinéti- niens nus : la structure des tentacules paraissait varier heaucoup selon les genres et même selon les espèces : le processus de nutrition d'Ophrijodcndron et de Dcn- drncometes n'avait pas été ohservé ; les relations des Proboscidiens et des Lagéniformes à'Ophv\iodendron étaient un mystère ; on ignorait les phénomènes essentiels de la conjugaison et de la division nu- cléaire ; la structure et le mode de formation du pédicule et de la loge étaient très contestés. D après nos observations, faites sur* ii espèces d'Acinétiens marins, saumàties et d'eau douce, tout Tentaculifère est entouré d'ime pellicule chitineuse perlée qui recouvre aussi les tentacules et produit, par sécrétion, le pédicule — pai' (lécollement (et sou- vent sécrétion subséquente) la loge et le plancher de la loge. MÉMOIRES. 46 Sous cette pellicule ou rencontre l'ectoplasma, puis le plasma cortical, enfin Fendoplasma : la proie, en pénétrant dans le corps, se tragmente en sphères de tinctine qui, par dii^estion, se transforment en sphères protoplasmiques et enfin en sphères huileuses (transformation de l'alhumine en graisse). ï^e pédicule a une structure constante : gaine pelli- culaire, contenu gélatineux disposé en filaments ; les filaments extérieurs peuvent être différenciés. Les tentacules ont aussi une constitution uniforme: gaine })elliculaire, manchon de plasma cortical, l)aguette d'endoplasma se prolongeant dans le corps juscju'aux environs du noyau et représentant un rayon de la sphère attractive détaché du centrosome, un fil axial d'Héliozoaire. La succion, comme l'indiquait Maupas, est ana- logue à celle des Héliozoaires : courant centrifuge suivi d'un courant centripète. La caryocinèse, avec centrosomes juxtanucléaires, chromosomes et fuseau, est le mode essentiel de division nucléaire. Il n'y a pas de macronucléus et de micronudéus. La conjugaison est une plastogamie. Tous les caractères précédemment énoncés rappro- chent les Tentaculifères des Héliozoaires et les éloignent des Ciliés. Les caractères des cils et rinapplical)ilité de la loi hiogénétique fondamentale aux Protozoaires anéantissent le dernier argument en faveur du rapprochement des Ciliés et des Suceurs. Des Héliozoaires aux Suceurs, la transition est l)arfaite par Acantliocyslis pectinata, Hcliocometes vonspicuus et Heliocometes digitatus Nob. 48 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Nous pi'0})Osons un arbre généalogique concordant avec la classitication de Biitscldi. Nos ol)sei'vations étal)lissent i[ue\esf)))hnj(Hl('mlr(m, qui paraissaient si étranges à tant de points de vue, sont des Âcinétiniens très normaux : leurs corpus- cules naviculaires sont sucés avec leurs proies ; leurs Proboscidiens et leurs Lagénifornies ne sont que des vari;itions temporaires. Dcndrocometes se nourrit d'IntVisoires comme les autres espèces. Nous avons spécialement étudié des points laissés dans l'ombre par tous les auteurs précédents : que devient la loge lorsque le corps augmente subitement de volume par l'absorption d'une proie ? Comment se compense le vide causé par la systole de la vésicule contractile ? Comment sont distribués les Suceurs ? Quels sont les moyens les plus pratiques de s'en procurer ? Comment peut-on en faire des cultures pures ? Quels sont les pbénomènes de variabilité et de dégénérescence des Suceurs ? Présentent-ils des anomalies ? etc. Enfin, nous avons découvert 16 espèces nouvelles parmi lesquelles : llallezia ovifhrmis, dont les différentes variétés illustrent toutes les transitions de Tricliophvija à Tnkophrya ; Achieta multitentaculata , pourvue de 1:20 tenta- cules ; Acineta Jorisi, qui fait toutes les transitions d'Àcineta Vorticelloïdes à Acineta divisn ; Acineta ornata, dont la loge est ornée de replis qui" forment soufflet d'accordéon. MÉMOIRES. 47 Kplu'lota neglecta, dont les deux tentacules suceurs sont presque coaslainnient rétractés ; Tricliop/njjd Ania'buides (|ui présente des mouve- ments amil)oïdes. En synthèse dernière, nos o])sei'vations converiient toutes vers deux résultats : Elles rendent homogène le groupe des Suceurs ; Elles le rapprochent des Héliozoaires. PARTIE SYSTÉMATIQUE O. ACINÉTIEXS, ÂCINÉTIMENS, TEiMACUIJFÊRES OU SUCEURS. Dimensions petites, moyennes ou grandes (jusque Loge (coque, tliè(|ue ou cuirasse) et pédicule d'une seule venue, transparents, hyalins, rigides, formés d'une pellicule chitineuse perlée (donc striée longi- tudinalement et transversalement), contenant une substance gélatineuse dont la partie externe peut se différencier dans le pédoncule en une membrane sous-pelliculaire, la partie axiale formant un faisceau de lilaments pénétrant en pinceau dans la loge où ils disparaissent ; la base du pédicule est évasée en cupule. Loge et pédicule ne forment qu'un seul organe, n'ont qu'une seule cavité ; ou bien la loge seulement ou le pédicule seulement existent, ou il n'y a ni loge ni pédicule, (le corps étant tixé ])ar un petit bourgeon de cytoplasme ou pai' une partie non différenciée de sa surface) ou l'animalcule n'est pas fixé. (1) Cette seconde partie de notre travail contient la description monographique de tous les gi'oupos, penres, espèces et variétés de Suceui's ; nous y avons joint des tableaux dicliotoniiques pour l'identitication de ces formes. MEMOIRES. 49 Corps de forme variable (sphéri(jue ou ovalaire en principe) qu'entoure de toutes parts une pellicule chitineuse perlée (donc striée longitudinalement et transversalement) ; dans la loi^e, cette pellicule est doublée par une formation analogue appelée plan- cher de la loge. Sous la pellicule se trouve l'ecto- plasma, couche mince et hyaline, jjuis le plasma cortical qui se continue sans limite nette avec l'endo- plasma ; celui-ci est constitué par un cytoplasma finement granuleux, ou bourre de si)hères huileuses, de sphères de tinctine ou de sphères protoplasmi- ques ; il peut contenir aussi des granules d'excrétion ou des corpuscules naviculaires. 1 à 1:25 tentacules ou suçoirs préhenseurs cylin- driques, ordinairement rectilignes, rigides, capités, rétractiles et extensiles, sont insérés perpendiculai- rement sur la surface du corps ; ils sont parfois de deux espèces : les uns, apicaux, courts et capités, appelés suçoirs ou tentacules suceurs ou capités (Saugr()hren) — les autres, rangés en un ou plusieurs cercles autour des premiers, sont longs et pointus ; appelés tentacules préhenseurs ou ravisseurs ou styliformes ou filaments préhenseurs (Fangiaden), ils servent à capturer la proie et à l'amener au contact des suçoirs ; les tentacules sont constitués par une baguette centrale rigide d'endoplasma se prolongeant dans le corps jusqu'aux environs du noyau ; dans le tentacule, cette baguette est entourée d'un tube d'ectoplasma engaîné lui-même par la pellicule, dont les perles peuvent être placées en spirale. Cette pellicule se continue avec la pellicule du corps, et l'ectoplasma avec l'ectoplasma du corps. Lorsque le XXV. 4 SO SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. milieu est défavorable, les tentacules se défonnent et deviennent méconnaissables. L'extrémité distale des tentacules, qui semble glulineuse, arrête au passage les proies mobiles qui sont aussitôt paralysées (un choix semble quelquefois être fait parmi les proies) ; des courants se produisent dans la victime, le tenta- cule se raccourcit et s'épaissit ; après un temps variable, un courant de granules s'établit par le tenta- cule de la proie à l'Acinétien. Celui-ci abandonne sa victime lorsqu'elle est presque complètement vidée. Cytoplasma granuleux, incolore ou coloré. Noyau granuleux de forme variable, entouré d'une mem- brane ; dans une petite fosse de cette membrane est logé un petit centrosome sphérique. 1 à 10 vacuoles contractiles (vésicules pulsatiles) sphériques, pourvues souvent d'un canal excréteur terminé par un pore excréteur, sont réparties dans le corps. Reproduction par embryons, par bourgeons ou gem- mes, par diverticules générateurs (') ou par scissi- parité transversale, oblique ou longitudinale, égale ou inégale, simple ou multiple. Chacun des [)roduits de division contient un noyau provenant du noyau maternel et est entouré d'une pellicule perlée ; l'être mobile peut être cilié, ou tentacule, ou cilié et tenta- cule ou tentacule et pédoncule ou cilié, tentacule et pédoncule ; ou bien il est dépourvu de cils, de pédon- cule et de tentacules. Après avoir erré (juelques heures, l'être mobile se fixe et devient semblable à l'adulte. (1) Boui'goons antérieurs en foimc de corne d'abondance, fixés au corps |)ar leur petite extrémité ; dans ces bourgeons se forme un embryon cilié péritriche, qui n'est peut-êti*e qu'un parasite. MEMOIRES. «1 Conjugaison entre un individu riche en réserves nutritives et un individu amaigri ; il y a échange de cytoplama, puis séparation des individus. Le noyau de chacun, s'étant fragmenté, se reconstitue. Enkystement dans un kyste chitineux pédoncule ou non pédoncule. () groupes, 0. familles, :20 genres, 25 sous-genres, 119 espèces (^).. Europe, Algérie, Inde, Japon, Nouvelle-Zélande, Amérique du Nord et Hépuhlique Argentine. Les caractères ci-dessus exposés ne seront pas répétés dans les diagnoses. Ainsi, il ne sera pas dit, loi's de la description de chaque pédicule, que celui-ci est terminé à sa base par une cupule. Les exceptions aux l'ègles qui vieniient d'être énoncées seront signalées. Les dimensions sont toujours maximales : largeui' du corps chez un Acinétien conique signifie évidemment la plus grande lai'gein-, prise à l'endroit du corps le plus large. (1) Eau douce (58 espèces, parmi lesquelles 3 sont endoparasites et une, qui a été trouvée sur l'humidité qui recouvrait des Mousses, appartient à la faune du sol : Birmenlandfauna de Greeff). Mer (.51 espèces, dont 2 sont endoparasites). Eau saumàtrc (3 espèces : Acineia ornata, Acineta nieuportensis et Acineta ("rufttdccoriim). Eau douce et eau de luei' (:î espèces : Podophrya fixa, Rphœro- phrya pusilla, Metacinetcc). Eau de mer et eau saumàti-e (Acineta tuberosa). Eau saumàtre et eau douce {Acineta linguifera) Podophrya Maupasi). Eau douce, eau de mer et eau saumàtre {Acineta papillifera). TABLE DES AMMAUX D'EAU DOUCE SUR LESQUELS LES TENTACULIFÈRES SO^Ï PARASITES. Protozoaires. Tiges d'EPiSTYLis : THchophrya EpistylMis, Urnida Epistyli- dis, Tohophrya flexiUs, Tokophrya Carckesii, Tokophrya quadripartita. Tiges de Carchesium : Metacineta mystacina, Tohophrya Car- chesii. Tiges d'OPHRYDiuM versatile : Stylocometes digitatus. Crustacés. Sur un Crustacé indéterminé, Tokophrya crassipes. Cladocères. Bythotrephes LONGiMANUs : Acùieta elegans. COPÉPODES. Cyclops coronata : Rhyncheia Cyclopum. Cyclops gigas : Tokophrya Cyclopion. Cyclops phaleratus : Tridiophrya cordifonnis, Tokophrya Cyclopum. Cyclops quadricornis : Tokophrya Cyclopum. DiAPTOMUs : Tokophrya Diaptomi. Amphipodes (crevette d'eau douce). Gammarus pulex : Dendrocometespuradoxus, Stylocometes digi- tatus, Tridiophrya Ëpistylidis, Rhyncheia Gammari, Toko- phrya Cyclopum. MEMOIRES. 53 Gammarus putaneus : Dendrocometes paradoxus, Tokophrya Cyclopum. ISOPODES. AsELLUS AQUATicus : Stylocometes digitatus. DÉCAPODES (écrevisse). ASTACUS FLUviATiLis : THchophrya Epistylidis, Tokophrya Astaci. Insectes. Trichoptères. Larves de Phrygane : Tokophrya Cyclopum. Hémiptères. Notonecta glauca : Solenophrya Notonectae. Coléoptères. Sur un coléoptère non déterminé : Acineta linguifera. Sur un Hydrophilus piceus : Tokophrya ferrum-equinum. Dytiscus marginalis : Tokophrya Steinii. Mollusques. Paludina vivipara : Tokophrya elongata, Tokophrya quadri- parlita. Poissons. Esox Lucius (brochet) : Trichophrya Piscium. Perça fluviatilis (perche) : Trichophrya Piscium. Acerina cornua (greniille) : Trichophrya Piscium. Gasterosteus (épinoche) : Podophrya (pu^ Tokophrya .?) Gaste- rostei. 84 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. TABLE DES ANIMAUX MARINS SUR LESQUELS LES TENTACULIIËRES SONT PARASITES ('). Protozoaires. Sur les VoRTicELLiENS : Hypocomci parasitica, Hypocoma Zoo- thamni. Spongiaires. Leucosolenia (grantia) : Acineta multitentaculata. Crustacés. Sur un Ci'ustacé indéterminé, Acineta Cruslaceorum. • COPÉPODES. Sur les Copépodes parasites dans la cavité branchiale des Ascidies : Tokophrya Lyngbyi. Acineta tuberosa (2). Cyclops : Ophryodendt^on trinacrium.. TiSBE FURCATA : Ophryodendron trinacrium. Caligus rapax : Ephelota coronata. Amphipodes. Lœmodipodes filiformis : Ephelota Crustaceorum. Gammarus marinus : Acineta tuberosa. ISOPODES. Sur un Isopode non déterminé : Ophryodendron midticapitatum. Sphœroma sehrata : Acineta tuberosa. (1) Les Hydraires, les Bryozoaii-es et les Byssus des Mollusques ne sont pas compris dans cette table, la faune qui les recouvre étant dos plus variables. (2) Four cette dernière esi)èce, le Copépode est Notodelphys Allmani et l'Ascidie Ascidia tnentula. MKMOIRES. So DÉCAPODES. HoMARUs vuLGARis (Homai'd) : Acineta Homari. Acineta Vorlicel- loicles, Acineta tuberosa, Ephelota gemmipara. PoRCELLANA PLATYCHELES (Crabe) : Ophrt/odenclron porcellanum. Salpes. Trichophrya Salparuni, Acineta tuberosa. Ascidies. Trichophrya Salparum. Sur les Copépodes habitant la cavité branchiale des Ascidies : Toko' plirya Lyngbyi, Acineta tuberosa. TABLEAU ANALYTIQUE PERMETTANT DE TROUVER LE NOM DU GENRE AUQUEL APPARTIENT UN TENTACULIFÈRE : 1. Parasite dans le cytoplasma d'un Protozoaire 2 Non parasite dans le cytoplasma d'un Protozoaire 3 2. Parasite dans Sticholonche Amœbophrya Sticholonche. Parasite dans une Acanthométride Amœbophrya Acanthometrœ . Parasite dans un Suceur, un Péritriche (Vorticelliens), Bursa- /■îa, Binidium, Dictyocysta ou Tintinnopsis Endosphœra Parasite dans Stentor Sphœrophrya Stentorea. Parasite dans un autre Cilié Sphœrophrya pusilla. 3 Pas de tentacules ; marin ; forme allongée Ophryodendron. Un seul tentacule. 4 Un ou deux tentacules rectilignes minces, très longs ; eau douce; corps petit, sul)hémisphérique. flxé par sa base aplatie Trichophrya simplex. Deux tentacules flexueux, très mobiles ; une loge et un pédicule ; marin Acineta. dibdalteria. Tentacules d'une seule sorte 6 86 SOCIÉTÉ BFLCE DE MICROSCOPIE. TentacuJes de deux sortes, les uns longs, pointus et périphé- l'iques, les autres courts, c;ipités et centi-aux 11 4. Une logo et un pédicule : un long tentacule flexueux et très mobile Acinetopsis rara. Une loge ; pas de pédicule ; un long tentacule flexueux et très mobile Urnula Epistylidis Pas de loge ni de pédicule 5 5. Des cils : un tentacule cylindrique, capité, rigide ; marin ; sur Zoothamninrn Hypocoma. Pas de cils ; un tentacule flexueux, non capité : eau douce ; sur Cyclops ou Gammarus Rhyncheta. 6. 1 à 6 bras bifurques ou trifui-qués plusieurs fois 7 Tentacules non bifurques ni trifurqués 8 7. Chacune des dernières branches de bifurcation porte 3 à 4 petits tentacules en forme de tronc de cône ; eau douce ; sur Gammarus Dendrocometcs paradoxus. Chacune des 3 branches de bifurcation porte un bouquet de tentacules cylindriques, rigides, gi'èles, capités ; marin; sur Tisbe et Cyclops Ophryodendron trinacrium. 8. Tentacules localisés sur une petite portion circulaii'e de la sur- face du corps ou sui' un long prolongement cylindrique ou conique du coi-ps ; exemplaires non tentacules Ophryodendron. Tentacules ne l'épondant pas à cette description 9 9. Tentacules pointus et acérés, rigides ou flexueux 10 Tentacules cylindriques, souvent capités 12 10. Un pédicule ; marin 11 Pas de pédicule ; eau douce ; sur Asellus et les tiges d'Ophry- diurn Stylocometes diyitatus. 11. T' ne loge Podocyathus diadema. Pas de loge Epheto/a. 12. 1 à 5 tentacules flexueux. très mobiles ; une loge ; eau douce ; sui- les tiges d'E2)isiylis Urnula Epistylidis. Tentacules rigides 13 13. Une loge 14 Pas de loge 16 14. Un pédicule lô Pas de pédicule Solenophryn . 15. Loge munie de fentes latéi-ales, d'une venue avec le pédicule qu'elle continue directement Metacineta mystaciiui. Loge non munie de fentes latérales Acineta. 16. Un pédicule 17 Un bourgeon cytoplasmique adhésif Hallezia. Pas de pédicule 18 MfiMOIRES. S7 17. Tentacules radiaires, régulièrement répartis sur tout le corps sphérique ; pédicule mince, cylindrique, guère plus long que le corps ; reproduction par scissiparité Poclophrya. Animal ne présentant pas tous ces caractères à la l'ois Tohophrya. 18. Corps sphérique ; animal libre 19 Corps lobé, pyriforme, ovalaire, quadrangulaire, cordiforme ou trapézoïdal ; animal fixé ou libre Trichophrya. Corps ramitlé ; bouquets de tentacules très nombreux ; animal fixé Benclrosoyna radians. 19. Stade transitoire ; souvent des cils Podophrya. Etat permanent : pas de cils Sphœrophrya. I. GROUPE. Caractérisé par des tentacules coniques très petits invaginahles et dévaginables, placés à l'extrémité de proloncjements du corps. Une famille, deux genres, deux espèces. Eau douce. — Europe, Amérique du Nord. 1'^ FAMILLE : DENDROCOMETINA Stein 1867. Dimensions moyennes (grand diamètre jusque 110 [i-.) Pas de loge ni de pédicule. Fixé par une plaque chitineuse s'étendant sur toute la surface basale ou seulement sur une petite portion centrale de celle-ci. Le corps a la forme d'une demi-sphère ou d'une lentille. Tentacules nombreux, très petits, courts, en forme d'un tronc de cône, invaginahles et dévaginahles, portés sur des hras cylindriques ou coniques, simples ou ramifiés, lentement rétractiles. 88 SOCIÉTÉ BELGE DE MIGHOSCOl'lE. Une vacuole contractile marginale pourvue d'un canal excréteur. Re])ro(lu('tion par formation d'un embryon j)éritiiche, à face ventrale aplatie, constitué par dévagination de la paroi d'une cavité qui s'est creusée dans le corps. Le corps tout entier peut se transformer en un embryon. Conjugaison. Deux genres. Deux espèces. Eau douce. — Europe, Amérique du Nord. Bras ramifiés Denclrocometes. Bras non ramifiés Stylocometes. Genre 1 i Deiidrocouietes Stein 1851. Dimensions moyennes (grand diamètre jusque 100 \>-.) Fixé par une plaque cbitineuse occupant toute sa surface basale plane. Le corps a la forme d'un demi-ellipsoïde. Sur la sui'face du corps s'in- sèrent perpendiculairement 1, 2, 5, le plus souvent 4, rarement 5 ou 6 gros bras cylindricjues très lente- ment rétractiles, dont la longueur atteint ou dépasse le diamètre du corps ; ces bras, légèrement incurvés, sont insérés à l'équateur du corps ; il est rare qu'ils soient apicaux ; ils sont bifurques ou trifurqués 2 ou 5 fois de suite ; chacune des dernières branches porte 2, 5 ou i tentacules beaucoup plus étroits (|u'elles- mêmes, courts, tronc-coniques, invaginables, non capités. Succion comme chez tous les ïentaculifères : courant de granulations dans le tentacule raccourci et épaissi (Sand). Cytopiasma incolore, verdàtre ou brun. Noyau ovalaircou rul)ané ; centrosome (Sand). Une vacuole contractile marginale, pourvue d'un long MÉMOIRES. 89 canal excréteur, très visible. Reproduction par em- bryons endog-ènes plan-convexes (la face ventrale étant plate) ou biconvexes très aplatis ; couronnes ciliaires équatoriales (Stein 54, Bûtschli). Le corps tout entier peut se transformer en un embryon. Conjugaison de 2 individus (Wrzesniowski, Schneider, Plate 80). Une seule espèce. Eau douce. Sur le bord des jdaques branchiales de (inmmmnis pulex et de Gammarus piitaneus (Lach- mann 59, ^ ; il voulait faire des parasites de ce Crustacé une espèce distincte) ; très exceptionnelle- ment sur les poils des pattes de ces Crustacés (Sand) ('). — Europe, Amérique du Nord. Dendrocometes paradoxus Stein 51 et 54 f). Laclimann 59, 2 ; Bûtschli 77 et 87-89 ; Wi'zesniowski ; Robin ; Maupas 81 ; Kent 80-82 ; Keilicott 85 ; Plate S6 ; Schneider 86 ; Eismond 91 et 95 ; P:ntz 96 : Sand 96 et 99 ; Kofoid. Stade Acinète du Spirochona gemmipara Stein. Caractères du genre. Genre 2 : ^trlocoineies Stein 1867. Dimensions moyennes (grand diamètre jusque 110 [j.). Fixé par un petit disque adhésif chitineux situé au centre de sa surface basale plane ou bombée, (1) Kofoid a trouvé un exemplaii-e détaché dans la récolte opérée au moyen de lileLs trainés sur les Algues le long du boitl du West Twin Lake (Chai-levoix). (i) V Kent. pi. XLVIUa, flg. s à 12. Nous n'avons pas cru devoir reproduire les planches de cette monographie, à laquelle nous renvoyons le lecteur pour toutes les espèces non figurées par nous. 60 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. quelquefois diseoïdale. Le corps a la forme d'une lentille hi-convexe ou d'un demi-ellipsoïde. Sur la surface du corps s'insèrent perpendiculairement 10 à 20 bras lentement rétractiles, conicjues, digitiformes, non ramilles, dont la longueur atteint environ la moitié du grand diamètre du corps ; ces bras, recti- lignes ou légèrement incurvés, sont répartis sur toute la surface aplcale ou plus rarement sur le centre de celle-ci, la région qui les porte étant alors entourée d'une rainure circulaire. Sur chacun de ces bras s'insère un tentacule beaucoup plus étroit, court, tronc-conique, invaginable, non capité, semblant sécréter une substance collante. Succion comme chez tous les Tentaculifères pour les petites proies ; pour les grandes, mouvements de pompe du tentacule, le bras étant raccourci et épaissi. Du disque adhésif vers le noyau divergent une quinzaine de baguettes rigides. Cytoplasma incolore ou brun. Noyau ovalaire ou rubané, quelquefois tordu. Une vacuole contractile marginale, pourvue d'un canal excréteur. Reproduc- tion par embryons endogènes plan-convexes (la face ventrale étant aplatie) ou biconvexes très aplatis ; couronnes ciliaires équatoriales. Le corps tout entier peut se transformer en un embryon. Conjugaison de '2, rarement de 5 individus (Plate 88, Schneider 87). Une seule espèce. Eau douce. Sur le bord externe et postérieur des lamelles branchiales iVAsellus (uiuaticus, rarement de G(unmarus pulcx et sur les tiges dOplinjiliiDn versatile (Stein, (^la|)arède et Lachnumn, Schneider 87 ; ce dernier voulait faire des pai'asites de celles-«'i une espèce distincte). — Europe. MÉMOIRES. 64 Stylocometes digitatus Stein (pi. XXI, tig. 3 et 10) ('). Biitschli 87-89 ; Eismond 95. Gefingerte Acinete Stein 54. Stade Acinète iVOphrydiiim versatile Stein 54. Acineta digitata Stein 59-78. Trichophrya digitata Claparède et Lachmann ; Kent 80-82. Trichophrya Ophri/dii Claparède et Laclimann. Digitophrya Fraipont. Pericometes digitatus Schneider 87. Asellicola digitata Plate 88. Caractères du genre. II. GROUPE. Caractérisé par la forme lobée ou ramifiée du corps, les types primitifs étant simplement ovoïdes et la ramifi- cation pouvant se réduire à un seul bras cylindro- conique ; chaque lobe, bras ou ramification porte un faisceau de tentacules. Deux familles, trois genres, dix-huit espèces. Eau douce (G) et mer (12). — Europe, Amérique du Nord, Nouvelle-Zélande. -2-^ FAMILLE : DENDROSOMINA. (Fraipont) Biitschli 87-89. Dimensions moyennes, petites, grandes ou considé- rables (long, jusque 2400 \)). Pas de loge ni de (1) V. Kent, pi. XLVI, fig. 10 et 11. 62 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. pédicule. Fixé par une portion quelconque du corps ou libre, (juelquetbis auKeboïde. Corps ovoïde, qua- drangulaire, trapézoïde, hémisphérique, lobé ou ramihé. !2 à un nombre énorme de tentacules eapi- tés, cylindriques, rectilignes ou légèrement incur- vés, tous semblables, non fascicules et répandus sur tout le corps ou sur une portion seulement de sa surface — ou fascicules et localisés sur les lobes ou les ramifications. ISoyau sphérique, ovoïde ou rami- fié. Une à un très grand nombre de vacuoles contrac- tiles. Reproduction par embryons endogènes péri- triches ou liypotriches, en forme de lentille bicon- vexe aplatie ou par gemmes non ciliées, quelquefois tentaculées. Deux genres, dix espèces. Eau douce (6) et mer (4). — Europe, Amérique du Nord, Nouvelle-Zélande. Corps ovoïde, quadrangulaire, trapézoïde, hémisphérique, cordi- forme ou lobé Trichophi^ya. Corps ramifié Dendrosoma. Genre 3 : TriclioplirYa. Claparède et Lachmann 18o8-01. Dimensions petites ou moyennes (jusque 240 p.). Pas de loge ni de pédicule. Fixé par une portion du coi'ps ou libre, quelquefois amteboïde. Corps ovoïde, quadrangulaire, trapézoïde, hémisphéricpie ou lobé. Dans ce dernier cas, sur chaque lobe s'insère un faisceau de tentacules ordinairement capités, cylin- driques, rectilignes ou légèrement incurvés, tous semblables, rétractiles ; quand le corps n'est pas MEMOIRES. 63 lobé, les tentacules sont répartis sur toute la surface du corps ou sur une portion seulement de celle-ci. Cytoplasnia incolore. Noyau sphérique, ovoïde ou ramifié. Une ou plusieurs vacuoles contractiles. Reproduction par embryons endogènes allongés ou en forme de lentille biconvexe aplatie ; couronnes ciliaires équatoriales. Neuf espèces. Eau douce (5) et mer (4). — Europe, Amérique, Nouvelle-Zélande. 1. Tentacules fascicules 2 Tentacules non fascicules 4 2. Un seul faisceau de tentacules ; sur les branchies des poissons d'eau douce T. Piscium. Deux faisceaux ; mer ou eau douce 3 Trois faisceaux ; sur des Crustacés d'eau douce T. cordiformis. Plus de trois faisceaux ; eau douce T. Epistylidis. 3. Kn forme de coupe à fond large et aplati ; dans la cavité bran- chiale des Tuniciei's T. Salparum. Pyriforme ; eau douce Podophrya gelatinosa. 4. 1 ou 2 tentacules ; coi'ps hémisphérique ; eau douce T. simplex. Plus de deux tentacules 5 .5. Tentacules répartis sur toute la surface du corps ; mer ou eau douce 6 Tentacules localisés sur une portion du corps ; mer 8 6. Mouvement amœboïde ; mer T. Amœboïdes. Mouvement amœboïde inexistant ou invisible ; eau douce 7 7. Corps lobé, allongé T. Epistylidis. Corps ovalaire, présentant des angles saillants et l'entrants T. variabilis. 8. Corps amœboïde, fortement allongé, présentant postérieure- ment 2 prolongements incurvés et pointus T. odontophora. Corps gloljulaire, non amœboïde, tixé par quelques tentacules T. mirabilis. 64 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Trichophhya Pisoium Biitsehli 87-89 (pi. XXI, fig. 11). Schewiakoff93,l : Acineta der Fischkiemen Lieberkûlin. von Sielold, Engelmann in BUtschli 87-89. Fixé par rextréinité postërieui'e arrondie et rétré- cie. Corps ovalaire, allongé, tronqué à sa partie antérieure, qui porte un faisceau de tentacules cylin- driques. Cytoplasma incolore. Tn noyau Reproduc- tion par embryons internes (Engelni., von Siebold). Eau douce. Sur les branchies de Perça (perche), Esox (brochet), Aceriua (gremille). — Europe. Trichophrya cordiformis Schewiakoff 95, 1 (pi. XIX, %. 7 et 9). Corps aplati, cordifornie, triangulaii-e ou trilobé (ovoïde allongé au stade jeune), fixé par toute sa surface inférieure. A chacun dos trois anules du corps, un faisceau d(; tentacules cylindriques plus ou moins incurvés, non capités, terminés par une ven- touse. Cytoplasma incolore. Xoyau central sphé- rique ; membrane nucléaire distincte, i vacuole contractile marginale pourvue d'un canal excréteur. Reproduction par embryons internes, ovoïdes, gai'nis de trois ceintures é(|uatoriales de cils. Eau douce. Dans l'angle de la furca de Cyclops phalerutus. — Europe. Diam. du corps : :20 à 30 ,a. Long, maximum des tentacules : :20 jji. MEMOIRES. G» Triciiopiiuya Epistylidis Clap. et Lachm. (^) Stein 59-78 : Margô Tivadar ; Butschli 7(5,5; et 87-89 : Maskell 87 ; Badcock ; Kent 80-82 ; Schewiakoff 9.i, 1 ; Sand 96 et 99 ; Entz 96. Actinophrys Sol Perty. Dendrosoma Astaci Stein 59-78. Kent 80-82. Acinète sessile d'Udekem 57. Acineta sp. Cienkowsky 55,2. Trichophrya sinuosa Stokes 86. Trichophi^ya sp. Eismond 95. Corps allongé, ondulé ou plurilobé, fixé par toute sa surface inférieure. Sur les lobes, plus ou moins marqués, s'insèrent 4 à 12 (Sand) faisceaux de tentacules cylindriques, rectilignes, capités, de lon- gueur souvent très considérable ; parfois les tenta- cules sont répartis irrégulièrement sur toute la péri- phérie du corps. Cytoplasma incolore. Noyau central rubané, rectiligne ou curviligne, quelquefois ramifié. 5 à 11 vacuoles contractiles marginales. Reproduc- tion par embryons internes multiples (tous situés dans la même cavité), en forme de lentille biconvexe, munis de 5 couronnes de cils et de 3 à 8 vacuoles contractiles. Eau douce. Sur les tiges d'Epistylis (Clap. et Lachm.), sur Lemna minor (Clap. et Lachm.), Con- ferva (Badcock), Anacliaris (Stokes), Algues (Maskell), Astacus (Stein) et sur les plaques branchiales de Gammarus piilex (Eismond). — Europe, Amérique, Nouvelle-Zélande. Long, du corps : 50 à ^2U) j^. Larg. du corps : 60 H^. (1) V. Kent, pi. XLVI, tig. 12 et 13. XXV. K 66 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Truhopiirya Salpaulm Eiitz 84. Bûtschli 87-89 ; Schewiakoflf 93, 1. Ti'ichopJwya Ascidiarum Lachmann 59, 3. (1) Corps en forme de coupe à fond large et plat, par lequel laninial repose sur son support. Bord anté- rieur arrondi, chacun de ses deux angles (sur lequel s'insère un faisceau de tentacules capités) étant tron- qué, ou au contraire, prolongé en un lobe qui porte les tentacules. Ceux-ci se continuent jusqu'aux environs du noyau. Cytoplasina incolore, parsemé de granules brillants. Noyau granuleux, en forme de ruban ou de fer à cheval. 2 ou 3 vacuoles contractiles, non loin de l'insertion des tentacules. Reproduction par embryons internes (ciliation inconnue). Mer. — Dans la cavité branchiale de Polyclimim (Mer du Nord) (Lachm.) et de Salpa democratica (Naples) (Entz), où elle est tantôt distribuée sans ordre, tantôt répartie très régulièrement, chaque individu ayant un district de chasse égal. — Mer du Nord, Naples. Haut, du corps : 20 à 50 jjl. Larg. du corps : 50 à 90 [^. TRicFropiiKYA Sand simplex Zacharias. Acùieia simplex Zacharias. Corps subhémispliéri(|ue, fixé par sa base aplatie, portant 1 ou 2 tentacules cylindriques rectilignes (i) Lachmann n*a pas décrit cette espèce. Il note seulement qu'elle est tlxée par une large base dans la cavité digestive de Polyclinum. MÉMOlRIiS. 67 minces, mesurant ordinairement en longueur 5 fois le diamètre du corps. Noyau sphérique. Une vacuole contractile. Reproduction par scissiparité transversale égale ; souvent les deux individus-filles restent unis par un pont de substance ; les tentacules ne se mon- trent jamais avant la séparation complète. Eau douce. — Sur les chaînes tlottantes de Fragi- laria croUnœnsis. — Grand lac de Pion (Holstein). Extraordinairement abondante en juillet 1892 et les étés suivants. N'a plus été revue depuis quelques années. Diani. du corps : 12 [^. Long, des tentacules : 75 p.. TuicnoPHRYA AM.ïBOÏDEs Saud 99 (pi. X, fig. 1,2,5, 4). Corps ovalaire quelquefois carré, losangique, pyriforme), libre, animé de mouvements amœboïdes comparables à ceux des leucocytes, appréciables seulement en dessinant l'animal de minute en minute. 20 à 50 tentacules cylindriques, reetilignes, inégaux, capités, de longueur variable, divergent de toutes parts de la surface du corps. Cytoplasma clair, finement granuleux. Noyau et vacuole contrac- tile sphériques et centralement situés. i^a progression a lieu de la manière suivante : l'animal étend longuement un tentacule, dont l'extré- mité distale se fixe solidement ; puis le tentacule en se raccourcissant, attire le corps à lui. Un nouveau tentacule est alors allongé, puis fixé, et ainsi de suite. C'est cette traction qui rend souvent le corps pyri- forme (pi. X. fig. 4). Mer. — Parmi des Algues et des Hydroïdes. 68 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Concarneau. Diam. du corps : 15 à 40 p^. Long, des tenta- cules : 10 à 40 |Ji. L'existence de mouvements aniœboïdes chez un ïentaculit'èic adulte est un phénomène hautement intéressant. TiuciiopimYA VAiUABiLis Sand 99 (pi. IV, fig. 7, 8, 10). Corps ovalaire (pi. IV, lîg. 7) ou pyriforme (pi. IV, fig. 10), très allongé ou presque sphérique, de forme très varialde. Son contour ])eut être très irrégulier et dessiner des angles rentrants et saillants nombreux [pl. IV, fig. 8j ; il est cependant toujours arrondi, jamais anguleux. Libre, mais sans mouvements amœboïdes. 10 à 50 tentacules cylindriques, recti- lignes, capités, de longueur inégale, divergent de toutes les parties du corps. Cytoplasma clair, fine- ment granuleux. Lne vacuole contractile à une extrémité du corps. Eau douce. — Parmi les Algues et les plantes aquatiques. — Samson-sur-Meuse. Long, du corps : :25 à 40 [i. Larg. du corps : lia 35. Long, des tentacules : 5 à 50. Diam. de la vacuole : 5 à 10 jji. Tnicnoi>iiuvA odontopiioua Sand 99 (pl. X, fig. 5, 6, 7). Le corps est un rectangle allongé dont le bord antérieui', convexe, reçoit l'insertion des tentacules, tandis, que le bord postérieur, concave, porte à l'un MÉMOIRES. 69 de ses angles deux prolongements pointus, recourbés Tun vers l'autre, concaves intérieurement, compara- bles aux deux racines d'une dent molaire ; l'autre angle porte un seul prolongement de même nature, plus long. Animal libre. 15 tentacules capités, diver- gents. Cytoplasma clair, finement granuleux ; au centre, un amas de petites sphères brun verdàtres (pi. X, fîg. 5) qui se dispersent ensuite dans le corps (pi. X, fîg. et 7). Deux vacuoles pulsatiles antérieures accolées. Progression par mouvements amœboïdes très lents qui ne modifient guère la forme du corps. Mer. — Parmi des Algues attachées aux bacs d'une huitrière du port. — Concarneau. Long, du corps : 85 i^. Larg. du corps : 42 [j-. Long, des tentacules : :20 à 40 {^. Diam. des vacuoles : 10 [T. Un seul exemplaire observé. Si l'appareil qu'il porte à ses deux angles postérieurs sert à sa fixation ou à un rôle quelconque nettement défini, il sera nécessaire de créer un genre nouveau pour cet être énigmatique. Triciiophrya mirabilis Sand 99 (pi. XIV, fig. 5). Le corps a la forme d'un cône tronqué à grande base convexe ; le diamètre de la petite base est égal h un tiers de la hauteur du corps, celui de la grande base aux deux tiers. Sur la circonférence de la grande base s'insère une couronne de tentacules alternativement courts (1/9 de la hauteur du corps) et longs (1/5 de cette hauteur). Parmi ceux-ci, trois 70 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. tentacules l)eaucou|) plus longs ("2 fois à 2 fois et demie la hauteur du corps) et de direction })erpen- diculaire à celle des autres tentacules vont s'insérer de telle sorte que le grand axe du corps soit paral- lèle à la surface du support. Cytoplasnia hyalin, finement granuleux. xNoyau et vésicule contractile sphéricjues et centraux. Mer. — Sur des Hydroïdes. — Banyuls. Haut, du coi'ps : 34 p^. Larg. du corps : 2o ,u. Long, des tentacules : 5 à 1:2 [^. Long, des tenta- cules fixateurs : 60 à 100 i*-. Le mode de fixation de cette espèce, unique parmi les Tentaculifères, la rend très intéressante. Genre 4 ; Deiicirosoiiia Ehrenberg 1838. Dimensions considérables (jusque 2400 jji). Pas de loge ni de pédicule. Le stolon, ramifié et anastomosé, forme un réseau reposant par sa surface inférieure entière sur le support ; perpendiculairement à sa surface supérieure s'élèvent de longs prolongements sinueux de premier ordre, pouvant se diviser en branches de second ordre, se subdivisant à leur tour en rameaux de troisième ordre. Les prolongements vont en s'amincissant en s'éloignant du stolon (Stolon et prolongements, séparés pour la description, ne forment ({u'une seule masse cytoplasmi(jue ramifiée et anastomosée). L'extrémité renflée de chaque rameau porte un fais(;eau de tentacules cajjités. Le cytoj)lasma clair, iinement granuleux, est le siège de coui'ants de sens opposés ; le stolon est brun, les MEMOIRKS. li branches incolores ou rougeatres. Noyau contourné el ramifié comme le corps dont il a exactement la forme. Vacuoles contractiles très nombreuses, répan- dues dans le corps et les rameaux. Reproduction par ûjemmes externes non ciliées, quelcfuefois tentaculées, produites à Textrémité des rameaux — et par embryons endogènes hypotriches plus grands, en forme de lentille bi-convexe aplatie, formés dans le stolon ou les prolongements de premier ordre et pourvus de 5 vacuoles contractiles. Ces embryons se fixent, poussent des tentacules, et développent un prolongement tentacule qui se rami- fie et grandit toujours. Une seule espèce. Eau douce. — Sur Anaclunis, Myriopliylliim, etc. — Europe et Amérique du Nord. Long, et larg. de l'ensemble du corps : jusque 2""", 4. Diam. de l'extrémité des rameaux : 50 [*-. De>drosoma radians Ehrenb. {^) Rhrenberg 40, 62 ; Perty ; Dujardin ; Pritchard ; Clap. et Lachm. ; Leidy ; Levick ; Kent 80-82 ; Butschli 87-89 ; Entz 96. Caractères du genre. 5'"^ FAMILLE : OPHRYODENDRLNA Stein 1867. Dimensions moyennes, grandes ou très grandes (longueur justjue 840 ^). Loge et pédicule, ou pédicule seulement, ou ni loge ni pédicule, l'animal étant fixé (1) V. Kent, pi. XLVII, fig. 16 à 22. 72 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. par l'extrémité postérieure du corps ou ainœboïde. Le corps ovoïde, allongé, en forme de poire, de massue, de cupule, de sphère, de cœur, de cylindre porte à son extrémité antérieure (quelquetbis cupuli- forme), un à quatre gros bras (trompes) rétractiles, très mobiles, souvent annelés, parfois flexueux ; à l'extrémité des bras est fixé un faisceau de tentacules nombreux, de longueur modérée, quelcjuefois flexueux ou sétiformes, souvent capités. Noyau rubané ou ramifié. Une ou plusieurs vacuoles con- tractiles. Reproduction par embryons endogènes péritriches en forme de lentille bi-convexe aplatie et par gemmes externes. Lorsque la trompe est rétractée, l'individu s'appelle lagéniforme, vermiforme ou individu B ; il difl'ère quelquefois des proboscidiens ou individus A par la forme extérieure. Cependant, toutes les transi- tions ont été observées pour plusieurs espèces. 1 genre, 8 espèces. Mer. — Europe. Genre 5 : Oplirvodendroii Clap. et Lachm. 1858-51. Caractères de la fiimille. 1. Une ou plusieurs trompes Proboscidiens 2 Pas de trompe Lngctiif ormes 8 Proboscidiens. 2. Corps amœboïde, irrégulier, à angles rentrants ; plusieurs petits cônes tronqués sur lesquels s'insère un tentacule très court 0, variàbile. MÉMOIRES. 73 Corps non ainœboïde, régulier, sans angles rentrants ; tenta- cules tous sur la trompe 3 3. Une trompe 4 ïi'ois trompes ; pédicule très court et gros 0. trinacrium. Quatre trompes (1, 2 ou 3 chez le jeune) ; sessile ou pédicule mince 0. multicapitatum. 4. Couronne de tentacules à l'extrémité de la trompe 0. belgicum. Tentacules placés sur la trompe comme les barbes sur une plume ou un épi 5 5. Trompe insérée dans une dépression de la face supérieiu-e du corps 6 Ti'ompe insérée sur la surface supéi'ieure convexe du corps 7 6. Pas de pédicule 0- ahietinum. Pédicule long, mince et incurvé. 0. pedicellatum. 7. Ti'ompe insérée oxcentriquement ; corps allongé 0. Sertulariae. Trompe insérée centralement ; coips sphéroïdal 0. Porcellanvm, Lagéniformes. 8. < 'orps amœboïde, irrégulier, à angles rentrants 0. variabile. Corps non amœboïde. régulier, sans angles rentrants 9 9. Pédicule très gros et court 0. trinacrium. Pédicule mince 10 Pas de pédicule 12 10. Pédicule court et rectiligne ; corps cylindrique ou pyriforme 11 Pédicule moyen, légèrement sinueux ; corps sphéroïdal ou cordiforme 0. ynuUicapitatum. Pédicule long et incurvé 0. pedicellatum. 11. Corps cylindrique 0. ahietinum. Corps en forme de poire quelquefois très allongée 0. belgicum. 12. Corps filiforme, 12 fois plus long que large 0. Forcellanum.. Corps cylindrique, 6 fois plus long que large 0. Sertulariae. Corps pyriforme 0. belgicum,. Pour Bûtsclili (87-89) 0. ahietinum et 0. belgicum ne sont qu'une seule et même espèce ; 0. variabile, identique à 0. Sertulariae, serait une variété d'O. abietinum. 74 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Opiiryodkm>uon vauiarii.e Griiber 8i (pi. WIII, fig. 6). Pas do loife ni de pédiculo. Libre, mouvements amœboïdes. Corps de forme variable, irrégulière, présentant des saillies et des angles rentrants ; I ou 2 bras souvent plissés transversalement et comme annelés, moins longs que le corps, cylindriques ou pointus, portant à leur extrémité une couronne de tentacules non capités. Souvent, sur le corps, 2 à 6 petits cônes protoplasmiques tronqués ; du milieu de la surface de troncature s'élève un tout petit tentacule fortement capité. Quebpiefois le corps émet des prolongements non cylindricjues, de forme irré- gulière. Cytoplasme incolore. Plusieurs vacuoles contractiles. Mer. — Gênes. Cette espèce représente la transition entre les genres Tricliophrya et Oplirijodendron. Ophhyodendron (Bûtschli 87-89) tuïnacrium Gruber (pi. X\ï, fig. 15 et 14). Acineta trinacria Gruber 84. Stylostoma fort'estn' .Milne. Loge ovoïde très allongée, tronquée à ses deux extrémités, l'extrémité postérieure se prolongeant en un pédicuh^ creux gros et court. Le corps rem|)lit complètement la cavité de la loge ; antérieui'cment, sa pellicule se confond nxor celle de loge, et se pro- longe sur 5 bras (sur un cxcmplaii'e, un des 5 bi'as se divisait en deux rameaux) cylindri(pies, rectilignes. MEMOIRES. 78 constitués de cytoplasma hyalin, ils divergent, mais prolongent dans leur ensemble l'axe du corps ; à l'extrémité de chacun d'eux, s'insèi'e un faisceau de nombreux tentacules capités atteignant un tiers de la longueur du corps et quelquefois rétractés en spirale. Cytoplasma incolore très gi'anuleux, les granules étant quelquefois bruns. Noyau rubané médian, plus ou moins incurvé, contenant un très grand nombie (4 ou 6 chez le jeune) de sphères fort réfringentes dont le centre est très coloral)le. Nucléole (ou centro- some ?). Une vacuole souvent masquée par les granules cytoplasmiques. Le lagéniforme ne diffère du proboscidien que par sa forme plus allongée ; au lieu de se terminer par trois bras, le corps s'atténue en un prolongement cylindrique, renflé à son extrémité distale (qui porte des stries radiaires) atteignant la longueur du corps, mais seulement la moitié de sa largeur. Le pédicule peut être réduit ou nul. Quelquefois un lagéniforme est fixé sur un proboscidien. Mer. — Sur le céphalothorax et les antennes antérieures de Tisbe furcata (pierres, mousses, quais, où Claus le premier l'avait signalée, sans la décrire) et sur Cyclops (Milne). — Gênes (Gruber), Naples (Daday), Messine (Claus), Mer du Nord (Milne). Adulte : Long, du corps 252-270 i^. Larg. du corps 70-90 jj.. Long, des tentacules 56 pi.. Long, du pédoncule 56-40 h^. efeune : Long, du corps 255-252 f^. Larg. du corps 50-70 [ji. — Milne a assisté à la capture d'un Cilié par 0. trhiacrium : les phénomènes de succion ont été 76 SOCIÉTÉ BRLGE DE MICROSCOPIE. identi(|ues à ceux que présentent les autres Tentaculi- fères. C'est le seul cas connu où la nutrition d'un Ophnjodcndroii ait été observée. Les lagéniformes ressemblent beaucoup à ceux d'O. pcdiccllatum. Ils s'en distinguent par leur pédi- cule rectiligne beaucoup plus court et gros. Ophuyodendron mllticapitatbm Kent 80-82 ('). Btitschli 87-89 ; Sand 95 et 99. Pas de loge. Corps ovalaire, subsphérique ou pyriforme, (cordiforme quelquefois dans les stades jeunes) sessile (l'individu jeune possède un pédon- cule mince légèrement sinueux, atteignant la moitié de la longueur du corps). Sur la face apicale du corps, 4 bras (1, 2 ou 5 dans les phases jeunes) rectilignes, annelés, diver- gent tout en prolongeant dans leur ensemble l'axe du corps ; ils portent à leur extrémité 50 à 40 tentacules sétiformes, disposés sur le bras comme les barbes d'une plume. Cytoplasma incolore, bourré de gra- nules opaques. Noyau et vacuole contractile non observés. Reproduction par gemmes sphériques ou ovoïdes, en nombre variable, insérés sur la face apicale du corps. Lagéniformes en forme de poire très allongée fixée par sa grosse extrémité, quel([uefois sur les probos- cidiens. iMer. — Sur les antennes et les membres d'un crustacé Isopode. — Jersey (Minquières), Le Portel. (1) V. Kent, pi. XLVUlA, flg. ^6 à 31. MÉMOIRES. 77 Haut, du proboscidien : 84 ^x. Sauf le pédicule, les lagënit'orines ressemblent en tout aux lagénil'ornies d'O. Sertulariue. Ophryodemdron belgicum Fraipont (pi. XIII, fig. 8, 9, 10, II et pi. XVI, %. I et -2) ('). Kent 80-82 ; Sand 95 et 99. Pas de loge ni de pédicule. Corps en forme de poire allongée ou de massue, fixé par le petit bout adhésif, quelquefois encerclé de stries équidistantes (Sand). Trompe rétractile, pouvant s'incliner de tous côtés, cylindi'ique (mais s'amincissant vers son extré- mité distale), souvent annelée, atteignant environ la moitié de la longueur du corps, à insertion légère- ment excentrique dans une sjouttière de la grosse extrémité du corps ; elle porte à son exti'émité une couronne de 5 à 14 tentacules cylindriques rectilignes, divergents, souvent capités, rétractiles. Cytoplasma très hyalin et finement granuleux, ou complètement opaque par suite de la présence d'un grand nombre de corps naviculaires réfringents, que l'on rencontre aussi dans la trompe. Noyau en fer à cheval ou rubané, axial (ou ramassé en S au centre du corps), plus ou moins recourbé ou ramifié, quelquefois renflé à ses deux extrémités qui peuvent être bifur- quées. Centrosome (Fraipont). Une seule vacuole contractile dans la portion renflée du corps ou bien une vésicule antérieure et une plus petite postérieure ; (1) V. Kent, pi. XLVin, flg. 36 et 37. 78 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ces vacuoles sont pyriformes ou ovoïdes, à bords plus ou moins irrégulieis. Lagéniformes subcylindiques (pi. XVI, fig. 1) ou rénifoi'ines (pi. XIII, fig. 9), renflés tantôt à leui' extrémité libre, tantôt à leur extrémité fixée, à 8 fois plus longs que larges, fixés par un petit pédicule mince et rigide (qui n'est autre qu'un tentacule ordinaire, capité, que l'on voit se piolonger à l'inté- rieur du corps), plus tard sessiles. Reproduction sur les proboscidiens et sur les lagéniformes par embryons endogènes sphériques uniques et par gemmes externes antérieures, sphé- riques ou allongées et terminées par 2 bosselures possédant chacune un centrosome. Mer. — Sur les hydrothèques de Clytia volubilis (Fraipont) et sur les Bryozoaires (Sand). — Ostende (Fraipont), Nieuport, Portel (Sand). Long, des proboscidiens : 58-114 |j.. Larg. des proboscidiens : 20-40 iji. Long, maximum des lagéniformes : 99 ,u. Larg. maximum des lagéni- formes : 11) [j.. Long, moyenne de la ti'ompe : 33 |JL. Larg. moyenne de la trompe : 5 ,u. Long, moyenne des tentacules : 11 jji. Larg. moyenne des tentacules: 1,0 a. Long, du noyau : 30-o0 pi. Larg. du noyau : 4-8 ij.. Un exemplaire de cette espèce a été fixé dans nos préparations an moment où ses 14 tentacules commençaient à proéminer sur un j^etit ceicle du corps, destiné à foi'mer l'extrémité de la trompe lors de l'évagination de celle-ci. Ces tentacules étaient en tout semblables à ceux des autres genres de Tentaculifères. MEMOIRES. 79 0. hclgicum ne diffère d'O. abietinum que par la disposition et la forme des tentacules. Ophryodendron abietlnum Claparède et Lachniann (^). Str. Wright: Hincks; P -J. van Beneden in Fraipont ; Kent 80-82 ; Biitschli 87 89. Pas de loge ni de pédicule. Corps cupuliforme ou pyrifornie, tixé par la petite extrémité au moyen d'un disque adhésif ; de l'extrémité antérieure concave s'élève une trompe longue, mince, cylindro-conique, très extensible, portant à son extrémité 20 à 50 tentacules sétiformes, en état d'agitation perpétuelle, disposés comme les barbes d'une plume, et comme celles-ci, diminuant graduellement de longueur vers l'extrémité lil>re de la trompe. Cytoplasma souvent bourré de corpuscules naviculaires. Lagéniformes cylindriques, un peu rétrécis vers leur extrémité libre, qui peut former un prolonge- ment étroit assez long, arrondis ou pointus à l'extrémité fixée, qui porte un petit pédicule mince et rigide, souvent brun, quelquefois muni de branches latérales divergentes pointues, s'enfonçant comme des racines dans le support (Robin). Lagéni- formes quelquefois fixés sur les proboscidiens. Reproduction par bourgeons et par embryons endogènes hypotriches, souvent multiples (16 à 20), pourvus de vacuoles contractiles. Mei'. — Sur Scriidaria (P.-J. van Reneden), Pkunularia et Campanularia fixées sur Zoslera (Clap. (1) V. Kent, pi. XLVIIlA, ûg. 13, 14, 15, 32. 80 SOCIKTl'; BELGK DE MICROSCOPIE. et Lachm.), sur Halecium lialecinum (Hincks). — Glesnasholm (Norvège) (Clap. et Lachm.), Bangor (Hincks), Ostende (P.-J. van Beneden), Concarneau (Bobin). Long, des proboscidiens : LiO-840 u. Long, des lagéniformes : 140-840 |^. Ophuyodendron pedicellatlm Hincks (^). Fraipont : Kent 80-82 ; Butsohli 87-89 ; OpJn'i/odendron pedioiculaium Koeli ; Fraipont. Pas de loge. Pédicule long, mince et incurvé, terminé h sa base par une cupule. Corps cupuliforme, oviformc» ou ])yrifoi'me à grosse extrémité antérieure ; du centre de la face antérieure, ordinairement concave, s'élève une trompe cylindricjue ou cylindro- conique, quelquefois annelée et striée longitudinale- ment et transversalement, très mobile et contractile, mesurant de \ à 8 fois la longueur du corps, portant à son extj'émité libre 8 à :25 tentacules séti formes égaux insérés plutôt en couronne que comme les barbes d'une plume. Cytoplasma brun ou incolore. Noyau irrégulier, ramifié, incurvé, bifurqué, en S, ou en fer à cheval. Pas de mouvements. I^agéniformes en forme de poire très allongée, fixée par sa grosse extrémité au moyen d'un pédicule long, mince et incurvé ; quelquefois le corps s'atténue en un prolongement rentlé à son extrémité, atteignant la longueur du corps, mais seulement la moitié de sa largeur. (1) V. Kent, pi. XLVnU, flg. 16, 17, 18, 19. MEMOIRES. 84 Mouvements très actifs. Quelquefois fixés sur les proboscidiens. Reproduction, sur les proboscidiens et sur les lagénifornies, par bourgeons et embryons. Mer. — Sur Pliimidaria pinnata (Hincks) et setacea (Koch). Ilfracombe (Devonshire) (Hincks) ; Messine (Koeh). Long, du corps des proboscidiens : 24-50 fx, — Larg. du corps des proboscidiens : 20-:2:2 jji. — Long, de la trompe : 50-250 u. — Larg. de la trompe : 1,5-8 IX. — Long, du corps des lagéniformes : 50-50 IJ-. — Larg. du corps des lagéniformes : 14-20;^. — Long, du pédicule : 25-50 ,«.. — Long, du noyau : -20-26 fl. OPHRYODENDKOiN Sertulakiae Str. Wright ('). Koch ; Fraipont ; Kent 80-82. Corethria Sertulariae Str. Wright 58-59. Ophryodendron dbietinum Str. Wright 61. Ni loge, ni pédicule. Corps subcirculaire ou ellip- tique, très aplati ; de la circonférence de la face supérieure s'élève une trompe annelée, rectiligne ou sinueuse, cylindroconique, portant à son sommet de 20 à 50 tentacules sétiformes disposés comme les barbes d'une plume et, comme celles-ci, diminuant graduellement de longueur vers l'extrémité de la trompe. Noyau rubané ou ramifié. Une ou plusieurs vacuoles contractiles. Lagéniformes cylindriques, allongés, un peu renflés vers la partie médiane, 6 fois plus longs que larges, (1) V. Kent, pi. XL VIII, tig. 38 à 4(». XXV. 6 8S SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. sessiles, attachés par leur extrémité postérieure adhésive, quelquefois bruns olivâtres. Parfois fixés sur les ])rol)oscidiens. Reproduction par boui'gcons multiples (4 à 9) et par eml)ryons endogènes liypotriches, souvent multiples, à face ventrale aplatie. Mer. — Sur Sertutaria pumila. — Angleterre. Long, du corps des proboscidiens : 84 [i. — Long, du corps des lagéniformes : 1:28 pi. Ressemble beaucoup à 0. abietimun dont il se distingue par sa forme aplatie et par l'insertion excentrique de la trompe. Ophryodendron porcellanum Kent 80-82 {'). Hatschli 87-89. Pas de loge ni de pédicule. Corps subsphérique ; de sa face antérieure convexe s'élève excentricpiement une longue trompe cylindro-conique, légèrement annelée, aplatie, sinueuse, très extensible, souvent fortement renflée à son insertion ; son sommet porte 50 à 100 tentacules séti formes disposés comme les barbes d'une plume, et, comme elles, diminuant de longueur vers l'extrémité de la trompe. Lagéniformes sessiles, filiformes, 12 fois plus longs que larges, quelquefois fixés sur les probosci- diens. Mer. — Sur les pattes de Porccllana platijcheles. — St Hélier (Jersey). Long, du corps : 64 |a. (1) V. Kent, pi. XLVIIlA, lig. 20 à 25. M£HOIKES. m m. GROUPE. Caractérisé par le nombre très réduit des tentacules. Deux familles, quatre genres, six espèces. Mer (5) et eau douce (5). — Europe. i-^ FAMILLE : HYPOCOMLNA Bûtschli 87-80. Dimensions petites (jusque i6 |^). Ni loge ni pédicule. Libre. Corps globuleux ou ovale, face supérieure convexe, face inféiieure très contrac- tile, d'une concavité variant avec les contractions actives de l'animal. Face inférieure (sauf une bor- dure assez étroite) couverte de cils disposés en rangées longitudinales dans des rainures un peu curvilignes parallèles aux bords de cette face. A la partie antérieure de la région ciliée se trouve un seul tentacule capité, cylindrique, rectiligne, dirigé en avant et en bas, dont la partie proéminente mesure de l/:2 à 1/5 de la partie incluse dans le corps. Cytoplasme clair, contenant des grains bril- lants. Noyau axial, sphérique, rubané ou en fer à cheval, finement granuleux ; membrane nucléaire distincte. Vacuole contractile au milieu de la face inférieure. Reproduction par scissiparité transversale. Un genre, deux espèces. Mer. — Ectoparasite sur Zootliamnium et d'autres Vorticelliens, qu'il abandonne dès qu'il en a sucé la plus grande partie. Souvent âenx Hypocoma sucent un seul Vorticellien. Ils se placent de préférence près du péristome. — Gênes (Gruber), Naples (Plate). H SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Genre 6 : Hvpoeoiiia Gruber 188i. {Acinetoïdes Plate 88). Caractères de la famille. Deux espèces : Hypocoma Bûtschli 87-89 parasitica Gruber 8i,:2. (pi. XVIII, fig. 9.) Acinetoïdes Grœffii Plate 88. Corps régulièrement ovoïde. Noyau axial, rubané ou en fer à cheval, atteignant les 3/4 de la longueur du corps. Long, du corps : 46 [a. — Épaisseur du corps : 20 ^. Hypocoma Bûtschli 87-89 Zoothamni Plate 88. Acinetoïdes Zoothamni Plate 88. Corps irrégulier, globulaire. Noyau sphérique, très petit. — Long, du corps : :20 a. o-"» FAMILLE: URNULINA (Fraipont) Bûtschli 87-89. Dimensions petites ou moyennes (jusque 90 y-)- Pédoncule et loge, ou loge seulement, ou ni loge ni pédoncule, l'individu étant fixé par une portion du corps. Corps globulaire, ovoïde, j)arfois très allongé. 1 à o tentacules longs, cylindriques, flexueux, non capités, animés de mouvements incessants de va-et- vient qui les recourbent en tous sens, insérés à l'extrémité antérieure du corps. Noyau ovale ou MEMOIRES. 8ë irrégulier. Une ou ])lusieurs vacuoles contractiles. Reproduction par scissiparité oblique et inégale, la ciliation de la portion libérée étant holotriche. Trois genres, quatre espèces. Mer (I) et eau douce (5). — Europe. Genre 7 : Itliyiiclieta Zenker 188G. Dimensions petites ou moyennes (jusque 1)0 [>■). Ni loge ni pédicule. Corps plastique, ovoïde ou en forme de massue fixée par la grosse extrémité, l'autre se prolongeant en un tentacule cylindrique flexueux, animé de mouvements incessants de va-et- vient qui le recourbent en tous sens. Noyau ovale ou irrégulier, antérieur ou central. Deux espèces. Eau douce. — Sur des Crustacés. — Europe. Tentacule atteignant au moins les 2/3 de la longueur du corps R. Cyclopum. Tentacule beaucoup plus court que le corps R. Gammari. RiiYNCHETA Cyclopum Zenker (^). Kent 80-82 ; Butscbli 87-89 ; Entz 9(5. Corps pyriforme, trois ou quatre fois plus long que large ; l'extrémité fixée est quelquefois traversée par une gouttière, l'extrémité antérieure est très pointue ; tentacule cylindrique, sinueux, 2-4 fois aussi long que le corps. Noyau ovale, subcentral. Vésicule contractile antérieure. (1) V. Kent, pi. XLVI, tig. 1 et 2. 86 SOCIRTK BELGK DE MICROSCOPIE, FLaii douce. — Sur les membres thoraciques et l'ab- domen (Entz) de Cyclops coronaia, le tentacule étant dirigé d'avant en arrière. Assez rare (1 exemplaire sur 12 à :2() Cficlops). — Europe. Long, du corps 1)0 }jl. — Long, minimum du ten- tacule : 60 î^. Rhynchkta Gwimari Eismond 95 (pi. XXII, fig. 6). Corps plutôt ovalaire que pyriforme, deux fois et demie plus long que large, extrémité antérieui-e conique ; tentacule cylindrique, sinueux ne dépassant pas un cinquième de la longueur du corps. iXoyau antérieur irrégulier. 9 vacuoles contractiles margi- nales. Eau douce. — Sur les plaques branchiales de Gamynarus pulex. — Bohème. Genre 8 : l'rnula Clap. et Lachm. 18o8 (^). Dimensions petites ou moyennes (jusque 80 [t.). Loge ovoïde ou urcéolée, une et demie à deux fois plus longue que large, fixée par son extrémité pos- térieure rétrécie, conique, et recourbée latéralement. Ouverture antérieure peu rétrécie, arrondie ou subti'iangulaire. Le corps, sphérique ou ovoïde, occupe la moitié ou la totalité de la cavité de la loge. Sur sa face antérieure (pai'fois un peu latéralement) s'insèrent I ou 2 (raiement ."i-o) tentacules fili- formes, sinueux, non l'amifiés ('), plus ou moins (1) V. Kent, pi. XLVIII, ûg. 1, 2, 3, 4. (2) Clap. et Lachm. croyaient que ces tentacules pouvaient porter 1 ou 2 branches latérales : cette assertion a été reconnue fausse. MÉMOIRES. 87 longs, animés de mouvements incessants de va-et- vient. Cytoplasme incolore. Noyau ovoïde, subcen- tral. Une ou plusieurs vésicules contractiles subcen- trales. Reproduction par scissiparité oblique inégale, rarement égale : la jeune Urnula est holotriche, assez volumineuse (Clap. et Lachm., Stein ()7) ('). Une espèce. Eau douce. — Sur le pédoncule à'Epistylis plica- tilis. — Europe. Urnula Epistylidis Clap. et Lachm. Engelm. 62 ; Stein 67 ; Wrzesniowski ; Kent 80-82 ; Butschli 87-89 ; Entz 96 : Sand 96 et 99. Knospen von Epistylis Stein 59. Caractères du genre. Long, de la loge : 20-120 |x. — Larg. de la loge : lo-80 [x. — Diam. du corps : 15-80 \>^. — Diam. du noyau : o-20 y-- — Diam. de la vacuole : 5-15 ^, Genre 9 t Aciiietopsis Robin 1879. Dimensions petites ou moyennes (jusque 84 jji). Loge cupiilitbrme, totalement ouverte antérieure- ment, une et demie fois plus longue que large, fixée par un pédicule très mince cylindrique, droit ou recourbé, dont la longueur égale ou dépasse légère- ment celle de la loge. Le corps remplit à peu près complètement la cavité de la loge, dont il a la forme. Au milieu de la face antérieure du corps, légère- (1) Les spores observées par Clap. et Lachm. sont des parasites. — Les perles n'ont pas été vues sur cette espèce par Sand 99. 88 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ment convexe et proéminente hors de la loge, s'élève un tentacule cylindrique tlexueux, animé de mouve- ments incessants de va-et-vient qui le recourbent en tous sens ; filiforme en état d'extension, conique lorsqu'il est rétracté, il atteint 7 fois la longueur du corps ; perles nettes (spirale). Cytoplasme uni- formément granuleux. Vacuole contractile subsphé- rique. Noyau, nutrition et reproduction inconnues. Une espèce. Mer. — Sur les Sertulaii'es. — Concarneau. Rare. Haut, de la loge : 84 [jl. AciINETOPSIS RARA Robiu ('). Kent 80 82 ; Butschli 87-89. Caractères du genre. La classification de ce genre est provisoire, le mode de nutrition et de reproduction n'ayant pas été observé. IV. GROUPE. Caractérisé par la forme sphérique du corps, de la surface entière duquel rayonnent de nombreux tenta- cules capités, exactement radiaires, — et par sa moln- lilé ou son parasitisme, temporaires ou constants. Une famille, quatre genres, treize espèces. Eau douce (7), mer {^2), eau douce et mer (1), eau (1) V. Kent, pi. XLVIII, tig. 43 à 45. MÉMOIRES. 89 douce et eau saiiiiiàtre (5). — Europe, Inde, Algérie, Nouvelle-Zélande. e-^ FAMILLE : PODOPHRYINA. Sand 99 emend., Biitschli 87-89. Dimensions petites ou moyennes (jusque 85 ^). Pas de loge ; parfois un pédicule mince, rectiligne. Temporairement ou toujours mobiles ou parasites. Corps sphérique. Tentacules capités, rectilignes, radiaires, rayonnant de la surface entière du corps, Noyau sphérique ou ovalaire. Une ou plusieurs vacuoles contractiles. Reproduction par scissiparité, exceptionnellement par formation d'embryons. Quatre genres, treize espèces. Eau douce (o), mer (2), eau douce et mer (2), eau douce et eau saumcàtre (2) ; eau douce, mer et eau saumàtre (1) ; binnenlandfauna (1). — Europe, Inde, Algérie, Nouvelle-Zélande. Genre tO : Podoplirya (Ehrenberg 1855 et 1858) Biitschli emend. 87-89. Dimensions petites ou moyennes (jusque 85 [^). Pas de loge. Pédicule court ou assez long, mince, recti- ligne. Parfois mobilité temporaire, l'animal s'accro- chant au moven de ses tentacules ou bien se ciliant et perdant partiellement ou totalement ses tentacules. Corps sphérique, de toute la surface duquel rayon- nent de nombreux tentacules capités, radiaires. Noyau central, sphérique ou ovoïde. Une ou plusieurs vacuoles contractiles. Reproduction par 90 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. scissiparité égale ot transformation de l'extrémité antérieure en un bourgeon cilié et tentacule ou, rarement, par embryons endogènes péritriches. Cinq espèces. Eau douce (2) ; eau douce et eau saumàtre (:2) ; eau douce, mer (I). — Europe, Inde, Algérie. 1. Pédicule et tentacules plus courts que le tiers du diamètre du corps P. brevipoda. Pédicule et tentacules plus longs que le tiers du diam. du corps 2 2. Tentacules peu nombreux (15 env.), subégaux. P. Maupasii. Tentacules nombreux (50 env.). subégaux ou inégaux. 3 3. Tentacules très inégaux, quelques-uns atteignant de 3 à 6 fois le diamètre du corps P. libéra. Tentacules plus ou moins inégaux, ne dépassant pas 3 fois le diamètre du corps 4 4. Pédicule sinueux ; tentacules subégaux P. fixa. Pédicule droit, s'insérant sui' un prolongement conique du corps qui donne à celui-ci un aspect pyiiforme ; tentacules inégaux. P. gelatinosa. Kystes. 1. Pédoncules 2 Non pédoncules P. gelatinosa. 2. 5 cercles en relief, très proéminents, striés P. fixa. 8 à 16 cercles non striés, peu proéminents P. libéra. Pas de cercles P. Maupasii. Les kystes de P. brevipoda n'ont pas été observés. État moiîile. 1. Ceintuie de cils incomplète à rextrémité postéi'ieure, où les cils persistent : noyau ovoïde P. Maupasii. Ceinture de cils complète ; noyau spliéi-ique 2 2. Tentacules complètement dispai-us. l\ libéra. 2 faisceaux do tentacules bien étendus P {/elatitwsa. L'état mobile de P. fixa et de P. b?'evipoda n'a pas été observé. MRMOIRES. 91 PonopinsYA BUKviponA Sand 99 (])1. IV, Hg. 2). Pédicule cylindrique, ne dépassant pas en lon- gueui' le tiei's du diamètre du corps, évasé légère- ment vei's son insertion au corps. Corps sphérique. Tentacules nombreux, cylindriques, courts (env. le sixième du diamètre du corps), capités, subégaux, également répartis ; leur direction n'est pas toujours exactement radiaire ; ils sont parfois incurvés ou dessinent une ligne brisée. (Cytoplasme hyalin. Noyau sphérique ou ovale, centi'al. Vésicule contrac- tile sphérique, excentrique. Eau douce. — Parmi les Algues. — Samson-sur- Meuse (Belgique). Assez rare. Diam. du corps : 55-65 pi. — Long, du pédic. : I5-!20 i^. — Larg. du pédic. : 2-5 f^. — Long, des tentacules : 5-25 \i. PoDOPHRYA Maupasii BûtschH 87-89. Podophrya fixa Maiipas 76, 81. Podophrya sp. Florentin. Pédicule cylindrique, recti ligne ou légèrement courbé, dépassant en longueur le tiers du diamètre du corps, plus épais que les tentacules, s'élargissant souvent de la base au sommet. Corps sphérique, parfois pyriforme, légèrement bosselé ou mame- lonné. 15-20 tentacules cylindriques, rectilignes, subégaux, non capités, terminés par un petit enton- noir, ne dépassant pas en longueur le diamètre du corps ; leur direction n'est pas invariablement radiaire. Cytoplasme jaune pâle ou grisâtre, huileux. M SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Noyau ovale ou sphériquc, postérieur ou central, granuleux, parfois très irrégulier ; centrosome peu distant du noyau. Vésicule contractile sphérique, subcentrale. Kyste sphéroïdal, épais, lisse, laissant entre lui et le corps un intervalle assez considérable ; la plus grande partie du pédicule est extérieure au kyste. Pour devenir libre, l'animal quitte son pédicule ; la région du corps voisine de la vacuole se creuse d'un sillon large et profond, dans lequel naissent des cils disposés en rangées longitudinales ; ce sillon s'étend par ses deux extrémités et forme une ceinture ciliée incomplète. Puis le sillon s'efface, et la zone ciliée bombe vers l'extérieur tandis que le corps s'aplatit entre deux plans parallèles à celui de la ceinture ciliée ; il prend la forme d'un tambour ovalaire : ses deux bases ovales, convexes, irrégu- lières, sont tentaculées ; la couronne, étroite, est ciliée dans sa moitié antérieure et tentaculée dans sa moitié postérieure. Le noyau devient latéral. La vacuole devient marginale. Puis les tentacules dispa- raissent, sauf quelques têtes qui persistent sur la couronne. Le cytoplasme devient assez transparent. Les mouvements sont relativement lents. — Pour se fixer, l'animal s'arrête, les tentacules reparaissent ; le corps redevient ellipti({ue, puis sphérique ; le cytoplasme s'oj>acifie ; les cils disparaissent. Eau douce et eau saumàtre. — Alger ; Laneuve- ville, sur des Algues (Nancy). Diam. du corps : 40-00 |ji. — Diam. du pédonc. : 5 |x. — Long, du corps à l'état mobile : 70 Larg. du corps à l'état mobile : 58 ^i. 'X. MEMOIRES. 9 a D'après une lettre de Florentin, la forme d'eau saurnûtre serait une variété miniina (trois fois plus petite) de P. Maiipasii. Cette réduction de taille, serait due à la sahire de l'eau, de même que celle de rinfusoire Frontania leucas (trois fois plus petit également), de l'Épinoche, etc. (voir le travail de Florentin). Dimensions de la variété d'eau saumâtre : Diam. transversal \()-^2^ j^. — Long, du pédic. : 1(3 à 20 [jl. — Larg. du pédic. : 2 ij.. — Diam. de la vacuole : 6 (a. — Diam. du novau : 6 u. — Diam. du kvste : 21 a. PODOPHRYA LIBERA Pcity. Carter 65 ; Maupas 81 ; Kent 80-82 : Bûtschli 87-89 : Butschinski ; Sand 99. Podophrya fixa var. algirensis Maupas 76. Pédicule cylindrique très mince, sa longueur éga- lant OU dépassant légèrement le diamètre du corps. Corps parfaitement sphérique, sans bosselures ni irrégularités. Tentacules très nombreux (50 environ), rectilignes cylindriques capités, très inégaux, de 5 longueurs différentes, quelques-uns atteignant de 5 à () fois le diamètre du corps. Cytoplasme grisâtre, granuleux, un peu foncé. Noyau sphérique, égalant en diamètre un peu plus du quart du diamètre du corps. Vacuole contractile marginale, sphérique; près d'elle, la surface du corps est légèrement déprimée et dépourvue de tentacules. Kyste sphéroïdal, mince, transparent, portant 8 à 16 bourrelets circulaires étroits, peu saillants, dis- posés comme les cercles de latitude sur une sphère ; 94 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. un pôle porte un mamelon à deux gradins ; sur l'autre s'insère le pédoncule lisse ou légèrement courbé, de longueur inférieure au diamètre du kyste, et s'élariïissant vers son insertion sur le kyste. Pour passer à l'état mobile, l'animal abandonne son pédicule ; il reste souvent à cet état et se meut en se halanl sur ses tentacules. Mais il peut aussi se cilier de la manière suivante : il rétracte tous ses tentacules à la longueur de ceux de la série courte ; la région du corps voisine de la vacuole se creuse d'un sillon étroit et peu profond, dans lequel nais- sent des cils disposés en rangées longitudinales. Le sillon s'étend par ses deux extrémités et forme une ceinture complète ciliée. Puis le sillon s'efface, et la partie ciliée bombe, tandis que le corps s'aplatit entre deux plans parallèles à celui de la ceinture ciliée ; il prend donc la forme d'un tambour ovale très bas ; ses deux bases larges, ovales, peu convexes, assez régulières, sont tentaculées ; la couronne, étroite, est ciliée. La vacuole est marginale ; le noyau reste central. Puis les tentacules disparaissent com- plètement, le cytoplasme devient très transparent. Les mouvements sont rapides. — Pour se fixei', l'animal s'arrête ; les tentacules reparaissent ; le corps devient elliptique, puis sphérique, le cyto- plasme s'opacitie, les cils disparaissent. He})roduction par scissiparité transversale égale, l'individu-tille subit toutes les transformations de l'état mobile, puis se fixe. Eau douce et eau saumàtre (Odessa). — Europe, Algérie, Inde. Diam. du corps : 50-80 [jl. Long, du pédic. : MÉMOIRES. 9K 80-100 II. — Long, des tentac. : 20-115 pi. — Diam. des tentac. : 0,7 ix. — Diani. de la tète des tentac. : ^2 {JL. — Diam. du noyau : :25-5o pi. — Diani. de la vésicule contractile : lo-:2o ja. — Diain. du kyste : 57 jU. — Long, du corps à l'état mobile : 70 pi. — Larg. du corps à l'état mobile : 29 pi. PoDOPiiRYA Ehrenberg fixa 0. F. Mûller 1786 (^). Cienkowski 55, 1 et 55, 2 ; Claparède et Lachmann ; Hertwig ; p]ntz 7ii et 9G ; Mei-esclikowski 81 ; Kent 80-82; Maupas 84 ; Biitschli 87-8'J ; Dangeard ; Butschinski ; Sand 99. Trichoda fixa 0. F. Muller 1786. Podophrya fixa Elirenbei'g 1838. Actinophrys Sol Stein 49, 54. Phase Acinète de Vorticella microstoma Stein. Actinoj)hrys pedicellata Dujardin, Pineau. Actinophry fi di/formis Pevty. Orcula trochus Weisse 47. Podophrya fine Fraipont. Pédicule cylindrique mince, ordinairement sinueux, renflé à l'extrémité distale, s'élargissant aussi à l'ex- trémité proximale. Corps sphérique. Tentacules cylindriques rectilignes, nombreux, minces, capités, ne dépassant pas en longueur le diam. du corps. Cytoplasme hyalin. Noyau ovale allongé, subcentral. Centrosome (Maupas 84). 1 ou 2 vésicules contractiles. Kyste sphéroïdal {Orcula), fixé par un court pédicule conique, et portant 4 bourrelets très saillants, striés radiairement et disposés comme les cercles de lati- tude sur une sphère ; le corps est souvent excen- trique dans son kyste. Reproduction 1° par scissiparité transversale égale : (1) V. Kent, pi. XL VI, fig. 24 à 30. 96 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. le bourgeon eylindri.. — Diani. de la vacuole contractile : 8-15 [t-. Le stade Acincta, et le stade embryonnaire décrits par Buck senil)l('nt inexistants. PODOPIIKYA (ou TOKOPIIHYA ?) GaSTEUOSTEI Lachm. 59, 5 trouvée aux environs de Berlin sur les branchies du (lasterosteus (Épinoche) n'a été que nommée, et non décrite. Actinophrys sp. Slein 54. Acinela solarfs. Stein 59, 2. sont peut-être des Podophrya. fioiiro I I : SpliaM*4»|>lirTa Clap. et Lachm. 58-01. Dimensions petites ou moyennes (jusque 84 \t.). Xi loge, ni pédicule. Mobilité permanente, au moven de cils ou au moven des tentacules ; souvent simple mobilité passive. Parasitisme temporaire chez certaines espèces, ('oi'ps sphérique ou ovoïde de toute la surface (lu({uel rayonnent des tentacules cylindri(jues, capilés, radiaires, rectilignes, réguliè- rement répartis. Pas de tentacules pendant le para- sitisme. Cytoplasme incolore. Noyau sphérique. 1 ou j)lusieurs vésicules conti'actiles. Reproduction par scissiparité égale ou inégale, les êtres mobiles ainsi Ibi'més étant îil longés, ovoïdes, ciliés (les cils loca- lisés à une extrémité du corj>s, formant une ceinture équatoi'iale, ou ('lant i'(''|>arlis sur tout le corps). MEMOIRES. 99 Cinq espèces. Eau douce (5), l)inneiilandfauiia (1), eau douce et mer (1). Deux espèces sont endoparasites des Ciliés. — Europe, Algérie, Nouvelle-Zélande. Les Spliœrophrya ne sont peut-être toutes que des Podoplinja à l'état mobile. 1. Parasites 2 Non parasites " 3 2. Dans le Stentor 5. Sientorea. Dans les Ciliés (Stentor et Voi'ticelliens exceptés) S.pusilla. 3. Grande vacuole non contractile (de diamèti-e égal au rayon du corps) 5. hydrostailca. Pas de vacuole non contractile 4 4. Ovale ; la moitié antérieure ciliée, la moitié postérieure tenta- culée 'S. iîtentorea. Sphéi'ique ou ovale ; pas de cils 5 5. Tentacules localisés dans une seule zone du corps 5. parva. Tentacules répartis sur toute la surface du corps. 6 G. Ovale ; tentacules atteignant 10-12 fois le diam. du corps S. ovata. Sphérique, rarement ovale; tentacules dépassant à peine le diam. du corps 7 7. Mer S.pusilla. Eau douce 8 8. Tentacules très courts S. pusilla Tentacules variant du rayon au diam. du corps 9 9. Tentacules nombreux : animal petit S. 2^usilla. Tentacules peu nombreux ; animal assez grand Poclophrya gelaUnosa. Sph.ïuophrya Stentorea Maupas ('). Butschli 76 et 87-89 ; Kent 80-82. Phase Acinète de Stentor Stein, .59, 2. Libre ou parasite, corps subsphérique ou ovale, creusé souvent d'une ou deux gouttières circulaires (1) v. Kent, XLVI, (ig. 7, 8, 9. 100 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ('(liiiitoriiiles ; oxtivmité postérieure portant H à 10 tentacules cylindriques, reetil ignés, capités, courts, irrégulièrement distiibués; extrémité antérieure cou- verte de cils longs et fins. Lorsque l'animal est parasite, pas de tentacules ; les cils sont antérieurs ou couvrent toute la surface du corps. Cytoplasme clair. Novau ovoïde, antérieur. Deux vacuoles con- tractiles postérieures au noyau. Reproduction par scissiparité. Eau douce. — Libre ou endoparasite dans Stentor cœruleus (Stein) et Stentor liœselii (Maupas). Eu l'Ope, Algérie. Diam. du corps : 4:2 ^x. SiMi.KKoriiuvA PLsiLLA Clar. et Lachm. (i) Engelm. 62 et 76 ; Balbiani 61 ; Carter 61 ; Eberhard 62 ; Butschli 76, 1 et 87-80 ; Kent. 80-82 ; Gourret et Rœser 86 et 88 (2) ; Entz 96 Sand 99. Embryons de Ciliés Focke, Cohn 51 et 57, Balbiani 58, Eckhard 46, 0. Sclnnidt 49. Embryon de Paramœcium hursaria Stein 59, 2 ; Clap. et Lachm. Pluise Acinôte d" Uruslyla (/rancl/s Stein 59, 2. Phase Acinète de Slylonycida ynytilus Stein 59, 2. Sp/iœrop/irya sol Mecznikow, Kent 80-82 Entz \)6. Sphœropltrya Paramœcioruyn Maupas. Sphcvrophrya Uroslyla\ Maupas ; Kent (^0-82 : Parona 83,2. Shpœrophrya magna Maupas ; Kent 80-82 ; Maskell 86 Entz 96. Sphœrop/irya Slylonychiœ, Kent 80-82. Lihie ou païasile. Corps sphéi'ique ou subsphé- rique. Tentacules minces, cylindriques, rectilignes, (1) V. Kent, pi. XLVI, t\g. .3, 4, 5, : pi. XLVII lig. 6, 7 ; pi. XLVIII, fig- 6, 7. (2) La Sphœrophrya pus/lia de Gourret et Rœser est pour Butschli 87-89 une xicanthocyslis. MÉMOIRES. iOI capités, nombreux (jusque TiO), rayonnaut de toute la surface du eorps, répartis |»lus ou moins régulière- ment, très courts ou dépassant légèrement en lon- gueur le diamètre du corps. Pas de tentacules lors du parasitisme. Cytoplasme incolore. Noyau ovoïde ou S})héri(jue, excentrique ou central, finement gra- nuleux. Centrosome (Gourret et Récuser, Sand). 1 ou 2 vacuoles contractiles s[)hériques, excentriques. Reproduction par scissiparité : le corps s'îdlonge, quelquefois au point de former un ovale 4 fois plus long que large ; le noyau s'allonge, s'étrangle et se divise ; le corps aussi s'étrangle et se divise. 1^'animal étant resté couvert de tentacules, les deux moitiés en sont garnies également. Mais l'une des deux peut à ce moment se couvrir de cils qui, quelque- fois, dépassent en longueur les tentacules ; le corps de cette forme mobile s'allonge au point de devenir 5 ou i fois plus long que large. Mer et eau douce. — Toujours libi'e dans la mer, quelquefois parmi les Hydraires. Dans l'eau douce, libre parmi les Algues ou parasite dans Paramœciiim aurelia (= ccmdatiun) (Ralbiani, Mecznikow, Clap. et Lach., Maupas, Entz) Paramœcium bursaria (Stein, Clap. et Lachm.) Paramœcium putrinum (Clap. et Lachm.), Stijlonycliia pusttilata, SUjlomjcIna miftUus (Stein), Urostyla grandis (Stein), Uroleptus muscu- lus, Euplotes patella, Pleurotrirha (anceolata, l\assula ctegans (Cohn), Oxijtriclia (Chip, et Lachm. et Entz ; fixée sur le côté gauche de la rainure orale, où sans doute elle trouve une nourriture plus abondante). Eau douce : Europe ; Algérie (Maupas) ; Welling- ton (Nouvelle-Zélande) (Maskell). d02 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. iMor : Maiifretti (Sardaigne) (Parona) ; Marseille : quai (le la Fiaternitë (embouchure des égoùts) ; quai de rilôtel de Ville et quai aux Huiles (eau moins impure) ; quai St-Jean (eau pure) (Gourret et Roeser) ; Bastia (Corse) (Gourret et Roeser) ; Roscoff (Sand). Diam. du corps : :2o-o5 [ji. — Longueur min, des tentac : 9 j-i. — Diam. min. du noyau : 15 p.. — Diam. min. de la vacuole : 1:2 [j^. SpiI.THOPnilYA HYDROSTATICA Engclui. 78,1. Kent 80-82. Libre. Corps spbérique, duquel rayonnent 30-40 tentacules cylindriques, longs, capités, rectilignes, irrégulièrement distribués. Vacuole gazeuse non pul- satile, atteignant en diamètre la moitié du diamètre du corps, servant à taire llotter l'animal. Vacuoles pulsatiles petites et nombreuses. Eau douce. — Parmi les Lcmna. — Europe. Diam. du corps : 84 \t.. Spilkiiophrva parva Greeff 88. Butschli 87-89. Libre. Cor[)s spbéroïdal ; tentacules longs, capités, s'épaississant graduellement vers leur exti'émité, localisés sur une zone de la surface du corps. Cyto- plasme granuleux, sombir. Noyau spliérique, cen- tral. Vacuole pulsatile sphéri(|ue, subcentrale. Sur les Mousses terrestres. — Marburi^. MÉMOIRES. ^03 Diam. du corps : 90 i^. Un seul exemplaire observé. Sph.erophkya Lachni. 59,5 ovata Weisse. Bûtschli 87-89. Actinophrijs ovata Weisse. Libre. Corps ovale, duquel s'irradient des tenta- cules dont la loni;ueur atteint jusqu'à 1:2 fois le diam. du corps. Eau douce. — Berlin (Lachm.) ; Russie (Weisse). Spii.*:rophrya massilieînsis Gourret et Roeser 86 (pi. XXII, fig. 17). Butschli 87-89. Sous ce nom, ces auteurs ont décrit une forme, observée seulement en voie de division ; elle pos- sède peut-être une loge. Libre. Corps allongé, cylindrique, la longueur représentant le triple de la largeur ; chacune des bases du cylindre porte un faisceau de tentacules cylindriques, capités, rectilignes, très inégaux. Au centre, la membrane (loge ?) est détachée, tandis que le corps est plus ou moins étranglé. Il en résulte la présence d'un espace libre entre le corps et la membrane. Cytoplasme hyalin, granuleux, dans lequel se distinguent des traînées foncées. Noyau sphérique, antérieur, foncé, granuleux. iMer. — Marseille : quai St-Jean (eau pure), quai de la Fraternité (embouchure des égoûts). 104 SOCIÉTÉ BELCiE DE MICROSCOPIE. Genre 12 : Knclospliaera F^ngelniann 1876 Butschli 76 et 87-89. Dimensions petites. Ni loge, ni pédieule. Para- sites permanents. Sans tentacules. Corps sphéri([ue. Noyau central sphérique. Centrosome (Biitschli 76). Vacuole contractile subcentrale. Reproduction par embryons internes, ovales, non tentacules, pouivus d'une ceinture ciliée médiane ou couverte de cils à leur extrémité antérieure. Quelquefois 2 ou 5 em- bryons à la fois. Une espèce. Eau douce. — Europe. Dans : Tokophnja quiubipartilu (Clap. et Lacbm.) ; VorticdUi Convallaria {Engelmann 6:2) ; Vorticella campanula (Stein 67) ; Vorticellu microstoma (Stein 67, Entz 96) ; Vorticella nebulifera {Stein 59,^2) ; Zoo- thamnium arbiisciila (Stein 67) ; Epistijlis plicatilis (Clap. et Lachm.) ; Carchesium polijpinum (Engelm. 62) ; Carcliesiiun Aselli (Engelm. 62) ; Triclwdina pediculus (Stein 59,2). Peut-être dans : Didinium nnsiitiim (Balbiani 73), Dictyocysta mitra (Heckel), Tintinnopsis campanula (Hoeckel), les diverticules générateurs d'Acineta divisa, tiiherosa et papillifera et dans Bursaria trun- catella (Stein 67, Eberhard 68). Dans ce dernier Cilié, les i)arasites, très petits, sont au noml)re de 50 à 200 ; leur corps est couvert de cils. Chacun est logé dans une petite vacuole, qui, quelquefois, en contient cependant plusieurs. Leur forme est ova- laire ; l'extrémité antérieure i)orte un prolongement tubuleux, étroit et court. Noyau sphérique ou ovale MÉMOIRES. 108 central. Vacuole contractile postérieure. Libres, ces parasites développent de longs tentacules. Puis, les cils se montrent tandis ({ue les tentacules sont rétrac- tés. Une ouverture orale semble se développer j)osté- rieurement. Ces animalcules s'introduisent alors dans les Bursaria dont le péristome, le pharynx et l'ouver- ture orale dégénèrent et disparaissent. EiNDOSPH.ïRA Engelmann En(;elmainni Entz 96. Embryons de Vortic. CJap. et Laclim., Stein 57-59-67, Engelm. 62. Petits embryons de Tokophrya quadripœrtita Clap. et Lachm. Caractères du genre. Genre 13 : Aiiiœboplirya Kœppen 1894. Stade endoparasite : Ni loge, ni pédicule. Le corps se compose d'un ovoïde creux, laissant à son centre une très grande cavité conique remplie presque entiè- rement par un cône de cytoplasme qui s'y emboîte. A la base du cône, sa surface externe se replie sur lui et le recouvre d'une cloche, d'une calotte complète tapissant intérieurement la cavité conique. La surface externe du cône et la surface interne de la calotte portent toutes deux une rainure spiralée dont le nombre de tours augmente avec l'âge. La cavité qui les sépare est semblable à celle que laisseraient entre eux deux cônes concentriques. Ni tentacules, ni cils. Cytoplasme hyalin, jaune pâle. Noyaux mul- tiples, placés le long de la surface externe du cône et de la surface interne de la calotte ; leur nombre augmente avec l'âge. Stade libre : Le cône progresse dans la cavité de i06 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. dedans en dehors et perce le sommet de la calotte qui se dévagine ; la surface externe du cône devient la surfaces externe de la moitié antérieure de l'animal, la sui'face interne de la calotte devient la surface externe de la moitié postérieure. Le corps a pris l'aspect d'un cylindre à extrémité antérieure conique, à extrémité postérieure en forme de cône tronqué. La rainure spiralée est garnie de cils très fins et courts. L'animal nage vivement en tournant sur lui- même. Puis il se fixe. La rainure et les cils dispa- raissent. Des tentacules courts se montrent, pour être bientôt après rétractés. L'animal devient amœ- hoïde, et, sans doute, se multiplie. Les jeunes Amœ- bophrya pénètrent alors dans leur hôte, leur noyau se multiplie, et la forme endoparasite se reconstitue. :2 espèces. Mer. — Europe. 1). Fai-asite dans Sticholonche A. Sticholonche. 2). Parasite dans une Acanthomètre A. Acanthoinelrœ. Am(»:ik)i>iikva SriciiOLONciiE Kœppen (pi. XX, fig. 1 et :2). Borgert 97. Corps spiral P"ol 83, Korotneff'. Caractères du genre : au stade libre, corps très îillongé, en forme de cigare, à extrémité postérieure tron(|uée ; 50 rangées de cils environ, loyaux de i 5, .j [^ de diam. Mer. — Parasite dans Slichohniche /auicIvu, logé un peu latéralement dans la concavité de la capsule réniforme. MEMOIRES. 107 AM(*:i{(>l>llinA AcAiMHOMETKAE Ka'[>|>cn (pi. XX, Hg.). Borgert 97. Signalé par Hei'twig 77, 2 et 97, Hœckel87,2etBrandt qui l'avaient pris pour un noyau. Caractères du genre : au stade libre, corps ovoïde, à extrémité antérieui-e tronquée ; \^2 rangées de cils environ. Novaux de 1 à :2 m^ de diamètre. Mer. — Parasite dans Acantliometra serrata, Acan- thometra CAaparedei, Acantliometra doliclwscion, Acan- tlwstaurus jyurpurasceus, Acantliostaurus criiciatiis, AmpliUonclw helonoïdes, Acantlionia tetracopa. Y. GROUPE. Caractérisé par une loge conique dont la partie hasale sert de pédicule et dont les faces latérales portent des fentes longitudinales par où passent les tentacules. 1 famille, 1 genre, 1 espèce. Eau douce et mer. Europe, Amérique du Nord, Nouvelle-Zélande. 7"- FAMILLE : METACINETINA. Bûtschli 87-89 (pi. XX, fig. 6) (i). Dimensions petites, moyennes, grandes ou très grandes (jusque 700 i^). Contenu dans une loge coni- que dont la partie basale sert de pédicule. Loge (1) V. Kent, pi. XL VI, fig. 40, 41, 42, 43, 57 ; pi. XLVIII, flg. 41. J08 SOCIETE RELGE PE MICROSCOPIE. ovouif, cupulitorinc, uiréolôe ou trap(V/,oï(lale, sa lontrucur pouvant être égale au liiple de sa largeur ; leriiiéc antérieurement, les faees latérales se eonti- nuanl sans limite préeise en une face antérieure ; loge percée latéralement de ^-8 tentes équidistantes, parfois placées sur autant de crêtes (var. alata), dirigées dans le sens de l'axe de la loge ; ces fentes se continuent sur la face antérieure de la loge et se rejoignent, à son centre, en une ouverture commune ; elles partagent donc la face antérieure de la loge en 2-8 valves triangulaires ; quelquefois, les fentes étant très larges, ces valves ne sont plus conver- gentes, mais redressées et parallèles et la face anté- rieure de la loge n'existe plus. La loge peut porter de petits ailerons ou des pointes (var. aciumnata) . La partie postérieure de la loge s'amincit graduelle- en un tul)e conique ou cylindrique très court (1/7 de la hauteur de la loge) (var. hrevipcs), ou pouvant atteindre 8 fois cette hauteur (var. longipcs) ; il est dans ce dernier cas, rectiligne ou incurvé. Le corps ovoïde, est lihre dans la loge dont il occupe la moitié ou les deux tiers de la cavité. Pas de plan- cher de la loge. Par chaque fente de la loge sort une série de tentacules cylindriques, caj)ités, i-ectilignes ou filamenteux et llexil)les (var. flexilis), souvent assez longs. (]ytoi»lasme clair. Noyau ovale ou sphé- ri(|ue. Centrosome (Kei»[)en, Dangeard). I vacuole pulsatile munie de .">-,') canaux excréteurs. Hepro- (hiction par scissiparité inégale : la jeune Mcta- chiela, holot riche, sort par une des fentes de la face antéi'ieure ; elle peut aussi ne pas èti'e ciliée, rester adhérente à la mère et former une loge insérée sur MEMOIRES. 400 celle de la mère, face antérieure contre face antérieure (Clap. et Lachni., Stein M et 07, Bûtschli 7(), 2, (iriiher 79). Mctacincla a peut-être le pouvoir de se transformer tout entière en embryon (Biïtschli 76, 2). Conjuiiaison (Clap. et Lachm., Lieberkiilm in BCitschli* 87-89). 1 geni'e, 1 espèce. Eau douce et mer. — Sur les Conferves, Lemna, Spirogyra, Ccriitophijlhim , Carchesium , etc. — Europe ; Amérique ; Wellington (Nouvelle-Zélande). Hauteur de la loge : 55-700 [j.. Genre 14 : lietaeiiieta Bûtschli 87-80. Caractères de la famille. 1 espèce. Metacinetâ Biitschli 87-89 Mystacina Ehrenb. Bûtschli 87 89, Keppen, Dangeard. Cothurnia Ehrenberg 31. Acineta mysticina Elirenb. 3&, Stein 49, 67, Clap. et I.achm., Bûtschli 76, 2, Mereschkowsky 79. Kent 80-82, Parona 83, 2. Acineta mystacina var. Carcliesii Gi'uber 79, Kent 80-82. Phase Acinète de Vaginicola crystallina Stein 54. Phase Acinète de Cothurnia maritinia Stein 54. Acineta cotlturnia Clap. et Lachni., Kent 80-82. Acineta alala Stokes 85, 1. Acineta stagnatilis Stokes 86-88 Acineta acuminata Stokes 87. Acineta flexilis Stokes 94. Acineta angularis Maskell 87. Acinata flos Maskell 87. Caractères de la famille. La forme décrite par Archer appartient peut-être à la famille des Metacinetbia. no SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. VI. GROUPE. Carnctérisé par un corps non lobé, sédentaire à l'état adulte et portant des tentacules uomhreud\ ri(/ides, capités ou dilj'érenciés en tentacules capités, suceurs, et tentacules pointus, préhenseurs ; lorsqu'il y a une loge, elle ne présente pas de fentes latérales. 2 familles, 6 genres, 9 sous-genres, 79 espèces. Eau douce (59), nier (54), eau saumàtre (5), eau douce et eau saumàtre (1), eau de mer et eau sau- màtre (I), eau douce, eau de mer et eau saumàtre (i). — Europe, Algérie, Inde, Nouvelle-Zélande, Amé- rique du Nord, République Argentine. S""^ FAMILLE : ACINETÏNA Bûtschli 87-89. Dimensions petites, moyennes ou grandes (jusque 50 i p.). Loge et pédoncule, ou pédoncule seulement, ou loge seulement, ou bourgeon cytoplasmique adhésif. Corps sphéri(|ue, ovoïde, cylindrique ou pyriforme. Tentacules nombreux cylindiiques, ordi- nairement capités, rectilignes (exceptionnellement flexueux et très mobiles), fascicules ou dispersés, répandus sur tout le corps ou localisés en une région de sa surface. Cytoplasme de couleur variable. Noyau sphérique, ovoïde, en fer à cheval ou ramifié. Une ou plusieurs vésicules contractiles. Reproduction par embryons endogènes péritriches (quelquefois holo- triches ou hypotriches ou sans cils ou en forme de Sp/iœrophrija ou par gemmes externes ciliées, ou par ces deux modes à la fois ; quelquefois, en outre, MEMOIRES. m par scissiparité). Ou bien reproduction par diverti- cul es générateurs. 4 genres, 7 sous-genres, 70 espèces. Eau douce (59), mer (!25), eau sauniàtre (5), eau douce et eau sauniàtre (1), eau de nier et eau sau- matre { I), eau douce, eau de mer et eau saumàtre (1). — Europe, Amérique du Nord et du Sud, Algérie, Nouvelle Zélande, Inde. Genre 15 : Hallexia Sand 95. Dimensions petites ou moyennes (jusque 180 [x). Pas de loge ni de pédicule. Animal fixé par un bour- geon adhésif constitué par une petite bosse, non différenciée, de l'extrémité postérieure du corps. Corps sphéroïdal, ovoïde, pyriforme ou cylindrique. Tentacules cylindriques, capités, rectilignes, souvent nombreux, dispersés ou fascicules, localisés à l'extré- mité antérieure du corps. Cytoplasme incolore. Noyau spliérique, ovale ou fusiforme. Une ou deux vacuoles pulsatiles. Reproduction par embryons endogènes multiples. 5 espèces. Eau douce. — Europe et Amérique. 1. Tentacules non fascicules H. oviformis. Tentacules fascicules. 2 2. Corps cylindrique allongé : 2 faisceaux de tentacules H Ihtchei. Corps sphéi'oïdal ou pyriforme ; 2 4 faisceaux de tentacules E. brachypoda. Hallezia Oviformis Sand 99 (pi. V, fig. 1, 2, 5, 4). Coi'ps plus ou moins régulièrement oviforme, quelquefois pyriforme ou ovale, fixé par un petit 112 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. bourgeon (vliii(lri(Hio de cytoplasiue postérieur (Dans les formes jeunes, ce l)oui'g;eon manque, mais sa place est indiquée par une petite concavité du corps). De la partie antérieure de celui-ci divergent 5 à :20 tentacules cylindri(jues capités, de longueur variable, quelquefois très minces. Cjtoplasma hyalin, finement granuleux. Souvent une partie du corps est beaucoup plus claire que les autres : c'est une région ovalaire située un peu en avant du centre de l'animal, ou un cône placé à sa partie postérieure, ou une petite sphère excentrique. Deux de ces zones peuvent coe- xister chez le même animal. Noyau spliérique ou fusiforme, central ; centro- some (Sand). Vacuole }»ulsatile spliérique, antérieure, possédant un canal excréteur très net. Eau douce. Parmi les Algues. — Bruxelles, Samson-sur-Meuse. Long, du corps : 25-50 [i. Larg. du corps: 12-25 {ji. Long. des tentacules: 7-20 |JL. Diam.de la vacuole: 5- 10 [JL. Cette forme est intéressante parce qu'elle établit une transition entre Triclioplirija et HaUezia : jeune, elle est fixée par un point non différencié du corps, c'est donc une Trichophriju ; adulte elle est fixée par un bourgeon cytoplasmique, c'est donc une llaUezia. Hallezia Sand Bickei Kent (pi. VH, tia. I ; pi. XXI, Hg. 2, 4, 9). Sand 99 Podophrya Duckei Kent 80-82. Podophrya compi^essa Nutting Corps cylindrique s'élargissant un j)eu antérieu- rement, 2 à 5 fois plus long que large, parfois aplati MEMOlllES. , 1^;} au point d'être 5 fois plus lartço (ju'épais, d'autres fois très peu aplati. La moitié postérieure du corps s'ainincit g;raduelleinent et légèrement, puis très brusquement pour former un bourgeon adliésif cyto- plasmique, court et épais. Sur la sui'face du corps collent souvent des débris de toute sorte. Quelquefois une strie encercle le corps, à l'union de son quart antérieur avec ses trois quarts postérieurs. Les angles antérolatéraux peuvent s'allonger en proéminences arrondies ; cbacun des !2 angles porte un faisceau de 6 à 25 tentacules cylindriques inégaux, capités, rectilignes pour la plupart, pouvant atteindre la moitié de la longueur du corps, se rétractant en spirale. Cytoplasme finement granuleux. Noyau ovalaire, plus ou moins allongé, subcentral. Vacuole contractile antérieure. Reproduction par embryons internes antérieurs ciliés quelquefois multiples, qui, après leur issue du corps maternel restent quelque temps attachés au bord intérieur, puis errent, se fixent, deviennent triangulaires, puis s'allongent de plus en plus. Eau douce. — Parmi les Algues. — Allemagne (Bucke) ; lowa (Etats-Unis : aquarium du laboratoire de biologie de la State Universitij) (Nutting) ; Bruxelles (Sand). Long, du corps : 90-18(1 {j-, — Larg. du corps : 15-40 1^. — Long, des tentacules : (>-90 [i. — Cette espèce se nourrit de Ciliés et surtout d'Amibes. INut- ting a observé dans un tentacule d'//. Buckci un courant excréteur violent, lançant au dehors des gra- nules. Bucke n'avait vu que les formes cylindriques ; les exemplaires de Nutting, au contraire, étaient tous comprimés ; le notre établissait la transition. XXV. 8 iU SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Haij.ezia Sand iuiaciiypoda Stokes (pi. X\, fig. 5). Podophrya hrachypoda Stokes 85, 2. Tokoplirya brachiopoda Biitschli 87-79 (1). Corps subsphéiique ou en forme de poire très laii-e, ordinairement arrondi postérieurement et fixé par un petit bourLfeon cytoplasmique cylindrique mince et court, quelquefois si petit que l'animal semble sessile (chez l'individu jeune, la place du bouriicon est indiquée par une petite concavité du corps). !2, 3 ou 4 faisceaux de tentacules cylindri(|ues, rectilignes, capités, atteignant souvent en longueur le double du diamètre du corps, localisés sur la face antérieure. Cytoplasme granuleux. Noyau sphérique subcentral ou postérieur, formé de gros granules. 2 vacuoles pulsatiles. Reproduction par embryons internes ovales, 5 fois plus longs que larges, possé- dant un gros noyau ovale et ^ vacuoles pulsatiles ; les embryons servent souvent de proie aux adultes de leur propre espèce. Eau douce stagnante et couverte de feuilles mortes. — Attachée aux débris flottants. — Amérique. Diam. du corps : 55-42 ^x. Goiii-o lO : Tokoplirya Bûtschli 87-89. Dimensions petites, moyennes ou assez grandes (jusque :258 ii). Pas de loge. Pédoncule de forme et des dimensions variables, le plus souvent rectiligne. (1) Pour Biitschli cette espèce, placée dans le Sine sous-genre des Tohophyya, est identique à Tokophrya pyrutyi. MKMOIHES. nS (]orps sphéri((ue, ovoïde, j)yrjiiiiidal, pyi'ifornie ou cyliiKlri(|ue. Tentacules cylindriques ordinairement capités et rectil ignés, fascicules ou disperses, loca- lisés ou répandus sur tout le cor}>s. (Cytoplasme de coloration variable. Noyau spliérique, ovoïde, réni- f'ornie, ruban, en iW à cbeval ou ramifié. Une on plusieurs vésicules contractiles. Reproduction [»ai' embryons internes péritriches, bolotricbes, bypo- triches ou sans cils ou en foi-nie de Sp/iœrophnja ou par gemmes externes ciliées. 5 sous-genres, ;26 espèces. Eau douce (lî)) et mer (7). — Euro})e, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Inde. 1. Corps pyi'ifoi'me (sphérique au stade jeune), pédicule non strié transversalement, recourbé, s'amineissant du sommet à la base ; petit nombre de tentacules non fascicules, légèrement capités ; eau douce T. inclinata Animal ne répondant pas à cette description 2 2. Animal plongé dans une gelée ; corps cylindrique, 2 fois plus long que large ; pédicule petit ; tentacules courts et nom- breux insérés sur toute la surface du corps T. Parroceli Animal ne répondant pas à cette description 3 3. Corps quadrangulaire, 2 fois plus long que large ; 1 ftiisceau de tentacules à chacun des 4 angles T. Astaci. Animal ne répondant pas à cette description 4 4. Corps cylindrique très allongé, 4 à 6 fois plus long que large 5 Animal ne répondant pas à cette description 6 5. Tentacules localisés à la région antérieure T. cylindrica Tentacules répartis sur tout le corps T. elongata 6. Tentacules non fascicules Sous-genre 1 Tentacules fascicules Sous-genre 3 $!$ous-^oiii*i^ t : B>is<*0|»lii*ra Laclimann 59, 5, Dimensions petites, moyennes ou assez grandes (jusque 258 |j.). Pédoncule strié longitudinalement •H6 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. et traiisversalenieiit, très court et gros ; ou pédicule conique ou cylindrique très long, souvent rentlé ou évasé vers l'insertion au corps. Corps sphérique, ovoïde ou un peu irrégulier, souvent très comprimé. Tentacules cylindriques, rectilignes, capités, dispersés sur la l'ace antérieure du corps. Cytoplasme incolore ou coloré. Noyau ovale, ramitié ou en fer à cheval. Vacuoles pulsatiles en nombre très variable, quel- quefois unique. Reproduction par embrvons liolo- triches ou en forme de Spliœrophrya ou par bourgeons externes ciliés. 14 espèces. — Eau douce (8) et mer (6). — Europe, Amérique du Nord, Amérique du Sud. 1. Pédicule beaucoup plus long que le diamètre du corps 2 Pédicule à peu près égal en longueur au diamètre du corps 7 Pédicule beaucoup plus court que le diamètre du corps 1 1 2. Pédicule conique 3 Pédicule cylindrique s'évasant vers le corps 4 Pédicule cylindrique ne s'évasant pas vers le corps 6 3. Pédicule strié transversalement, très mince à la base ; le corps s'insère sur le pédicule par un cou de la même largeur que le pédicule ; tentacules plus longs que le diamèti-e du corps ; noyau ovale allongé T. conipes. Pédicule déjà large à sa base, strié longitudinalement, s'insérant sur une partie seulement de la face postérieure du corps ; tentacules plus courts que le diamèti'e du corps ; noyau en fer à cheval (sphérique chez le jeune) T. Lynghyei. 4. Mer; entouré d'une couche de gelée sur laquelle collent de multiples débris T. limhata. Eau douce ; pas de gelée 5 5. Tentacules répartis sur toute la surface du corps T. macvostyla. Tentacules localisés au bord antérieur T. mucrocaulis. 6. Tentacules cylindriques, complètement rétractiles T. Francottei. Tentacules très élargis à la base ; un cône subsiste lors de leur rétraction T. Trold. 7. Pédicule assez mince, cylindrique 8 Pédicule très épais, au moins au sonmiet 10 MÉMOIRES. in 8. Corps sphérique 9 Corps ovoïde allongé ; tentacules flexueux, insérés sur toute la surface du corps ; mer T. marina. 9. 3 ou 4 tentacules épais : pédicule massif T. C7Xissipes. Plus de 4 tentacules ; tentacules et pédicule minces T. ciliata. 10. Pédicule à base très mince, s'évasant considérablement et brus- quement dans sa moitié antérieure qui s'insère sur toute la la face postérieure du corps T. Steinii. Pédicule large, s'évasant légèrement de sa base à son sommet, s'insérant sur une partie seulement de la face postérieure du corps T. Lichtensteinii. 11. Pédicule presque aussi large et aussi épais que le corps, strié longitudinalement ; bosse sur le milieu de la face antéi'ieure du corps T. ferrum-equinum. Pédicule beaucoup plus mince et moins épais que le corps, d'une striation peu nette ; pas de bosse sur le corps T. cothurnatà. ToKOPHKYA Biitschli conipes Mereschkowsky ('). Biitschli 87-89. Podophrya com'pes Mereschkowsky 79, Kent 80-82. Pédicule conique, très mince à sa base, s'élargissant graduellement jusqu'au corps, atteignant en longueur 5 à 10 fois le diamètre du corps, strié transversa- lement, à substance centrale homogène, portant souvent 1 ou 2 renflements annulaires. Corps sub- sphéroïde ou pyriforme, plastique, mou, présentant souvent des proéminences et des dépressions, s'unis- sant au pédicule par un cou de même largeur que le sommet de celui-ci. Tentacules cylindriques, rectilignes, très nettement capités, peu nombreux, répartis sur tout le corps (sur la face antérieure seule au stade jeune), pouvant dépasser en longueur le diamètre du corps. Cytoplasme incolore. Noyau ovale allonsjé. Vacuole contractile subcentrale. (1) V. Kent, pi. XLVIIIa, flg. 4. i\S SOCIÉTÉ lŒLGR DE MICROSCOPIE. Mer. — Sur lU'ilota et Ceramimn. — Mer Blaïuhe. Diam. du corps : 100-189 }^. T(>hoi'iir.v.v Biitschli Lyn(;byi:[ Khrenberg non llobin (pi. 111, fil.-. :> ; pi. IV, tig. i ; ]A. V, %. 5). Biitschli 87-89, Sand its et 99. Acineta Lyngbyei Ehrenberg" l'oclophrya Lyngbyei Chip, et Lachm., Fraipont. Kent SO-82. Pédicule cylindri(pie déjà large à sa base, s'élar- gissant juscfu'au sommet, souvent contourné, strié longiludinalement, cylindrique, quadragone (Sand) ou polygonal (Sand), à couche externe différenciée, pénétrant en dôme dans le corps, atteignant 2 à 5 fois en longueur le diamètre du corps. Corps globu- laire ou pyriforme, dépourvu de gelée et pourtant (juelquefois recouvert de débris, recevant dans une partie seulement de sa face postérieure l'insertion du pédoncule. Tentacules cylindriques, nombreux, courts, massifs, antérieurs, capités, (}uel([uefois pointus lorsqu'ils sont à demi rétractés, rcctilignes ou un peu incurvés. Cytoplasme incolore, gris, vert, jaune, l)run ou même noirâtre. Novau en fer à cheval, ramilié ou rubané et recourbé (sphérique chez le jeune). I ou ;2 vacuoles contractiles. Une grande vacuole non conti'actile peut envahir pi'csque tout le corps. Re}»r()(hiction par bourgeons multiples ciliés (Sand 9i)) et pai' embryons endogènes en forme de Spluvrojthnju, quelquefois multiples (5) et inégaux (Claparède et Lachmann). Mer. — Cojienhague, sur Scrtiilaria (jcmculaln (Ehrenberg) ; Cin-istiania, Christiansand, (ilesnas- MÉMOIRES. M9 holm, Sai'toi'-Oï, Bergen, sur des Algues, des Cani- panulaires et des Sertulaires {Cla}>. et Lachm.) ; Ostende, sur des (jiijlia voluhilLs fixées sur Halodac- tijles (Fraipont) ; Nieuport et le Portel sur des Vési- culaires et des Sertulaires (Sand) ; Roscoff sur des Copépodes parasites de la cavité branchiale des Asci- dies (Sand). Long, du corps : 40-80 ix. — Larg. du corps : 40-75 [A. — Long, du pédicule : 1^20-400 [^. — Larg. maximum du pédicule : 8-50 [x. — Long, des tenta- cules : 10-50 p.. ToKOPHKYA Bûtschli LiMBATA Maupas (pi. VIII, fig, 2, 5,4,5,6) (1). Bïitsehli 87-89, Sand 95 et 99. Fodophrya limbata Maupas 81, Kent 80-82, Mœbius, 88, 1. Pédicule cylindrique, mince, rectiligne, 2 à 8 fois plus long que le corps, s'amincissant légèrement de la base au sommet, puis s'évasant en une cupule régulièrement conique, 4 à 5 fois plus large que le pédicule ; le bord de la cupule peut se rabattre en dehors ou en dedans ou rester dans le prolongement de la cupule ; pellicule du pédoncule très mince, de telle sorte que la paroi est constituée principalement par la membrane sous-pelliculaire. Corps subsphé- rique ou pyriforme, s'insérant sur la cupule comme une boule sur la tige d'un bilboquet, directement ou par un prolongement couH et épais en forme de cou, un peu moins large que la cupule ou de même largeur qu'elle. Corps enfoui dans une sphère de (l) V. Kent, pi. XLVIII, ttg. 5. 120 SOCIÉTÉ RELf.E DE MICROSCOPIE. gelée (eoiu'enti'iqiie à la sphère du corps) hyaline, ferme, parfois finement granulée, variant d'une minceur extrême au douhle du diamètre du coi'Jîs. Des déhris divers collent sur cette gelée et peuvent la rendre complètement opaque et noirâtre ; 10 à 45 tentacules minces, coniques (s'amincissant vers le sommet) rectilignes, nettement capités, irrégulière- ment distrihués sur tout le corps, pouvant atteindre en longueur le double du diamètre du corps, tra- versent la gelée. (Cytoplasme incolore ou jaunâtre. Noyau ovale subcentral. Centrosome (Maupas, Mœbius). Vacuole contractile latérale. Mer. — Roscoff, sur des Hvdraires attachés sur Fucus serraîus (Maupas) ; Alger, sur Campunularia (Maupas) ; Kiel (Mœbius) ; Nieui)ort, le Portel, Roscotf, (Concarneau, Banyuls, sur des Vésiculaii'es, des Sertulaii'cs et Spirulina versicolor (Sand). Diam. du corps (sans la gelée) : 18-15 ;j.. — Diam. du corps (avec la gelée) 5r)-()0 [t.. — Long, du pédi- cule : 50-0:25 pt. — Larg. maximum du pédicule : 1-4 [A. — Long, des tentacules : KMiO ji.. — Long, du noyau : 15 jji. ToKOi'iiRYA Biltschli macuostyla Stokes (pi. XX,fig.8). Podophryaimacrostyla Stokes 85, 1. Pédicule cylindrique, s'élargissant graduellement de la base au sommet, et là s'évasant brus(|uement en une cupule dans la([uelle s'insère la face posté- rieure du corps ; le pédicule peut atteindre en lon- gueur 8 fois le diamètre du corps. Olui-ci est sub- sj)h('ri(pie et porte des tentacules modérément MÉMOIRES. 421 nombreux, irrégulièrement distribués sur toute sa surface, rectilignes, cylindri({ues, eapités, pouvant atteindre le double du diamètre du corps ; une spirale les entoure. Cytoplasme rempli de grosses granulations. Noyau ovalaire subcentral. Vésicule contractile latérale. Eau douce. — Amérique. Diam. du corps 50-56 i^. Par la pression du couvre-objet, Stokes a vu cette espèce détacher ses tentacules : ils avaient alors la forme d'un bâtonnet renflé aux deux bouts. D'autres tentacules leur étaient substitués immédiatement. Par un séjour prolongé dans une eau confinée, le même phénomène se produisait ou bien le tentacule se rétractait et son extrémité se divisait en filaments vibratiles longs, fins et nombreux. ToKOPHRYA Sand macrocaulis Stokes (pi. XVIII, fig. 4, 17). Acineta macrocaulis Stokes 87. Pédicule cylindrique assez considérablement élargi vers son insertion au corps, atteignant 7 à 9 fois la longueur du corps. Corps en forme de cône tronqué, à bord antérieur large et arrondi, à bords latéraux concaves se continuant directement avec ceux du pédicule — ou corps sphérique, porté sur le pédi- cule qui s'insère sur une partie de sa face postérieure. Tentacules cylindriques, rectilignes, eapités, anté- rieurs, irrégulièrement distribués, spirales lors de la rétraction. Cytoplasme granuleux. Noyau non observé. Vacuole contractile postéro-latérale, ii'l SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Eau douce. — Sur MyiiopInjUinn . — Amérique. Long;, totale : 2r)()-500 \f-. ToKOPiiuvA Fraincottkt Saiid 1)5 et IH) (pi. XXII, iig. D). Pédicule très mince, sinueux ou rectiligne, cylin- di'i({ue ou s'amincissant très peu vers la base, attei- gnant 5 à G fois le diamètre du corps. Corps assez régulièrement sphéroïdal, aplati d'avant en arrièi-e. 15 tentacules environ, courts, cylindriques, recti- lignes, non capités, répartis irrégulièrement sur l'extrémité antérieure du corps. Cytoplasme jaune verdàtre. Noyau sphérique ou ovalaire, subcentral. Vacuole contractile marginale. Mer. — Sur Sertidaria, Ceramium ruhrum. Rare. Le Portel. Diani. du corps : 50-00 |j.. — Long, du pédicule : 10()-:250 ]x, — Larg. du pédicule : 5 \}-. — Long, du noyau : 15 \>-. — Larg. du noyau : 8 pi. — Épaisseur de la pellicule sur le corps ; 0, 5 f^ — sur le pédon- cule : I [^. ToKOPiiuvA Biitschli Tuold Clap. et Lacbm. (i). Butschli 87-89. Poclophrya l'rold Clap. et Lachm Ephelota Trold Kent 80 82. Pédoncule cylindrique, sinueux, atteignant :2 fois la longueur du corj)s. (^orps suhsphérique. Tenta- cules rectilignes, irrégulièrenjent disliibués sur toute (1) V. Kent, pi. XLVIIU, fig. 5. MEMOIRES. 123 la surface du coi'})s, ibi-mos d'un cône basai sur- baissé, épais et court, un peu élastique, mais non entièrement rétractile, s'aniincissant en un tentacule CYliii(h'i({ue pointu, complètement rétractile. Lors de la capture d'une proie, le tentacule se rétracte et amène la victime contre le cône qui, s'invaginant un peu et élargissant sa cavité, l'engloutit en une fois [Tinlinmts (lenticulatus, pai' exemple) ; les mouve- ments des tentacules sont rapides et subits. Cyto- plasme incolore. Noyau non observé. Vésicule con- tractile sphérique. Reproduction par deux embryons holotriches à la fois. Mer. — Sur Ceram'mm. — Norvège. Diam. du corps : 70 p.. ToKOPiiRYA Sand mauina Andrusov (i) (pi. XXIII, fig. -2). Poclophrya marina Andrusov. Pédicule cylindrique, assez épais, s'élargissant vers sa base et vers son sommet, atteignant environ la moitié de la longueur du corps. Corps ovoïde, 2 fois plus long que large, tronqué fortement à sa base et très peu à son sommet, qui porte à gauche une petite écbancrure triangulaire. 16 tentacules répartis irrégulièrement sur tout le corps, un peu moins longs que lui, cylindriques, capités, flexibles, sinueux, animés de mouvements très vifs. Cytoplasme jaunâtre. Noyau ovale irrégulier subcentral. Vacuole (1) Nous devons la communication et la traduction de cette diagnose à l'obligeance de M. Eugène Schultz, assistant au labora- toire de zoologie à l'Université de St-Pétersbourg. 124 SOCIÉTÉ RELGR DE MICROSCOPIE. couti'actilo sphéi'i(iue subcentro-postérieure. Repro- duction non observée. Mer. — Sur ilia. l seul exemplaire observé en Russie. Long, du corps : 70 jjl. — Larg. du corps : 54 ,u. — Long, du pédicule : il) |^. — Larg. du pédicule : 3 p. ToKoriiuYA Sand cuassipes Fric et Vavra(pl.XX,fig.ô). Ac. ? crassipcs Fric et Vavra. Pédicule cylindrique assez épais, un peu plus long que le diamètre du corps, souvent légèrement incurvé ou sinueux, rem})li de grosses granulations. Coi'ps spliéroïdal plus ou moins ii'régulier. 5 à i tentacules non capités, cylindriques, rectilignes, de même lar- geur que le pédicule, mais plus courts de moitié, irrégulièrement distribués sur la moitié antérieure du corps, remplis de granulations. Cytoplasme à gros grains. Noyau, vacuole, reproduction non observés. Eau douce. — Sur les Antennes d'un Crustacé. — Bohème. ToKOPiiRVA Sand ciliata Frenzel (pi. XXlil, fig. 1). Suctorella ciliata Frenzel 91. Pédicule mince, rectiligne, cylindriijue, de même longueur environ que le diamètre du corps. Corps sphéroïdal, un peu pyriformc, prolongé postérieure- ment en un i)etit cône sur lequel s'insère le pédicule. Tentacules radiaires, peu nombreux, cylindriques, rectilignes, épaissis à leur extrémité, ne dépassant MÉMOIHES. 42S pas en longueur le diamètre du corps, répartis assez régulièrement sur toute sa surface. Succion semblable à celle des autres Tentaculil'ères, Cytoplasme inco- lore. Noyau granuleux, subcentral, sphérique. 2 vacuo- les pulsatiles, l'une antérieure (i), l'autre postérieure. Reproduction par embryons qui sortent par une ouverture triangulaire ou fissiforme antérieure, ijar- nie de cils lins (ou formés par la dévagination de cette cavité) ; cette ouverture peut se fermer brusque- ment (le mouvement des cils cessant), puis se rouvrir après peu de temps ; ces mouvements sont indépen- dants de ceux de la vacuole pulsatile. Sur les objets de toutes sortes qui surnageaient dans l'eau bourbeuse d'une grande flaque d'eau. — République Argentine. Diam. du coi'ps : iO |a. ToKoPHKYA Rûtschli Steinii Clap. et Lachm. (2). Butschli 87-89. Phase Acinète d'Opercularia articulata Stein 54. Podophrya Steinii Clap. et I.acthm., lingelmann 62, Kent 80-82. Pédoncule de même longueur environ que le dia- mètre du corps, mince à sa base, s'évasant brusque- ment et considérablement dans sa moitié antérieure, aussi large que le corps à son point de jonction avec celui-ci, dans lequel il pénètre en formant un dôme ; le pédoncule est fini ment strié longitudinalement et grossièrement plissé transversalement. Corps pyri- forme, se rétrécissant postérieurement ; sa face pos- (1) Il n'est pas sûi- que la vacuole antérieure soit pulsatile. (2) V. Kent, pi. XLVI, lig. 58 et 59. 426 SOCIÉTÉ BELCiE DE MICROSCOPIE. téi'ieure entière reçoit rinsertion du pétlidule. Ten- tacules cylindriques, nombreux, minces, courts, pou distinctement capités, plus ou moins sinueux, dis- tribués irréi:;ulièreinent sur toute la surface du corps. Cytoplasme incolore. Noyau central ramifié. I^lusi<'urs vacuoles pulsatiles possédant cbacune un canal excré- teur pi'opre. Reproduction par endjryons bolot riches ovalaires (Stein 5i, Engelmann). Eeau douce. — Sur Dijtiscus marginalis. Long, du corps : 110 [jl. ToKOPHHYA Biitschli Liciitrnsteinh Clap. et l^achm (t). Bvitschli 87-89. Phase Acinète à' Operciilaria Lichtensteinii Stein 54. Acineta hijphydt^i Stein, Wrzesniowski, Parona 83, 2. Podophrya Lichtensteinii Clap. et Laclini., Kent 80-82. Podophrya Wrzesniowskii Kent 80-82. Pédicule épais, subcylindrique, s'élarg;issant gra- duellement et légèrement de la base au sommet, oii une dilatation très forte peut exister, strié longitudi- nalement et transversalement ; son sommet est parfois caché par la face inférieure concave du corps. Corps ovale ou pyriforme, 2 fois aussi long que large, recevant l'insertion du pédoncule sur une partie seulement de sa face postérieure. Tentacules cylin- driques, rectilignes, très courts et minces, distincte- ment capités, distribués irrégulièrement sur toute la périphérie, mais plus nombreux antérieurement, rarement localisés en ^ groupes. Pellicule très épaisse. Cytoplasme contenant parfois de petits cor- (l) V. Kent, pi. XLVI, tig. 31. MEMOIRES. i'n puscules brillants sphéiiqoes ou naviculaires. Noyau ovalaire irréi^ulier subcentral. 2 ou 5 vacuolos con- tractiles possédant chacune un canal excréteur spécial. Reproduction par embryons (Stein54, Wrzesniowski). Eau douce. — Europe et aquarium du musée zoolo- gique de Cagliari (Sardaigne). Diam. du corps : 00-85 [t.. — Epaisseur de la pelli- cule : 12 [J.. ToKOPiiuYA Bûtschli feurum-equinum Ehrenberg (i) non Zenker. Biitschli 87-89. Podophrya ferrum-equinum Ehrenberg, Kent 80-82. Biscophrya speciosa Lachmann 59, 3. Pédoncule très court, épais, atteignant presque les dimensions du corps, renflé à son sommet et péné- trant en dôme dans le corps, strié longitudinalement. Corps réniforme, aplati de haut en bas, 2 fois plus large que haut, portant une proéminence au centre de la face antérieure. Tentacules cylindriques, recti- lignes, distribués irrégulièrement sur le bord anté- rieur. Noyau discoïdal ou en fer à cheval. Une série continue et régulière de vacuoles pulsatiles longe le bord antérieur ; chacune possède un canal excréteur. Reproduction par un embryon holotriche pourvu de plusieurs vacuoles contractiles, situé latéralement par rapport au noyau, auquel il est accolé ; sa libé- ration est préparée par la formation d'une fente équatoriale, légèrement oblique, de la surface du (1) V. Kent, pi. XLVI, flg. 19 à 22. -128 SOCIÉTÉ BELGE DE MICHOSCOPIE. parent. Lorsque reml)ryon se fixe, il pousse d'al)or(l un seul tentacule apieal, puis les autres. Eau douce. — Sur Ibidropliilus piccus. — Europe. Larg. du corps : ir)8-:2,j-. — Larg. du pédicule: 8-10 y-- — Long, des tentacules : i-50 |^. ^oiis«g'ciire 3. Dimensions petites ou moyennes (ïusque 168 pi.). Pédicule mince, cylindrique, de même calibre à peu près dans toute son étendue, de longueur variable. Corps en forme de sphère, de poire ou de pyramide quadrangulaire. Tentacules rectilignes, cylindriques, ordinairement capités, rarement flexueux, répartis en 1, :2, 3 ou 4 faisceaux antérieurs, placés souvent sur autant de proéminences du corps. Cytoplasme ordi- nairement incolore. Noyau sphérique, elliptique, réniforme ou rubané. 1 à 6 vacuoles pulsatiles sphéri- ques ou elliptiques. Reproduction par embryons }>éritriches (rarement holotriches ou sans cils). 7 espèces. — Eau douce. — Europe, Amérique. 1. 2 à 4 tentacules fluxueux, très mobiles T. flexilis. Plus de 4 tentacules rigides, immobiles 2 2. 1 faisceau de tentacules T. Carchesii. 2 faisceaux de tentacules 3 3 faisceaux de tentacules. 4 4 faisceaux de tentacules T. quadripartita. 3. Tentacules assez longs ; pédicule rectiligne ou légèrement incurvé T. Cyclopum. Tentacules courts ; pédicule sinueux T. infiisionum. 134 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. 4. Tentacules capités ; noyau ovalaire ; cytoplasme opaque T. pyrum. Tentacules non capités ; noyau sphéi-ique -, cytoplasme hyalin T. Diaptomi. ToKOPiiRYA Bûtschli FLExiLis KelHcott. Biitschli 87-89. Podojjhrya flexilis Kellicott 87. Pédicule court. Corps subsphérique, plastique. 2 à 4 tentacules flexueux, très fortement capités, ani- més de mouvements da va-et-vient (jui les recourbent en tous sens. Noyau subcentral, ovoïde. Vacuole antérieure puisant lentement. Eau douce. — Sur le pédicule d'Epistylis (ligitalis fixée sur un Cijclops. — Amérique. ToKOPHRYA Bûtschli Carchesii Clap. et Lachm. (pi. XXIV, %. 1,5)('). Biitschli 87-89. Phase Acinète d'Epistylis branchiophila Stein 59. Podophrya Carchesii Claparède et Lachm., Kent 80-82, Keppen. Pédicule cylindrique, mince, ne dépassant pas en longueur la moitié du diamètre du corps, inséré latéralement. Corps subsphérique, ovale ou irrégu- lier, i seul faisceau latéral de tentacules cylindriques, rectilignes, assez longs, pointus ou capités. xNoyau ovalaire subcentral. Centrosome (Keppen). Vacuole contractile antérieure sphéi'i({ue. Reproduction par un embryon endogène hypotriche à face ventrale (1) V. Kent, pi. XLVm, fig. 23. MÉMOIRES. i38 aplatie, en forme de calotte, pourvu d'une vacuole contractile. Eau douce. — Sur le pédicule de Carchesium poly- piniim et iVEpistyHs jlavkans. — Europe. Diam. du corps : ^7-7:2 [j.. ÏOKOPHUYA Bûtschli QUADRiPAuniA Clap. et Lachin. (pi. VI, %. 0) (•). Btitschli 87-89, Sand 96 et 99. Phase Acinète d'Epistylis plicatilis Stein 67. Acinète à style (lUdekem 50. l'odophrya qiiadripartila Clap. et Lachm., Engelinaim 62, BiUschli 76, Kent 80-82, Keppen 88, 2. Pédicule mince, cylindrique, dépassant de moitié la longueur du corps, strié longitudinalement. Corps en forme de pyramide quadrangulaire plus ou moins arrondie, à faces parfois concaves, chacun des angles portant un lobe arrondi sur lequel s'insère un fais- ceau de tentacules ; quelquefois la moitié postérieure du corps se rétrécit brusquement en formant un cône mince ; le corps peut être plissé, crénelé. 4 faisceaux de tentacules cylindriques rectilignes capités, ne dépassant pas la longueur du corps. Cyto- plasme incolore. Noyau ovalaire central. Centrosome (Sand). l à 6 vacuoles pulsatiles (souvent 5). Reproduction par formation d'un embryon ovoïde, soit péritriche (1 à 5 couronnes de cils), soit holo- triche, soit très petit et dépourvu de cils ; cet embryon, quelquefois étranglé en son milieu, pos- sède toujours 5 vésicules contractiles ; il sort par un orilice spécial situé au milieu de la face antérieure. (1) V. Kent. pi. XLVI, tig. is. ^36 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Le jeune individu acquiert d'aboi'd I, puis :2, enfin i faisceaux de tentacules (Clapai'ède et Laclnnann, EniiCelniann ():2, BiUschli 7(>). Tohoplirifci quadriparlita adulte peut se transformer tout entière en embryon, (^onjuiiaison (Claparède et I.achmann, d'Udekem 50, Stein ()7). Eau douce. Sur le pédoncule iVEpijsiilis pUcatilis, sur les plantes aquatiques, sur Paludina et d'autres Mol- lusques. Long, du corps : 20-110 pi. — Larg. du corps : 18-70 [j.. — Long, du pédicule : 50-70 [t.. — Larg. du pédicule : 2 pi. — Long, des tentacules : 20-1 10 [^. Cette espèce est infectée par des Endosphœra ou des Spliœroplinja parasites, pris par Clai)ai'ède et Lachmann pour des bourgeons et de petits embryons. ÏOKOPHKVA Bûtschli Cyclopum Clap. et Lachm. (pi. XVIII, fig. 18, pi. XXI, fig. 5, G) ('). Butschli 87-89, Schewiakoff 93, 1. Fric et Vavra. Entz 96. Sand 99. phase Acinète de Yorticella nebulifera Stein 59. phase Acinète A'Epistylis [OpercalaïUa) nutans Stein 59. phase Acinète de Zoothamnium affine Stein 59, Fraipont. Acinète der Cyclopen Stein 54. Acinète der Wnsserlinsen Stein 54. Acineta tuberosa Stein 54 non Elhrenljerg, etc. Acineta Phryganidarum Stein 07. Acineta Leinnurum Stein, Kent 80-82, Butschli 87-89 Actncta fluviatilis Stokes 86-88. Acineta infundibulifera Hartog, Kent 80-82. Podophrya phryganidarum Kent 80-82. Pod02)hrya mollis Kent 80-82. Podophrya Cyclopum Clap. et Laclim., Lachm. 59, 2, Kent 80-82, Stokes 86-88, Inihof 85, 90, Kofoid. (1) V. Kent, pi. XLVI, fig. 23, 53 et 56. MÉMOIHRS. 137 Pédoncule cyliiHli'iqiio, relativement épais, un peu dilaté vers sa base et vers son sommet, rectilii-ne ou légèrement ineurvé, ne dépassant [)as ordinairement la moitié de la longueur du eorps, mais pouvant cependant atteindre !2 fois cette longueur. Corps quelquefois incliné sur le pédicule, très plastique, splîéroïdal, ovoïde, triangulaire, pyriforme ou cylin- dri(|ue, légèrement aolati de haul en bas, se rétré- cissant postérieurement, sa longueur égalant sa largeur ou la dépassant d'un tiers ; le corps est par- fois plissé, crénelé ; la face postérieure, parfois con- cave, peut cacher le sommet du pédicule ; la face antérieure, bosselée, plane ou convexe, est circulaire, ovale ou quadrangulaire ; à chacune de ses extrémités se trouve souvent un lobe. Tentacules cylindriques assez longs, pouvant atteindre 6 fois la longueur du corps, rectilignes ou légèrement incurvés, plus ou moins capités, quelquefois terminés en entonnoir, se raccourcissant très lentement et ne pouvant pas se rétracter complètement, disposés en 2 (parfois 5 ou 4) faisceaux antérieurs (un sur chaque lobe), quelquefois reliés entre eux par des tentacules inter- médiaires, l'aspect fascicule n'étant alors plus appa- rent. Cytoplasme incolore. Noyau central sphérique, elliptique, réniformeou rubané. Centrosome(Schewia- koflf, Maupas, Sand). 1, quelquefois 2 ou 3 vacuoles contractiles, pourvues chacune d'un canal excréteur. Reproduction par un embryon péritriche (5 ceintures de cils), sphérique ou ovalaire, étranglé en son milieu, sortant par une ouverture spéciale, possédant une vacuole et un noyau apparents, animé de mouve- ments énergi(|ues ; cet embryon se fixe après 1 heure 438 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. et demie à 2 heures, par un endroit de la couronne équatoriale opposé à la vacuole. Les cils sont rejetés ; les tentacules couvrent le bord antérieur, puis se localisent en '2 faisceaux ; un pédicule se forme au lieu de fixation. Conjutiaison (Stein 54, G7, Clap. et Lachm., Kent 8(1-8-2). ' Eau douce. — Sur Cijelops phaleraliis, Cijclops gigcis, Cifclops quadrieornis, (iaumarus pulex, Gam- marus putaneus (entre les pattes, sur les pattes, la furca, les antennes ou sur l'abdomen), Episcliitra Ineustris Kofoid, sur les larves de Phryganes, sur Lemnd, Vallisneria spiralis, etc. — souvent avec KpistijUs (luasldtica (Entz). Euroi)e (lac Léman, Veldes-See, Hongrie, Bo- hème), Amérique du Nord (lac Michigan) (Kofoid). Long, du corps : l2-8i [j-. — Larg. du corps : 12-iO IX. — Long, du pédicule : 12-()0 [ji. — Larg. du pédicule : 2-i ;^. — Long, des tentacules : 10- ()() .u. Stokes a vu un angle antéro-latéral du corps porter un long prolongement cytoplasmi(pie, à l'extrémité duquel s'insérait un faisceau de tentacules. ToKOPiinvA Biitschli i.nfusiomm Stein. lUitscilli S7-S9, lîiitz 96. \ai'iété allongée de la Podophrya fixa Stein 54. Acineta inf'usionum Stein 59. Podophrya infnsionum Engelmanii tiS. Kent 80 ,S2. Pédicule court, mince et sinueux, dont la longueur dépasse rarement celle tlu corps. Corps snbsphéricpie ou p\rifoi*me, réti'éci postérieurement pour recevoir l'insertion du pédoncule. ^ faisceaux antéro-latéraux MÉMOIRES. i39 de tentacules courts, capités, cylindriques, recti- lignes. Noyau ovoïde, subcentral. 2 vacuoles con- tractiles. Reproduction par embryon interne (Engel- mann 62). Eau douce stagnante et infusions — souvent avec Vorticellu microstoma (Entz). — Europe. Long, du corps : 75 {a. ToKOpriRYA Bûtschli pvrum Claparède et Lacbmann (pi. XXIV, tîg. 2). Bûlselili 87-89 (1). Pudoplirya pyrum Cl;ip. et Lachm., d'Udelveni, Kent 80 82. Pédoncule mince, rectiligne, cylindrique, pouvant atteindre une fois et demie la longueur du corps. Corps pyriforme, s'amincissant postérieurement pour recevoir l'insertion du pédoncule. 1 faisceau a[)ical et 2 faisceaux latéraux de tenta- cules capités. Cytoplasme brun opaque. Noyau ovalaire, subcentral. 1 vacuole pulsatile antérieure, une autre latéro-postérieure. Reproduction par un ou jilu- sieurs (8) embryons pourvus d'une vacuole contrac- tile (Clap. et Lachm.). Conjugaison (Claparède et Lacbmann, d'Udekem). Eau douce. — Sur Lem?i« trisulca. — Europe. Long, du corps : H58 [j.. ToKoruuvA Sand diapïomi Kellicott. Podophrya Diaptomi Kellicott 85. Pédicule ? Corps pyriforme, allongé. 5 faisceaux (1) Pour cet auteur, cette espèce est identique à Hallezia brachy- poda. liO SOCIÉTÉ »EL(;E de MICROSCOPIE. (le tentacuh's noiubreux, non distinctenienl i'a}>ités. Cytoplasme hyalin. Noyau sphérique. Forme jeune sphérique, à tentaeules irrégulière- ment distrihués. Eau douée. — Sur les anneaux de Diaptomus. — Amérique. Cjîoiiro 17 : .\4*iiiHu EhrenI). 1855, emend, Clai», et Laehm., puis Bûtsehii 87-lus ou moins différenciée. Cor[>s de forme variable, en principe sphéroïdal. 2 à 1:20 tentacules, ordinairement capités, cylindriques, recti- lignes, fascicules ou dispersés. Cyto])lasme incolore ou coloré. Noyau sphérique, ovalaire, rubané ou de forme irrégulière. I ou plusieurs vacuoles con- tractiles. Reproduction par embryons péritriches, hypotriches ou holotriches, (jnelquefois en outre par scissiparité, rarement par bourgeons ou par diverticules uénérateurs. ^1 sous-genres, 57 espèces. Mer (18), eau douce (15), eau saumàtre (5), eau MEMOIRES. iM douce et eau sauniâtre (I), mer et eau saumâtre (1), iner, eau douce et eau sîuiniâti'e (I). Ku l'Ope, Âli'éiie, Aniéi'ique du Nord, Nouvelle- Zélaude. 1. Loge ot corps lion comprimés de haut en bas ; tentacules non fascicules i*"" sous-genre. 2. Loge et corps comprimés de haut en bas ; tentacules fascicules ou dispei'sés 2""^ sous-genre. Dimensions petites, moyennes ou grandes (jusque 5()i p.). Loge pyriformc, conique ou cupuliforme, rarement oviforme ou cylindrique, non aplatie (donc circulaire en coupe transversale ou vue par sa face antérieure), contenant la totalité ou la presque totalité du corps ou seulement une très petite portion de sa partie postérieure, ou une portion du corps comprise entre ces deux extrêmes. Pédicule cylindrique, rare- ment conique, ordinairement long, jamais très épais. Corps sphérique, ovoïde, cylindrique, lenticulaire, hémisphérique ou pyriformc ; dans un cas formé d'un ovoïde surmonté d'une sphère plus petite. Tentacules non fascicules, antérieurs, cylindriques, ordinaire- ment l'ectilignes et capités, en règle générale nom- hreux et moyennement longs. Cytoplasme souvent coloré. Noyau sphérique, ovoïde, rubané ou irrégu- lier, parfois ramifié ou contourné. Le plus souvent une, quelquefois ^ vacuoles contractiles sphériques. Ueproduction par embryons ou par bourgeons, ou par embi'yons et boui'geons, ou par embryons et scissiparité transversale égale ou inégale, ou par ■142 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. bourgeons et scissiparité transversale ëûcale, ou par scissiparité transversale égale et diverticules généra- teurs. Les eniln-yons sont holotriches ou hypotriches. 14 espèces. — Mer (il), eau douce (5j. — Europe, Amérique du Nord. 1. Loge ovalaire à grand axe tiansvei'.sal A.bifaria. Loge non ovalaire ou ovalaire à grand axe antéro-postérieur 2 2. Loge losangique à grand axe antéro-postérieur A. pyriformis. Loge non losangique 3 3. Loge en lorine d'hexagone très allongé d'avant en ai-rière et plissée transversalement a., contorta. Loge ne répondant pas à cette description 4 4. Loge en forme de cylindre très bas, portant des crêtes trans- versales ; coips lenticulaire, occupant le Ibnd de la loge A. solenophryaformis. Loge non cylindiique 5 5. Loge pyriforme 5 Loge non pyriforme 7 6. Loge pyriforme, à grosse extrémité postérieure ; pas de renfle- ment à l'union du pédicule et de la loge ; pédicule au plus i fois plus long que la loge a. Homari. Loge pyriforme. à grosse extrémité antérieui-e et tronquée ; renflement à l'union du pédicule et de la loge ; pédicule 3 fois plus long que la loge A. elegans. 7. Loge en forme de cupule, d'hémisphère, de demi-ovoïde 8 Loge conique 10 Loge en forme d'im demi-ovoïde, à face antérieure convexe, percée d'un ti-ou central par où passe un mamelon cylo- plasraique d'où i-ayonnent les tentacules divergents. Pédi- cule mince, souvent sinueux, atteignant ou dépassant la hauteur de la loge a . livadiana . 8. Pédicule ne déi)assant pas 2 fois la hauteur de la loge 9 Pédicule dépassant 2 fois la hauteur de la loge 14 9. Loge exactement hémisphérique ; i)édicule mince ne dépassant guère la moitié de la hatiteur de la loge A. pan-a. Loge plus ou moins iri-égulièi-e, en forme de cuvette, d'hémis- [ihère. de demi-ovoïde ; pédicule épais atteignant 1 ou 2 fois la hauteur de la loge A. Hurnari. MÉMOIKES. U3 10. Pédicule inséi'é sur le manteau du cône, et ne prolongeant pas l'axe de la loge A. Homari. Pédicule inséré au sommet du cône 11 11. Loge nettement crénelée transversalement A. crenata. Loge non crénelée transversalement 12 12. Plus de 100 tentacules ; corps cylindi-ique très allongé, proémi- nant considérablement hors do la loge A. niuliitenUiculata. Moins de 100 tentacules 13 13. Pédicule cylindrique A . divisa. Pédicule étranglé à son union avec la loge A.patula. 14. Loge en foi-me de cuvette creuse, contenant au moins un tiers du corps A . Jorisi. I,oge en foime de cupule plate sur laquelle repose le corps A. Yorticelloïdes. Ces G dernièi'es espèces : A. crenata, A. multitcn- taculdta, A. divisa, A. patula, A. Jorisi et A. VoiUi- celloides forment un groupe lioniogène d'espèces très voisines l'une de l'autre. AciiNETA BIFARIA StokcS 87 (pi. XVIII, fig. 5). Bntschli 87-89. Loge ovoïde à grand axe transversal, son diamètre transversal valant un peu moins du double de son diamètre antéro-postérieur, portant sur sa surface un grand nomi)re de petits mamelons régulièrement disposés, largement ouverte antérieurement, prolon- gée par un petit pédicule conique. Corps attaché seulement à l'extrémité postérieure de la loge, et proéminant antérieurement en une sphère plus petite que la loge, portant des tentacules capités assez longs, cylindriques, rectilignes, irrégulièrement disséminés sur tout le corps. Cytoplasme granuleux. Noyau U4 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ovalaireou siibsplH'i'iqac antérieur. :2 vacuoles pulsa- tiles sphéiiques, l'une antëro-latérale, l'autre postéro- latérale opposée. Ueproduction par embryons hypo- triches ou par scissi[)arité transversale égale de la partie proéminente du corps (à la manière des Podo- pliryu) (jui s'allonge et s'étrangle en 2 sphères dont l'une (antérieure) se couvre de cils et se détache peu à peu (pi. XVIII, fig. 15). Infusions de foin. — Améiique, Larg. de la loge : 45 ^. AciNKTA l'ViuFoiiMis Stokcs 9i (pi. XIX, fig. ()). Biltschli 87 89. A la coupe optique, la loge a la forme d'un losange allongé à grand diamètre antéro-postérieur, à angles arrondis et à cotés concaves ; quelquefois elle a la forme d'une poire ou d'un ovoïde tronqué et ouvert à son extrémité antérieure. La loge se con- tinue postérieurement en un pédicule mince, cylin- dri((ue, plus court que la moitié de la longueur de la loge, rectiligne, parfois un peu incurvé. Corps remplis- sant la loge et proéminant légèrement par l'ouverture antérieure, de manière à foi-mer le i""" angle du losange. In bou(juet de tentacules peu nombreux, cylindriques, rectilignes, capités s'insère sur cet angle ; leur longueur ne dépasse pas celle de la loge. Noyau non observé. Vacuole contractile antérieure. Eau douce, dans les mares peu profondes. — Sur les plantes aquatiques. — Amérique du Nord. Haut, de la loge : 22 |x. MëHOIRES. i4t> AciiVETA coNTORTA GouiTet et Rœser (pi. XVII, Mœbius88,l. Loge hexagonale allongée, à grand axe antéro- postérieui* passant par 2 angles (et non par le milieu de 2 côtés), l'angle antérieur étant tronqué et ouvert ; la loge est bosselée et plissée, les plis étant longitudi- naux dans sa moitié antérieure et obliques dans sa moitié postérieure, où ils forment par leur réunion un angle obtus ouvert en avant. L'extrémité posté- rieure de la loge se continue en un pédicule mince dont la longueur n'atteint que le tiers de celle de la loge. Le corps remplit la loge et pousse par l'ouver- ture antérieure un mamelon rétractile épais et arrondi, à l'extrémité duquel sont implantés 10 à 16 tenta- cules courts, très minces, cylindriques, rectilignes. Noyau, vésicule, reproduction non observés. Mer. — Marseille, quai S' Jean (eau grasse et assez corrompue). Kiel. Rare. — Se nourrit d'Euplotes. AciNETA SOLENOPHKYAFORMIS Saud 99 (pi. I, fig. 4). Loge en forme de cylindre bas plus large que haut, ouvert antérieurement ; à base postérieure convexe, la loge, qui porte 3 crêtes en relief (la circonférence de chacune de ses 2 bases et un cercle situé entre celles-ci, à égale distance de chacune d'elles), va par- fois en se rétrécissant du fond au bord libre ; elle est striée transversalement et lon^itudinaleinent de ran- (1) Cette espèce est pour Bûtschli une Podophrya. XXV. 40 U6 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. gées de perles très fines. Pédicule cylindrique, s'éva- sant un peu vers son insertion à la loge, légèrement excentrique, strié longitudinalenient et contourné ; membrane sous-pelliciilaire ditiérenciée. Corps situé au tond de la loge dont il n'occupe qu'une t'ai l)Ie partie, en tonne de lentille biconvexe suspendue par sa cir- conférence. La cavité comprise entre sa face postérieure et la loge est extrêmement réduite. Pas de plancber de la loge. 1 faisceau de 10 à :20 tentacules cylindri- ques, divergents, rectilignes, capités, de longueur inégale, inséré au centre de la face antérieure du corps. Cytoplasme finement granuleux. Noyau sphé- rique, ovale ou irrégulier, souvent excentrique et postérieur, d'aspect vésiculaire. Centrosome spbéri- que ou ovale. Vacuole pulsatile ovale et excentrique. Une vacuole non contractile peut occuper une partie plus ou moins grande du corps. Mer. — Sur les Algues du vivier du laboratoire, avec A. tuberosa et A. pcttula. — lloscotï'. Haut, de la loge : 50 à 55 pi. — Larg. de la loge : 40 à 45 [^. — Haut, du corps : 15 à 18 [f.. — Larg. du corps : 40 à 45 [^. — Long, du pédicule : 15-25 i^^. Larg. du pédicule : 5-4 p^. — Long, des tentacules : 4-50 (A. AciNETA ELEGANS luibof 85, 84 {pi. XXI, fig. 15). Loge exactement pyriforme, à grosse extrémité antérieure, tronquée et ouverte, s'unissant posté- rieurement au pédicule par un renflement spliéricjue. Pédicule épais, atteignant ^ à 5 fois la longueur de la loge, légèrement sinueux. Corps en forme de cylin- MEMOIRES. 447 dre allongé, 2 fois plus long que large, s'unissant à la loge par son bord postéi'ieur, (vers la partie rétré- cie de la loge située à l'union des deux tiers antérieurs avec le tiers postérieur de celle-ci) et par une circon- férence insérée sur le bord antérieur' libre de la loge, de la(}uelle il proémine en une calotte hémisphérique poi'tant de nombreux tentacules cylindriques, recti- lignes, radiaires, égaux, capités, régulièrement distri- bués. Noyau ovale. Vacuole contractile sphérique. Eau douce. — Sur la « Balancirstange « du Clado- cère Bythotreplies longimanus. Lac de Zurich. — Assez rare. Haut, de la loge : 72 u. — Larg. maximun de la loge : i4 [J-. — Diam. du renflement sphérique : i2 pt. — Long, du pédicule : 210 [i. — Larg. du pédicule : 7 [^. — Long, totale : 500 [x. — Long, du noyau : 1 1 [^. AciNETA LiVADiANA Mcrcsclikowsky 81 (pi. I, fig. 6 ; pi. III, fig. 10 ; pi. YI, fig. 1 et 5) (1). Kent 80-82, Gruber 84, 2, Gourret et Rœser 87, Daday, Bûtschli 87-89, Sand 95 et 99. Spec. ? gen. ? Aider. Spec. ? gen. ? Slack 64. Spec. ? gen. ? Robin (pi. 39 fig. lOj. Acineta neapolitana Daday. Loge absolument lisse et régulière, très transpa- rente, ayant la forme d'un demi-ovoïde dont la hau- teur dépasse la largeur d' 1/5 ou d' 1/4 (très rare- ment elle lui est égale ou inférieure) ; le bord libre (1) V. Kent, pi. XLVIII, fig. 12. U8 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. se replie vers l'axe, formant un bourrelet circulaire convexe, laissant au centre une ouverture circulaire. Pédoncule inséré au centre de l'extrémité postérieure du corps, où il détermine un léger enfoncement ; il est parfaitement cylindricpie, rectilignc ou légèrement flexueux ; sa longueur varie entre 1 et 5 fois la Iiauteur de la loge ; sa substance centrale et la mem- brane sous-pelliculaire ne sont pas dilférenciées. La loge et le pédicule, minces, ne sont pas perlés. Leur cavité est remplie d'une gelée absolument trans- parente et homogène. Pas de plancher de la loge. Corps de forme très variable, suspendu dans la loge à laquelle il n'adhère que par le cercle intérieur de la couronne convexe, remplissant rarement toute la loge, quelquefois réduit au noyau entouré d'une très mince couche de cytoplasme ; il proémine par l'ouverture de la loge en un dôme portant de 10 à 50 (ordinairement :25 à 50) tentacules rectiligues, cylin- driques, égaux, capités, divergents, insérés sur trois cercles concentriques (pi. lll, tig. 11). Les prolon- gements internes convergent, se croisent en un point, puis divergent et s'arrêtent aux environs du noyau (pi. III, fig. 1). Cytoplasme très clair. Noyau ovale, quelquefois allongé. 4 ou 2 centrosomes (Sand) (pi. III, tig. I). Vacuole contractile sphérique antérieure, très volumineuse. Reproduction par em- bryons (pi. I, fig. ; pi. VI, tig. 1) ou par fissiparité transversale inégale, avec sécrétion immédiate d'une loge (pi. XVI, tig. 15 et 17). Conjugaison (Slack 04, Mereschkowsky 81, Sand i)Uj (pi. XVll, tig. II). Kyste ovoïde, corps sphérique dans le Kyste. iMer. — Sur Ceramium rubrum, Enleromurpha, MÉMOIRES. 149 Seriularin pumila, Campanularia yigantea, Callitliam- nion tetricum, Coi'aUina, les byssus de Moule, etc. — Devonshire, Cornouailies, Galles du Nord (Kent), Nieuport, le Portel, Roscotî, Bunyuls (Sand), Concar- ncau (Robin, Sand), Gênes (Gruber), Naples (Daday), Bastia (Gourret et Rœser), Mer Noire (Merescbkows- ky), Grèce. Haut, de la loge : ^7-80 ^. — Larg. de la loge : :24-70 [i. — Haut, du corps : ^20-70 [j.. — Larg. du corps : 20-70 [j.. — Long, du pédicule ; 50-220 [i. — Larg. du pédicule : i-9 ij. — Long, des tentacules : S-m IX. La description de Daday est entachée d'erreurs nombreuses. AciNETA PARVA Saud 99 (pi. XV, fig. 12). Loge mince, en forme de demi-sphère creuse un peu aplatie, recevant excentriquement l'insertion du pédicule très mince, cylindrique, rectiligne, ne dépas- sant pas en longueur la moitié de la profondeur de la loge. Le corps, inséré sur le bord libre, est un hémisphère emboîté dans l'hémisphère de la loge dont il est cependant séparé par un intervalle notable. Sur l'individu maigre, il n'y a pas de portion du corps extérieure à la loge ; mais, par absorption d'une proie, il s'en forme une qui peut aller jusqu'à com})léter par une demi-sphère extérieure, la demi- sphère intérieure, et à faire du corps une sphère complète. 20-50 tentacules minces, courts, inégaux, capités, cylindriques, rectilignes ou flexueux, sont no SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. répandus sur toute la surface libre du corps. Noyau, vésicule, reproduction et perles non observés. Mer. — Sur les Hydroïdes. — Nieuport. Haut, de la loge : 9-15 i^.. — Larg. de la loge : 17-2i [j.. — Haut, du corps : 10 :20 [jl. — Lai'g. du corps : 15-:20 ,ui. — Long, du pédicule : 6-iS ;ji. — Larg. du pédicule : 1 |ji. — Long, des tentacules : 5-4 [t.. AciNETA HoMARi Sand 99. Loge en forme de marmite au stade jeune, et chez l'adulte, d'une cuvette semi-hexagonale (pi. I, fig. 3), d'un demi-ovoïde (pi. XXHT, fig. 11), d'un ovoïde tronqué (pi. I, tig. I) ou d'une demi-sphère (pi. V, fig. 5), parfois d'une poire à grosse extrémité posté- rieure ou d'un cône (l'insertion du pédicule est alors latérale) (pi. 1, fig. 2 ; pi. XVI, fig. 7) ; quelquefois la loge est rétrécie, puis évasée. Pédicule épais, cylindrique, strié longitudinalement, atteignant en longueur 1 V2 à ^ fois la hauteur de la loge, inséré sur le sommet de la loge ou sur ses faces latérales (pi. XVI, fig. 7 et 8), quelquefois caché en partie par la face postérieure concave de la loge. La portion du corps contenue dans la loge est de même forme que celle-ci, mais elle est souvent plus arrondie ; sa partie postérieure est quelquefois creusée comme le fond d'une bouteille. La portion du corps exté- rieure à la loge est nulle (pi. I, fig. 1), ou forme une demi-sphère (pi. V, fig. o), un demi-ovoïde (pi. XXVI, fig. 7), un rectangle à petit axe antéro-postérieur, un demi-hexagone plus aplati (jue celui de la loge (pi. IV, fig. 0) ou un cône à sommet arrondi (pi. 1, MÉMOIRES. Vôi fig. 5). La portion interne et la portion externe sont ([uelquefois séparées par un étranglement. I^a loge et le eorps présentent })arfois des coui'bures, des irrégularités, des saillies, des concavités. Plancher de la loge concave, poi'tant en son centre une petite proéminence. Cytoplasme incolore. Noyau de forme variable, souvent excentrique ou postérieur. Centro- some (pi. XXIII, fig. 11). Vacuole contractile sphé- rique excentrique (pi. V, fig. 5). Reproduction par embryons internes : une cavité se creuse sur le bord libre et reste largement ouverte ; elle se cilié (pi. I, fig. ^ ; pi. XXIII, fig. Il) ; le cytoplasme sous- jacent, entraînant un noyau et une vacuole, fait hernie dans le fond de la cavité, se coiffe de sa paroi en la retournant comme un doigt de gant (pi. XXIII, fig. 7) ; le bourgeon externe ainsi formé se pédi- culise, puis se libère. Mer. — Sur les poils du telson et de l'orbite d'un Homard. — Roscoff. Haut, de la loge : ^5-iO [x. — Larg. de la loge : 20-57 [x. Haut, du corps : 25-55 jj.. — Larg. du corps 17-52 [i. — Long, du pédicule : 15-55 [x. — Larg. du pédicule : 2-5 jjl. — Long, des tentacules : 0-20 [ji. — Diam. du noyau : 15-20 i^. — Diam. du centrosome : 2 |jl, — Diam. de la vacuole : 15 f^. AcirvETA CKENATA Fraipont (pi. V, fig. 11 ; pi. IX, fig. 2, 5, 6, 7, 8 ; pi. XXH, fig. 15) C), Kent 8U-82, Mœhius 88, 1. Bûtsclili 87-89, Sand 95 et 99. Acineta Saifulae Mereschkowsky 79, 80 et 81, Kent 80-82. (1) V. Kent, pi. XL VIII, fig, 29, 32, 33. 482 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Loge épaisse, en forme de cône allongé (flûte à Champagne), plus rarement de cupule, 1 à 5 t'ois plus longue que large, régulièrement ou irrégulière- ment crénelée, striée et annelée transversalement et extérieurement, sa surface interne étant parfaitement lisse ; bord libre lisse ou crénelé ; quelquefois la loge est asymétrique, un côté étant plus développé que l'autre, ou l'un étant concave et l'autre convexe, ou tous 2 étant concaves, convexes ou sinueux ; parfois la loge est étranglée vers sa partie médiane. Fille s'amincit graduellement en un pédicule conique ou bien s'etïile complètement pour recevoir l'insertion d'un pédicule cylindrique très grêle ; le pédicule rectiligne ou incurvé ou coudé, atteint environ 1 1/2 à 2 fois la longueur de la loge. Loge parfois inclinée sur le pédicule. La portion du corps inté- rieure à la loge, en général plus arrondie que la loge, est anguleuse ou arrondie, ovoïde ou conique, quelquefois étranglée vers sa partie médiane ; elle peut remplir presque complètement la cavité de la loge, mais n'occupe en général que sa moitié anté- rieure. Parfois, la base du corps porte un ou deux petits prolongements coniques divergents (pi. XVIÎ, fig. 6). La portion extérieure est nulle (pi. IX, Hg. 7) ou conique ou hémisphérique (pi. IX, %. 3) ; quel- quefois elle porte en son centre un cône limité i)ar un sillon circulaire (pi. IX, tig. (j). Souvent l'en- semble du corps est pyriforme, la portion extérieure représentant la grosse extrémité. Le corps est souvent strié longitudinalement. Le plancher de la loge, sou- vent très apparent, est concave ; il porte en son centre une proéminence (pi. XVII, fig. 6). 44 tentacules au MEMOIRES. d53 maximum, cylindiiques, divergents, rectilignes, quel- quefois écliinulés ou flexueux, capités, ne dépassant pas en longueur la hauteur du corps, sont irrégu- lièrement répartis sur la partie antérieure du corps. Cytoplasme incolore, vei'dàtre ou jaune pâle. Noyau central (rarement latéral), sphérique ou irrégulier et ramifié. Centrosome (Sand). Une grosse vacuole contractile centrale latérale ou antérieure, quelque- fois une seconde plus petite postérieure. Reproduc- tion par bourgeons et par embryons (Sand 99). Mer. — Sur CAijtia volulnlis, les Algues, les Vési- culaires, les Sertulaires, Halacarus, etc. — Mer Blanche (Mereschkowsky), Kiel (Mœbius), Ostende (Fraipont), Nieuport, le Portel, Roscoft' (Sand) Mer Noire (Mereschkowsky). Haut, de la loge : 50 75 pi. — Larg. de la loge : :20-5() [i.. — Haut, du corps : 40-50 [x. — Larg. du corps : ^0-50 pi. — Long, du pédicule : 40-80 p^. — Larg. du pédicule !2-4 [i. — Long, des tentacules : :20-60 [/.. — Diam. du noyau : 4-10 i^. — Diam. de la vacuole contractile : 5-6 p-. AcmETA Sand 99 multitentacllata Sand 95. Sand 99, Hallezia multitentaculata Sand 95. Loge conique pédonculée. Corps trois fois plus long que large en forme de cylindre dont les deux bases seraient convexes, ; sa plus grande partie est exté- rieure à la loge. L'extrémité antérieure porte 1:25 tentacules cylindriques, remarquablement égaux, 15J4 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. capités, légèroinent flexuoux, ne dépassant pas en loniiueui' un sixième de la hauteui' du eorps. Noyau atteignant les :2/5 de la longueur du corps, i-ubané, un peu sinueux. Vacuole et reproduction non obser- vées. Mer. — Sur Lcucosolenia [Grantia). — Le Portel. Roscoff. Haut, du corps : 50i [jl. — Larg. du corps : 1^0 ii. — Long, des tentacules : o() jj.. — Larg. des tenta- cules : [ [i. — Diani. de la tète du tentacule : "2 [^. — Épaisseur de la pellicule sur le tentacule 0,5 j^. — Long, du noyau : !200 pi. — Larg. du noyau : :20 [x. Aci.NETA DIVISA Fj'aii)ont (pi. V, fig. 7 et 9 ; pi. XIII, fig. 1,5; pi. XIV, tig.^l,5)(i). Kent 80-82, Mereschkowsky 80 et 81, Sand 95 et 99. Acineta patuki Robi», Butschli 87-89 (2). Loge conique ou pyriforme, plus ou moins régu- lière, à bords latéraux souvent concaves extérieure- ment, à bord libre évasé, I à :2 fois et demie plus liante (jue large, s'etlilant complètement pour rece- voir l'insertion d'un [)édicule grêle, rectiligne, cylin- drique, mesurant I à :2 fois (var. hrevipes) à i à (i fois (var. loiufipes) la bauteur de la loge ; membrane sous-pelliculiure difïérenciée. Loge parfois inclinée sur le jiédicule jus(ju'à former un angle droit. La portion du cor})s protoplasmicpie intérieure à la loge est cupuliforine, et n'occupe qu'une faible ])ortion (1) V. Kent, pi. XL VIII, lig. 8 à lia . (2) Poui" cet auteur, A. divisa et A. patula ne sont qu'une seule espèce. MÉMOIRES. <88 de celle-ci ; la portion extérieure, au moins égale en volume à la précédente, forme un mamelon demi- ovoïde ou hémisphérique, de dimensions très varia- bles, souvent entouré d'un sillon circulaire — parfois la portion extérieure forme un cylindre à bases convexes et rentlées, 5 à 5 fois plus long que large, souvent incurvé (le noyau alors est presque aussi long que le corps dont il imite la forme et les tentacules sont antérieurs). Plancher de la loge con- cave, portant au centre une petite proéminence. Au plus 55 tentacules cylindriques, capités, recti- lignes, divergents, irrégulièrement distribués, de longueur variable. Cytoplasme incolore, jaune pâle ou verdâtre. Noyau sphérique, ovale ou irrégulier, parfois légè- rement ramifié ou contourné, subcentral. Centro- some (Sand). Vacuole contractile sphérique. Repro- duction par scissiparité avec sécrétion immédiate d'une loge (Sand) (pi. XIV, fig. "2) ou par diverticules générateurs (') (Fraipont). Conjugaison. Mer. — Sur Metnbmnipora jyilosa, CaUitliammon ietricnm, Vesiculana, Sertularia, sur des Algues fixées sur Aporrhaïs (Clienopus) pespelecani, sur Cam- panularia dicliotoma fixée sur Fucus vesiculosus, etc. Ostende (Fraipont), Nieuport, Le Portel (Sand), Concarneau (Robin, Sand), Banyuls (Sand), Mer Noire (Mereschkowsky). Haut, de la loge : 50-80 [ji. — Larg. de la loge : 40-00 1^. — Haut, du corps : 21-90 {x. — Larg. du (1) Bourgeons en forme de corne d'abondance, fixés au corps par leur petite extrémité dans lesquels se forme un embryon cilié péri- triche. Peut-être n'y a-t-il là qu'un phénomène de parasitisme. 156 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. corps : 50-SO ii. — Lono. du pédicnk' ; 60-160 [/. — Lnrg. (lu pédicule I-o ,u. — Long, des tentacules : 14-70 i^. AcmKTA PATI LA Clîi}) ct Laclno. ('). (rudekerii, r.reeff 68, Mereschkowsky 79-80 et 81, Kent 80-8?, Entz 84, Gi'uboi-, Hutsclili 87-89 (2), Sand 99, non Robin. Loge coni(|ue, régulière, à bords latéraux souvent concaves extérieurement, à bord libre évasé, 1 à 2 l/:2 fois plus haute (jue large, s'etïilant complète- ment pour recevoir l'insertion d'un pédicule assez grêle, rectiligne, conique (augmentant graduellement et légèrement de diamètre du sommet à la base), à substance centrale non différenciée, mesurant l 1/2 à 4 fois la hauteur de la loge. L'insertion à la loge se fait au moyen d'une partie étranglée, filiforme du pédicule (pi. \V, fig. 10). Loge parfois inclinée sur le pédicule juscju'à former un angle droit. Corps protoplasmique peu volumineux, compris en entier ou presque en entier dans la loge, d'où dépasse seulement un petit mamelon (pi. XV, fig. 1,6), — ou bien, la portion intérieure étant peu considérable, le corps forme un long prolongement cylindro- conique aussi large que la loge (pi. XV, fig. 8,9) — ou enfin, la portion intérieure étant jiresque nulle, le corps est une sphère 2 ou 7* fois plus large que la loge sur hupielle elle repose par une faible portion de sa surface (pi. Xil, lig. ()). Plancher de la loge concave, j)ortant au centre une \)0{\\v proéminence. (1) V. Kout, pi. XLVl, lig. 45, 46, 47. (2) Cet auteur identifie A.patula et A. divisa. MEMOIRES. m Au plus 25 tentacules cylindri(iues, capités, recti- lignes, de longueur parfois tort variable, très courts, semblant ne pouvoir se rétracter complètement, ré}>artis irrégulièrement sur la portion extérieure dans les 2 premières variétés, et seulement sur la pai'tie antérieure de cette portion dans la troisième. Cytoplasme incolore ou rcrt. Noyau sphérique ou ovale. Membrane nucléaire très distincte. Centro- some (Sand). Vacuole spliérique centrale ou posté- rieure. Reproduction }>ar embryons holotriches (Clap. et Lachm.). (Conjugaison (Clap. et Lacbm, d'IJdekem, Sand) (pi. \\U\ fig. h2). Mer. — Mer Blancbe (Mereschkowsky), Norwège (Clap. et Lacbm.), Koscoff (Sand : sui' les Algues du vivier du laboratoire), Naples (Entz), Gènes (Gruber), Mer Noire (Mereschkowsky). Haut, de la loge : 20-50 ^i. — Larg. de la loge : l()-25 fj.. — Haut, du cor])s : 14-90 p^. — Larg. du corps : 14-90 [i.. — Long, du pédicule : 50-90 [j-. — Larg. du pédicule : 2-5 [j.. — Long, des tentacules : 10-110 [J.. — Diam. de la vacuole : 6-7 [x. AcirvETA JoRisi Sand 95 et 99 (pi. XXII, fig. 4, 10, 14). Loge régulière, en forme de cuvette à fond plat, à bord libre évasé, étalé en un rebord circulai le plat ou convexe antérieurement, à Ijords latéraux en S concave au sommet, convexe à la base, 1 et demie à 2 fois plus large que baute, striée transversalement, recevant centralement l'insertion d'un pédicule cylin- drique, rectiligne ou sinueux, parfois coudé, assez épais, 4 à 6 fois plus long que le corps (mesurant 5 188 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. à 7 fois la profondeur de la loge) strié longitudina- lement ; membrane sous-pelliculairc différenciée ; le pinceau de fibrilles pédiculaires centrales est visible à son entrée dans la loL^e. Corps spbéi'ique, rarement aplati d'avant en arrière, pouvant proé- miner des deux tiers liors de la loge, y être entière- ment contenu ou présenter une forme intermédiaire. Piancber de la loge concave, poitant au centre une petite proéminence. Au plus ÔO tentacules cylindri- ques, capités, rectilignes, antérieurs, ij'régulièrement distribués, de longueur variable. Cytoplasme jaune verdàtre, rarement incolore. Noyau spbérique ou ovale, central ou postérieur. Centrosome (Sand). Vacuole contractile s[)hérique. Reproduction par bourgeons ciliés ou par scissiparité transversale égale. Mer. — Sur Vesicularia,Sertularia, des Bryozoaires et des Algues. — Nieuport, Le Portel, Roscotf. Haut, de la loge : 20 à 70 [x. — Larg. de la loge : 25 à 120 p^. — Diam. du corps : 25 à 80 [x. — Long, du pédicule : 80 à 500 p.. — Larg. du pédicule : 5 à 8 i*.. — Long, des tentacules : 20 à 60 pi. — Diam. du noyau : 15 à 25 pi. — Diam. de la vacuole : 10 à 20 pi. AciNETA VoRTiCELLoÏDKs Fraipout (pi. VIII, fig. 1) (^). Meresolikowsky 80-81; Kent 80-82; Entz 84: Butschli 87-89; Sand 95 et 99. Loge rudimentaire régulière, réduite à une cupule plate, à un plateau légèrement concave, au moins (1) V. Kent, pi. XLVIII, lig. 42. MEMOIRES. ii}9 2 fois plus large que protoude ; son bord, quelquefois dilaté eu bourrelet, reçoit eentralement l'insertion d'un pédicule cylindri({ue, rectiligne ou légèrement sinueux, assea épais, 5 fois plus long que le corps, strié longiludinalement ; membrane sous-})ellicu- laire différenciée. Corps spliérique ou elliptique, de diamètre double de la largeur de la loge et quadruple de sa profondeur, reposant sur la loge par le milieu de sa face postérieure seulement. Tentacules ordi- nairement nombreux, grêles, quelquefois flexueux, ondulés, allant s'amincissant de la base au sommet, capités ou non capités, atteignant en longueur au plus le diamètre du corps, irrégulièrement répartis sur toute la surface du corps. Cytoplasme jaune sale. jNoyau ovoïde postéi'ieur. Centrosome (Fraipont, Sand). Vacuole contractile spbérique de dimensions parfois très considérables. Reproduction par bour- geons (Sand). Conjugaison (Fraipont). Mer. — Sur des Algues et des Hydroïdes, sur iJijtia volubilis, sur l'antennule d'un Homard, etc. — Ostende (Fraipont), sur les pieux et les brise-lames de l'estacade, Nieuport, Le Portel, Roscoff (Sand), Naples (Entz), Mer Noire (Mereschkowsky). Haut, de la loge : 8-12 p.. — Larg. de la loge : lo-:20 |j.. — Diam. du corps : 50-40 ^. — Long, du pédicule : 100-:200 |a. — Larg. du pédicule : 2-9 jji. — Long, des tentacules : 10-40 jjl. — Diam. du noyau : 5-12 ja. Dimensions petites, moyennes ou grandes (j. 280 pi) . Loge en forme de cône, de cupule, de cône surmonté 'leo SOCIETE rel(;e de microscopie. (l'un cylindre, de poire, de fuseau, de coupe, de cloche allongée, de losange, d'ovoïde, de denii-ovoïde, de tonnelet, de niitre ou d'ogive, de sphère, d'hémi- sphère, de cylindre, de massue, de fuseau, de cylin- dre-cône, de pyramide hexagonale aplatie (donc elleptique en coupe transversale ou vue par sa face antérieure), comprenant la totalité ou la presque totalité du corps (rarement une petite portion du corps seulement), percée d'une fente antérieure médiane étroite, dilatée à ses 2 extrémités, aussi longue que la loge est large — ou percée de :2 petits oriHces à l'union de chaque bord latéral et du bord antérieur (quebjuefois, d'un troisième oritice au milieu du bord antérieur) — ou ouverte en avant par toute sa largeur. Pédicule de longueur variable, cylin- drique, rectiligne, jamais grêle. Corps de forme très variable. Une rangée de tentacules passant par la fente, tous situés dans le même plan horizontal — ou deux faisceaux antéro-latéraux de tentacules jjassant par les deux extrémités de la fente, ou passant par les 2 orifices (3 faisceaux lorsqu'il y a 5 orifices) — ou implantés sur la face antérieure du corps, située hors de la loge, lorsque celle-ci est ouverte large- ment. Ces tentacules sont cylindriques, ordinaire- ment rectilignes, capités, en règle générale nombreux et moyennement longs. Cytoplasme incolore ou coloré. Noyau sphérique, ovoïde, rubané, en S, en X, irrégulier, lobé ou ramifié. 1 ou plusieurs vacuoles contractiles sphériques ou elliptiques. Reproduction par un ou plusieurs embryons péritriches ou holo- triches, quelquefois en outre pai* diverticules généra- teurs. MEMOIRES. i61 25 espèces. Mer (7), eau douce (10), eau saumàtre (5), mer et eau sauiriâtre (l), eau douce et eau saumàtre (I), mer, eau douce et eau saumàtre (1). — Europe, Algérie, Amérique du Nord, Nouvelle-Zélande. 1. 2 tentacules antéro-latéraux flexneux, se mouvant et se cour- bant continuellement et vivement ; corps et loge triangu- laires, pédicule court A. dibdalteria Animal ne l'épondant pas à cette desciiption 2 2. Tentacules non fascicules (pouvant être répartis en 2 groupes) 3 Tentacules fascicules : 2 faisceaux 6 Tentacules fascicules : 3 faisceaux ; loge losangique ; pédicule 1 à 2 fois plus haut que le corps A. Jolyi. A) Tentacules non fascicules : loge percée d'une fente par où passe une rangée de tentacules. 3. Loge pyriforme, losangique ou fusiforme fà grand axe transver- sal), les angles latéraux étant vifs, l'angle antérieur et l'angle postérieur arrondis 4 Loge en forme de miti-e ou de demi-lentille biconvexe, le plan de section étant la face postérieure de la loge A. complanata. Loge triangulaire ; peu de tentacules courts A. flava 4. 1 à 5 tentacules 5 Plus de 5 tentacules A. emaciata. 5. Loge fusiforme, beaucoup plus large que haute A. emaciata ieune. Loge losangique. à peine plus large que haute A. pusilla. B) Tentacules fascicules : a) loge percée d'une fente par les extrémités dilatées de laquelle passent 2 faisceaux de tentacules. 6. Loge cylindro-conique prolongée par un pédicule très court dans lequel se continue le corps ; eau douce A. urceolata. Loge subtriangulaire ou en forme de demi-ovoïde ; pédicule mince, rectiligne, 6 fois plus haut que la loge : corps ovoïde, occupant au plus la moitié antérieure de la loge ; noyau ru- bané ; eau douce A. grandis. Animal ne répondant pas à cette desci'iption 7 XXV. H ^62 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. b) Loge ouvetHepar toute sa face antériewe, su?' les extrémités latérales desquelles sont insérés 2 faisceaux de tentacules. 7. Loge évasée ou en forme de tonnelet, portant 10 à 15 cercles transvei-saux en relief ; pédicule mince, ne dépassant pas un quart de la hauteur de la loge A. ornata. Loge non ornée de cercles ^ 8. Loge ogivale, allongée, sur laquelle est posé un corps sphériqne, 3 fois plus large que la loge, et dont un petit prolongement conique [)énètre seul dans la loge A. Crustaceorum. Loge contenant au moins la moitié du corps 9 9. Loge en forme de poire dont la queue, très courte, serait le pédicule et dont la gi-osse extrémité serait tronquée ; corps sphérique A. speciosa. Animal ne répondant pas à cette description 10 10. Tentacules longs, flexibles, animés de mouvements de va-et-vient qui les recourbent en tous sens ; loge conique ; eau douce A. cuspiduta Tentacules rigides 11 11. Pédicule dépassant beaucoup la hauteur de la loge 12 Pédicule ne dépassant pas la hauteur de la loge 15 Pédicule rudimentaire ; coi-ps remplissant complètement la cavité de la loge H 12. Renflement ou structure spéciale à l'union du pédicule et de la loge 13 Pas de renflement ni de structure spéciale à l'union du pédicule et de la loge 14 13. Angles antéro latéraux tronqués A. compressa. Angles antéro-latéraux non tronqués A. papillifera. 14. Corps ovalaire à grand axe transversal A. lasanicola. Corps cylindrique allongé A. Cattonei. Cori)S sphérique A. simplex. Corps conique, cylindro-coniquc ou ii régulier ; la loge n'est pas ouverte, mais présente 2 ouvertures antéro-latérales A. tuberosa. 15. Corps conique, cylindro-conique on irrégulier ; la loge n'est pas ouverte antérieurement, mais présente 2 ouvertures antéro- latérales 19 Corps non conique 16 16. Pédicule mcsui'ant environ la hauteur de la loge ; bord antérieur de la loge non lobé A. JSieuportensis. Pédicule mesurant environ la hauteur de la moitié de la loge ; bord antérieur de la loge pentalobé A. tulipa. 17. Loge largement ouverte antérieurement A. linguifera. Loge ne présentant que 2 ouvertures antéro-latérales 18 MEMOIRES. i63 c) T^oge ne présentant que deux ouvertures antét^o-latérales pour les deux faisceaux de tentacules. 18. Rau douce A.lacustris. Mer ou eau saumàtre A. tuherosa. 19 Mer ou eau saumàtre A. tuherosa. Eau douce A. œqualis. ACINETA DIBDALTERIA Pill'Ona (pi. XIX, fîg. 8). Kent 80-82 ; Bûtschli 87-89. Loge régulière, en forme de verre à vin ; bord libre circulaire, pédicule cylindrique, rectiligne, assez grêle, inséré à l'extrémité postérieure de la loge, un peu plus haut que celle-ci. Corps conique, tout entier compris dans la loge à laquelle il n'adhère que par son bord antérieur et dont il ne remplit pas entière- ment la cavité. A chaque angle antéro-latéral, un ten- tacule court, capité, cylindrique, est animé de mou- vements de va-et-vient qui le recourbent en tous sens. Cytoplasme granuleux. Noyau en fer à cheval posté- rieur. Vacuole pulsatile sphérique, centrale, assez grande. Mer. — Sur des Algues. — Gênes. Haut, de la loge : 50 [j.. — Larg. de la loge : 00 ]j.. — Long, du pédicule : 50 ^. — Larg. du pédicule : 10 \>.. — Long, des tentacules iO \k. AciiNETA JoLvi Maupas 81 ('). Kent 80-82, Bûtschli 87-89. Loge extrêmement comprimée, en forme de losange (1) V. Kent, pi. XLVIII, flg. 34 et 35. 464 SOCIÉTÉ BELGE I)E MICROSCOPIE. irrégulier, 1 fois et demie plus long que large, dont les 2 côtés antérieurs, égaux, sont beaucoup plus courts que les 2 côtés postérieurs, égaux aussi entre eux ; les 4 côtés sont concaves ; l'angle antérieur et les angles latéraux sont fortement troncjués et percés d'une petite ouverture ; l'angle postérieur, arrondi, reçoit l'insertion d'un pédicule cylindrique, rectiligne, assez grêle, une à deux fois aussi haut que la loge. Corps suspendu à l'angle antérieui' et aux ^ angles latéraux, de même forme que la loge, dans hxpielle il est con- tenu tout entier, mais (|u'il ne remplit jamais tout à fait. Un ftiisceau de tentacules cylindriques, recti- lignes, grêles, capités, assez courts, très contractiles, passe par chacune des trois ouvertures de la loge ; prolongements internes très visibles. Cytoplasme très hyalin. Noyau sphérique postérieur. Centrosome (?) (Maupas). Vacuole contractile antérieure, puisant avec une extrême lenteur. Mer. — Sur des Hydraires et des Bryozoaires et des Algues. Haut, de la loge : 71-104 ^. — Larg. de la loge : 60-85 {J-. — Epaisseur de la loge : 10-1:2 ij.. — Long, du pédicule : 180 \i. — Larg. du pédicule : ^ pi. — Angles antérieur : 1 14", latéraux : 95", postérieur : GO". AciNETA coMPLAiNATA Grubcr 84,2 (pi. XX, fîg. 7). Butschli 87-89. Loge régulière en forme de initre aplatie ou de demi-lentille biconvexe ('), le plan de section formant (1) A peu près comme une coque de navire renversée. MEMOIRES. 165 la face postérieure de la loge ; la crête semi-circulaire formée par l'intersection de ses faces supérieure et inférieure, crête qui constitue son bord antérieur et ses bords latéraux, est fendue dans toute sa longueur. Au milieu de la face postérieure, ovale et plane, s'insère un pédicule rectiligne, cylindrique, assez grêle, atteignant :2 à 5 fois la hauteur de la loge. Corps de même forme que la loge dans laquelle il est contenu en entier et qu'il remplit complètement. Deux rangées latér;iles de 15 à 20 tentacules (^ylin- driques, rectilignes, assez longs, subégaux, capités, passent par la fente. Cytoplasme incolore. Noyau sphérique médian. Vacuole contractile latérale. Mer. — Gênes. Larg. du corps et de la loge : 50 i>.. ACINETA FLAVA KclHcOtt 85. Loge régulière, conique, comprimée, à l'angle postérieur duquel s'insère un pédicule mince, fle- xueux immédiatement au-dessous de son insertion à la loge. Corps non adhérent à la loge, portant un petit nombre de tentacules courts, capités. Cyto- plasme jaune brun (vert au stade jeune). Eau douce. — Sur Stephanodiscus Niagarac (au stade jeune sur Cladophora çjlomerata). — Amérique du Nord. Aciim>:ta emaciata Maupas 81 (i). Butschli 87-89 ; Kent 80-82. (1) V. Kent, pi. XLVIII, flg. 18. 466 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Loge pyriforme, fusiforme à grand axe transversal ou losangique, à angles antérieurs et postérieurs arrondis, à angles latéraux vifs, les bords antérieurs décrivant un arc de cercle régulier, les deux bords postérieurs étant légèrement concaves ; la face anté- rieure, ovale, est coupée dans toute sa longueur par une fente médiane, élargie à ses deux extrémités. Pédicule cylindrique, rectiligne, très mince, inséré à l'angle postérieur, dépassant rarement la bauteur de la loge, quelquefois très petit. Corps suspendu au bord antérieur de la loge, dans laquelle il est contenu en entier, mais qu'il ne remplit pas com- plètement, quelquefois réduit à une masse fusiforme étroite. Au plus lo tentacules irrégulièrement dis- tribués dans toute la longueui' de la fente de la loge, très courts, minces, capités, cylindri([ues,rectilignes. Cytoplasme incolore. Noyau sphéi-ique ou ovalaire. Vacuole contractile sphérique. Reproduction par embryons. Mer. — Sur des Algues. — Algei'. Haut, de la loge : 8-(3:2 jjl. — Larg. de la loge : 16-57 {A. — Long, de la loge : 2:2 [a, — Larg. de la loge : [ [/.. AciNETA FUSILLA iMaupas 81. Kent 80-82 : Butschli 87-89 ; Sand 95 et 99. Loge ti'ès comprimée, losangique, un peu plus large que haute, à angles antérieur et postérieur arrondis, à angles latéraux vifs, les bords antérieurs décrivant un arc de cercle régulier, les bords posté- rieurs décrivant chacun une courbe sigmoïde, con- MI>MOIRES. 167 cave antérieurement, convexe postérieurement ; la face antérieure, ovale, est coupée dans toute sa lon- gueur par une fente médiane. Pédicule cylindrique, rectiligne, mince, ne dépassant pas 1 fois et demie la hauteur de la loge, inséré à l'angle postérieur. Corps suspendu au bord antérieur de la loge, dans laquelle il est entièrement contenu et qu'il remplit presque toute. Par la fente de la loge proé- minent au plus 5 suçoirs courts, rectilignes, capités, cylindriques, irrégulièrement distribués. Cyto})lasme incolore. Noyau [)ostérieur oblong. Vacuole contrac- tile non observée. Mer. — Sur des Bryozoaires. — Alger, le Portel. Haut, de la loge : 10 |jl. — Larg. de la loge : 14 ii. — Loni?. du pédicule : 18 jx. — Lar^-. du pédicule : 1 f.. ACINETA UKCEOLAT StoIvCS 85, 2 (pi. XVIH, H^. 2). Loge à paroi mince, comprimée, urcéolée, for- mée d'un cylindre se rétrécissant postéi'ieurement en un cône très surbaissé ; celui-ci n'atteint euère que la moitié de la hauteur du cylindre ; il est pro- longé par un pédoncule cylindri{[ue, rectiligne, large et très court (1/8 à 1/10 de la hauteur de la loge). Face antérieure de la loge plane, coupée dans toute sa largeur par une fente rétrécie au milieu et large- ment ouverte aux angles. A chacun de ces angles antéro-latéraux, la loge est prolongée par un petit cône tronqué où le corps ne pénètre pas. Celui-ci, compris tout entier dans la loge, la remplit presque totalement ; il se prolonge postérieurement jusque 168 SOCIÉTÉ HELGE DE MICROSCOPIE. dans le pédoncule. De chaque extrémité de la fente de la loge, aux deux angles antéro-latéraux, proé- niine un faisceau de tentacules cylindriques, capités, assez courts. (Cytoplasme incolore. Noyau ovoïde subcentro-postérieur. Vacuole contractile sphérique latéro-i)ostérieure. Eau douce stagnante. — Sur les plantes aqua- tiques. — ]\ew-Jersey (Amérique du Nord). Haut, totale : 42 pi. Cette espèce établit la transition entre les genres Aciiieta et Solenopfinja , puisque son pédicule contient un prolongement du corps cytoplasmique. ACINETA GRANDIS Kcut 80-82 (^). Butschli 87-89. Loge comprimée, en forme de cône ou de demi- ovoïde, subtriangulaire à la couche optique ; la face antérieure, plane, est coupée dans toute sa largeur par une fente rectiJigne. Pédicule inséré centrale- ment, mince, rectiligne, atteignant fois la hauteur de la loge. Corps ovale ou elliptique, tout entier compris dans la loge dont il occupe au plus la moitié antérieure. Deux faisceaux antéro-latéraux de tenta- cules cylindriques, rectilignes, capités, très nom- breux, sortant par les deux extrémités de la fente de la loge. (Cytoplasme finement granuleux. Noyau rubané subcentral. Vacuole contractile sphérique. Eau douce. — Sur Anucliaris Xitella et Polumoije- ton. — Birmingham Canal et Stratford Canal (Angle- terre) . (1) V. Kent, pi. XLVIII, tig. 24. MÉMOIRES. 169 AciNETA oRiNATA Sîmd 99 (pi. XV, fig. 5, 4, 7). Loge aplatie, ovoïde, totalement ouverte antérieu- rement, portant au milieu de son extrémité posté- rieure une protubérance en forme de mitre au centre de laquelle s'insère le pédicule. La loge est ornée de 10 à 15 crêtes circulaires, transversales, assez larges, résultant du plissement de la loge, qui ressemble ainsi à un tonneau garni de cercles. D'autres fois, la loge a la forme d'un cône renversé et évasé ; les crêtes postérieures sont alors équidistantes et les crêtes antérieures adjacentes et plus proéminentes à mesure ([u'elles sont plus antérieures. Pédicule mince, cylindrique, légèrement sinueux, ne dépas- sant pas 1/4 de la hauteur de la loge ; sa substance centrale est homogène. Corps conique ou ovoïde, suspendu dans la loge à laquelle il n'adhère que par son bord libre, ne remplissant pas complètemet la loge, proéminant hors de la loge en un petit mame- lon surbaissé, de section elliptique comme la loge ; le corps porte à chacune des ^ extrémités de son grand axe un bouquet de 4 à 1() tentacules courts, cylindriques, rectilignes, capités, très minces, paral- lèles. Noyau central sphérique. Vésicule contractile accolée directement à la partie médiane de la surface antérieure du corps. Eau saumâtre (10 pour 1000 de Na Cl). —Sur des Algues. — Nieuport, dans un fossé communi- quant avec l'estuaire de l'Yser. Haut, de la loge : 40-45 [a. — Larg. de la loge : 25-40 II. — Haut, du corps : 50-55 \i. — Larg. du corps : 2:2-50 p.. — Long, du pédicule : 10-15 i*-. — no SOCIÉTÉ BKLGE DE MICROSCOPIE. Larg. du pédicule : 1-2 y.. — Long, des tentacules : 5-7 }x. A(:im:ta Ckustaceoui m San1. XI, fig. 0), strié loni'ihKlinîilcinciil, terminé à sa l)ase par un«^ cupule tbi'niant parfois une vraie ventouse. Meinlirane sous-peliieulaire difierenciée. Loge parfois inclinée sur le pédicule jus(ju'à for- mer un angle droit (pi. VII, fîg. 7). Corps de forme très variable, remi)lissant coinj)lè- tement la cavité de la loge (pi. XXIII, fig. 10) — ou adhérant par sa base, ses angles antéro-latér;uix et 4 lignes dirigées parallèlement à l'axe de la loge — ou par sa base et ses angles antéro-latéraux (pi. 111, fig. 8) — ou par ceux-ci seulement (pi. Yl, tig. ^ ; pi. VII, fig. 2 et 15). Cavité de la loge nulle, quadru- ple, annulaire ou cupuliforme (pi. XVII, fig. Set 4), Plancher de la loge souvent très visible. 2 faisceaux antéro-latéraux d'au plus 50 tentacules cylindriques, capités, rectilignes, rarement incurvés, parfois très longs, dont les prolongements se rencon- trent aux environs du noyau (pi. I, fig. 8 ; pi. XVII, fig. 1 et 9 ; pi. XXIII, fig. 10). Les tentacules sont souvent répartis en 5 ordres de grandeur (pi. IV, fig. 1 et 3). Ils divergent parfois de plus de 1800. Quelquefois un faisceau est étendu tandis que l'autre est rétracté. Parfois un prolongement tentaculifère proémine hors de la loge. Cytoplasme incolore, gris, jaune, vert ou rouge brique. Noyau sphérique, ovalaire, réniforme, en S ou en Y, quelquefois l'amifié ou lobule, ordinaire- ment central ; il est parfois vacuolairc. Centrosome (Fraipont, Maupas 81, Sand, Florentin) (^) I ou 2 (Ij D'après Florentin, le coiilrosome (qu'il appelle micronucleus) est accolé au noyau ou en est i)Ou éloigné ; il n'est jamais logé dans une dépression du noyau ; sa t'oime est assez irrégulière, et non cir- culaii'e. 182 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. vésicules contractiles ovoïdes ou sphéi'iques, pour- vues d'un can:d excréteur qui sert aussi à la sortie de l'embryon (pi. VU, tig. il). Reproduction par diverticules générateurs (Kœp- pen) ou par i à 8 embryons placés dans une même cavité, (') pyriformes, péritriclies (4 à 5 couronnes de cils) ou holotriches, se fixant par un prolongement cylindrique comme par une ventouse ; ce prolonge- ment devient le pédicule (Ehrenberg, Cl, etL., Entz, Hertwig, Maupas, Fraipont, Sand) (pi. IV, fig. 5 ; pi. Xvf, fig. 9 et 15). Conjugaison (Fraipont, Sand) (pi. XVII, fig. 10). Mer. Sur des Algues, Cej'atnimn riibnim, Cerumium diaplianiim, Scytosiplio7i, Fucus, Filum, sur les Cam- panulaires, les Sertulaires, les Bryozoaires, Lagun- cula, Bowerbcuikia, Halodactijles, sur le byssus des Moules, sur les Homards, sur JSotodelpIiys Àlhnani (parasite dans la cavité branchiale iVAscidia mcntula), sur les Salpes, sur Gammarus marinus, sur Spliœro- ma serrata, sur des débris de toutes sortes. — Mer Blanche (Mereschkowsky), Norvège (Valloë, Christiansand, Bergen) (Cl. etL.), Vismar (Ehrenberg), Copenhague (Ehrenberg), Devonshire, Galles du Nord (Kent), Helgoland (Hertwig), Kiel (Mœbius), Nieuwe- Diep, Bei'g-op-Zoom (Rees), Ostende (Fraipont), Nieu- port (Sand), Le Portel (Sand), Jersey (Kent), Roscoff (Mauj)as, Sand), Concarneau, Banyuls (Sand), Mar- seille (Gourret et Rœser), Gènes (Gruber) Naples (1) D'après Florentin, lorsque l'embryon antérieur unique est déjà entouré de sa membrane, il peut encore se diviser. MÉMOlItES. 183 (Entz), Cagliai'i (Sai'dait;ne) (Pai'ona), Alger (Mau- pas), Mer Noire (Mercschkowsky). Eau sauinàtre de l'étani? de SzainosCalva (Honiçrie) et du marais salant de (^oiiey-lsland (New-York) (États-Unis) et des mares de Vie, Laneuveville, Mar- sal (Lorraine) (15 à 65 gr. de NaCl par litre), dans la pellicule blanehâtre qui recouvre l'eau corrompue, sur Enteromorplia et d'autres plantes aquatiques. Haut, de la loge : 20--28() jx. — Larg. de la loge : 20-110 [JL. — Haut, du corps : 15-280 ;^. — Larg. du corps : 20-120 ^. — Long, du pédicule : 10-200 [x. — Larg. du pédicule : 2-10 i^. — Long, des tenta- cules : faisceaux de tentacules capités, rectil ignés, cylindri- ques, qui sortent par les trous de la loge. Noyau ovale, subcentral. Vacuole contractile sphérique. Eau douce. — Sur Vroscrpinacea. — Amérique du Nord. SoLENOPmiYA PRKA Stokcs 85, :2 (pi. XVIU, lig. 5). Biitschli 87-89. Loge en forme de poire fixée par sa grosse extré- mité et dont le sommet sei'ait tronqué, à peu près aussi longue ([ue large, le bord antérieur tout entier fendu transversalement ; corps ovale, 2 fois plus long que large, n'adhérant ])as postérieurement à la loge. 1 faisceau de tentacules cylindriques, rectilignes, capités, nombreux, sortant par le bord antérieur entier. Souvent deux corps dans la même loge. MÉMOIRES. i87 Noyau subsphéi'ique central, un peu antérieur. Vacuole contractile sphérique, postérieure au noyau. Reproduction par scissiparité loniïitudiuîile. Kau stat>nante. — Sur Mijrioplnilhun et d'autres plantes a()uatiques. — Amérique du Nord. Haut, de la loge : 42 i*.. — Larg. de la loge : 59 |^. — Long, du corps : 51) p.. — Larg. du corps : '21-'25 [j-. Famillo 9 : Eplu^loiina Sand 99. Dimensions petites ou moyennes (jusque 250 ^). Loge et pédoncule, ou pédoncule seulement. Pédicule très court, moyen ou très long (jusijue l™'",loO), assez épais, rectiligne ou sinueux, conique ou pyramidal, s'élargissant vers le sommet, parfois cylindrique, ordinairement strié loniïitudinalement et transver- salement, pénétrant le plus souvent en dôme dans le corps. Corps sphérique, ovalaire, pyriforme, pyrami- dal à sommet postérieur tron(|ué ou bacilliforme. Tentacules le plus souvent nombreux et antérieurs, répartis en un groupe central de tentacules suceurs cylindriques, rectilignes, capités, subégaux, parallèles et en une à quatre couronnes périphériques de tenta- cules préhenseurs coniques, rectilignes, coudés ou flexueux, acérés ou terminés par un petit renilement, inégaux, divergents, se repliant sur la proie et l'ame- nant sur les tentacules suceurs. Cytoplasme ordinai- ment coloré. Novau subcentral, en fer à cheval ou ramihé. 1 à un très grand nombre de vacuoles con- tractiles sphériques. Reproduction par gemmes ex- ternes multiples, apicales, lenticulaires, hypotriches à face ventrale concave — ou par scissiparité parfois 188 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. très inégale et ordinairement multiple, les produits de division étant tentacules et pédoncules (le pédon- cule et la face postérieure poitant quehiuefois des cils). 2 genres, 8 espèces. Mer. — Sur des Hvdroïdes, des Bryozoaires et des Crustacés. — Europe, Japon, Algérie. Pas de loge Ephelota. Une loge Podocyathns. Genre 10 : Eplieloia Str. \Yright 1858. non Kent 80-82. Hemiophrya Kent 80-82. Caractères de la famille. Pas de loge. 7 espèces. 1. Tentacules suceurs rétractés et invisibles 2 Tentacules suceurs visibles. 3 2. Corps ovalaire, pyriforme, trapézoïdal E. coronata. Corps sphérique E. neglecia. 3. Tentacules pi'éhenseurs répartis sur tout le corps 4 Tentacules préhenseui's antérieurs 5 4 Corps sphérique. Tentacules insérés directement sur la surface du corps E. neglecta. Corps sphérique portant un grand nombre de prolongements coniques sur chacun desquels s'insère un tentacule préhen- seur E. Lacazei. Corps non sphérique; 3 couronnes de tentacules préhenseurs, l'une apicale, la seconde équatoriale, la troisième entourant le pédicule E. Bûtschliana 5. Pédoncule plus long que 7 fois la hauteur du corps 6 Pédoncule plus court que 7 lois la hauteur du corps 8 6. Corps au moins 1 fois et demie plus large que haut 7 Corps moins d'une lois et demie plus large que haut 8 7. Corps ovoïde ou hexagonal à angles arrondis ; tentacules très nomltreux ; pédicule conique à paroi très mince ; petits bourgeons ovoïdes très nombreux E. Crustaceorum. MÉMOIRES. 489 Corps ovoïdo ; peu de tentacules courts : pédicule cylindrique à paroi épaisse ; un grand bouigeon en forme de semelle Podocyathus cZmrfema jeune. Animal ne répondant pas à ces descriptions 8 8. Face postérieui-e du corps plane, tronquée ; pédicule atteignant 3 à 4 fois la hauteur du (iorps, souvent évasé en coupe à son sommet qui est sillonné d'étranglements et de plis trans- versaux E. truncata. Face postéi'ieure du corps concave ou convexe; pédicule s'élar- gissant régulièrement de la base au sommet, quelquefois très court et cylindrique E. gemmipara. Epiiklota coronata Str. Wrighl 58 (pi. XVIIÏ, fig. 7, 10, i% 14) C). Kent 80 82, Bûtschli 87-89 (2). Ephelota Dalyelli Holt. Pédicule relativement peu épais, conique, s'élar- gissant de la base au sommet, atteignant 3 à (3 fois la hauteur du corps, rectiligne ou légèrement incur- vé, strié longitudinalement ou couvert de fins granu- les, pénétrant d'ordinaire en dôme dans le corps. Corps trapézoïdal ou ovale, plus large que haut — ou py ri forme à grosse extrémité antérieure et à petite extrémité tronquée, s'insérant sur le pédicule par un col de même largeur que celui-ci. Tentacules pré- henseurs nombreux, coniques, pointus, flexueux et ondulants ou rectilignes, presque complètement rétractiles, atteignant 1 à ^ fois la largeur du corps, répandus sur tout le corps ou seulement sur son extrémité antérieure. Tentacules suceurs ordinaire- ment rétractés. Cytoplasme jaune ou incolore. Noyau (1) V. Kent, pi XLVIIlA, flg. 1, 2, 3. (2) Cet auteur identifie E. coronata, truncata, Thouleti et pus/ lia ; ces deux dei-nières espèces sont pour nous E. gemmipara. i90 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE, non observé. Vacuole contractile antérieure. Repro- duction par bourgeons antérieurs. Mer. — Sur des Bryozoaires, des Hydraij-es, les ai»pendic<'s postérieurs de (Ailiyus rapax, etc. — Angleterre, Jersey, Guernesey. Larg. du corps : (m ^. - - Long, du pédicule : jus- que 1000 pi. Epiielota neglecta Sand 90 (pi. V, fig. 10). Pédicule cylindricjue, relativement peu épais, at- teignant en longueur "2 fois le diamètre du corps, rectiligne, non strié, ne pénétrant pas en dôme dans le corps. Corps sphéri(jue, régulier. 15 tentacules préhenseurs répartis sur toute la surface du corps, cylindri(]ues, tlexueux, pointus, ondulant à chaque mouvement du liquide, atteignant en longueur Iç diamètre du corps. :2 tentacules suceurs rectilignes, cylindriques capités, courts, insérés au pôle anté- rieur, se croisant en X, ordinairement rétractés et invisibles. Cytoplasme incolore. Noyau, vacuole et reproduction non observés. Mer. — Sur un Hydraire. Un seul exemplaire observé. — Banyuls. Diam. du corps : 50 \t.. — Long, du pédicule : 100 \t.. — Larg. du pédicule \ 1 ^. — Long, des tentacules préhc^nseurs : 40 \l. — Long, des tenta- cules suceui'S : 20 u.. Epuelota Biitschli Lacazei Gourret et Rœser 87 (pi. XIX, fig. i). BUtsclili 87-89. Uemiophryu Lacazei Gourret et Rœser 87. MÉMOIRES. 491 Pédicule cylindrique, assez épais, atteignant en longueur :2 t'ois le diamètre du corps, incurvé, non strié, pénétrant en donie dans le corps. Corps en forme de lentille biconvexe (une face étant supérieure et l'autre inférieure) (ronquée aux 2 pôles. Les ten- tacules préhenseurs, coni([ues, capités, rectilignes, égaux, pouvant dépasser en longueur le diamètre du corps, plissés lors de la rétraction, sont insérés cha- cun sur un mamelon conique plus ou moins saillant ; il y a 6 mamelons sur chacun des bords latéraux et un nombre variable sur chacune des ^ faces supé- l'ieure et inférieure. 5 tentacules suceurs capités, courts, cylindriques, rectilignes, épais, apicaux, animés de mouvements continuels d'expansion et de rétraction. (A'toplasme opaque. Noyau fragmenté en 4 masses ovoïdes ou sphériques disposées en fer à cheval. Vacuole contractile sphérique latérale puisant avec une extrême lenteur. Reproduction par bour- geons antérieurs multiples convexes en dehors, con- caves en dedans. Mer. — Bastia (Corse). Epheloïa BiiTSCiiLiANA Ishikawa (pi. XXI, fig. 12). Pédicule assez large, sinueux ou rectiligne, atteig- nant 2 à 5 fois la longueur du corps, brusquement évasé un peu avant son insertion au corps, s'amin- cissant jusqu'à sa base, strié longitudinalement et transversalement, pénétrant en dôme dans le corps. Corps sphérique (aplati d'avant en arrière) ; à la coupe optique ovalaire, hexagonal ou hémisphérique, 192 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. le côté postérieur étant roctili^ne ou concave ('). Tentacules préhenseurs nombreux, recti lignes ou coudés, coniques, à extrémité pointue, mousse ou renflée, disposés en 7> cercles : le premier, apical, entoure les tentacules suceurs, et comprend des tentacules longs et des tentacules courts ; le second est équatorial et comprend des tentacules longs et moyens ; le troisième entoure le pédicule et se com- pose de tentacules courts, dirigés d'avant en arrière, presque parallèlement au pédicule. Tentacules suceurs apicaux nombreux, rectilignes, cylindriques, courts, parallèles, non capités, disposés en !2 ou 5 cercles. Cytoplasme jaune rougeàtre. Noyau ramifié. Va- cuoles contractiles très nombreuses situées entre le bord antérieui' et la seconde rangée de tentacules préhenseurs. Reproduction par i à i!2 bourgeons antérieurs sessiles, elliptiques, portant dès avant leur séparation 2 sortes de tentacules, présentant une face convexe et une ftice ciliée et très concave, possé- dant 1 noyau et 2 vacuoles contractiles — ou par scissiparité inégale multiple, donnant naissance à 1 16 bourgeons antérieurs disposés en couronne, leur face antérieure étant extérieure ; ces bourgeons ont la forme de l'adulte et ses tentacules (sauf la 5^ ran- gée de tentacules préhenseurs), ainsi qu'un pédicule cylindricjue coudé dont la première partie (vers le corps) est parallèle à l'axe de l'embryon (donc per- pendiculaire à celui de la mère), et se dirige vers le centre de la face apicale de la mère, tandis que la (1) Une trentaine (15 sur la moitié visible) de stries ou de plis divergent en se rétrécissant de la base du corps vers l'équateur où ils se perdent. MEMOIRES. 493 seconde partie forme avec la première un angle droit et se dirige d'arrière en avant ; la base de ce pédi- cule porte une couronne de cils glutineux, retenant les particules qui viennent s'y coller ; sur la face postérieure du corps de ces bourgeons s'insèrent plusieurs rangées concentriques de cils très ténus, dont le centre est représenté par l'insertion pédon- culaire. Mer, — Sur une Sargasse abondante en hiver. Dans une baie située à la partie orientale du canal qui sépare Misaki de l'île Jogashima (Japon). Haut, du corps : 200 ^i. — Larg. du corps : 250 ^. Ephelota Bûtschli Crustaceorum Haller (pi. IV, fig. 9) C). Butschli 87-89. Sand 95 et 99. Podophiya Crustaceoruyn Haller. Bemiophrya Crustaceoi'um Kent 80-82 ; Parona 83, 2. Pédicule conique, s'amincissant régulièrement du sommet à la base ou bien près du corps et dans le dernier quart seulement, atteignant en largeur les 2/5 de la largeur du corps et en longueur 8 à 10 fois la largeur du corps, rectiligne ou sinueux, strié transversalement et longitudinalement, à bords quel- quefois très légèrement crénelés, à paroi fort mince, à substance centrale bomoarène et à membrane sous- pelliculaire non différenciée, ne formant pas toujours un dôme dans le corps. Corps allongé transversale- ment, en forme d'ovoïde ou d'hexagone à angles (1) V. Kent, pi. XLVII, lig. 8. XXV. VA i'Ji SOCIETE BF.I.GE DE MICUOSCOI'IE. arrondis. 00 tcnlacules préhenseurs assez courts ou plus longs que la lari-cur du eorps, coniques, rec- itliiiues, elïilés, disposés en couronne autour des tentacules suceurs ou dispersés sur tout le corps. Tentacules suceurs peu nombreux, rectilignes, cylin- driques, capités, apicaux, pai*allèles. Cytoplasme jaunâtre. iNoyau en fer à cheval ou ramifié. 1 à 7:2 vacuoles contractiles répaities dans tout le corps. Repi'oduction |»ar hourgeons ovalaires petits, très nombreux, ré[)andus sur toute la surface du corps, mais surtout antéiieurs. Mer. — Sur Lwmod'ipodcs filifoiinîs, sur des Algues. — Nieuport, le Portel (Sand), Villefranche, Messine (llaller), Cagiiari (Sardaigne) (Pai'ona). Haut, du corps : 70 à IL") u. — Larg, du corps : 6i à 1-20 \>.. — Long, du pédicule : ()00 à 900 ,ui. — Larg. du pédicule : TiO à o() a. — Long, des tenta- cules préliensj'urs : Tm à 1:20 ."j-. — Long, des tenta- cules suceurs : :20 à 55 [-«■. Epiielota Biitschli 87-80 (') tiu.ncata Fiaipont. Sailli «.15 et 99. Podophrya truacata Fraipont Heyniophrya triincata Kent 80-82. Pédicule massif, strié transversalement, à paroi très éjiaisse, à membiane sous-pelliculaire diffé- renciée, à substance centrale liomoirène, attei2:nant en longueur 5 à (i fois la hauteur du corps, ne péné- (1) Cet auteur identifie E, coronata, E. truncata, E. pusilla et E. Thoiileti (ces 2 dornières .sont poui- nous E. gemmipara). V. Ke;.l, 1.1. XLVIII. lig 4.. — Larg. du pédicule : 15 à 56 ij.. — Long, des tentacules préhenseurs : 18 à 50 [JL, — Long, des tentacules suceurs : 6 à 15 pi. Epiielota Bûtschli 87-89 gemmipara Hertwig 76 (pi. III, %. 4, 7, pi. V, fig. 8, pi. VI, fig. 7) C). Biitschli 87-89 (2) ; Sand 95 et 99. (1) V. Kent, pi. XLVI, flg. 48, 49, 50, 51 pi. XL VII, flg. 9 à 15. pi. XLVIII, tig. 19, 30, 31 (2) Cet auteur identitle E.pusilla, E. Thouleti, E. truncaia et i96 SOCIETK ItKLGK DK Mlf.ROSCOl'IE. Fphelota npicnlosa Wright. Podophri/d fjemmipco'fi Hortwift" 7fi. Honiupltrya (jonmiparu Kent 80-S2 ; Maiipas tl ; Entz 84 ; Gi'uber 84,2 : Roes ; l'ercoval Wi-ight. I^odophi'ya Lynxjhiji Rol)iii Podophrya Benedoti F"iaiiK)nt. Hemiojilirya Bciiedoii l\eiil 80-82. Hemioiihrya microsoma Ma u pas 81 ; Kent 80-82. Hemiophrya Thouleti Maupas 81 ; Kent 80-82. Pûdoph/ya Kocli. Hemiophrya pimilla Kent 80-82 : Parona 83,2. Dendroplirya gcmmipara Sand 95. ? sp. ? gen. Aider. 1 sp. ? gcn. Liebei'kiilMi 5tj. ? sp. ? gen. V. J. van Beneden (in Fraipont). Pédicule cyliiuliique, conique ou pyramidal à 4 pans, se rétrécissant j)lus ou moins du sommet à la baee, ou renflé au sonnnct et éti'anglé ensuite assez brus([uement, attci^^nant en largeur 1/6 à o/6 de la largeur du corps, rcctiligne ou sinueux, mesurant en longueur de l/IOdcla hauteur du corps (var. brevipes) à 18 lois cette hauteur (var. Umgipes) (pi. V, fîg. 8) strié longitudinalement et transversalement, quelquefois annelé et plissé transversalement, péné- trant dans le corps en y formant un dôme. Corps plastique, très polymor[)he, ordinairement i)lus large antérieurement, globuleux, sphérique, ovale, cupu- lifoi'me, poly(''dri(|ue, pyriibrme, bacilliibrme (pi. XXII, lig. 5) ou en foj'me de pyi'amide quadrangu- laire renversée et tron(|uée ou de cône renversé et tron([ué. Kn coupe o(>lique, la l'ojine est celle d'un trapèze à grand côté antérieur convexe, à côtés laté- raux concaves et à angles arrondis, d'un triangle E. coronula ; il lait d'A'. gemmipara, û'E. Benedeni et d'iEi'. apicu- losa une seule espèce. MIOMOIUKS. I!)7 assez surbaissé à base antérieure et à aiii-Ics tion- (|ués, (l'un ovale, d'un cerele, e(e. Le eorps porte (juelquelois sur sa faee visible ï erètes ou [)Iis lon- i^itudinaiix é{|ui(listauts ([ui divergent en se rc'ti'éeis- sant de la base vers l'équaleur du eoi'ps où ils se perdent. (S à iO tenta(;ules prébens(Hirs eoni<|ues très allongés, ordinairement reetilignes, plus ou moins aigus et etiilés, quelcjnefois renllés ou mousses à leur extrémité, })0uvant d(''[»asser en longueiii' ^ t'ois la largeur du eoi'ps, montrant (|uel({uetois une struc- ture spiralée, entourent les tantacules suceurs. I à 10 tentacules suceurs apicaux, cylindri([ues ou légèrement coniques, rectilignes, [»arallèles, capilés, atteignant en longueur de 1/5 à l/IO du diamètre du corps. (]yto[)lasme incolore, jaune, vert, gris, brun, noirâtre, rougeâtre, etc. Noyau ramifié ou en fer à cheval. Centrosome (?) (Maupas). i à 8 vacuoles contractiles équatoriales ( 1 ou ^ peuvent être anté- rieures ou postérieures) sphéri({ues. Reproduction par 1 à 1^ bourgeons disposés en couronne anté- rieurs, sessiles, ovales, non tentacules ni pédoncules, hypotriches, à face ventrale concave, à cytoplasme plus clair que celui du parent, ([ui, après avoir erré, se fixent ((juelquefois sur un pédicule abandonné) — ou par scissiparité inégale ordinairement multiple donnant naissance à I (pi. III, fig. 5 et 1^2 ; pi. XIY, fig. 4, G, 7, 8, 9 ; pi. XVI, lig. 10 ; pi. XXIÏ, fig. 8) à bourgeons antérieurs ou latéraux, plus grands que les bourgeons précités, parfois plus grands que l'oi'ganisme maternel, sessiles, ovales, tentacules, non ciliés, à cyto[tlasme de même couleur que celui du parent, possédant un petit pédoncule cylindricpie 198 SOCIÉTÉ BKl-r.E DK MICKOSCOPIE. et rectilitine, qui se fixent non loin de l'organisme- nière ((juelquef'ois sur le pédicule maternel). Kyste (P. J. van Beneden, Hertwig, Uobin). Mer. — Sur ('jeraniiiun riihnini, les Algues vei'tes, Memhrunipovd pilosa. Salaria ahietina, Ihjdrabnannia falcata, Ualvcium Beauii, Plumularia setacea, Cam- panularia dichotoma, les appendices abdominaux d'un Homard, etc. Irlande (Pcrceval Wright), Devonshire, Cornouailles, C.alles du i\oj*d (Kent), Helgoland (Hert- wig), iNieuwe Diep, Berg-op-Zoom (Rees), Ostende (P. J. van Beneden, Fraipont), Nieuport, Le Portel (Sand), Jersey (Kent), Roiscoff (Hertwig, Sand), Con- carneau (Rol)in, Sand), Banviils (Sand), Gènes (Gru- ber), Naples (Entz), Messine (Kocb), Cagliari (Sar- daigne) (Parona), Venise (Canal grande) (Lieber- kûhn), Alger (Maupas). Haut, du corps : :24 à 140 p^. — Larg. du corps : :24 à 200 p.. — Long, du pédicule : 15 à 1150 \*-. — Larg. du pédicule : 10 à 80 \k. — Long, des tentacu- les préhenseurs : 40 à :200 \>.. — Larg. des tentacules préhenseurs : 1 à 2 [^. — Long, des tentacules su- ceurs : 10 à 40 p.. — Larg. des tentacules suceurs : 1 à 5 i^. — Diam. de la vacuole : 15 à :20 \>.. — Long, des bourgeons : iO ,a. — Largeur des bourgeons : 50 (a. Goiii-o 20 : Po«lo<-Ya> 0,50 Bulletins, t. 25 et t. 24 >^ 5,00 » n-a i «' a a. m t «- SECRETARIAT : É. ne H'ildeman, docteur en sciences naturelles, .lardin botanique, Bi'uxelles. TRÉSORERIE : |j. Baiiwens, rue de la Vanne, 33, Bruxelles. BIBLIOTHÈQUE : Jardin botanique de l'État, à Bruxelles. Toiifes les eomniiinienlions doivent être adressées an Aiecrétaire. Ijes piiblleations et les journaux doivent être envo'^és an local de la Société: Jardin botanique de Pftitat à Bruxelles. BULLETIN UU LA VINGT-CINQUIEME ANNEE 1898-1899 BRUXELLES ALFRED CASTAIGNE, ÉDITEUR 28, rue de Berlaimont, 28 1899 COMPOSITION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION POUR L'EXERCICE i898-iS9'J M. Ch. Van Bambeke Président. 1898-1900 M. Ém. Laueent, Vice-Président. 1897-1899 M. L, Eeeera, Id. 1898-1900 M. Ém. De Wildeman, , Secrétaire. 1897-1899 M. L. Bauwens, Trésorier. 1897-1899 M. C. H. Delogne, Bibliothécaire. 1898-1900 M. L. Coomans, Membre. 1897-1899 M. GiLSON, Id. 1897-1899 M. Fe. Ceépin, Id. 1898-1900 M. J. Massaet, Id. 1898-1900 Seceétaeiat : m. De Wildeman, au Jardin Botanique de l'État, à Bruxelles. Seceétaiees- ADJOINTS : M. le D'" Pechèee, r. de la Loi, 140. M. le D'' Rousseau, rue du Trône 159. Tsésoeiee : M. Bauwens, rue de la Vanne, 33, à Bruxelles. Bibliothèque : au Jardin botanique de l'État, à Bruxelles. BILLETIIN DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome XXV. N° VIL 1898-1899. Procès-verbnl de la (séance iiiensuclle du 17 Octobre 1898. Présidence de M. L. Errera, vice-président. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. Correspondance : M. le D' Rousseau s'excuse, par lettre, de ne pouvoir se rendre à la séance de ce soir, et prie l'assemblée de bien vouloir remettre sa comnmiiication à la prochaine séance. Communications : M. P. Nypels résume ses « Notes de pathologie végé- tale » qui seront publiées dans les Mémoires de la 6 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Société. Pendant son oxposo il fait passer sous les yeux des membres de très intéressantes photographies, montrant les stades divers de j)lusieurs nudadies. La eomnninieation de M. Nypels soulève quelques observations et remarques. M. P. Francotte montre un grand nombre de photographies et de photogravures ayant trait à diver- ses questions de l'histologie animale, et en particu- lier à l'histoire des sphères attractives. L'ordre du jour épuisé la séance est levée à 9 1/2 heures. BULLETIN DES SEANCES. 7 Comptes-rendus et analyses. Nous avons dans un Bulletin antérieur annoncé l'apparition du premier volume de « L'année biolo- gique )). Le deuxième volume de cet intéressant recueil vient de paraître, il rend compte des travaux parus en 1890 et comporte plus de 800 pages. Le volume II comprend 20 chapitres : La cellule ; les produits sexuels et la fécondation ; la parthéno- genèse ; la reproduction asexuelle ; l'ontogenèse ; la tératogenèse ; la régénération ; la greffe ; le sexe et les caractères secondaires ; le polymorphisme, la méta- morphose et l'alternance des générations ; les carac- tères latents ; la corrélation ; la mort, l'immortalité, la plasma germinatif ; morphologie et physiologie générale ; l'hérédité ; la variation ; l'origine des espè- ces ; la distribution géographique des êtres ; système nerveux et fonctions mentales ; théories générales. Comme on le voit par l'exposé du titre de ces 20 chapitres les travaux examinés portent sur tous les phénomènes importants de la vie. Le nombre des travaux résumés est immense, le travail entrepris par MM. Y. Delage, G. Poirault et leurs collaborateurs mérite les plus grands éloges car il épargnera un temps précieux aux chercheurs. Nous voudrions voir se multiplier les années de « L'année biologique » afin que cette revue annuelle puisse rattrapper l'arriéré et publier le relevé des travaux biologiques au plus tard une année après leur publication. Espérons que MM. Delage et Poirault ne se décourageront pas : la besogne est ingrate, mais des plus utiles. É. D. W. BULLETIN DES SÉANCES DK LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome X\V. N" II. 1898-1899. Procès«vei*bal de la séance itien^^iielle du «1 novembre 189H. Présidence de M. L. Errera, vice-présidem. La séance est ouverte à 8 5/4 heures. Correspondance : M. le Prof. P. Francotte s'excuse de ne pouvoir assister à la séance, quoique inscrit à Tordre du jour. Communications : M. le D' Rousseau, montre une série intéressante de préparations microscopiques se l'apportant à l'histologie des Sponi^iaires et compte présenter ultérieurement un travail étendu sur ce sujet. La techni(jue employée est particulière et a fait l'objet de notices spéciales publiées dans notre Bulletin et dans d'autres publications scientifiques. L'ordre du jour épuisé la séance est levée à 9 5/4 heures. BULLETIN DES SEANCES. 9 Comptes-rendus et analyses. Nous voulons signaler ici sans pouvoir l'analyser un remarquable travail de M. P. A. Dangeard « L'histoire d'une cellule » qui a paru dans la sixième série du Botaniste. L'auteur a [)orté spécialement ses investi- gations sur les Cidaniydomonadinées, et parmi celles- ci sur les genres Clilorogonium, Cercidium, Lobomo- nas, Pliacotîis, Clilamijdomonas, Carteria, dont il a étudié le noyau, le chromatophore, la division cellu- laire en vue de former des zoospores et des gamètes, le mode de réduction des chromosomes et les phéno- mènes de fécondation sur lesquels il présente une étude très documentée. É. D. W. + * * L'étude micrographique des roches a donné lieu dans ces derniers temps à la publication de nombreux travaux. M. Bleicher, professeur à l'École de phar- macie de Nancy, a fait parvenir à la Société un travail intitulé : Contribution à l'étude lithologique, microscopique et chimique des roches sédimentaires, secondaires et tertiaires du Portugal (Communicacaes da Direççao dos traballios geologicos t. 111, 1898). Dans plusieurs de ces roches l'auteur croit avoir trouvé la trace de végétaux inférieurs et particulière- ment d'Algues qu'il rapproche des Nostoc et des Batrachospcrmum. Malgré les clichés photographiques qui accompagnent le travail, nous faisons des réserves sur l'assimilation des traces observées à des végétaux, nous nous empressons d'ajouter que nous sommes 40 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. imcompétents pour juger le travail, mais nous avons voulu attirer l'attention sur lui. La déeouverte d'orga- nismes végétaux inférieurs et en particulier d'Algues et de Bactéries dans diverses roches a été signalée si souvent qu'il y a lieu, pensons-nous, de multiplier les observations afin de rechercher si les observa- teurs n'ont pas été, dans certains cas, trompés par la ressemblance entre des traces inorganiques et des organismes. É. D. W. BILLETIA DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome XXV. N« 111. 1898-1899. Procès- verbal do la séance mensuelle du 19 décembre 189^. Présidence de M. L. Errera, vice-président. La séance est ouverte à 8 5/4 heures. Communications : M. Errera présente quelques superbes préparations microscopiques deMissSargant et destinées à montrer le développement de l'ovule chez quelques Monocoty- lées. M. le Prof. Francotte résume dans ses grandes lignes le travail d'histologie et de biologie qu'il vient de publier sur les Planaires ; il montre les photogra- phies de ces organismes et des agrandissements de ces divers clichés. 12 SOCIÉTÉ RELGE T»E MICROSCOPIE. A la suite de cette communication s'engage entre plusieurs membres une discussion sur le mimétisme. Élections : iM. (ih. Engels, Ins])ecteur ju'ovincial des contribu- tions, présenté par MM. I.ameere et Bauwens, est admis au titre de membre etléctif de la société. La séance est levée à 10 heures. BILLËTI^ DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome XXV. N° IV. 1898-1899. Procès- verbal de la séance mensuelle du lO janvier 1899. Présidence de M. Bauwens, membre du Conseil. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. Correspondance : M. L. Errera et M. le D' Rousseau s'excusent par lettre de ne pouvoir assister à la séance de ce jour. M. Rousseau prie le bureau de bien vouloir porter sa communication « Technique microscopique des Spongiaires » à l'ordre du jour de la prochaine séance. Communication : M. P. Nypels, résume son travail sur les maladies des arbres des promenades de Bruxelles et montre H SOCIETE BELGE DE MICROSCOI'IE. différentes photographies se rapportant à ce sujet. Le travail de M. P. Nypels, accompagne de quelques planches, paraîtra dans les Mémoires de la Société. Élections : M. Degi'auwe, étudiant en sciences, présenté par MM. Francotte et De Wildeman, est admis au titre de memhre associé. M. Ensch, docteur en médecine, présenté par MM. Errera et De Wildeman, est procla- mé membre effectif. L'ordre du jour épuisé, la séance est levée à iO heures. BULLETIN DES SEANCES. iK Complets- rendu» et analyses. M. B. Renault a publié dans le n" I (1899) du Bul- letin du Musée d'histoire naturelle une intéressante petite notice sur les tourbes. Les conditions admises conmie nécessaires à la formation des tourbières sont résumées dans les 5 points suivants par M. Renault. 1" Un climat humide, plutôt froid que chaud, d'une température moyenne de 4 à 8 degrés. 2° Un sol décliné, imperméable permettant l'écou- lement lent des eaux. 5° Une humidité constante entourant les racines des plantes alimente la tourbière, ou leurs débris après qu'elles ont cessé de vivre. Cependant, comme le fait remarquer M. Renault, le i" parait susceptible d'une certaine élasticité, l'on a signalé la présence de tourbières dans bien des régions tropicales ou subtro- picales où la moyenne de température est au-dessus de 8 degrés. M. Renault considère deux bactéries comme agents principaux de la formation des tourbes. Ce seraient des microcoques : Micrococens palendis var. a et ^ qui se changeraient de la destruction de la plus grande partie des éléments liqueux, l'une, de 0,9 p. à 1,2 [j- de long a pu être conservée vivente et mobile pendant plus de 4 mois à l'intérieur de coupes montées en préparation, microscopiques, l'autre, ne mesurant que 0,5 à 0,6 [*■ apparaît après la première et meurt plus vite. È. D. W, BULLETIN DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome XXV. N° V. 1898-1899. Procès-verbal de la séance iiiensuelle du 20 mars 1899. Présidence de M. L. Eiu\eua, vice-puésidem. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. Communications : M. L. Errera, annonce qu'une manifestation se prépare à Gand en riionneur de noire président, M. le D' Ch. Van Banibeke, à l'occasion de son TO""'"^ anniversaire, et demande si la vSociété ne ]>ourrait prendre part à cette fête en envoyant une adresse à M. Van Bambeke. L'assemblée accepte vivement la proposition et il estdécidé que MiM. L. Ei'rera, Lameere et De Wildeman, s'occuperont de la rédaction de l'adresse qui sera remise par M. Errera à M; Van Bambeke le 16 avril prochain. BULLETIN DES SÉANCES. 17 M. P. Nypels expose son travail sur les Maladies du Hêtre on Belgique. Cette étude, qui fait suite aux recherches présentées précédemment à la Société, sera également publiée dans les Mémoires de notre Société. M. le D' Rousseau présente sous forme de tableau, avec préparations et échantillons à l'appui, la techni- que microscopique des Spongiaires. Le travail de M. Rousseau sera publié dans les Mémoires. La séance est levée à 10 heures. i8 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. IWécrolojS^ie. M. W. Nylander, le lichénologue bien connu, est décédé à Paris le '29 mars 181)1). Son herbier très considérable avait été légué au Jardin botanique d'Helsingfors. Le Journal des Débats (8 avril) a consacré à Nylander un article assez intéressant dans lequel M. le Prof. Boistel a retracé la carrière très remplie et la vie austère que menait le célèbre lichénologue. « Très ombrageux, dit M. Boistel, pour tout ce qui touchait, soit à son indépendance personnelle, soit à son autorité scientifique ; prenant pour des marques d'ingratitude et d'hostilité personnelle toute tentative de discuter les arrêts qu'il avait rendus ou de s'écar- ter des doctrines qu'il professait, il avait peu à peu rompu toutes relations avec ceux qui avaient été ses disciples et qui, en lui conservant la plus grande reconnaissance, entendaient, néanmoins, travailler librement sur le vaste champ de la nature ». La Revue bryologique n" 5 de cette année a consacré un article à Nylander, dans lequel le frère Gasilien rapporte également le caractère très ombra- geux du lichénologue. « Il a, dit-il, contribué pour une large part à tout ce qui a paru sur les lichens depuis oO ans, donnant, ])rodiguant même son con- cours, son temps, sa longue expérience jointe à un profond savoir, à tous ceux qui s'adressaient à lui pourvu qu'ils suivissent docilement sa classification et sa manière de voir ! » Nous avons nous-même été vivement attatjués par le regretté lichénologiste ayant été un jour, à propos BULLETIN DES SEANCES. 49 (l'une étude sur le genre Trenlepoliiia , amenés î\ dis- cuter la valeur d'une espèce de Coenoç/onium et à prouver que les gonidies de ce genre ne sont que des Algues du genre Trentepofilia que l'on rencontre très souvent privées de filaments mycéliens. 11 consacra plusieurs pages de latin à réfuter nos arguments qui malheureusement étaient fondés. Il ne pouvait supporter que l'on admit la théorie de l'association, dans les lichens. Pour lui les lichens étaient auto- nomes. L'apparition du « Schwendenerisme » fut, parait-il, un des plus grands tourments de sa vie. É. D. W. ; BLLLETIN DES SÉAACES DK LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome XXV. N» VI. 1898-1899. Proc«s»vei*bal de la séance mensuelle du 24 avril 1899. Préside>ce de m. L. Eruera, mce-présideist. La séance est ouverte à 8 l/:2 heures. Correspondance : Le secrétaire donne lecture de l'adresse qui a été remise à M. le D' Cli. Van Banibeke, le IG aviil der- nier : A Monsieur le docteur Cli. Van Bambekey Présidenl de lu Société heUje de Microscopie, etc., etc. Cher Président, La Société belge de Microscopie est particulière- ment heureuse de vous avoir à sa tête au moment BULLETIN DES SEANCES, 24 OÙ une inanifestîition d'admiration et de gratitude s'organise en votre honneur et c'est de tout cœur qu'elle s'y associe. Nous venons, conformément à la décision prise dans la séance du !20 mars 1891), vous apporter ici ses félicitations et ses hommages. Bien que votre activité se soit portée avec un succès égal sur des sujets très divers, la structure intime et le développement des êtres vivants ont été, de tout temps, vos études préférées et le microscope est demeuré votre outil de prédilection. Dès 1865, l'attention du monde savant se portait sur vous à la suite de vos recherches relatives au développement du Pélohate hrun, faites à une époque où l'imperfection des méthodes rendait encore les études embryogéniques bien pénibles. Vous montriez déjà ce talent d'observation et cette précision de vues que vous deviez apporter dans toutes vos inves- tigations. Au cours de votre longue carrière, vous avez assisté à l'épanouissement inespéré de l'em- bryologie et de la cytologie, non comme simple spec- tateur, mais en contribuant par vous-même à leurs progrès. Vos goûts vous entraînaient principalement vers les phénomènes les plus obscurs de la biologie : vous scrutiez l'organisation intime de l'œuf et de la cellule en général ; on vous voit, dans cette direction, toujours à l'avant-garde, soit que vous apportiez le résultat de vos recherches personnelles, soit que vous résumiez, en une lumineuse synthèse, les con- naissances de l'époque sur les questions les plus controversées. On commençait à peine à soupçonner les phénomènes de la division du noyau que des observations sur ce sujet étaient entreprises dans 22 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. votre laboratoire, et c'est un de vos élèves qui lança dans le monde le mot de « Karvokinèse ». L'année dernière encore, vous découvriez chez Pholcus pluilanyioides cet énigmatique noyau de Ball)iani dont en 1875 vous aviez constaté la pré- sence dans l'd'uf des poissons osseux et par ce travail vous prouviez, une fois de plus, que vous n'avez rien perdu de la juvénile ardeur avec laquelle vous avez poursuivi vos études zoologiques. Profondément pénétré de l'unité de la vie, vous avez appliqué au règne végétal les méthodes de l'his- tologie animale, et sur ce nouveau domaine, vous vous êtes d'emblée affirmé comme un maître. Il suffît de rappeler vos admirables recherches sur la structure des Champignons, votre étude approfondie des éléments que vous avez appelés hypfies vasculaires et dont vous avez été le premier à indiquer l'impor- tance et la généralité. Enfin, sans vouloir même tenter une simple énu- mération de vos travaux (car votre infatigable activité a fait qu'elle serait trop longue), nous tenons à rap- peler avec quelle force vous vous êtes |)rononcé, dès 1882, en faveur de l'extension des études pratiques. Âujoui'd'hui (jue vous avez conquis le droit, non au repos, mais aux loisirs dont vous saurez, nous en sommes certains, faire usage encore au profit de la science et du pays, vous pouvez, au soir de votre belle vie, vous dire que vous n'avez point perdu votre journée. BULLETIN DES SÉANCES. 23 Agréez, cher Président, avec nos vœux sincères, l'assurance de nos sentiments les plus dévoués. AU NOM DE LA SOCIÉTÉ : Le Secrétaire, Les Vice-Présidents : É. De Wildeman. L. Eureha, E. Laukem', Le Secrétaire donne ensuite connaissance de la lettre suivante cjui lui a été adressée. Gand, le 19 Avril 1899. A Messieurs les Vice-Présidents et Membres de ta Société belge de Microscopie. Mes chers Confrères, La Société belge de Microscopie, après m'avoir fait l'insigne honneur de ni'appeler à la présidence, a bien voulu s'associer à la manifestation dont je viens d'être l'objet à l'occasion de mon 70'"" anniver- saire. J'ai été profondément touché de cette nouvelle marque de sympathie de la part de mes Confrères. Je leur en témoigne toute ma gratitude, et je remercie tout particulièrement mon Confrère et Collègue, M. le Professeur L. Errera, par l'organe duquel leurs chaleureuses félicitations m'ont été adressées. Votre dévoué président, Cii. Van Bambeke. 34 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. M. Lameere rend compte de la manifestation Van Bambeke à hujuelle il a assisté avec MM. Errera et Laurent. Communications : M. L. Errera résume la communication qu'il a faite à l'Académie royale de Belgique sur : Hérédité d'un caractère acquis chez un champignon pluri- cellulaire. Le travail de M. le prof. Errera est basé sur les recherches exécutées à l'Institut botanique par le D' F. W. Hunger. Lne discussion sur l'hérédité, à laquelle prennent pai't plusieurs membres, s'engage à la suite de la communication de M. Errera. Le Président attire ensuite l'attention, d'après les recherches d'Ostwald, sur la similitude qui semble exister entre la formation du précipité de bichro- mate d'argent, sur une plaque de gélatine bichro- matée à la surface de laquelle on laisse tomber des gouttelettes de chlorure d'argent, et la formation des couches d'épaississements des grains d'amidons et des sphérocristaux. BULLETIN DES SÉANCES. 9S C'oiiipeur. M. H. Van Hcurck a eu l'occasion de faire avec ce planktonmètre de nombreuses récoltes sur les côtes belges et hollandaises, dans les br;is de l'Escaut et même à l'intérieur des terres, dans le Rhin, il serait très désirable qu'il puisse publier bientôt les résul- tats de ces camj)ai>nes qui amèneraient, certainement, bien des chana;ements dans nos connaissances sur la dispersion des Diatomées. Quelques indications supplémentaires sur la confection de préparations microscopiques systématiques, d'après le procédé de M. E. Caballero, terminent l'appendice. On doit vivement féliciter M. Van Heurck d'avoir doté la diatomoloiiie d'un travail si utile qui lui a coûté non seulement du tenqjs, mais pour l'exécution duquel il s'est imposé de lourds sacrifices. Le bota- niste et le zoologiste tout en ne s'occupant pas sj)écialement des organismes inférieurs trouveront, réunis dans le Traité, des renseignements qu'ils ne pourraient se procurer ailleurs (|u'après des recher- ches souvent assez longues. L'impression est des plus soignées, elle est au dessus de tous les éloges et fait grand honneur à la maison J. E. Buschman d'Anvers, qui a fait de ce livre une vraie édition de luxe. L'ouvrage d'ailleurs n'a été tiré qu'à un nombre restreint d'exemplaires. BULLETIN DES SÉINTES DE LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome XXV. N" VU. 1898-1899. Proces-verbal de la séance mensuelle du 15 mal 1899. Présidence de M. L. Coomans, membre du conseil. La séance est ouverte à 8 1/2 heures. Correspondance : M. Errera, vice-président, MM. Bauwens et Sand excusent leur absence. M. Sand annonce le prochain dépôt d'un travail sur les Acinétiens ; ce mémoire accompagné de plu- sieurs planches sera publié dans les Mémoires. Communications : M. De Wildeman, examine rapidement les diverses maladies qui ont été signalées chez les Algues, il 28 SOCIEIE BELGE DE HICHOSCOPIE. insiste surtout sur la série de transformations ame- nées dans les cellules d'Algues quand elles sont attaquées par des Chytridinées. Il compte présenter prochainement un travail préliminaire sur cette question où l'on trouvera la liste des Algues sur lesquelles ont été observées des maladies parasitaires et l'indication des divers organismes ayant occasionné ces maladies. Une discussion s'engage à la suite de cette com- munication sur la valeur qu'il faut accordei' aux termes cystes. kystes, s[)ores de repos. La séance est levée à 1) 1/2 heures. BULLETIN DES SÉANCES. 39 ISur la feriiieiiiaiioii «lu raffinose par l« l^cliizoï^accliaroiii^ces Poiiibe PAB H. GILLOT. Des travaux assez nombreux ont été puliliés dans ces dernières années sur cette intéressante levure reti- rée d'une bière d'Afrique : le Schizosaccharomyces Pombe de Lindner. J'eus l'occasion l'année dernière, de suivre les transformations qu'éprouve le ralfinose quand on le met en contact avec les diastases sécrétées par toute une série d'organismes microbiens, levures et moi- sissures, et j'ai pu vérifier une fois de plus l'exacti- tude de ce principe démontré depuis quelque temps déjà : les levures de fermentation basse fermentent intégralement le ralfinose, alors que les levures issues de fermentation haute laissent un résidu de mélibiose. Au cours de mes recherches, je m'étais aperçu que le Saccliaromijces Pombe se comporte avec le ralfinose connne une levure haute. Bau (') du reste 4'avait déjà annoncé il y a deux ans en montrant que le mélibiose n'était pas attaqué par les diastases que secrète ce microbe. J'avais obtenu, après fermentation, en employant une solution minérale additionnée de ralfinose, une quantité de sucre réducteur égale au tiers environ de la quantité totale de ralfinose. En me basant sur ce fait que le S. Pombe est une (1) Bau ; Chem. Zeitg 1897 p. 185. 30 SOCIÉTÉ BELGE DE Mlf.ROSCOPIK. levure assez particulière, qui, dans certaines condi- tions — notannnent lorsque la température s'abaisse — joue le rôle de levure basse, je me suis demandé, s'il ne serait pas possible, en variant les conditions de la fermentation, de faire attaquer le mélibiose, qui, jusqu'à ])résent s'est montré l'éfractaire à l'action de cette levure. La fei'mentation ne pourrait cependant jamais être intégrale, car en se décomposant, le mélibiose donne du dextrose et du galactose, et l'on sait que ce dernier sucre — comme Bau (^) l'a montré — est absolument infermentescible sous l'action du S. Pombe. Expérience n° 1. Commeje l'ai dit plus haut, les résultats que j'avais obtenus en 1898 pour le S. Pombe, m'avaient appris (jue cette levure laisse dans le liquide fermenté une quantité de sucre, évalué en glucose, égale au 1/3 environ de la quantité initiale de ratfinose. L'expérience avait été conduite de la façon sui- vante : La solution minérale (') avait été divisée en deux parties : Dans la première, on avait ajouté 2 °/o de ratfinose. » » seconde, » » » :2 "/o de saccharose. (1) Bau ; Zeitschrift fur Spiritus Industrie, 1896 p. 30,3. (2) En voici la composition (d'après Laurent) Phospliate bipotassique 2.5 grammes. Phosphate d'ammoniaque 2.5 » Sulfate de magnésie 1.0 » Acide tartrique 2.0 » Faire 1 litre avec H'O distillée. BULLETIN DES SEANCES. 34 L'addition de saccharose dans une portion, de rafïinose dans l'autre, n'avait d'autre but, que de })erniettre de suivre comparativement la marche de la fermentation avec ces :2 sucres. Les deux solutions ainsi préparées avaient été sté- rilisées à froid — de façon à éviter une inversion partielle qui n'aui'ait pas manqué de se produire si on avait employé l'autoclave — puis distril)uées à raison de 50 centimètres cubes dans chaque fiole, dans une série de ballons à fond plat et d'égale ca])a- cité. Après ensemencement à l'aide d'une culture pure, les ballons avaient été portés à l'étuve chauffée à 30° C. Résultats obtenus : En solution additioDaée >1e : a) î o/o (le laffiDose b} i o/o de saccharose Après 4 jours : Sucre réducteur évalué en glucose % ce Sucre non réducteur % ce Poids de levure dans 50 ce Après 6 jours : Sucre réducteur évalué en glucose Glucose disparu du 4^' au 6" jour Poids de levure dans 50 ce Après 8 jours : Sucre réducteur évalué en glucose Glucose disparu du 6'^ au 8« jour Poids de levure dans 50 ce Après 10 jours : Sucre réducteur évalué en glucose Glucose disparu du 8« au 10*^ jour Poids de levure dans 50 ce Après 12 jours : Sucre réducteur évalué en glucose Glucose disparu du 10" au 12^ jour Poids de levure dans 50 ce 1.120 2.100 0.000 0.000 0g.012 0^.008 1.112 1 400 0.008 0.700 — 0.052 0.630 1.358 0.482 0.042 0.043 0.054 0.630 0.652 0.000 0.706 0.047 055 0.630 0.000 0.000 0.706 0.045 0.055 32 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. On voit donc t:lairc3nient ([u'apivs 1:2 jours, le saccharose a fernienté intcgTalcnu'nt tandis qu'il reste en solution additionnée de ratïinose un sucre qui agit sur la liqueur de Fehling comme le ferait un poids de glucose égal au tiers de la quantité totale de ratïinose. On remarquera en effet, qu'une fois arrivée à un certain point — 8*" jour dans les conditions de l'expé- rience — la fermentation s'arrête cl il n'y a plus aucun changement dans la suite. Expérience n" 2. Les essais ci-dessus ont été repris en les modifiant quelque peu. C'est ainsi qu'au lieu d'oj)érei' la fermentation à la température optima pour le S. Pomhe : 50" C, on a abaissé la températuie à 16" C. Au surplus, on a polaiisé le liquide de culture, avant, pendant et api'ès action de la levure, de façon à combiner cette notion avec les résultats obtenus par le dosage du glucose à l'aide de la liqueur de Fehling, ce qui a permis d'ariiver aisément, connne on le verra plus loin, à la détermination exacte du sucre non fermenté. A cet effet, on a prélevé 500 centimètres cubes de solution minérale (ju'on additionne de 6 grammes de ratïinose. Après stérilisation, on distribue dans cinq ballons à fond ])lat. Après ensemencement, on aban- donne à une température de 10° C. Le jour de l'ensemencement (5 avril), le premier ballon est soumis à l'examen. 11 donne à l'analyse les BULLETIN DES SÉANCES. 33 résultats suivants : Raffînose 7o ce 2.000 Sucre réductour 0.000 Poids de levure dans 60 ce traces Alcool Vo ce 0.00 Polarisation au tube de 200 mil m. sacchari mètre Schmidt et Haensch . . 12.1 Ce qui donne comme pouvoir rotatoire : 12.1 X 0.544 X 100 ,„, _ «D = 2~x~2 ^ 104.06. On admet généralement comme pouvoir rotatoire (a^) du ratfinose, le chiffre donné par Sclieibler et Tollens : a,, =. 104. La valeur trouvée a^ = 104.06 se rapproche suffi- samment du chiffre des deux auteurs allemands pour qu'on la considère comme exacte. Au reste, la minime diff'érence en plus que l'on pourrait obtenir dans le cas présent s'expliquerait aisément par la présence dans la solution nutritive d'une petite (juantité (0.2 °/o) d'acide tartrique qui contribue à relever un peu la valeur de la polarisa- tion. Cependant cette cause d'erreur dans la détermina- tion du pouvoir rotatoire est si peu importante, que je n'ai pas cru devoir en tenir compte. Déjà vingt-quatre heures après l'ensemencement, un léger trouble s'observe dans les matras quand on leur imprime un léger mouvement de rotation. 3 34 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCÛPIE. Les jours suivants, un dépôt lilanchàtre coninience à se t'ornier au tond des vases et de minuscules bulles de traz s'écha})|)enl de la surface du li(|uide. Le 10 avril, on retire un premier ballon de l'étuve, et Ton analyse le licpiide tei'menté qui donne les résultats suivants : gramme' Poids de levure dans 60 ce O.OIG Sucre réducteur évalué en glucose "/o ce. . . 0.554 Sucre réducteur évalué en glucose 7» ce. après traitement par H(^l 1.014 Sucre non réducteur évalué en glucose (par différence) \ . . . 0.480 Hatïinose inattaqué (') corres})ondant à 0.i8() de glucose 0.792 Alcool 7o ce. (déterminé à l'aide du compte- gouttes Duclaux) 0.15 Polarisation de la solution (tube de 200"'""'j . 8.8 Soit une diminution de polarisation de : hi.l — 8.8 = 5.5 (1) On remarquera que dans toutes les déterminations de raflinose, j'ai multiplié la quantité de glucose lourni par le dosage à la liqueur de Fehling après inversion, par le eoelicient l.fi.'j. On sait, en ellét, que tous les sucres ne jouissent pas vis-à-vis de la liqueur cuprique du même pouvoir réducteur. Ainsi, tandis que 100 grammes de saccharose donnent 105,2d gr. de glucose, 100 gr. de raflinose ne donnent, p(()- l'action immcdiate et directe des acides, que 00,60 gr. de glucose (Loiseau. Deuxième congrès de chi- mie appliquée 1S97 1. 1, p. 104). La moyenne de mes nombreux essais m'ont donné 0,GU60 de glucose i)Our 1 de raflinose. Adoptant le chilfi-e de Loiseau — O.GOG ilo glucose pour 1 de i-iHInose — il suflu-a, ])our trouver la quantité de raflinose correspondant à un poids donné de glucose, de multiplier la quantité de glucose i)ai' le rapport o:co6 = '-^»- BULLETIN DES SÉANCES. 35 5 jours après, \o 13 avril, un second ballon est soumis à l'observation et donne : grammes Poids de levure dans (H) centimètres cul)es . 0.0:29 Sucre réducteur évalué en glucose 7o ce. . 0.0-^)3 Sucre réducteur » » après . traitement par HCI 0.784 Sucre non réducteur évalué en glucose "/o ce. (par diflerence) 0.151 lîatïinose inatta(pié ('orresj)ondant à 0. 151 de glucose 0.216 Alcool 7o centimètres cubes . . . . . . 0.25 Polarisation (tube de 200'""'") 9.2 Soit une augmentation sur la polarisation donnée par l'essai précédent de 9.2 — 8.8 = 0.4 J'attire l'attention sur ce fait, qu'à première vue, on pourrait trouver singulier, que la polarisation de la solution augmente du 10 au 15 avril, c'est-à-dire au fur et à mesure (|ue la fermentation avance. On remar([ue en effet que le 10 avril, la polari- sation a été trouvée égale à 8.8, tandis ({ue 5 jours plus tard, elle remonte et atteint la valeur 9,2, soit une différence en plus de 0,4. L'explication de ce fait est facile à donner : Le 10 avril, 7 jours après l'ensemencement, alors que Ton soumet le pi'cmier ballon à l'observation, la levure a attaqué une i)artie du ralïinose — comme le montrent les résultats du dosage à la liqueur de Fehling — et a produit à ses dépens : du lévulose et du mélibiose. De sorte que l'on trouve en ce moment en solution : du lévulose, du mélibiose, et du rafïinose inattaqué. 36 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Le lévulose possède un pouvoir rotatoire lévogyre considérable ('), évalué par : Herzfeld à a„ = - 92.25 Kiliani a„ = — 92,50 La diminution de polarisation observée de 10 avril est done inij)utal)le à la présence dans le liquide d'une proj)ortion plus ou nioins forte de lévulose qui s'est formé à la faveur d'une action diastasique dont rend compte l'équation suivante : latïinose lévulose mélibiose. On a vu aussi i)lus haut, (jue trois jours plus tard, le 15 avril, la polarisation j'emonte de i/lO ; elle passe de 8". 8 à 9". 2. Si l'on jette un couj) d'œil sur le résultat du dosage du glucose ce jour là, on remar(juera que cette augmentation de polarisation correspond à une dimi- nution de la quantité de glucose obtenu a})rès traite- ment par les acides et à l'augmentation de la quantité d'alcool. En d'autres termes, si à un moment (juelconque de (1) Le pouvoir rotatoire du lévulose est susceptible de varier dans des limites très larges avec la concentration de la solution et la température. En faisant varier ces deux facteurs, Jungdeisch et Grimbeit ont trouvé comme pouvoir rotatoire du lévulose des valeurs allant de — 82.53 à — 10.5. 7G. Les chiffres trouvés par Herzfeld (— 92.23) et Kiliani (— 92,50) ont été obtenus : a) par Herzfeld, pour t ^ 19 et e = 7.66 b) par Kiliani, pour t = 12 et c ^ 1.00 BULLETIN DES SEANCES. 37 la fermentation, la valeur (1(^ la polarisation augmente, c'est que le lévulose disparait en totalité^ ou en partie pour donner de Taleool et que le résidu ne contient plus que du mélibiosc^ à i)ouvoir rotatoire dextrogyre très élevé. 11 s'ensuit que lorsque tout le lévulose aura disparu pour donner de l'alcool, et ([ue le résidu ne contien- dra plus que du melibiose, on doit s'attendre — si ce dernier sucre n'est i)as attacjué — à voir la polarisa- tion rester fixe. Le 16 avril, un nouveau ballon est soumis à l'ob- servation et donne : grammes Poids de levure dans GO centimètres cubes . 0.058 Sucre réducteur évalué en glucose "/o ce. . , 0.658 Sucre réducteur évalué en glucose °/o ce. après traitement par HCl 0.755 Sucre non réducteur évalué en glucose (par différence) 0.077 Raffinose inattaqué correspondant à 0.077 de ûlucose 0.l!27 Alcool 7o centimètres cubes 0.26 Polarisation (tube de 200'"""') 9.0 Cette légère diminution dans la polarisation cor- respond encore ici à la production d'une certaine quantité de lévulose. 11 suffit de remarquer en effetque du 15 au 16 avril, 0.089 de rafïinose se sont transformés. La diminution de polarisation est donc due ici à la quantité de lévu- lose que les 0,089 de ratïinose ont fourni en se décomposant. 38 SOrjKTÉ BKLGi: DE MICROSCOPIE. Le 22 avril, ('tiido (riin nouvciiii niali-as : gramme» Poids de lovuir dans 00 conliiiiôtres do ciilx's O.Oôl Sucre réducteur évalué en glucose "/„ ce. . O.iMÎ) KatHnose inana(]ué 0.000 Alcool Vo ce 0.29 Polarisation de la solution 0.10 La j)olarisation a donc remonté de I/IO ce qui s'ex[)li([uc par la disparition du lévulose provenant de la décomposition des dernières traces de ratïinose. On remarque qu'à partir de maintenant, on ne trouve plus dans le liquide de ratïinose inatta(pjé. A partir de ce jour aussi, la fermentation semble être arrêtée, la polarisation reste invariable, la quan- tité de sucre ne diminue plus, la proportion d'alcool n'augmente pas, comme on pourra s'en rendre compte en examinant les résultats suivants obtenus lors de l'analyse du liquide provenant du dernier matras examiné le 28 avril : grammes Poids de levure dans 00 centimètres cubes . 0,0:24 Sucre réducteur évalué en glucose "/o ce. . 0.040 Raffînose inattaqué 0.000 Alcool °/o ce 0.28 Polarisation de la solution 9.10 Le S. Pombc était donc incapal)le de pousser plus loin la fermentation et il laissait en solution un sucre infermenté, corres])ondant (en glucose) au tiers environ de la (piantité totale de ratïinose. On sera])pelleen effet que j'avais employé dans cette IJULIiETIN DES SÉANCES. 39 expérience, des solutions minérales additionnées de 2 "/o de l'afïinose ; 2 de ratïinose avaient donc laissé après aetion du S. Pomhe : 0.()iO de suere infermenté. On a vu plus haut (première expérienee) que lL de ratïinose avaient laissé une quantité de suere réduc- teur correspondant à ().()r>(l de i-lucose. Détertninatiou de la nature du résidu hifermenies- cible : On a, pour déterminer la nature de ce sucre infer- mentes('il)le, trois procédés pratiques à sa disposi- tion : 1" Comparaison entre la rotation du sucre infer- mentescible et la rotation du l'atïinose en solution j)rimitive. 2" Détermination de la valeur du pouvoir rotatoire du sucre non fermenté en utilisant les résultats obte- nus par le dosage à la liqueur de Fehling. T)" Etude de la solution à l'aide de la phénylhydra- zine : foi'mation d'osazones. Dans le cas présent donc : formation de mélibiosazone soluble dans l'eau chaude, ou de clucosazone ou de i>alactosazone. Les deux premiers procédés m'ont paru sulïisants pour déterminer avec certitude la nature du sucre non fermenté. 1" On a vu que la polarisation au tube de 200'"""', de la solution nutritive additionnée de 2 7o de ratïi- nose était égale à 12.1. soit en degrés d'arc : 12.1 x 0,544 = 4.1624 D ou y.,, = vc^^s = 104. Ou 2 X. 2 40 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Après ternientatioii, le liquide de culture donne dans les mêmes conditions une polarisation de 9.1 Soit un rapport entre les deux polarisations de : 9,1 (polarisati on fina le) _ 1 _ "5 12,1 (polarisation initiale) 1,55 100 rapport, qui, en langage ordinaire, se traduit de la façon suivante : Après feimentation avec le S. Pombe, le liquide de culture contient un sucre dont la polarisation est égale aux 75/100 de celle du raffînose. Ce premier résultat s'accorde donc bien avec ceux que Loiseau (^) avait obtenus en 1887, résultats qu'il avait ti'aduits comme suit : « Avec la levure de fermentation haute, le ratïinose « ne fermente que partiellement : il ne donne en « alcool et en acide carbonique que le tiers de ce « qu'il devrait donner par une fermentation inté- « grale ; et il reste dans le liquide fermenté une « substance qui agit sur la liqueur de Fehling comme « le ferait un poids de glucose égal à celui qui a « fermenté ; et ce liquide possède un pouvoir rota- « toire égal aux 78/100 du pouvoir rotatoire de la « disolution de raffînose. Il semble donc le Schizosaccliaromyces Pombe s'est comporté vis-à-vis du raffînose comme le fait une levure haute, puisque précisément laquantité d'alcool obtenu n'est environ que le tiers de la quantité que l'on aurait obtenue par une fermentation intégrale et que le liquide fermenté présente une polarisation (1) Loiseau ; Comptes Rendus 1888. itULLETIN DES SÉANCES. 41 égale aux 75/100 de celle (jue présentait le raffînose en solution primitive. Cette valeur 75/100 semble un peu basse puisque Loiseau (^) n'est januiis descendu en dessous de 78/100 ; mais on conçoit aisément que dans des recherches de cette nature, une difterence de 5/100 entre deux obsei'vateurs différents peut parfaitement être négligée et que l'on peut adm9ttre, sans crainte de se tromper que la substance que le S. Pombe n'a pu faire fermenter dans les conditions de l'expérience ci-dessus se rapproche beaucoup de celle dont Loiseau a constaté la présence dans les résidus de fermentations de raffînose sous l'action des levures hautes. 2° Reste à prouver que ce sucre infermenté est bien du mélibiose. Et pour y arriver, il est nécessaire de reprendre la question d'assez loin. On le sait — et je crois l'avoir rappelé au début de cette note — tous les sucres n'ont pas le même pouvoir réducteur vis-à-vis de la liqueur de Fehling. C'est ce qui a engagé Bau (-) à déterminer le pouvoir réducteur du mélibiose en le comparant à celui du maltose. Cet auteur remarqua que 100 parties de mélibiose correspondent à des quantités assez variables de maltose, tantôt 85, tantôt 00 et juscjue 95 (dans ce dernier cas cependant l'auteur fait remarquer que son produit n'était pas absolument pur). Le pouvoir réducteur du mélibiose varie donc assez bien et les chiffres extrêmes obtenus par Bau s'expliquent — (1) Loiseau ; Deuxième congrès international de chimie appliquée 1897, 1. 1, p. 100. (2) Bau ; Chem. Zeitg 1897, p. 188. 42 SOCIKTE BELGE DE MICKOSCOI'IE. d'après l'aiileur — par la ditFérence dans la durécMlc chauftage de la solulioii cupriciue. Eliiiunant le cliifîre extrême 95, j'ai dû admettre pour mes ealeuls un ehifl're moyen entre HT) el 1)0 soit 8(>. 100 de mélihiose eorrespondent donc à 80 de malt ose. Le pouvoir rédueteur du maltose vis-à-vis de la li(pieur euprique a été déterminé de^iuis loni'temi)S déjà par Wein, Brown et Morris, Soxhiet et d'autres. Wein (') admet que 100 de maltose (•orres[)ondent à 05 de slueose. D'ajM'ès Soxiilet (') le pouvoir rédueteur serait de 61.05 et d'après Brown et Morris : (>1. Admettant le ehitVre de Wein, il sulïira jtour trou- ver la quantité de glueose fourni par 100 de mélihiose de poser : 100 (maltose) _ 80^(imiUose) 65 (glueose) ~ x (glucose) D'où X == 55.9 = (piantitc de glueose eorresjton- dant à 100 de mélihiose. On a vu (pie le n'sidu inrermenlescihic cori'espon- dait à 0,640 gr. de glueose. Voyons done à eomhien de mélihiose eorresponde- (1) On sait que le pouvoir rôductour du maltose varie assez bien avec la concentration, ce qui olilige à toujours opci'cr avec la con- centi-iition di; 1 " „ indiqure dans les tables de Wein dont on se sert généralement. (2) Soxldet : Cliem. Centralbl. '^'• série IX, 218 et 236. Zeitscli. ï. analyt. Cliem. XVIII, 348 et XX, 425. r.ULLETIN DES SÉANCES. 43 l'ait cette (|uaiitité de glucose et pour cela posons : 55.9 _ 0.04 100 ~" X X = 1,145 gr. Faisant entrer cette valeur dans la formule pour la détermination du pouvoir rotatoire, il vient : 0.1 X 0.544 X 100 ,^,. ,.y ^D = ^ .— TTT^ = lob. 08. -2 X 1.145 Au cours de ses nombreuses déterminations du pouvoir rotatoii'e du melibiose, Bau (^) était arrivé aux l'ésultats suivants : a^ = 155.09 a„ = 154.07 ap = 157.60 ap = 157.90 Soit une moyenne o.^ = 156.18. Si Ton veut rapprocher cette valeur (150.18) de celle que j'ai obtenue (150.68) pour le pouvoir rota- toire de la substance infermentescible, on concluera que cette substance inattaquée par le S. Pombe est bien du melibiose. n Y aurait encore une autre façon de déterminer la quantité de melibiose correspondant au glucose dosé à la liqueur de Fehling. En représentant par x la quantité de melibiose correspondant à 0,640 de glucose, 9.1 étant la valeur U) Bau ; loc cit. 44 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. de la polarisation du li(|uidc fermenté, et en admet- tant comme pouvoir rotatoire du melibiose, la moyenne des déterminations de Bau soit ir)().i8, il vient : ,-P ,o 9.1 X 0.544 xlOO :2 X X D'où X = 1.141) On avait obtenu par le premier procédé : 1.145. La concordance ne saurait donc être plus j)arfaite. Remanjuons en terminant, ({ue dans ces conditions 100 de melibiose ont donné as notre étonnement ioi's(|ne. après avoir réuni toutes les obser- vations ])ubliées sur la division du noyau chez les Protozoaires — ce qui, à vrai dire, fut un travail assez long et difficile — nous constatâmes (|u'en les classant d'après l'ordre loiii([ue de com])lexité crois- sante, elles formaient une chaîne ininterrompue depuis la sinqile fragmentation du noyau jiis([u'à la caryocinèse la plus com}tli(}uée. Hàtons-nous de dire ([ue nous nous sommes bien gardé d'accumiilei' des dénominations nouvelles, de tortui'er les faits pour les ])liei' aux exigences d'un système a priori, d'admettre certaines observations parce qu'elles cadrent avec nos idées, d'en rejeter d'auti'cs pai'c<' ([u'elles les contredisent. Nous acceptons comme exact, tout ce (pii a été écrit sur la division nucléaire des Protistes ; non seulement les faits, mais encore les inter})rétations de cha(|ue auteui* ('), Le seul élément ({ui soit nôtre dans cette énunK'j'ation, c'est l'ordre dans le(|uel les diffé- rents modes de division sont présentés et encore cet oi'dre n'a-t-il rien de factice, puis(|u'il a pourpi'incipe la conqilexité croissante. Si ce système, très simple (1) Deux exceptions ont été faites à cette règle : on en verra plus loin la justitlcation. BULLETIN DES SEANCES. 47 n'a pas encoro été formule, cela tient sans doute à deux causes : I" L'étendue de la bibliographie sur cette question ; :2" L'esprit de système ({ui voudrait réduire à un seul les diilerents processus ol)servés et ([ui a t'ait admettre presque universellement l'homologit! du centrosome et du micromicléus. Pour nous, nous croyons avoir lu tout ce qui a été écrit sur hi division nucléaire chez les Protozoaires depuis 1880 environ. Nous nous sommes contenté de placer bout à bout les observations des auteurs, sans les interpréter à notre façon, les transformer, ni les mettre en doute. Si donc on peut ap})eler système cette simple juxta})Osition des descriptions des divers auteurs, on conviendra (jue ce système sera le moins arbitraire, le moins théorique, le moins aprioristique possible, ])uis([u'il l'ésultera seulement de la succession de tous les faits connus dans l'ordre naturel de complexité croissante. De])uis 1880, on a décrit la division cellulaire de 59 espèces de Protistes et de 7 groupes (Mycétozoaires, Foraminifères, Radiolaires coloniaux. Ciliés, Opali- nes, Grégarines, Diatomées) ; si nous y ajoutons la caryocinèse normale des Métazoaires et des Métaphy- tes,nous obtenons 17 modes bien distincts de division nucléaire ; nous sommes parvenus à les rattacher l)hyIogénétiquement les uns aux autres, de manière à former un arbre généalogique constitué d'une lignée pi'incipale, de laquelle se détache une lignée collaté- rale parallèle à la première. 48 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. Trois inodes de division très spéciaux, et fort peu étudiés, qui semblent n'avoir rien de commun avec les antres, seront décrits in fine sous le nom de modes de division aberrants. Nous n'avons pas tenu compte de neuf observations beaucoup trop fi'agmentaires, pour pouvoir prendre place daus une classification (^). Nous avons passé sous silence les divisious directes observées cbcz les Métazoaires, et ce pour deux motifs : 1" ces pbénomènes ne sont pas sutiisamment connus et ;2° ils représentent sans doute des pbéno- mènes de dégénérescence et non des étapes d'une évolution phylogénétique. Nous laissons encore de côté les pbénomènes acces- soires de la divisiou : ainsi les nucléoles vrais, qui peuvent se présenter à tous les stades, ne sont pas considérés. De même nous ne parlons pas de la Zwiscbenplatte de Flemining, ni du Pbraginoplaste, parce (jue ces pbénomènes sont secondaires et n'ont aucune influence sur le procédé de division lui- même Ç'^). (1) Nous voulons parler de la description de la division indirecte chez les Mycétozoaires (Lister, cité par Moore), les Foraniinifùres (Schaudinn), les Testacés (Blanc). Monas vivi]>ara (Rlochmann), Polytoynn uvello (Blochmann), Amœba lucida (Gruber 85). Pelo- myxa villusa (Gruber 85), Arcella vulgaris (Gruber 92) ; la seule phase de division observée chez cette espèce fait croire à un stade 8. (2) On l'pniarqiiera dans tout ce qui suit que nous évitons avec soin de prendre jiarti dans les questions controversées telle que la structure intime de la cellule. Noti'e théorie s'accommode aussi bien de la structure alvéolaire que de la structure tibrillaire ou réticu- laire du iirotoplasmo. Nous décrirons lacaryocinèse des Métazoaires en nous inspirant surtout des travaux d'Edouard van Heneden. les plus exacts et les moins tendancieux en la matière. BULLETIN DKS SÉANCES. 49 B) Lii^née |>rin<;i|>ale. l"-^ stade. Le noyau se divise par simple fragmentation ; on ne distiniiue aucune ditï'ërenciation, aucun phéno- mène spécial ; les deux poi'tions du noyau peuvent rester jiccolées plus ou moins longtemps : c'est un objet qui se tend, puis se brise, sans plus. Il n'y a pas d'étranglement progressif: une fente se })roduit et se propage jusqu'à division complète. Ce mode de division a été observé chez les Mycé- tozoaires (Lister cité par Moore), chez les Foramini- fères (Schaudinn 95,1), chez le Radiolaire Aulacantha Scolymantlia (Borgert) . 2" stade. Pour se diviser, le noyau s'allonge, s'étrangle en son milieu et prend la forme d'un biscuit ou d'une haltère ; l'étranglement progresse jusqu'à division complète des deux portions qui, pendant tout ce processus, se sont sans cesse écartées l'une de l'autre. Ce procédé a été observé chez le Rhizopode Leyde- nia gemmipara (Leyden et Schaudinn) et chez les Héliozoaires Acantlwcystis aculeata, turfacea et myrios- pina, Spliœrastrum, Heterophi^ys , Raphidioplirys palli- da en voie de bourgeonnement (') (Schaudinn, 96, 3). En quoi ce stade diffère-t-il du précédent ? Sim- plement en ce que dans ce dernier le noyau restait immobile, se fendant sur place, tandis que dans le second stade, les pôles du noyau tendent sans cesse à (Ij Dans la scissiparité, le mode de division est celui du 9*^ stade. i SO SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. s'écarter l'une de l'autre, déterminant ainsi l'allon- tienient, l'étranglement et la forme de haltère que prend le noyau; ces trois phénomènes ne sont qu'une consé([uencedu premier, et ce stade n'introduit (ju'un seul élément nouveau : une tendance à i écartement des deux extrémités du iioyau. 3" stade. Dans les stades précédents, le caryoplasme ne suhissait pour la division aucun arrangement spécial. Il se séparait en deux portions sans passer par une phase préparatoire. Chez le Flagellé Cliromu- lina (Fisch), les gros grains de chromatine du noyau au repos se fragmentent en granulations plus petites et se disposent en rangées longitudinales parallèles vers la partie médiane du noyau, tandis qu'elles demeurent sans ordre aux deux extrémités. Le noyau s'étrangle et se divise. Les petites granulations chro- matiques se fusionnent et refoi'ment les gros grains du noyau au repos. Ce qu'il y a de nouveau ici, c'est un commencement de répartition, de distribution égale de la chromatine ; ce résultat est ohtenu par la régularisation du réseau achromatique, qui prend sa disposition schématique, celle d'un quadrillé, à chaque intersection duquel se trouve une petite sphère de chromatine (^). 4r stade. La répartition égale de la chro)natine qui n'était (1) Chaque stade, en apportant un nouveau caractt're, conserve, bien entendu, les caractères antérieurs de la division du noyau. Chaque stade est un perfectionnement, une ajoute. BULLETIN DES SÉANCES. 5i que partielle au 5^ stade, devient ici totale. Dans tout le noyau, le réseau de linine forme un quadrillé régulier dont les interseetions portc^it ehaeune un granule de ehromatine ; la disposition que possédait seule la partie médiane du noyau de Chromulina s'est étendue ici au nueléus tout entier. Ce stade s'observe dans le macronucléus des Ciliés (tous les auteurs) chez les Radiolaires coloniaux (Brandt) et chez le Flagellé Codosiya Botnjtis (Fisch). 5® stade. A. Tout se passe exactement comme aux stades précédents, mais un nouvel élément apparaît au centre du noyau : le nucléolo-centrosome. C'est lui qui donne le signal de la division ; le plus souvent, il est déjà dédoublé lorsque commence la segmentation du reste du noyau. Pour se diviser, il s'allonge, s'étrangle en son milieu, prend la forme d'un biscuit ou d'une haltère ; enfin ses deux portions, s'écartant toujours, finissent par se scinder complète- ment. Le nucléolo-centrosome est formé d'un réseau de linine englobant une grande quantité de ehroma- tine. C'est sur lui (jue s'attachent tous les autres filaments du noyau ; ses deux portions, en s'écartant, entraînent les parties insérées sur elles et ainsi le noyau se trouve tout naturellement divisé. C'est ce qu'on observe chez Amœba crystalligera Schaudinn, 9i, 2), chez Amœba Proteiis (Gruber, 94), chez Amœba verrucosa (Fisch, Gruber, 85, 94), chez les Flagellés Ceratium kirundinclla (Lauterborn, 95,1 complétant Blanc et Zacharias, 94), Paulinella chro- 32 SOGIh:TE BELGE DE MICKOSCOI'IE. matopliora (Lautei'l)orn 95, 2), Oxyrrhis marina (Si'haudiiin 90, .")), liuth jaculans (Fisch) et (Ajatho- îtioiias (Fisch) ('). Quelle est la ('ai'aetéi'istitju<' de ce stade ? Le noyau, jusqu'ici lioniogène, s'est (litï'érencié ; la chi'oinatiiie s'est accuiinilée dans sa ])artie centrale (}ui, en raison de sa situation, a pris un r(')le direc- teur actif ; le reste de la charpente du noyau, s'insé- rant sur ce nucléolo-centrosonie, le suit passivement. La seule nouveauté est donc ta di/jcrenciation dans le noyau d'un nuvléolo-centrosome ('^). B. Le niacronuciéus des Péi'itriches Spirocliona (1) Chez Ceratium et PauUneUa , Lauterborn n'aftirme pas d'une façon catégorique l'existence du nucléoio-centrosome. Mais Schau- dinn l'ayant très bien mis on lumière chez Oxyrrhis et Keuten chez Euglena vrridis, Euglena velaia et Trachelomonas vivipara. nous ne pouvons douter de son existence. Son absence, du reste, l'erait reculer ces deux espèces au stade 4 et ne dérangerait en rien notre classification. Chez Cyathomonas et Amœba verrucosa seuls, les filaments de linine s'insèrent régulièrement sur le nucléoio-centrosome comme les rayons d'une roue sur son moyeu. Chez les autres espèces, la chromatine est amassée irrégulièrement autour des deux pôles du nucléoio-centrosome. Chez Amœba verrucusa, Gruber n'a pas vu le processus que nous avons relaté, mais il en a observé un des stades et Fisch les a décrits tous. Chez Amœba crystalligora, lorsque le nucléoio-centrosome a pris la Ibnne d'une haltère, chacune de ses deux extrémités contient un grain très coloi'able ; c'est sans doute simplement une partie plus dense du nucléoio-centrosome. Nous avons supposé que le noyau possédait une structure réticu- laire, mais noti-e description pourrait aussi bien s'appliquer à la structure alvéolaire ; il sufîirait de remplacer le mot filament par le mot alvéole. (2) Ce nucléolo-centi'osome est un centrosome par son rôle direc- teur ; il est possible que ce soit aussi un nucléole vrai, c'est-à-dire, qu'il contieime, outre la linine et la chromatine, de la pyrénine. Mais nous ne savons rien à cet égard. BULLETIN DES SÉANCES. .S3 gemmipara (Ball)iani, 1)."), coinplc'timt Hertwig 77 et Plate) et Kentroclwna îSehaliœ (Dotlein cori'iiii'aiit Ronipel) possédant uik^ sti-iicture toute spéciale, le mode de division, bien (ju'étant celui du stade -'), pré- sente avec celui-ci des ditlérences qu'il importe de noter. Dans le noyau au re}K)S, une i^rande partie de Tachromatine est séparée de la nucléine et accunmlée à un pôle du noyau ; celui-ci comprend ainsi deux portions accolées tout à fait distinctes ; une portion composée de filaments de linine agglomérés et con- tournés ; une autre portion foi-mée d'un faisceau de filaments ])arallèles de linine, englobant des parti- cules de chroinatine. Cette structure nécessite des modifications spéciales dans la division : le nucléolo-centrosome, logé d'abord dans la portion cbromatique, se place ensuite dans la portion achromati({ue : tous les filaments de celle-ci, venant s'insérer radiairement sur lui, prennent rai)parence d'une petite spbère attractive. Puis ce nucléolo-centi'osome se dissout dans la por- tion achromatique (il subsiste chez Kentrochona) . La portion chromatique pousse alors des pseudopodes qui englobent la portion achromatique : le noyau se compose à ce moment de deux sphères concentri- ques dont l'intérieure est achromatique, l'extérieure chromatique. La sphère achromatique s'allonge, s'étrangle et se divise en deux calottes qui, per(;ant en deux points opposés la sphère chromatique qui les entourait, se placent aux deux pôles de cette sphère ; celle-ci s'étire, s'étrangle et se trouve ainsi divisée. Le 54 SOCIÉTÉ HELGE DE MICROSCOPIE. luielôolo-centi'osomo se reconstitue par la réunion de rextrémité de (|uel(iues filaments de linine (pourvus, bien entendu, de leurs mierosomes de ehioniatine) ; ces éléments chromatiques et achroniati([ues s'agglu- tinent et se séparent nettement du reste du noyau. On voit une grande ditï'éi-ence apparente entre ce mode de division et celui que nous avons décrit comme corres])ondant aux phénomènes ])résentés par les noyaux du cinquième stade. Mais il est facile de voir ([ue c'est la disi)()sition du noyau au repos (jui nécessite ces différences : chez Spirochonn et Kentro- cliona, un nouvel organe s'est différencié dans le noyau, organe polaire qui donne insertion aux fila- ments du noyau, lorsque ceux-ci s'étirent : l'impul- sion est toujours donnée par le nucléolo-centrosome ; celui-ci doit donc émigrer et venir se placer dans l'organe polaire : ou bien il y reste effectivement (Kenirochona), ou bien il s'y dissout et y subsiste virtuellement (Spirochona) . L'appareil polaire doit se diviser en deux, et c'est ce qui motive les mouve- ments des deux portions du noyau, aboutissant à la situation normale : la chromatine répartie dans des filaments de linine venant s'insérer à chacun des deux ap])areils polaires achromatiques qui les étirent ensuite. Ces ajjpareils polaires, les endplatten, sont les homologues morphologi({ues et physiologicpies des polplatten d' Actinospliwrium que nous décrirons plus loin. 6'' stade. C'est exactement le stade T), A : un nucléolo- centrosome central (jui s'allonge, s'étrangle, se BULLETIN DES SÉANCES. o5 divise. Sur lui s'attache le réseau nucléaire. Mais ici, la chroinatine s'auiasse en chromosomes qui se divisent longitudinalement : cha<'un des deux scii- ments émigré vers l'un des deux nucléolo-centro- somes. (]ette migration est commandée par un sys- tème de filaments (fui n'a pu être suivi exactement. (Vest chez les Flagellés Kucjlcnu viridis (Keuten), Euglena vetala (Blochmann, 94, !2) et Traclidomonas vivipara (Blochmann, 94, ^) que ce stade a été ohservé. Quels perfectionnements voyons-nous ici ? Le réseau de linine a cessé de former un quadrillé régulier. Plusieurs filaments parallèles se sont rapprochés sans se souder, par raccourcissement des filaments transversaux : ils ont formé un chromo- some, c'est-à-dire un faisceau de filaments de linine, englohant des microsomes de chromatine. Les diffé- rents filaments de ce fuseau, restant indépendants, peuvent se séparer ultérieurement et alors le chromo- some se divise longitudinalement : le réseau cinétique de linine, inséré sur chacun des deux nucléolo-cen- trosomes, attire (') vers eux les deux produits de la division. Il y a donc : 1° Agglutination des filaments nucléaires en chro- mosomes capables de se diviser longitudinalement ; !2° Formation d'un réseau cinétique de linine (c est- à-dire d'un réseau de linine dépourvu de chromatine et servant à faire mouvoir les chromosomes.) (1) Cett(> expression déci'it l'apparonco des faits: nous ne savons- pas si la luiine attire réellement les chromosomes ou si la clii-oma- tinc coule le long des lilamentb de linine. S6 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. 7' stade. Au inomont de la division, la chroinatine se con- dense en ehroniosonies qui ont la forme de grains ou de bâtonnets ; le réseau caryoplasinique, en se régularisant, forme un fuseau (') de linine (^) ; les méridiens de ce fuseau sont encore réunis par des filaments transversaux, vestiges du réseau primitif (juadrillé ; les chromosomes se dédoublent et se |)lacent à l'équateur du fuseau, dont les deux pôles s'insèrent sur les polplatten, amas de linine (•*). Dans la polplatte se ti'ouve un centrosome. Le protoplasma contigu à la j)olplatte se concentre en un cône quel- quefois strié radiairement, le protoplasmakegel. Il arrive qu'une véritable sphère attractive s'y forme, mais le fait est loin d'être constant comme au stade suivant. Chacune des deux moitiés des chromosomes se dirige vers un pôle ; le fuseau subsiste encore quelque temps (filaments unissants), puis il disparait et chromosomes, fuseau et polplatte se fusioiment en un nouveau noyau. Pendant ce temps le centrosome : a) ou bien s'est retiré dans le noyau ; b) ou bien a passé dans le cyto[)lasme. Dans ce cas, il se divise pour préparer une nouvelle division ; dans h^ premier, il disparaît, pour reparaître dédoublé au moment d'une seiAinentation ultérieure. (1} Il serait plus juste de dire un cylindre. (2) Hertwig et Brauei' disent j)aranucléine. On sait que Hertwig a appelé paranucléine tout ce qui, dans le noyau, n'est pas la nucléine. (3) Peut-être la polplatte est-elle simplement un épaississement de la membrane nucléaire, mais cette opinion est peu vi-aisemblalde. BULLETIN DES SÉANCES. SI Trois phénomènes nouveaux sont apparus à ce stade : I" Le centrosome peut soi'tir du noijuu ; il ne contient presque plus de cliromatine : c'est devenu un centrosome, ce n'est plus un nucléolo-centrosome ; :2° Le réseau cinétique de linine a la forme d'un fuseau dont les deux pôles s'insèrent sur une calotte de linine, la polplatte ; Z)*^' // se forme aux pâles du noijau un amas conique de cytoplasme {protoplasmakegel) . Le fuseau parait avoir pour origine la réunion en faisceaux de plusieurs filaments cinétiques de linine : duKjue faisceau serait un filament du fuseau (/). C'est une origine analogue à celle que nous avons attribuée aux chromosomes. Il est évident que la })olplatte a pour utilité de donner au fuseau un point d'insertion solide ; et que, de même, la protoplasmakegel fixe chaque pôle du noyau au corps cytophismique. La présence de ces organes tend à prouver ([u'une véritable traction s'exerce dans le noyau, nécessitant des points d'appui solides. Ce stade a été observé chez l'Héliozoaire Actiîios- phœrium Eichliorni (Hertwig, 97, et Brauer, 1 , com- plétant Hertwig, 84 et Gruber 85). 8"" stade. A. La polplatte et le protoplamakegel sont rem- (1) Sehaudinn, qui propose eette explication, fait remarquer que les fllaiaents axiaux des pseudopodes prennent naissance de cette manière. Si l'on adopte la théorie alvéolaire, on supposera qu'une ou |)lusieni's rangées d'alvéoles s'allongent, que leur suc cellulaire dilTuse et que leui-s parois s'accolent en un filament. 58 SOCIÉTÉ BELf.F. DK MICROSCOPIE, placés par une sphère attractive coiiinie le fait se in'odnisiiit ([iieliiuefois au 7*" stade. Le centrosome est toujours extra-nucléaire et perma- nent, eoinme au stade 7, h. ïl seinJtle (jue les chroniosonies se divisent une seconde fois à l'anaphase lors de leur arrivée près du p(Me, aux extrémités du fuseau, eoninie dans les nïitoses hétérotvpiques observées par Fleinniinii sur la Salamandre. Ce stade a été observé chez Moctiluca iniliains (Ishikawa, 94, 1, 2). B. Kugliiplia atvcolata (Scliewiakotf, 87) présente une variété de ce mode de division. Un stade spirem précède la division nucléaire. Le centrosome, placé dans la sphère attractive pendant la division, rentre dans le noifau quand celle-ci est terminée, comme au stade 7, «. Les chromosomes, au lieu d'être de ])etits bâton- nets, sont de véritables anses ('). fl) Schewiakoff oi-oit que le centrosome ne sort pas du noyau au moment de la division, mais qu'il est rel'oi'mé à chaque division par la fusion des extrémités des rayons de la sphère attractive. Ce tait semble peu probable, étant donné : 1° que ce serait le seul cas connu où le centrosome proviendrait du cytoplasma ; 2° que si Schewiakoff n'a pas observé la sortie du centrosome, il a constaté sa rentrée dans le noyau ; 3" que, (;hez Euglypha, le nucléole au commencement de la divi- sion s'approche de la piM'iphério du noyau, et disparait ; peu de temps après, le centrosome se forme. 11 est possible que le" nucléole tout entier ne devienne pas le centrosome, mais il parait probable qu'au moins une partie des éléments nucléolaires serve à le former. Il n'est pas nécessaire, en etl'et, que nucléole et centrosome soient identiques : le nucléole peut contenir des éléments que ne possède pas le centrosomo, do la pyrcnine par exemple : de mémo le centro- some peut renfernier des parties provenant de la spliérc attractive, sans empêcher pour cela que l'un procède de l'autre. BULLETIN DKS SÉANCES. o9 9" stade. A. La membrane miclcaire disparaît pendant la division. Le noijau présente un stade spirem comme au stades 8, B. Ce mode de division existe chez Paramœba EUliardi (Sehaudinn 96, 1) , eliez les Héliozoaires Acanthocijstis acuteata, turfacea et myriospina, Spluv- rastrum, Ueteroplirijs, llapliidioplirifs paliida (Sehau- dinn, 96, 5), chez les Métazoaires et les Métaphytes (tous les auteurs) ('). B. Actinophrifs sol (Sehaudinn 96, 2) présente une variété de ce stade : les divisions qui accompagnent la conjugaison de cet Héliozoaire sont en tout sembla- bles à celle des autres Héliozoaires, à part l'absence de centrosomes et de sphères attractives, et, puisqu'il faut au noyau un appareil de soutien, la présence de (1) Chez Paramœba Eilhardi, la division longitudinale des chro- mosomes n'a pas été observée d'une façon certaine. Le centrosomea une structure compliquée ; il contient une partie colorable et une partie non colorable par la méthode d'Heidenhain ; mais il présente tous les caractères d'un centrosome : il se divise avant le noyau, ilest placé aux deux extrémités du fuseau, auquel il donne probablement naissance ; il n'y a donc aucune raison pour en faire une sorte de noyau accessoire, puisque s'il contient de la chromatine, celle ci n'intervient jamais dans la division nucléaire que comme partie intégrante dti centrosome. Il est tout naturel que le centrosome contienne de la chromatine et de la linine, puisqu'il a pour origine le nucléolo-centrosome : la proportion de chromatine et de linine vai-ie, mais nous croyons que, même chez les Métazoaires, ces deux substances y existent. Nous rapprocherions plutôt la complication du « Nebenkorpei- » de Paramœba Eilhardi de celle du centrosome des Diatomées, qui se divise en un centrosome vrai et un corps formateur du fuseau. Sassaki a vu avant Schaudiim, sur l'Héliozoaire Gymnosphœra Albida, la division des centrosomes et des sphères attractives. «0 SOCIÉTÉ |{EL(;E DK MlCnOSCOPIE. piotoplasmakegel et de poli)latt('. Mais le cenlroscnne n'existe plus parce qu'il est le point de réunion des tîls axiaux des tentacules et ([ue ceux-ci disparaissent lors de la conjuiïaison. Dans les divisions ordinaires, il est vraisemblable que le noyau d' Actinoplirijs se comporte comme celui des autres Iléliozoaires et, de même, on peut sui)poser que ceux-ci pendant la conjugaison présentent les mêmes pbénomènes qu Actinophrys sol. 10^ stade. Le centroHome , aprcs avoir servi de centre à la sphère attractive, se divise en deux parties (M : rune donne le fuseau central (et celui-ci le futur centrosome) ; l'autre disparait ou peut-être se place au pôle du fuseau. Ce stade a été observé chez les Diatomées (Lauterborn, IH, 9(), \). C) Li^iiôe collaiôralo. Le stade o, avons-nous vu, est caractérisé par l'apparition du iiucléolo-centrosome. Or, il se fait (pi'un certain nombre de divisions nucléaires sont en tout comparables aux modes 7 et «S, à part ce fait pourtant, qu'on n'y observe ni centrosome ni nucléolo- centrosome. 11 faut donc qu'au stade 4, il y ait eu bifurcation ; tandis que la lignée principale se caractérisait par la présence d'un centrosome, une autre lignée parallèle (1) Cotte division est probable, mais non certaine (Lauterborn). BULLETIN DES SÉANCES. 61 à la première lui serait semblable en tout, si les centrosomes n'y faisaient complètement défaut. Décrivons les divers modes de division que présente cette lignée : a) Chez le Spbéro/oaire Collozoutn inerme (Mitro- phanow) le noyau présente à l'un de ses poJes, une calotte d'achromatine ; une autre se forme au pôle opposé, les deux noyaux se séparent, réunis par des filaments acbromati({ues qui se rompent ensuite. Cette division assez aberrante doit être rapportée au stade 7, à cause de l'existence d'un fuseau rudi- mentaire. Nous n'avons pas de données sur la répar- tition de la chromatine : Mitrophanow considère chaque noyau comme représentant un seul chromo- some ; en somme, ce mode de division est insutïisam- ment connu. b) Amœba hiniicleata (Schaudinn 95, i) représente exactement le stade 7 : fuseau, division longitudinale des chromosomes, polplatte ; seul le centrosome manque. c) Le micronucléus des Ciliés (tous les auteurs), le noyau des Opalines (Pfitznei') et celui des Grégarines (Schewiakotf, 95) sont au stade 8, B ; ces noyaux passent par une phase spirem et présentent un fuseau. Leurs chromosomes en forme d'anses se divisent longitudinalement. Mais il n'y a pas de centrosome, ni de sphère attractive. Quehiuefois (/), il y a une p()l])latte; ce caractère appartient au stade 7, mais s'il a disparu au stade H, dans la lignée principale, c'est parce que, comme mode de soutien du noyau, (1) Chez Paramœciun caudatum (Hertwig, 95). 62 SOCIÉTÉ BELGE DE MlCRnsCOPlE. la pol}>latte a ('té reiui)la('é(' par la sphère attractive. Or, celle-ci ne se présentant pas dans la lignée dont nous nous occupons (la si)hère attractive suppo- sant la présence d'un centrosonie) on coni})rend que la polplattc ait pu sul)sister. d) Chez le Radiolaire Aulacantha scolijmantha (Karawaïew et Borgert complétant Iheckel 87, 1, :2 et Hertwig, 79) on ohserve un stade 8, B, caractérisé par une division longitudinale répétée deux fois de suite comme dans les mitoses hétérotypiques de la Salamandre et comme chez Noctiluca. La présence d'un fuseau n'est pas certaine ; on ohserve cependant entre les deux plaques chromaticjues, pendant leur écartement, une tînestrintion longitudinale (Borgert). Le stade spirem existe. Les chromosomes sont recti- lignes, et non contournés en anses. D) Mode» de di%iMioii aberraiil^-^. a) Chez les Foraminifères le noyau piésenle le mode de division suivant (Schaudinn, 9i, I, 95, I) : la chromatine est répartie en petits amas dans le noyau ; après un stade spirem, ils se condensent au centre du nucléus ; sur ce pseudo-nucléole de chro- matine viennent s'insérer des filaments radiaires de linine, connue les rayons d'une roue sur un moyeu. La chronuitine glisse le long de ses tilanients vers la péi'iphérie et finit par se tiouvcr répaitie en autant de petits amas (ju'il y avait de tilaments radiaires ; ces amas sont placés alors au point de jonction de ces filaments et de la menihrane du noyau. Chacun de ces amas devient un noyau autonome. nULLETIN DES SÉANCES. 63 b) Le noyau a la forme d'un ('(L'ur, puis d'un c ; au milieu de la concavité du c, se produit un double bourgeon qui s'avance entre les deux branches du c, de façon à former un £, c'est-à-dire deux c superpo- sés ; chacun des deux c se sépare et forme un noyau. Ce mode de division a été observé chez le Radio- laire Aulacantfia scolymantlia (Borgert). c) La chromatine du noyau se répand dans tout le jirotoplasme, puis se condense en petites sphères dont chacune devient un noyau. Ce mode de division a été observé chez le Radio- laii'e Aulacantha scolymantha (Borgert). E) Diipli3) a comparé le macroinicléus au centrosome, mais il n'a édirté aucune théorie phylogénétique ; ses vues sont du reste justiciables des critiques qui atteignent celles d'Heidenhain. BULLETIN DES SÉANCES. 65 centi'osoiue et du microiiucléus n'est qu'une gi'ossière apparence extérieure ; le volume considérable du maci'onucléus doit être compris comme celui du noyau dans les cellules glandulaires et, en général, dans toutes les cellules où les échiniges sont très actifs. Heidenhain ne donne, du reste, que très peu d'ar- guments en faveur de sa théorie ; il se contente de montrer qu'elle explicpie un certain nombre de faits. Mais il nous semble qu'elle en torture un bon nombre d'autres : 1" Pour <[ue le centrosome dérivât du micronu- cléus, il faudrait que tous les Métazoaires et tous les Métaphytes descendissent des Ciliés, hypothèse absur- de, les Ciliés étant un type très différencié et très spécialisé, et aucun motif n'existant du reste pour supposer cette descendance. Or, s'il est certain que les êtres pluricellulaires ne descendent pas des Ciliés, ils proviennent d'autres Protistes, tous dépourvus de macronucléus et de micronucléus (^), mais présentant au contraire un centrosome ou un nucléolo-centrosome ; et (î'est par la méthode niême d'Heidenhain que ce centrosome a été démontré avec certitude chez les Héliozoaires. :2" D'après Heidenhain, lorsque le micronucléus est devenu le centrosome, le macronucléus, trans- formé en noyau, s'est mis à faire les chromosomes, et, en même temps, sa membrane s'est dissoute, et (1) Si l'on supposait que les êtres pluricellulaires proviennent d'un groupe de Protistes aujourd'hui dispai'u, et présentant un maoro- et un micronucléus, on ferait une supjjosition bien invraisemblable, cette diflfôrenciation étant exceptionnelle chez les Protistes et consti- tuant un perfectionnement très considérable, que seul un type avancé dans l'évolution peut posséder. 5 GC SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. la Sphère attractive s'est constituée. Cet échafaudage conipli(|ué s'écroule devant le fait que la division chez les Héliozoaires est sensihlenient la même que chez les Métazoaires : dissolution de la memhrane cellulaire, présence d'une sphère attractive et d'un centrosome. C'est donc chez les Protistes, et non chez les preniiei's Métazoaires que la division s'est consti- tuée telle qu'elle se présente chez les Animaux en général ; 5° En tin, chez Kcntruc/iona et Spiroc/wna, le macro- nucléus présente à la fois des nucléolo-centrosomes, produits par le macronucléus, et des micronucléi. La théorie de Lauterhorn (1890, 2) est la suivante : d'Amœba hinucleata, qui possède deux noyaux identi- ques et pas de centrosomes, on peut faire dériver deux lignées : 1" dans la première, celle des Ciliés, un des noyaux d'A7ïiœba hinucleata a produit le macronucléus, l'autre le micronudéus ; 2° dans la seconde lignée, l'un des noyaux produit le noyau cellulaire, et l'autre le « iNebenkorper » de Paramœba EUhardi, puis le centrosome des Diatomées et peut être de Noctiluca, enfin le centrosome des Métazoaires. Si la première lignée nous paraît acceptable et vraisemblable ('j, nous faisons à la seconde deux objections capitales. (1) Puisqu'il s'agit de lignées morphologiques et non phyléliques. C'est lii pliylogénèse du phénomène et non celle de l'être. Dès lors, il est tout naturel que deux noyaux identiques aillent en se diffé- renciant. BULLETIN DES SÉANCES. 67 l» Brauer, chez Ascaris (95, !2) et Sehaudinn, chez les liëliozoaires (90, 5), ont montré que le centrosonie peut être inclus dans le noyau ; celui-ci peut former un centrosome de toutes pièces ; 2° Lin nucléolo-centrosome existe dans le macro- nucléus de Kentrocliona et Spirocliona ; c'est une petite portion du noyau 1. Or, d'apiès la théorie de Lauterborn, le centrosome dérive de la transforma- tion de tout le noyau ;2. Ce nucléolo-centrosome est formé par le macronucléus à chaque division, La théorie de Sehaudinn (90, 5), émise en même temps que celle de Lauterborn, lui est très semblable : le premier stade est aussi figuré par Amœba bimi- cleatd, le second est Paramœha Eilliunli, qui possède un noyau et un « Nebenluu'per » considéré par Sehaudinn comme intermédiaire entre un micronu- cléus et un centrosome (nous avons montré plus iiaut que ce corps n'a rien de nucléaire). De Paramœha Eillitirdi divergeraient deux lignées : r Dans la première, le « Nebenkorper » deviendrait d'abord le nucléolo-centrosome LÏEuglena et A'Oxijr- rhis, puis le micronucléus des Ciliés ; !^" Dans la seconde, le « Nebenkr)rper » donnerait le centrosome des Diatomées, puis celui des Métazoaires, A cette théorie s'opposent les arguments qui com- battent l'hypothèse de Lauterborn. 11 n'y a, de plus, aucune raison pour supposer que le nucléolo-centro- some, primitivement extérieur au noyau comme le « Nebenkorper » de Paramœba, y soit entré subsé- quennnent, chez Euglcna et Oxyrrhisy pour en res- sortir chez les Ciliés. 68 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. II est naturel au contraire de penser que le centre du noyau devienne plus dense, plus riche en chronia- tine (en vertu des principes de la physique), et l'orme ainsi un nucléole ; la situation centrale de ce nucléole étant la plus favorable pour la direction de la division nucléaire, il est loifique que ce nucléole devienne un nucléolo-centrosonie. Plus tard, une disposition spéciale du cytoplasnia prenant naissance pour soutenir le noyau, celui-ci envoie pour la diriger une partie de lui-même, et puisque dans la division les phénomènes cytoplasmicjues précèdent les phéno- mènes nucléaires, il envoie sa partie la plus active, sa partie directrice, qui, de nucléolo-centrosome, devient centrosome. Enfin se présente la théorie de Biitschli émise dans les termes suivants : « La formation du centrosome « par le noyau d'Acatithocijstis lors du bourgeonne- « ment, révélée par les excellentes observations de « Schaudinn — de même que celles de Brauer sur « Ascaris et peut-être de Blochmann et de Keuten « sur Euglena rendent possible la formation du cen- « trosome par le noyau primordial, à ses dépens et « dans son sein. « Sans me prononcer positivement dans ce sens, « je crois cependant devoir fîiire remarjpier que dans « l'état actuel de nos connaissances, on doit avoir prê- te sente à l'esprit, la possibilité de cette origine du « centi'osome ». On a vu que c'est cette théorie que nous avons adoptée : elle nous a permis de classer rationnelle- ment et très méthodicjuement les phénomènes nuclé- aires de tous les organismes. RULLKTIN DES SÉANCES. 69 Mais, (lira-t-on, si le centrosome et le niicronueléus n'ont rien de commun, comment se fait-il que là où il V a un niicronueléus, il n'y ait pas de centrosome ? D'abord, il y a un centrosome et des micron ucléi chez Spirocliona et Kentroclwnn . Mais nous sommes en droit de nous demander pourquoi les autres Ciliés n'ont j)as de centrosomes. Le centrosome, point d'attache de la sphère attrac- tive, sert surtout à exercer sur le noyau la traction nécessaire à son allongement et à sa bipartition. Mais si le noyau volumineux des cellules ordinaires peut nécessiter un appareil de traction dont la force lui permette de refouler le cytoplasma lors de la bipartition, le niicronueléus est trop petit pour que la résistance du cyptoplasma à ses mouvements néces- site cette intervention. Le centrosome n'ayant ici aucune utilité, on comprend qu'il ne se soit pas produit ou qu'il ait disparu au cours de l'évolution. Le centrosome n'est guère plus nécessaire lors de la division du macronucléus : en effet, les deux fragments de cet organe s'écartent à peine l'un de l'autre, lors de la division, sauf chez Spirochona et Kentroclwno : aussi n'est-il apparu que chez ces deux espèces. G) Kéii^iiiiié «le l'évoliiiion iiiiel«aii*e. L'évolution nucléaire se résume donc pour nous en deux mots : différenciation, spécialisation. Le noyau juimitif, ])()ur se diviser, se fragmente : il se fend et se brise. Puis se produit une tendance à 70 SOCIETE BEIa;E DE MICROSCOPIE. l'écartemont des deux pôles du noyau, tendance qui amène l'éti-aniileincnt proiiressif de celui-ci. La chi'oniatine, d'ahord inéi-alenient distrihuée, est ensuite icpartie avec j)lus de réiiularité. Ici se |)i-()(luit une l)ifurcati()n dans révolution : dans certains noyaux se différencie une pîirtie cen- trale plus dens(» qui, étant la mieux située pour diriger la division nucléaire, devient un luicléolo- centrosoïne. — Dans d'autres novaux, rien de semblable ne se produit. Reprenons les premiers ; des lilaments (ou des rangées d'alvéoles) s'accolent et forment des faisceaux de linine imprégnée de chromatine (chromosomes) ; d'autres faisceaux, insérés sur les premiers, se dépouillent en tout ou en partie de leur chromatine au }»rofit de ceux-ci (réseau cinétique). La réparti- tion de la chromatine atteint son maximum d'égalité par suite de la division longitudinale des chromo- somes. Le réseau achi*omati({ue cinéti(|ue (directeur des mouvements des chromosomes) prend la forme la plus parfaite possible, celle (|ui rend les mouve- ments les plus faciles, celle d'un fuseau. Ce fuseau s'insère à chacune de ses deux extrémités sur une plaque chromati(|ue (jKjlplatte) maintenue elle-même par un cône cytoplasmi(jue (protojdasmakegel) ])aieil jdus perfectionné encore va se produire : ce cône cytoplasmi(iue va se dilfiM'encier en une sphère formée d'un nombre énorme de filaments radiaires, insérés de toutes parts sur la membrane. Pour diriger les mouvements de cette sphère, qui nULLETIN DES SÉANCES. Ti doit se diviser avant le noyau afin de pouvoir étirer celui-ci, le noyau y envoie une jiartie de lui-niénie, et puisque cette division cytoplasnn([ue a lieu avant la segmentation nucléaire, il envoie sa partie direc- trice, la [)lus active, celle qui se divisait toujours la |)reniière aux stades antérieuivs, le centrosome. Il se pourrait aussi, bien que le fait paraisse moins [>ro})al)Ie, que la sphère attractive ait pour but la répartition égale du cytoplasma dans les deux cellules-filles. Mais cela ne changerait en rien le rôle directeur du centrosome, et la nécessité qui existe [)our lui de sortir du noyau et de se placer au centre de la sphère attractive. Le centrosome peut rentrer dans le noyau après la division ; mais ce processus compliqué est remplacé par la permanence du centrosome dans le cytoplas- ma qu'il dirige. La partie cinétique du caryoplasma se différencie de plus en plus de la partie chromatique : il se fait que le fuseau devient pur de toute chromatine et la chromatine de presque toute la linine : ce résultat est obtenu par la condensation en un filament de toute la chromatine du noyau, c'est-à-dire [)ar la constitution d'un stade spirem. Le filament se coupe en anses chi'omatiques ; les chromosomes, de \)e\\ts hàtonnets uax stades anté- rieurs sont devenus des anses. Enfin, il i)eut se former une différenciation dans le centrosome, une })artie se chargeant exclusivement du rôle directeur du cytoplasma, et l'autre de là formation du fuseau. 7-2 SOCIETE BEU;E DE Mlf.ROSCOPlE. H) I\'ii<*léolo-«M'iiortent sa composition chimique, sa forme, ses réactions : l'élément directeur de la division, telle est sa détinitioii. Comme entité morphologique, du reste, son iiisloire est des plus simjdes : il dérive du nucléolo-centrosome, qui est lui-même une différen- ciation du noyau. Il résulte aussi de ces considérations que le cen- trosome est normalement extranucléaire chez les Métazoaires. 76 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. Il est à peine l)es()iii de faire remarquer que l'ori- gine nucléolo-centrosoniaire du eentrosoiue dans la phylogénie n'a aucun rai)])ort avec l'origine nucléo- laire du centrosonie des Métazoaires et des Méta|>hy- tes, admise pour chaque division nucléaire par Julin. Not)-e théorie conclut également en faveur de la naissance du fuseau aux dépens des réseaux cytoplas- mique et caryoplasmique, dont il ne serait ([u'une régularisation, une ordination, hypothèse (jue les ti'avaux de Van Beneden et de Francotte rendejit ti'ès vraisemhlahle. Rapjiclons (|ue, chez Actiiwspluvr'ium , Hertwig (97) a vu le réseau caryoplasmi([ue s'ordon- ner en un fuseau dont les méridiens étaient réunis par des filaments transvei'saux. Ij Métliode d^lleidenliaiii. Dans la cellule des Métazoaires, la méthode d'Hei- denhain colore toujours et exclusivement la centro- sphère et le centrosome. On pourrait donc supposer que ces éléments contiennent un corps spécial, déter- nnnant la réaction colorante. Mais les ohservations récentes nous apprennent (jue la méthode d'Heidenhain colore : I" La centros])hère des Métazoaires, élément de la cellule en division ; 2" Les fils axiaux des pseudopo(U^s des Héliozoaires, éléments à la fois de Va cellule en division (connue centrosphère") et de la cellule au repos (comme fils axiauxj (Schaudinn 00,5) ; 5" Les jtrolongements tentaculaires des Suceurs, éléments de la cellule au repos (Ishikawa, 90, Sand). BULLETIN Di:S SEANCES. 77 4" La coucho sous-jjclliculairc (ï Ephelota Bùtscli- liann, élément de la cellule au repos (|ui n'est pas et n'a jamais été un élément de la division (isliikawa). Qu'est-eedoneciue la méthode d'Heidenhain colore? Nous ne connaissons [)as la structure de la centro- sphère ni des prolongements internes des tentacules d{s Acinétiniens, mais nous sonnnes plus renseignés sur celle des tils axiaux des pseudopodes et sur celle de la couche sous-pelliculaire. Chez les Héliozoaires,letîl axial provient de l'allon- gement d'une ou de plusieurs rangées d'alvéoles ; le suc cpi'elles contiennent ditï'use, et leurs parois s'accolent (^). De même, la couche sous-pelliculaire est une assise de cytoplasma condensé : or le seul mode de condensation estprécisément celui que nous venons de décrire. Donc, ce que la méthode d'Heidenhain colore, c'est la condensation, l'agglomération, la compression du cytoplasma. Par conséquent, si elle teint les centro- sphères et le prolongement interne des tentacules des Suceurs, c'est parce que ces éléments sont denses, agglomérés , compri mes . Il semhle, du reste, que la centrosphère prenne naissance comme le fil axial (ce qui était déjà rendu v)*aiseml)lahle par le fait que le fil axial est un rayon de la centrosphère des Héliozoaires) : mais ici l'action va croissant d'une extrémité à l'autre des files d'al- véoles. Supposons, en effet, une sphère de cytoplasma (1) D'après la théorie tibrillaire, le fil axial provient de l'accolement de plusieurs fibrilles. Le raisonnement est analogue. 78 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. alvéolaire ('). Coniinont va-t-ellc se transforiuei' en une centrosphère ? 11 est évident ([ue, de la périphérie au eentre, les alvéoles vont se rétréeir gi'adnellenient, et leui's parois s'aceoler de plus en plus intimement : donc la sphère attractive devra être plus colorahle à mesure que l'on s'ap[M'oehera plus de son centre, prévision théorique (pie la réalité eonlirme. En résumé : 1" la méthode d'Hcidenhain colore non pas telle suhstance chimique, mais bien toute struc- ture condensée, comprimée, ai;i;lomérée ; :2" fils axiaux des Héliozoaires, prolongements tenta- culaires des Âcinétiniens, rayons de la centrosphère des Métazoaires sont des productions identi{[ues comme oriiiine et comme réactions, sinon toujours comme fonctions : les fils axiaux ont pour fonction, et la division de la cellule, et les mouvements des tentacules ; les rayons de la centrosphère n'ont plus que la première fonction, et les proloniiements ten- taculaires ont gardé la seconde seulement. Chez les Héliozoaires, les fils axiaux constituent la sphère attractive théoricjue par excellence ; on voit la centrosphère, parfaitement régulière, y jouer avec précision son rôle d'élément cinétique, divisant par sa traction le cytoplasme et le noyau, refoulant celui-ci excentriquement après la division. C'est chez ces êtres qu'est applicable dans toute sa rigueur le princi])e d'Heidenhain sur l'égalité origi- nelle de longueur des rayons de la sphère attractive. (1) Le l'aisoiineineiit serait analogue si l'un supposait lecytoplasuia fibiillaire. BIBLIOGRAPHIE /Les travaux 5eiten ». Cette 7)" édition est consi(léral)lenient aui^inentée et renui- niée. L'auteur s'est entouré d'une pléiade de s])éeia- iistes (Apàthy, Burkner, P. Mayer, SchatFer, Unna, etc., etc.) pour perfectionner ehacim des tableaux de son livre, indispensable à (|uicon(|ue s'occupe de inicroscopie. E. R. * MM, J. B. Carnoy et H. Lebrun viennent de publier dans « La Cellule » t. XVI fasc. :2, la troi- sième partie de leur travail sur la « Cytodiérèse de l'œuf. — La vésicule germinative et les globules polaires cbez les Batraciens ». Les auteurs ont divisé leur travail en 6 chapitres. r Phénomènes préparatoires aux cinèses. 2" Elaboration des éléments de la première figuré. 5° Premier globule. i° Second ulol»ul(\ 5" Critique des observations et des figures dc nos devanciers. (i° Considérations générales et conclusions! Ce travail est accompagné de douze doubles planches dont les dessins sont faits avec la finesse habituelle. Nous ne pouvoHvS pas analyser ici ce travail, cela 84 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. nous mènerait ti'ès loin ; nous ne j)ouvons même pas donner une idée des eonclusions qui elles-mêmes occupent ïl parai»raphes. On ne peut ({ue renvoyer le lecteur (jui s'intéresse aux questions si controver- sées de cvtoloiîie, aux travaux de M. le Prof. Carnov et de son collaborateur, M. le D' Lebi'un, mais vu l'importance de ce mémoire, nous avons tenu à le siijnaler comme les pi'écédents à l'attention des mem- bres de la société. É. D. W. * * * Mademoiselle M. Goldilus a enti'cpris, dans le labo- ratoire de botanique d<' M. le Prof. R. Chodat, de l'Université de Genève, une série de reclierches « sur la structure et les fonctions de l'assise épitbéliale et des antipodes cliez les Composées ». Ces rechercbes ont été publiées dans le tome XIII du Journal de Botanique de Morot. Le texte est accomj)aiiné de () planches sur lesquelles nous trouvons figuré le sac embryonnaire d'un assez grand nombi'e de Com[)0- sées. Le résultat des observations de M®"" Goldtlus est de considérer l'assise interne du tégument comme constitué par des cellules digestives, les - cellules anti}K)d('s représenteraient l'intermédiaire entre le sac embrvonnaire et les substances digestibles élabo- t. c rées par l'ovule. È. D. W. * M. le D' N. Wille vient de publier dans les Vidensk. Skrifler Matli.-naturw. Kl, n. 5. Christiania 1899, BULLETIN DES SÉANCES. 88 la description de 5 (Champignons acpiatiques nou- veaux. Deux appartiennent au groupe des Chytridi- nées, le troisième au groupe des Saprolégniées. Hhizidiiun (lonfervae Wille, a été trouvé sur le Con/'eiva ho)nhifcina à Stockholm ; avant l'ouverture du zoosporange, il se forme à l'intérieur vers le sommet de la cellule une cloison ti'ansversale, cette cloison s'ouvre postérieurement à Fenlèvement de la calotte terminale. VOlpidium Dicksonii (Wright) var. Striariae Wille a, comme son nom le rappelle, été observé sur un Striaria [S. attenuata var. fragilis J. Ag.). Le zoos- porange qui se développe au détriment d'une cellule superticielle du Thalle, parait faire corps pendant longtemps avec l'Algue, acquiert ensuite un déve- loppement considérable, devient irrégulier et s'ouvre généralement })ar deux pores. La Saprolégniée appartient au genre Aphanomiices, elle (îonstitue la seconde espèce du genre qui attaque les Algues. Comme VA. phijcopliUus De Bary, VA. norvégiens Wille attaque les Conjuguées ; l'auteur semble l'avoir observé sur des Spirogyra, Zijgnema, Mongeotia et Cosmarinm. La zygosj)ore à paroi irré- gulièrement boursoufïlée se forme à l'extérieur de l'hôte. Les filaments mycéliens peuvent dans certains cas contracter leur protoplasme à une extrémité et y former une sorte de conidie. É. D. W. 86 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. fVé<*rol4»^ie. COMIK AlîHK Kll. (!1aSTIIA(;AM: DECILI AMErJIINKI.I,! (1817-1891).) Nolie société a encore [«'l'du im iii'-iuhrc coitcs- ponclant : M. le Comte abbé Fr. Castracane, diatomiste italien ti'ès coniiii }»ar ses études sur les Diatomées fossiles et vivantes et qui s'est t'ait remai*(|uei* dans ces derniei's tenjps par des reelK^rehes léitérées sur sur les modes de reproduction des Diatomées. x\ous avons, à diverses l'epi'ises, siiiiialé ses travaux dans nos Bulletins. Fr. Castracane degli Antehnineili ('tait né le 19 Juillet 1817, à S. Cristot'oro di Fano. Ce fut à partir de I8()o que Ton voit apparaître son nom dans la science. Il débuta par une courte notice sui' l'utilité de la lumière monocromaticjue dans l'étude des Dia- tomées (Quart. Journ. of micr. se. v. 5 1 1865] p. ;249). A partir de cette épo(pie les travaux se suc- cèdent nombreux ; le plus considérable qu'il a publié est le l'apport sur les Diatomées récoltées par l'équi- pai»(' du (Challenger. (> mémoire publié en 188G dans le volume II du « Report on tlie scientilic resultsoflhe voyage of H. M. S. Chidlenger, dul•ing the years l87r>-7() », compreiul 178 pages in 4" et r>0 planches. McMubre de l'Académie pontificale des Lincei de Home, où il résidait, la plupart des notices écrites par notre regretté membre correspondant ont paru dans les Mémoires ou dans les Actes de cette Académie. Quelques-unes sont dispersées dans BULLETIN DES SEANCES. 87 des publications ilalienncs, aiii>laises et allemandes. Le dernier travail de Fr. (^astracane a été publié, après sa mort, dans les Mémoires de l'Académie des Lyncei, t. XV p. 585, 1899. Il est mort presque subi- tement le ;27 mars dernier, à Rome, il était membre d'honneur ou membre correspondant d'un grand nombre de sociétés et d'Académies. M. le D' J. B. De-ïoni a consacré à sa mémoire une très intéres- sante notice commémorative dans les Mémoires de l'Académie pontificale des Lyncei t. XVI (1899), dans laquelle nous trouvons un portrait de Fr. Castracane. É. D. W. THE JOURÎVAL OF Applied Microscopy lUustrated. Subscription, £ 1,00 per year. Foreîçii, £ 1,25. ISSllED MONTHLY. The Journal deals only with the practical side of niicroscopical technique and apparatus. ït contains a large amount of original niatter froni the best writers in ail the fields in which the microscope is used. Revievvs, abstracts and notices of foreign literature put the reader in touch with the whole field of foreign and domestic work.While the most advanced methods are recorded, there are séries of articles spécial ly for beGfinners. Samplk Copies Mailed Fhee. THE JOURXAL OF Applied Microscopy p. 0. Drawer, 10^3. R0CHE8TER, N. Y. BULLETIN Dlî I..\ ^i] VINGT-CINQUIÈME ANNEE 1898-1899 Procès-verbal de l'Assemblée générale du 1 octobre 1899. BRUXELLES ALFRED CASTAIGNE, ÉDITEUR 28, rue de Berlaimont, 28 A paru le 25 Mars 1900 PUBLICATIONS DE LA SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE Annales, t. I à XXIII. Chacun des premiers volumes . . . fr. 7,00 Le tome XXIV » 12,00 Pour les nouveaux membres qui pren- nent toute la collection, le volume » 5,00 Bulletins mensuels. Chaque fascicule . . » 0,65 Pour les membres de la Société . . . j) 0,50 Annules, t. \XV .> 15,00 n W ■ ■ < I- SECRETARIAT : Ë. Ile IVildonian, docteur en sciences naturelles. Jardin botanique, Bruxelles. TRÉSORERIE : ■j. Baim ohm, rue de la Vanne, 33, Bruxelles. BIBLIOTHÈQUE : Jardin botanique de l'État, à Bruxelles. Toiilci» Ion roniinii nient ioii!« «loivonl être adreNtsées un Secrélnîre. t^oH |inl>lict)lionM ol Icn Joiirnunx doivent être envoyé» tin ioeni de la Kociélé: Jardin botanique de PÊtal à Bruxelles. BILLETIN DES SÉANCES DK LA SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE Tome XXV. N° VIJI. 1898-1899. Procès-verbal de l\4s!!iieiiiblée g;ciiérale du 1 Octobre 1899. Présidence de M. Bauwens, membre du conseil. l»brary NEW YORK — botanicajl La séance est ouverte à 11 heures. UAKutii,. M. le Prof. Van Bambeke excuse son absence par lettre. M. le Prof. Errera se fait excuser de ne pouvoir assister à la séance. M. Delogne, empêché, ne pourra venir à la séance et a prié le secrétaire de faire, k sa place, un rapport verbal sur l'état de la bibliothèque et des collections. Le secrétaire communique au nom du Conseil d'Administration de la Société, le rapport annuel sur les travaux de la société : 7 90 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. lta|>|»oi'i sur le$« Éi*a%aii\ ai*a. n e de gir(>l!( , baume. L ciiinin ;.ce::que en question se prépare en fai- . n. (i.o. ouait à cbai*d jusqu'à saturation, du carmin dans l'acide^ acétique à i5 p. c. Le carmin y est peu I RULLE'IIN DES SEANCES. -109 soliible, et la liqueur prend une teinte rouge cerise clair. J'ai essayé ce procédé sur des coupes de Fucus mâle ; elles ont séjourné 1 heure dans la teinture ; ensuite j'ai lavé à l'alcool pendant 1:2 heures et ol)servé dans la glycérine. Le carmin s'était fixé principale- ment sur les anthérozoïdes ; la préparation avait un très bel aspect : cellules corticales de l'Algue, jaunes ; tissu central rose vif, zone intermédiaire incolore. Le montaue à la içelée de iilvcérine a très bien réussi. Par la méthode anhydre, aboutissant au baume, je n'ai jamais obtenu que des préparations racornies et déformées. Sans doute j'ai mal travaillé. Mes matériaux provenaient de RoscofP. Sur cette jdage, les Fucus ont généralement une teinte d'un jaune ocreux, et ils ne noircissent pas quand on les dessèche. Les Fucus de la côte belge sont toujours vert bronze foncé, et ils deviennent absolument noirs en herbier. J. Chalo?^. no SOCIEU; BELGE DE MICROSCOPIE. ('oiii|He»!i i*cii«liiM ei analyses. M. \o jy L. Del Rio y de Lara, professeur d'histo- logie et d'aiiatoinie pathologique à T Université de Saragosse vient de j)nhlier sous le titre de « Elenien- tos de niierobiologia » {') un traité assez com])iel de microhioloiiie à Tusaiie des étudiants médecins et vétérinaires. Le D' Del Rio comnienre son livre par la biogra- phie de L. Pasteur et de K. Koch, les deux savants qui dans le siècle ont été, }>eut-on dire, les promo- teurs de la science bactériologique, le résumé de la vie de ces deux hommes est certes la plus belle intro- duction d'un traité de microbiologie. L'ouvrage du pathologiste espagnol se divise en 3 parties. La première, outre les biogra|dii('s que nous venons de citer, comprend la descri])tion : des appareils usités en microbiologie, des milieux de culture, de la technique des cultures, enfin un long chapitre est consacré à l'examen et à la ditlèrencia- tion microsco[)iques des mici-obes occasionnant les principales maladies microbiennes. La seconde partie est consacrée à l'étude des microbes en eux-mêmes. L'auteur nous y donne la définition du microbe et expose avec assez de détails les classifications qui ont été proposés ; il étudie ensuite la structure morphologique, la physiologie, les fonctions de reproduction, l'influence des micro- bes sur le milieu et celle du milieu sur les microbes. Les théories d'innnunité et les diverses méthodes (1) Elementos de microbiologia para usa de los estudiantes de medicina y veterinaria. — Madrid. Romo y Fiissel. 1899. BULLKTIN l)i:S SKANCKS. IH employées pour i-uérir et prévenir les nialadies cau- sées par les microbes pathogènes occupent ensuite plusieurs chapitres. L'auteur étudie successivement : la bactériothérapie, la toxothérapie, l'humorothé- ra])ie, la vénénothérajtie, l'organothérapie et l;i l)ro- matothérai)ie. Plusieurs de ces chapitres et particu- lièrement le premier sont divisés en paragraphes dans lesquels l'auteur passe en revue, en les résu- mant, les nombreuses recherches de ces dernières années sur la sérothérapie, etc. La troisième partie enfin est consacrée spéciale- ment à l'étude des maladies causées par les microbes, chez l'honune et les iinimaux domesticpies ; !27 mala- dies sont examinées en détails, poui* chacune d'elles l'auteur donne une description générale des symp- tômes extérieurs, nous ti'ouvons aussi la description des caractères macroscopiques et microscopiques, fréquemment des notes et renseignements complé- mentaires, et même des ligures soit de l'organe atteint, soit des stades de dévelo]>pement du microbe pathogène. Qu'il nous soit permis à propos de ces figures de formuler un regret. Il est vraiment donnnage pour l'aspect de l'ouvrage, dont le texte constitue un résumé clair des données actuelles de la science, que les figures soient si sommai)'es ; certaines d'entre elles ont été par trop schématisées par la gravure. Le livre aurait beaucoup gagné s'il avait été un peu mieux soigné au point de vue artistique. Néanmoins le traité de M. le D' L. Del Rio y de Lara est appelé à rendre de grands services aux étu- diants, auxquels il s'adresse surtout ; il leur fera 412 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. acquérir comme nous l'avons dit des connaissances sommaires sur les diverses maladies microbiennes, et grâce à une biblioiiraphie assez complète, il leur permettia de remonter facilement aux sources et d'étudier, avec plus de détails, les sujets sur lescjuels leur attention aura particulièrement été attirée. É. D. W. * Nous avons dit quelques mots antérieurement lors de leur api)arition des tomes I, V et YIII « du Traité de Zoologie concrète » de MM. Delage et Hérouard (M. Nous tenons à signaler aujourd'hui la première partie de tome II qui comprend les Mésozoaires et les Spongiaires. Les auteurs et les éditeurs ont apporté, à l'exécution de ce volume, plus de soins encore, peut-on dire, qu'ils n'en ont ap})orté aux précédents : le texte et les gravures (274 ligures dans le texte, lo planches en couleurs hors texte) sont admirablement soignés. Dans le texte les auteurs ont introduit une innovation qui est des plus heu- reuse : ils ont fait précéder l'indication des genres, appartenant à une même famille, du nom de cette famille et promettent d'ajouter à l'avenir une courte diagnose familliale, ce qui viendra très heureusement compléter le beau travail qui a été entrepris par les deux zoologistes français. É. D. W. * * (1) Yves Delage et E. Hérouard. Traité de Zoologie concrète Tome II, part. 1. — Paris, Librairie C. Reinwald, 1899. BLLLKTIN DKS SÉANCES. HS Le troisième volume de « L'année ])ioloi»:ique (Année 1807)» pul)liée sous la direction de M. Y. Delage a paru. Il est inutile pensons-nous d'attirer longue- ment l'attention sur rim]»ortan(*e de cette })ul)lication et sur les services que rendent M. Delage et M. G. Poi- rault, secrétaire à la rédaction, en réunissant en un tout les comptes-rendus que leur fournissent les très nombreux collaborateurs, qui ont assumé chacun la tache de donner un aperçu des travaux de biologie qui rentrent dans le domaine de leurs études. É. D. W. Dans le tome 45 des Annales de la société Linné- enne de Lyon, qui nous est parvenu très tardivement, nous trouvons une note de i\L K. Couvreur qui n'est pas sans intérêt. Elle est intitulée : Note sur les Euglènes ('). L'auteur avait en vue surtout l'étude des formes incoloi'es d'Euglènes dont l'étude lui a donné des résultats intéressants. Les Euglènes inco- lores proviennent d'une Euglène verte dont les chro- matophores ont vu leur chlorophylle disparaître, c'est le point oculaire rouge qui persiste le plus long- temps. Les formes incolores peuvent s'enkyster, le kyste peut même se diviser, mais ce kyste ne donne jamais naissance à des nouvelles Euglènes munies d'un flagellum. Il en conclut que les Euglènes sont de véritables Algues, comme Schmitz l'avait dit l'un des premiers. É. D. W. (1) Aniniles de la société Linnéenne de Lyon, t. 45 (1898) p. 99. m SOClfiTÉ RELGK I>K MICKOSf.Ol'IE. Nous avons antôi'ieui'oment signalé ra})parition successive des différents volumes du Sylloge Altiarum de M. De-Toni. Ce dernier vient de faire paraître (janvier lîKIO , la seconde pai'tie de son volume IV traitant des Floridées. Cette partie comprend les espèces des familles Spliaerncoccaceae, Hliodifinenin- ceae, Dclesseriacenc, Boimcuinisoniaccae, c'est-à-dire la description de plus de (iOO Algues. Est-il nécessaire de redire encore ici les mérites de l'œuvre de M. De- Toni : je ne le pense pas. Tous ceux qui s'occupent dWlgologie ou qui ont été amenés à s'occuper d'une Algue, savent quelle somme de renseignements ils ont pu trouvei' dans le Sylloge et coml)ien de rechei-- ches inutiles ont été épargnées. C'est d'ailleurs bien ce qui aura guidé l'Académie des Sciences de Paris quand elle a accordé à M De-Toni le Prix Desma- zières. Pouvons-nous, malgré cela, faire une lemar- que, (jui est un desideratum : pounjuoi l'auteur ne donne-l-il ])as la date de création des espèces ? C'est une lacune fticile à combler et qui est dans certains cas reiçrettable. É. D. W. LISTE GÉNÉRALE des MEMBRES DE LA SOI lÉTÉ BEKiE M Ml( ROS( OIME AU 15 OCTOBRE 1899. .^leiiil>ro»« lioiioraii'cs (*)• MM. Abbe, pi'of. à ITiiiversité d'Iéna (Allemagne). Balbiani, prof, d'embi'yologie au Collège de France, Pari^. Butschli, professeur à l'Université, Heidelberg. .lones, Rupert, pi'of , Parson Green, Fulhani, Londres, S. W. Koch, i\., pi'of. d'hygiène à l'Université de Berlin. von KOlliker, A., prof d'embryologie à l'Université, Wurz bourg. Ranviei', L., prof, d'histologie an Collège de France, Paris. Saecardo, dii'eeteur au jardin botanique de Padoue. Smith, H. L., prof. Hobart Collège, Gencva N. Y. (États-Unis). Strasburger, docteur lui., i)rof. de botanique à l'Université de Bonn Ward, R. H., Ti-oy, New-York (États-Unis), 53, Fourth Street, .labez Hogg, 102, Palace Gardens Terrace, à Kensington W. ]||eiiibi*ei!i corre$!iponclants (**). MM Andrews, R. R., D. I) S., Harvard street 432, Cambridge, Mass. (États-Unis). Baumgarten. pi'ofesseur, à Tiibingen n l.e nombre des membres honoraires est limité A quinze (art. 7 des statuts). i") Le nombre des membres correspondants est limité à quarante (art. 7 des statuts). " Nous prions instamment les membres de la société, les sociétés correspon- dantes, d'envoyer les changements d'adresses à l'Editeur des Publications de la société, rue de Berlaimont, 28, à Bruxelles. " H6 SOCIKTE HKLGK DE MICROSCOPIE. MM Behi-ens. D^ W., directeur du Zeitsohrift fur mikroskopie, (V)ttin<ïon. Bertrand, C Kg., professeur à la Faculté des sciences, rue d'Algei- 14. Amiens. Bieler, vétérinaire, avenue Agassiz, Lausanne (Suis.se). Boefkcr, docteur. Institut fiir .\liki-oskopie, Wetzlar. Bonté, docteur .1. H. C., seciôtaire de l'iniversité de Cali- fornie, Berkeley, Cal. (États-Unis) Brun, professeur à l'Université de Genève. Bovori. Wurzbourg. Cox, C. F., grand central dépôt, New-York (États-Unis). Crisp, Frank, secrétaire de la Société royale de Microscopie, King's ('oUege, Londres. Crosiei-, K. S., M. D., Market strcet 277, New Albany, Indiana (États-Unis). Curtis, Thomas, membre de la Société royale de Microscopie, 244 High Ilolborn, Londres. Cutter, docteur Epliraim, 1730 Broadway, New-York, de Man, docteur ,1. G., Jerseke (Zélande. Pay.s-Bas). Dod, A. P., 279 1/2, Main street, Memphis (États-Unis). Engolmann. Th. W., prof, de physiologie à l'Université dT trecht. r.uinard. K.. rue du Cai-dinal 15, Montpelliei-. Hueppc. Ferd., docteur professeui', Prague. Kinne, ('. Mason, 422 California street, San Francisco, Cal. (États-Unis). Klebs, professeur à l'Université de Bàle (Suisse). Kowalewsky. Maupas, à .Alger (Algérie). .MetschnikofT, chef de service à l'Institut Pasteur, à Paris. Rosenbu.sch, professeur de minéralogie à l'Université de Hei- delbei'g. Stevenson, W. C, 1525 Green street, Philadelphie, Pens. (États-Unis). Treub, directeur du .lai-din Botanique de Buitenzorg. à Java. Ti'ois, (îonsei'vateur de la collection scientifique de l'Institut royal des sciences. Palais ducal, à \'enise (Italie). Zinmierniann, 0. F. K , docteur, Chemnitz (Saxe). Zii-kel. Feid., prof, de minéi-alogie à l'Université de Leipzig. .Heiiibre«« eflectifs (*)• MM. Bauwens. L., rue de la Vanne 33, Bruxelles. Bayet, Adi-ien, docteur, boulevard de Waterloo 85. (*) Membre fondateur. BULLETIN DES SEANCES. 147 MM. Boinmer, Cli., docteur en sciences nat., rue des Petits-Carmes 19, Bruxelles. Bordet, Jules, docteur en médecine, rue de la Ruche 42. Clialon, .1., docteur en sciences, St-Servais (Naniun Cogit, K., boulevarti SaintMicliol 49, Paris. Clautriau, G., rue Botanique 36. Bruxelles. Coomans, V., chimiste, rue des Hrigittines 3, Bruxelles. Coomans, L., rue des Brigittine.s 3, Bruxelles. Crépin, directeur du .lardin Botanique, rue de l'Association 31, Bruxelles. De Fay, .1., docteur en médecine, avenue Brugman 48, Bruxelles. Degi-auwe, étudiant en sciences naturelles. École moyenne, Vilvorde. De Lacerda. Antonio, consul de Belgique, à Bahia (Brésil). Delogne, C.-H., conservateui' au .lardin Botanique de l'Etat, Bruxelles. Depage, A., docteur en médecine, rue de l'Esplanade 8. de Sélys-Lonchamps, Edm. (baron), sénateur, 34 quai de la Sauvenière. Liège. Destrée, E., docteur en médecine, rue de la Régence 41, Bru- xelles. De Wildeman, docteur en sciences nat., rue du Soleil tl, Bru- xelles. Dliuet, 24 avenue du Commerce, Anvers. Drosten, Kob., rue du Marais 49. Bruxelles. Dulau el C'% Soho Square 31, Londres. Dupont, E., dii'ecteur du Musée royal d'histoire naturelle, Bruxelles. Engels, Ch., Inspecteur piovincial des contributions, 66 rue Renkin, Schaei-beek. Ensch, docteur en médecine, 37 l'ue royale S'" Marie, Schaer- beek. Eriei-a, Léo, professeur à l'Université, rue de la Loi 38, Bru- xelles. Fisca, opticien, rue de la Madeleine 70, Bruxelles. Florez, docteur en médecine, Jesus-Maria, ,i, Lima (Pérou). Francotte, P., piofesseur à l'Université, rue (dllon 61. Funck, .Maui'ice, docteur en médecine, rue de Livourne 36. Gallemaerts, 1-;., docteur en médecine, 13 place du petit sablon, Bruxelles. Oedoelst, docteur en médecine, rue du Canal 10, l.ouvain. Gilson, pi ofesseur à l'Université de Louvain. Goldschmidt, étudiant, rue des deux églises 57. Gravis. Aug., professeur à l'Université, rue Fusch 22, Liège. ii8 SOCIÉTÉ BELGE DE MICKOSCOPIE. MM. Hégei*. Paul, (locteui- en mMecine, professeur à l'Université, l'ue lies hrapiei's 35, Bi'uxelles. Heiulrix, Léon, docteui' en médecine, 62 avenue Louise, Bru- xelles. Houzeau de Le Haie, pi'of'esseui', à Hyon (Mons;. Lameere, Auguste, proiésseur à l'Iiiiversité, chaussée de Cliarleroi 119, Bruxelles, i-aurent, Èm., professeur de botanique à l'institut agricole de Gembloux. Lemoine, Auguste, ingénieur agric^ole, à Oilly. Loolienies, G., botaniste, à Leuze. Loiseau, 0., ingénieur, à Ougrée. Marchai, Ein., professeur à l'Institut agricole, chaussée de Charleroi, Gembloux. Massai't, .1., professeur à l'I'niversité, 44 rue Albert de Latour. Matagne, docteur, avenue Porte de Hal 62. Molle, docteur en sciences nat., prolesseui' à l'École moyenne de .lodoigne. Nypels, Paul, docteur en sciences nat., rue Forgeur 9, Liège. Pechère, V., docteur en médecine, rue de la Loi 140, Bruxelles. Philii'pson, M , étudiant, rue Guimai'd 12, Bruxelles. Porter. Ch. E.. Cas. 1108. Valparaiso. Chili. Pottiez. Ch., pharmacien, à Fontaine l'évéque. ■Preudhomme de Borre, Villa des fauvettes, Petit Saconnex, Genève. Houffart E., docteur en médecine, boulevard du Régent 9, 1-iruxelles. Rousseau, E., docteur en médecine, rue du Trône 159, Bru- xelles. 'Ruiot, A., conservateur au Musée d'Histoire naturelle, rue de la Loi 177, Bruxelles. Sand, René, boulevard du Nord '.'5. Simon, .I.B., docteur en médecine, rue Haute lus. Bruxelles. Stappei's, Léon, rue .lacobs 59, à Anvers. Sury, il., pharmacien, rue d'Havre 12, Mons. 'rilli(M', Achille, architecte, Pàtui-ages (Hainaut). \"an Bambeke, docteur, prolesseur à l'Université, rue Haute 7, Gand. Van Beneden, Éd., piofesseur à l'I niversité do Liège. Van den Rroeck, Ei iiest, cou-sei-vateur au Musée d'Hist. nat., 3'.' place de l'Industrie, Bruxelles. Van Ermengem, docteur, professeur à l'Université, chaussée de Courtrai 137, Gand. (') Membre fondateur. BULLETIN DES SÉANCES. 1i9 MM. *Van Heurck, Henri, docteur en sciences nat,, directeur du Jardin Botanique, Anvers. Venneman, professeur d'ophtalmologie à l'Université de Louvain Walker, industriel, houlevard Montebello. Lille (France). Walravens, Alfred, étudiant en sciences, à Tubize. Wauthy, étudiant, rue du Béguinage 15, Bruxelles. Uleiiibre» a^^i^o^iés. MM. Dedroog, docteur en sciences, rue du Champs de Mars 11, Bruxelles. De Meyer, S., étudiant en médecine, rue du Cornet 24, Etter- beek. Deinoor, J., docteur, rue Relliard ISG. Bruxelles. Dineur, Iv, docteur en médecine, hôpital militaii'e d'Anvers. Hegenscheidt, Alfred, étudiant, rue Gauthier 30, Molenbeek Saint-.Iean. Mersch, docteur en médecine, rue du Trône 90, Bruxelles. Mills, Albert, docteur en médecine, rue du Pépin 30, Bruxelles. Querton, étudiant en médecine, rue de l'Enseignement 89, Bruxelles. Ramlot, libraire, rue Grétry, Bruxelles. Van Rysselberghe. doct. en sciences nat., rue du Heysel, 103, Laeken. Vindevogel, docteur en médecine, avenue des Arquebusiers 31, Saint-,losse-ten-Noode. (*) Membre fondateur. SOCIÉTÉS ET l\STITLTIOi\S avec lesquelles LA SOCIÉÏÉ BELGE DE MICHOSCOPIE EST EN RELATIONS D'ÉCHANGE. BeljS^iqiie. Société méilico-chirui'gicale, luo des Augnstins, 26, Liège. (Ami.). Académie royale des sciences, arts et Belles- Lettres de Belgique. Bruxelles. (Bull ). Académie l'oyale de médecine de Belgique, Hi-uxelles. (Mém. cour., Bull., Comp. rend.). Association belge de photographie. Ch. Futtemans, Palais du midi. Fédération des Sociétés d'horticulture de Belgique, M. Lubhers, au .lardin Botanique de l'I'.tat. Bruxelles. (iiuU.). Musée royal d'Histoire naturelle de Belgique, M. 10. Dupont, direc- teui-, Bruxelles. (Bull.i. Société royale de Botanique, au Jai'din Botani(|ue de l'État, Bruxelles. (Bull.). Société entoinologique de i^elgique, 89 rue de Namur, Bi-uxelles. (Ann Mém.i Société scientifique de Bruxelles, 11 rue des Récollets, Louvain. (Ann.). Société belge de géographie, rue de la Limite 116. (Bull). Société géologique de Belgique. M. (>. Dewalque, l.iége. (Bull.) Société malacologique de Belgique, boulevard du ^"ord, 108, Bruxelles. (Ann.). Société belge de géologie, de paléontologie et d'hydrologie, place de i'industi-ie 'U», Bruxelles. (Bull.). Société médico-chirurgicale du Brabant, 175 rue Royale. (Ann.). Société royale des sciences, à l'Lniversité de Liège. (Méui.). Société des sciences, lettres et arts de Hainaut, Mons. (Mém.). Société royale des sciences médicales et naturelles, D' (iallemaei'ts, 13 place du petit Sablon. (Ann., Bull., .lourn.). BULLETIN DES SÉANCES. {"li Université de Bruxelles. Université de Gand. Université de Liège. Université de Louvain. Institut botanique de l'Université de Liège (Arch.). Alleinn^iio. Botanisciies Centralblatt. D'' Uiilworm, Cassel. Kaiserlicho Leopoldiniscli-Caroiinisciie Akademie der Naturfor- scher, à Halle. (Leopoldina, Nova-Acta). Baumgarten's .lahresbericlit iiber die Fortschrifte in der Lehre von den pathogenen Mik.roorganismen à Tubingen. Naturwissenschaftliche Gesellschaft, Chemiiitz. (Bericht.). Naturwissenbcliaftliclier Verein, Elbertéld. .laJiresbor.). Naturwissenschaftlicber Verein des Reg. Bez. Heiios, M. Klittke, bibliot., Francforts/Oder. (Abhandl.). Oflénbacher Verein l'iir Naturkunde, Offenbach s/.M. (Bericht.). Physikaliscb œkonomisehe Gesellschaft, l\.œnigsberg. (Schrift.). Société d'histoire naturelle de Golmar, Colniar. (Alsace) (Bull.). Société d'histoh'e naturelle, rue de l'Évêché 2.5, Metz. Verein fiir Naturkunde. D"" Akermann. Cassel. (Bericht.). Zeitschrift fur wissenschaftliche Mikrosk()i»ie und milvroskopische ïechnik, à Gottingue. (D'' Behrens). Zoologischer Anzeiger, D'' Carus, Querstrasse 30, Leipzig. Centralblatt fiir algemeine pathologie und pathologische anatomie. léna. KOnigliche Biologische Anstalt, Helgoland. Botanischer Verein der Provinz Brandenburg, Berlin, W. Grane- wald-strasse 6-7. Naturhistorischen gesellschaft Nurenberg (Jahresber., Abhandl.). Autriclie-lloii^B'ie. K. K. Naturhistorisches Hofmuseum, Vienne. (Ann.). K. K. Akademie der Wissenschaften, Vienne. (Anzeig.). Mittheilungen der Section iûr Naturkunde des " Osterreiehischen Touristen-club ". Burgring. Vienne. Académie international des sciences. Cracovie (Bull.). Institut I. et R. géologique d'Autriche, Vienne. (Verhandl.). K. K. Zoologisch-Botanische Gesellschaft, Herrengasse, 1.3 (Ver- handl.). 9 4i-i SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOFME. Natui'forschender Verein, M. Stadhoff, Rrtinn. (Verhandl.) Natui'wissenschaftlicher Verein lUr Steirraark. Gratz. Mitlieilung., .Jahresb.). Société des Sciences naturelles de Croatie, Zagi'eb, Agram. Société l'oyale hongroise dos sciences naturelles, Budapest. Société adriatique des sciences natui-elles, Trieste. iBuU.). Mathctnatische und naturwissenschaftliche Ber. aus Ungarn, D-- .1. Fiollich (Bericht.). Museo civico di Storia naturalc (Atti). Ungarischer Kai-pathenverein, Lôese. (Jahresb,). Verein zur Verbreitung naturwissenschaftlicher Kenntnisse, IV, techn. Hochschule, Vienne. (Schrift.). Gaceta Sanitoria à Barcelone. Casas consistoriales. • iaceta Medica Catalana, à Barcelone. Revista de sciencias naturaes e sociaes, rua dos Clerigos 96, à Porto. Annales de sciencias naturaes. France. Institut Pasteur, rue de Fleurus 35b, Paris. (Ann.). Annales de micrographie. Rue Anielot 100, Paris. Académie de.s sciences, lettres et beaux-arts de Dijon. (Mém.). Bibliothèque de l'Université, Dijon. Société d'étude des sciences naturelles, à Béziers. (Bull.) Feuille des jeunes naturalistes, 35, rue Pierre Charron, Paris. Revue srientitique du Bourbonnais, 10 Cours de la Préfecture, à Moulins (Allier;. Le Botaniste, M. Dangeard, professeur à la Faculté de Poitiers. Revue bryologique, M. Husnot, à Cahan, par Athis (Orne.) Société Boi'da, à Dax (Bull.). Société Liiinéenue du nord de la France, rue Voiture 8, Amiens (Bull., mém.). Société des sciences physiques et naturelles, Hôtel des Facultés, Bordeaux. (.Mém., Procès verb.). Le Diatomiste, rue Saint-Antoine 168, Paris. Société Linnéenne de Bordeaux (Actes, Procès verb.). Société d'étude des sciences naturelles, 16 rue Bourdaloue, Nimes (Bull.). Société d'agriculture, sciences, belles-lettres et arts, à Orléans. (Mém.). BULLETIN PF.S SKANCKS. 1^23 Société des études scientifiques, Angers (Maine et Loire). Société française de photographie, rue Louis-Io-(3rand 20, Paris (Bull.). Société des amis des sciences natuicUos de Rouen (Seine inférieure) (Bull.). Société d'histoire naturelle de Toulouse. 44 rue Saint-Rome (Bull.). Société d'Anatomie et de Physiologie normales et pathologiques, Bordeaux (Bull.). Société d'histoire naturelle. Mâcon. (Bull.)- Archives provinciales des sciences. Boulevard Saint Germain, 93, Paris. Société d'horticulture de l'Hérault, Montpellier. (Ann.). Société des sciences naturelles, à Semur (Côte d"Or). (Bull.). Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne (Auxerre). (Bull.). Société des sciences naiurelles. M. Le Jolis, directeur, à Cherbourg (Manche). (Mém.). Société l.innéenne de Normandie, Caen (Calvados) (Mém., Bull.). Société l.innéenne de l.yoïh place Sathonay, Lyon. (Ann,). Oi*aiiclo-Bi*ctas:iie. Brighton and Sussex natural history Society, Brighton. (Annual report) Croydon Microscopical and natural history Club. M. B. Sturge, 20, the Waldrons, Croydon (Proceed., Transact). Quekett Microscopical Club, Londres. (Journ.). Hoyal Microscopical Society, King's Collège. Londres. (Journ.). Royal physical Society of Edinliurgh. (Proceed. and Sess.). Phylosophical Society, Cambridge. (Proceed.). Patent Office Library, 25 Southampton Buildings, Chancery Lane, London W. C Scottich microscopical society Edinburgh. (Proceed.). Holiande. Société hollandaise des sciences de Harlem. (Arch.). Société royale de zoologie (Natui-a artis magistra) d'Amstei-dam. (Ti,1dschrift). Physiulogisch laboratoriuni, l'iiivcrsité à Utrecht. 424 socii':tk belge de MlCnOSCOPIE, llnlio. Aoademia pontitioia de Nuovi F-incei, Palazzo délia Cancellaria, Rome. (AU.). Académie des sciences de l'Institut de Pologne. (Rendic, mém.). Académie des sciences, lettres et arts de Modène. (Mém.). Académie royale des sciences de Turin. (Att.), Atteneo di Brescia. (Comm.). Bollettino scientifico, Pavie. Societa Romano per gli Studi zoologici, Université à Rome. (Bol- lettino). Laboratorio ed Orto botanico R. Universita. (BuUettino). Comité géologique d'Italie. Via S. Lusama Rome. Institut royal des sciences, lettres et arts de Venise. (Att.). Neptunia, D"" David Levi-Morenos. S. Stef'ano, calle dei Fratri, 3536, Venise. Société des naturalistes de Modène. D'" L. Piccaglia, secrétaire, Modène. (Act., Annuar.) Societa italiana dei microscopisti, à Acii-eale (Sicile). (Att.). Revista de Scienze natui-ali e bolletino dei naturalista, à Siena. R. Academia (loi fisiociitici à Siena (Italie'. (Actt. Rendic.'. Nuova iNotarisia, D' alioii |ioiii* Mal Ion (ro|U'rHlioni« eliiriir;s(it*alei». Appareils éloctro-niédicaux — Matériel pour rayoïiis X. ANNALES DE I-A jAii w r PI .iMniiii VINGT-SIXIÈME ANNÉE 1899-1900 BRUXELLES ALFRED CASTAIGNE, ÉDITEUR 28. rue de Berlaimont, 28 A paru le 15 avril 1901 PUBLICATIONS DE LA SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE Annales, t. I à XXV. Chacun des premiers volumes . . . fr. 7,00 Le tome XXVI » io,00 Pour les nouveaux membres qui pren- nent toute la collection, le volume . » 5,0' \ SECRETARIAT : É. De H'ildeiuan, docteur en sciences natui'elles. Jardin botanique, Bruxelles. TRÉSORERIE : 1j. Baiiw eus, rue de la Vanne, 33, Bruxelles. BIBLIOTHÈQUE : Jardin botanique de l'État, à Bruxelles. Touict* le»i voniniiiiiicnlions doivent être «dreiî>«iéci» au Seert'laire. L) ou prolonger simplement le V (pi. Vlll, iig. 3). La couche externe de la substance axiale du pédi- cule est différenciée d'une manière très apparente, et la pellicule est fort mince, de telle sorte que ce qui constitue surtout la partie visible de la paroi pédonculaire, c'est la couche externe de la substance axiale, et non la pellicule. XXVI 2 48 SOCIETE BELGE DE MICROSCOPIE. D'a})rès Miiiipas, le (•orj)S s'insère sur le plateau (lu |u''di('ule par un prolonttemeut court et épais en forme (le cou. Ce prolongement, (ra])rès nos obser- vations, [)eut exister (pi, Vlil, fig. 5) ou man([uer, le corps s'ins(^r;uit sur la cupule (pi. VIII, tig. 5) qui le iirolonge (|uel(|uet"ois (pi. VllI, fig. G). Maupas a vu au plus ((uinze tentacules. Nous en avons comi)té en moyenne 55 et certains exemplaires en portaient jus(iu'à 45. Ils peuvent atteindre deux fois le diamètre du corps. Ils s'amincissent de la base au sommet, puis se renflent en bouton (pi. VIII, lig. 2) : c'est le seul suceur dont les Tentacules pré- sentent ce caractère. Cette espèce possède un centrosome qui n'a échappé ni à iMaupas ni à Mœbius (88, 1). La couche de gelée, quelquefois assez mince pour devenir invisible, peut former une sphère dont le rayon atteint le double de celui du corps. Toutes les parcelles de vase, tous les débris s'y collent et (cer- taines ToliophrijH iiudmta en arrivent à présenter ras})ect que nous avons dessiné pi. VII, tig. i, à savoir un amas irrégulier, noirâtre, absolument opaque, du(piel soitent des tentacules et un pédicule. Nous avons quelquefois vu, comme Mœbius, la gelée légèrement granuleuse, ponctuée très tine- ment. Aucune de nos observations ne nous porte à croire comme Kent (80-8:2) que la présence de cette gelée soit un acheminement vers l'enkystement. Le phéno- mène semble au contraire normal et constant. ToKoiMiuvA cYLiiNDKiCA Pcrty. — Ayant rencontré cette espèce en ass(v grande abondance, nous pou- MKMOIIŒS. 19 vons en donner une description plus générale et plus complète que Perty et Meresclikowsky ; ce!^ auteurs, en effet, ont vu une seule des diverses vai'iétés de cette foiine. Le corps de l'animal est un cylindre dont la hase supérieure est convexe, tandis (|ue la base inférieure est plane, convexe ou concave. Ce cylindre n'est pas parfaitement régulier : ou bien il est l'enflé (pi. VIII, fig. 7 et 8), ou bien il est au contraire étranglé vers sa partie médiane {pi. VIII, fîg. 9) ; cette dernière forme seule a été observée par Perty et Merescli- kowsky. Les tentacules capités forment un faisceau à l'ex- trémité antérieure du corps ; nous les avons vus moins nombreux que sur les dessins des deux auteurs cités ; les prolongements internes, très nets, conver- gent à cause de la forme convexe de l'extrémité ten- taculifère de l'animal ; ils se croisent tous au même point, puis divergent ; l'ensemble forme donc deux cônes placés pointe sur pointe comme les réservoii-s d'un sablier. L'extrémité des prolongements tentaculaires est très voisine du noyau. Le cytoplasnia est finement granuleux. Le corps est strié tiansversalcment et, sur un exemplaire, cette striation atteignait la netteté dessinée dans la figure 8 de la pi. \ III. Le noyau est cylindrique, allongé, sa longueur étant quadruple ou (juintuple de sa largeur ; il con- tient un centrosome logé, dans une petite dépression du noyau ; dans un exem|)laire que nous avons observé, la coupe opti([ue passait précisément, par âÛ SOCIETE BELGE 1)E HICROSCOPIE. cette dépression (pi. VIII, fig. 8). Le centrosome était allongé, probablement en voie de division. Dans les autres exemplaires, il était sphérique. L'animal présente une ou ou deux vacuoles con- tractiles à la fois, latérales et antérieures ; lorsqu'il y en a deux, elles sont placées aux extrémités d'un diamètre du corps (})lancbc VllI, lig. 8). Le pédicule est cylindrique, strié transversalement, quebjuef'ois crénelé et strié longitudinalement ; à chaque crénelure corresi)ond une ligne de faîte qui produit une strie très marquée. Souvent le pédicule s'amincit à sa base en un cône tronqué. ToKOPimvA ELONGATA Clap. et Lachm. (pi. XVI, fig. 1:2). — Cette forme était assez abondante dans les préparations faites à Kinroy par notre ami le D' Querton ; elle se trouvait en compagnie de 7WiO- plirifa Cyclopum. Le pédicule est large, très court. Le corps est moins allongé dans les exemplaires que nous avons eu sous les yeux, que dans ceux de Claparède et Lachmann, et surtout ceux de Kent (80-82). Claparède et Lach- mann donnent à cette espèce la forme d'un losange et Kent celle d'un fuseau. Les spécimens que nous avons vus n'avaient ni les proéminences latérales d'un losange, ni les extrémités pointues d'un fuseau. Ils avaient la fornie d'un cylindre à base convexe, d'un boudin. Kent, coinme Claparède et Lachmann, accorde à cette espèce (|natr(» faisceaux de tentacules : un antérieur, un j)()slérieur, deux latéraux : en réalité cette disposition n'existe pas toujours : les tentacules sont plus nombreux à la partie antérieure, mais ils MÉMOIRKS. 2i n'y forment pas do faisceaux, et sur les bords laté- raux, ils sont dissétninés. 11 y a, si l'on veut, une tendance à la formation de ces quatre faisceaux ; mais cette tendance peut parfaitement rester virtuelle. Kent a observé sur les tentacules de cette espèce une crête spiralée : en réalité, le tentacule lui-même est spirale, et ne présente pas de crête ; on comprend que cette apparence ait pu tromper Kent, la spirale formée par le tentacule étant très légère et nette seulement au moyen d'objectifs puissants. AciNETA LivADiANA Mcrcsclikowsky. — Robin a vu cette espèce à Concarneau et l'a dessinée dans sa pi. 59, fig. 10, sans la décrire, ni la nommer. Deux ans plus tard, Mereschkowsky (81) la trouva dans la Mei' Noire et la décrivit ; depuis, Kent (80-82) l'a revue dans le Devonshire, les Cornouailles et les Galles du Nord, Gourret et Rœser (87) en Corse, Gruber (8,42) à Gênes, Daday à Naples. Aucun de ces auteurs ne l'a exactement décrite ni Hgurée, bien que sa forme soit à peu près constante et invariable. La loge se compose de deux parties : la loge pro- prement dite et le couvercle. La loge proprement dite a exactement la foi'me d'une coquille d'œuf dont le petit bout serait tronqué ; elle est d'une régularité parfaite et identique chez tous les individus. Le cou- vercle est une couronne (dans le sens géométrique du mot : espace compris entre deux circonférences concentriques) convexe vers l'extérieur, un bourrelet laissant à son centre une ouverture circulaire. La paroi de cette loge a un double contour ; elle est lisse et trans[>arente, sans une seule irrégularité, une 2'2 SOCIKTK UE\A',E DK Mir.llOSCOPlK. seule élevure, une seule gi-;uinliiti(>n, une seule perle. Ce earaetère, joint à la limpidité absolue de la sub- stanee centrale de la loge et «lu pédieiile, à la légèreté et à la flexibilité de eelui-ei, à la disposition légulière des tentacules, enfin aux proportions harmonieuses et aux lignes [)ures de ce Tentaculifère en font un objet admiiable au point de vue estbéticpie. La hauteur de la loge ne dépasse sa largeur que d'un tiers ou d'un (juart. Sa section est circulaire. On rencontre rarement des loges vides ; en effet, le corps ne proémine presque pas et, en généi'al, l'ouverture de la loge est beaucoup trop étroite pour peiniettre son passage. Plusieurs fois, nous avons vu, sur le vivant, des loges pi'ésentant un phénomène bizarre. La coque était divisée, de son sommet à sa base, en quatre ban- des transversales alternativement très réfrinîi;entes et peu réfi'ingentes (comme dans une fibre musculaire) ; ce phénomène était visible de la même fa^on sur les préparations colorées. L'acide chimoique, l'acide osmique, la glycérine, plissent, déforment et contractent la loge dWcineta livndiana. Le liquide de Lindsayn'a pas cetteaction déformante. L'insertion (hi pédoncule est toujours centrale ; elle détermine un léger enfoncement dans la paroi de la loge. Le pédicule est parfaitement CYlindi'i(pie, légèiement llexueux (()1. VI, fig. I ; pi. XVI, fig. 15) ou rectiligne. Son extrémité est fixée par une petite cupule. Sa substance axiale n'est pas différenciée ; sa paroi a un double contour : l'épaisseur de celle- ci est la même «juc celle de la loge. Le pédicule est quelquefois très colorable par les réactifs. MÉMOIRES. 23 Le corps n'adhère à la loge que par le cercle interne de la couronne convexe ; il est donc suspendu dans l'intérieur de la coque. La portion du corps intéi'ieure à la loge a une forme très variable : souvent elle dessine un ovoïde ; elle peut être aussi très irrégulière. 11 est rare qu'elle remplisse complètement la loge (pi. VI, fig. 5). Généralement, la concavité formée par la couronne est vide de cytoplasme. Le corps réduit au noyau entouré d'une mince couche de cytoplasma, peut n'occuper qu'une infime portion de la loge, sans doute chez les individus jeunes ou chez ceux dont la masse a été réduite par la formation d'embryons ou par h\ scissiparité. Le même fait est signalé par les auteurs chez Metacineta mystacina. La partie du corps extérieure à la loge forme un dôme, de telle sorte qu'à la coupe optique, ce dôme, au centre, et la couronne convexe, des deux côtés, forment trois demi-cercles placés à côté l'un de l'autre comme trois arcades (pi, VI, fig. 1 et 5). La loge et le pédicule sont lisses, mais le corps et les tentacules sont perlés : à l'union du corps et de la loge, la partie de l'animal que nous appellerons le cou présente 5 rangées transversales de perles très fines et très rapprochées. Le cytoplasma est très clair, finement granuleux (pi. VI, fig. 1) ou bien bourré de sphèi-es de tinctine ipl. I, fig. 0). Le noyau est ovalaire, (juelquefois allongé en boudin. Un ou deux centrosomes y sont accolés ; leur contour est très net (pL HI, fig. 1) ; le noyan est ordinairement (Mitouré d'une zone de cytophisma exempte de sphères de tinctine. 24 SOCIÉTÉ BELGE DE MICHOSCOriE. Lij vacuole ost placée à la partie antérieure du corps de l'animal ; elle est très volumineuse et puise lentement. Les tentacules sont disposés sur le dôme suivant trois cercles concentriques (pi. lll, fig. il); leur nombre varie de 10 à 50 (ordinairejnent :2o à 50). Ils peuvent être complètement rétractés ; ou bien leurs extrémités capitées apparaissent seules ; ou bien ils sont courts, parallèles et tous adhérents (pi. III, Hg. 10) ou bien enfin ils sont divergents (pi. III, fig. 1). Tous étant ordinairement de lon- gueur égale, leurs points d'insertion étant situés sur un dôme, et leur direction étant radiaire, le plan passant par les extrémités de tous les tentacules est également un dôme (pi. VI, fig. 5). Mais, vus par la partie antérieure, ils forment trois cercles de lon- gueur inégale, les uns s'allongeant à peu près dans la direction du regard, les autres étant oblicjues par rapport à cette direction, d'autres enfin lui étant perpendiculaires (pi. III, fig. i i). Quelquefois, les tentacules sont irrégulièrement inégaux (|)1. III, fig. I). Lorsqu'ils se rétractent, ils s'épaississent. L'acide chromi([ue à I p. 1000 à 5000 montre les prolongements internes des tentacules (|ui, comme chez Toliophrifa cijlindrica, convergent en cône à cause de la forme hémisphérique de la surface qui réunit leurs points d'origine ; ils se croisent tous au même point et divergent en un nouveau cônecjui s'étend jus([u'au noyau. Ces deux cônes sont donc placés pointe sur pointe comme les réservoirs d'un sablier, formant un \ à la coupe opiiipie. Os pro- longements sont si nets, si individualisés que nous MÉMOIRES. 28 avons (ral)<)i'd cm voii- une splièic allractivc ([)1. III, Le noii' d'anilines et i'éosino colorent ces organes à l'intérieur du corps. Acineta livadimia s'enkyste, la loufe se transformant en un kyste ovoïde dans le(|uel flotte sans y adhérer le corps devenu spliérique ; le cytoplasnia de V Aci- neta livadiana enkystée est clair et transparent. La vacuole puise encore pendant les premiers temps de l'enkystement. La reproduction a lieu 1" par formation d'em- bryons. Nous avons trouvé, dans deux cas, des embryons nuclées dans la loge d' Acineta livadiana ; nous n'avons jamais assisté à leur formation ni à leur sortie. Dans un cas, l'embryon était libre dans la loge sous le bourrelet (pi. VI, tig. 1) ; dans l'autre, il était inclus dans le corps de la mère. Ces embryons sont ovoïdes, très petits. 2'' Par un mode qui transite entre le bourgeonnement et la scissiparité transver- sale (pi. XVI, fîg. 15 et 17) : une masse de proto- plasma nucléée exerce de l'intérieur à l'extérieur une pression sur le dôme tentaculifère qui s'écarte latéralement pour laisser passer le bourgeon proto- plasmique ; les tentacules sont donc tous déjetés d'un côté ; ce bourgeon augmente de volume et bientôt on constate qu'une loge commence à se former, placée sur la première en sens inverse de celle-ci : cette loge est d'abord petite et ogivale ; elle grandit en même temps que le bourgeon, devient ovoï(l(s et finit par acquérir les dimensions qu'elle atteint chez l'adulte ; enfm, un petit pédicule se montre à son extrémité. Malgré de nombreuses 20 SOCIIiTÉ BELGE DE MICROSCOPIE, observations, nous n'avons jamais vu ce nouvel individu se détacher. Les sphères de tinctine du bourgeon sont plus petites que celles (hi i)arent ; son cytophisnie est phis clair. Le bourgeon possède très tôt une vacuole {lulsatile dont nous u'avons pu voir l'origine. Le volume du boui'geon n'atteint guère ({ue h; quart environ de celui du parent ; sa colorabilité est très intense, parce cpie le noyau forme pres({ue toute sa masse. Nous n'avons rien observé des phénomènes nuclé- aires, tous les individus étant bourrés de sphères de tinctine ; au reste, le noyau est divisé avant l'appa- rition du bourgeon. Aciucta livad'uma se conjugue : les deux individus sont placés comme l'individu-mère et l'individu- fille ; mais les conjugants sont ordinairement à peu près égaux en volume, tandis que, connne nous venons de l'indiquer, le volume de l'individu-mère est quadruple de celui de l'individu-tille. De plus, les tentacules sont rétractés dans la conjugaison et ne le sont pas lors de la division (pi. XVII, fig. 1 1). L'un des conjugants est bourré de sphèi-es de tinc- tine et l'autre en est dépourvu ; les deux noyaux semblent fragmentés ; une membrane sépare les deux cytoplasmas. Aci.NKTA cuRNATA Fraipout. — Cette espèce, très bien décrite par Praipont, ([ui l'a découveite à Ostende, a été revue par IMiebius (SS, i) à Kiel, par Mereschkowsky (7U, 80, Hl) dans la mer Blanche et la mer Noire et par nous à Roscotf, au Portel et à Nieu])ort. Son aspect général est caractiM-islicpic (pi. V, MÉMOIRES. 27 fig. 1 1) ; (|ij(' l'on siij)j)()S(', sur une llùtc à cliampîigne, ornée de sillons équidistants, [)ai'allèles au bord libre, un œuf placé sur le veire comme sur un coquetier, une moitié étant intérieure et l'autre exté- rieui'e au verre. Que l'on imagine enfin cet ensemble sur un pédoncule grêle, atteignant 1 1/2 fois la liaii- teur du verre et l'on aura une idée assez exacte de VAcineta crcnnta. La loge, que Fraipont qualifie à juste titre d'élégante, est en ])rincipe conique, mais cette foi'me peut varier beaucoup ; le cône peut être plus ou moins évasé, plus ou moins allongé. Il peut se renfler vers son milieu pour se rétrécir à nouveau et s'évaser ensuite régulièrement (pi. IX, fig. -2). A la coupe optique, les deux bords de la loge forment donc un V plus ou moins réguliei' ; mais l'une des bi'jmches du V peut être plus longue que l'autre et alors elle se renverse vers celle-ci : l'ani- mal devient asymétrique. L'une des brancbes du V est concave et l'autre convexe, ou bien toutes deux sont concaves, convexes, ou sinueuses (pi. IX, fig. 5, 6, 7). La pointe du V peut être anguleuse ou arrondie ; à ce point de vue, toutes les transitions existent entre les individus décrits par Fraipont et ceux que dessine Mereschkowsky, sous le nom (VAcineta Saifulae : chez ceux-ci, le pédicule s'élargissant graduellement de l'extrémité postérieure à l'extrémité antérieure, les limites de la loge à la coupe optique se continuent avec celles du pédoncule pour former un V à branches concaves vers l'extéiieur, tandis que dans la variété observée par Fraijjont, le V de la loge s'insérant sur 28 SOCIÉTÉ BELGE DE MICROSCOPIE. ri du pôdonculc, la foiiue t'énérale à la coupe optique est celle d'un Y. Souvent, lorscpie l'on considère de plus près la constitution de la loge, on s'aperçoit qu'elle se déconi})ose en deux parties : un cùne auquel fait suite un tronc de cône plus évasé, c'est-à-dire qu'à la coupe optique, elle se présente sous l'apparence d'un V, dont les deux branches seraient plus diver- gentes dans leurs portions supc'rieures, que dans leurs parties inférieures, la portion supérieure for- mant avec la ])ortion inférieure un angle obtus, précédé quelquefois d'un étranglement.' Enfin la loge, à la conpe optique, j)cut encore avoir la forme d'une ogive ou même d'un L' très étroit dont les branches iraient se rappro- chant vers leurs extrémités (pi. IX, fig. 8). Le plus souvent, la loge est deux fois plus longue que large, mais quelquefois ses deux dimensions sont presque égales. La paroi de la loge est assez épaisse ; elle est lisse vers l'intérieur, crénelée vers l'extérieur, formant donc à la coupe optique une ligne brisée (pi. 1\, fig. 2, (), 7, 8) ; les crêtes et les sillons sont quelquefois très réguliers ; ils j)euv(Mît être altérés sur le vivant, mais le sont surtout par les réactifs. 11 arrive alors que les crénelures, vues à la coupe optique, soient très irrégulières, ou nu'me manquent com[)lètement. Le bord libre peut être un cercle parfait ou pré- senter des crénelures irréij;ulières. La loge montre facilement les rangées de perles longitudinales et transversales. L'axe de la loge peut [)r()l()ngcr celui du pédicule MEMOIRES. 2i) OU être incline sur lui juscju'à l'ornicr un angle droit. Quel({uefois un bord de la loge prolonge le pédicule. Celui-ci s'insère le plus souvent sur la partie médiane du fond de la loge ; son insertion est parfois excentrique. Le pédicule est gj'êle ; homogène à première vue, il est formé d'une gaîne pelliculaii'e perlée continuant la paroi de la loge et d'une substance axiale différen- ciée en un faisceau de filaments qui s'écartent l'un de l'autre à leur entrée dans la loge et deviennent pres([ue aussitôt indistincts ; les filaments externes sont plus mai'qués que les filaments centraux et forment une membrane sous-pelliculaire. Ces fila- ments donnent au pédicule sa striation longitudi- nale. Mais la pellicule pédonculaire, très mince, fragile, facilement déformée, présente en outre les rangées longitudinales et transversales de perles, caractéristiques de tous les Acinétiniens. Le pédoncule se termine par une cupule analogue à celle de la plupart des Suceurs. Nous n'avons pu voir si elle présentait des dentelures. Le pédicule, rigide dans la plupart des cas, peut être flexueux ou coudé. Le corps est aussi susceptible de variations que la loge : sa forme typique est l'ovoïde ; mais la portion extérieure aussi bien que la portion intérieure peuvent être j'éduites. La portion intérieure figure souvent, à la coupe optique, un demi-cercle surmonté d'un trapèze ; sa forme peut être angulaire ou arrondie, ovoïde ou conique. Elle est quelquefois réduite à une lentille bi-convexe sur laquelle proémine, se dirigeant vers 30 SnCIKTE BELGR DE MICIlOSCOi'lE. la base de Iîi loi^e, uno (Ienii-s[)h('re qui contient livnérahMnciit le noyau. Elle peiil aussi l'eniplir [iresque eonqdètenieut la cavité de la loi:;e. Il est à i'eniar(|uer (|ue la f'oiine de la loite n'a aucune iniluence sur celle du corps, c'esl-à-dire que le corps peut être conicfue et la loge ovoïde et rëcipioipieuient. En généi'al, cepcuidani, le corps est plus arrondi que la loge. Le deini-ovoïde antérieur ou extérieur peut former un cône arrondi ou anguleux, mais il peut ne pas exister; le bord antérieur est dans ce dernier cas droit on même concave et le corps a la forme d'un demi- ovoïde ou d'un croissant. D'auli-es fois, le demi-ovoïde antérieur, au moment de s'insérer sur le rebord de la loge, s'infléchit pour foinier un sillon profond, (jui circonscrit la partie centrale de l'ovoïde connue chez Acineùt piitulu. Le plancher de la loge est souvent très apparent. Trois cônes de même base et de hauteur différentes sont alors emboîtés l'un dans l'autre : la loge, le plancher de la loge, le corps recouvert sans doute par la pellicule intérieure (pi. XXil, hg. 15). Le corps, dans ce cas, a souvent la forme décrite plus haut d'une lentille sur laquelle proémine une deini- sphère. Cette demi-sphère peut adhérer au fond du plancher de la loge : elle délimite alors entre elle et le plancher de la loge une cavité annulaire ; ou bien elle s'en détache et le corps devient un cône campa- nulifoiine, laissant entre lui et le plancher de la loge une (cavité comparable à celle (|ui existe entre le plancher de la loge et la loge elle-même, ^ous avons observé une fois que le corps envoyait dans la cavité MÉMOIKËS. 31 comprise entre le corps et le plancher de la loi^e deux prolongements courts et divergents, symétri- quement placés, ra|)pelant ceux de Podocijalhus diadema (pi. XVII, tig. 0). Le fond du plancher de la loge, au lieu d'être régulièrement concave, se relève souvent vers son milieu par jin cône connue un fond de houteille. On rencontre quelquefois des pédicules dépourvus de loge, ou bien on ne voit que la loge et le pédicule, ou bien la loge, le pédicule et la pellicule interne. Les trois cas sont à peu près également fréquents. I^a couleur du cytoplasma est très variable; il peut être incolore, verdàtre ou jaunâtre. La vésicule contractile est latérale ou centrale (pi. IX, tig. 7) ; elle est quelquefois entourée d'une cou- ronne de granulations. i^e noyau est presque toujours central, rarement latéral ; il est accompagné d'un centrosome. Un exemplaire présentait, à peu de distance du noyau, un petit noyau destiné à former un bourgeon ou un en)bryon et provenant manifestement du noyau prin- cipal. Dans un autre cas, nous avons observé deux noyaux placés symétriquement dans le corps (pi. IX, fig. 0) ; enfin nous avons vu, à l'intérieur du corps d'une grande Acineta crcnaia, trois embryons nuclés ; l'un des embryons possédait un noyau qui se distinguait par son volume considérable (pi. IX, tig. 2). Les suçoirs, dont le nombre peut atteindre 44 (2G, d'après Fraipont) sont toujours granuleux et peuvent prendre l'aspect échinulé, crénelé décrit par Kent comme caractéristique des tentacules dActui- 'i